{"id":5959,"date":"2015-03-10T11:25:44","date_gmt":"2015-03-10T10:25:44","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=5959"},"modified":"2025-02-10T12:36:15","modified_gmt":"2025-02-10T11:36:15","slug":"vernissage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/03\/vernissage\/","title":{"rendered":"Vernissage"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Vernissage<\/h2>\n\n\n<p>de V\u00e1clav Havel \/ mise en sc\u00e8ne Matthias Urban \/ du 26 f\u00e9vrier au 7 mars 2015 \/ Grange de Dorigny \/ Critiques par Cecilia Galindo, Ma\u00eblle Andrey, Deborah Strebel et Camille Logoz.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Des amis qui vous veulent du bien?<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"534\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage2_FabriceDucrest\u00a9UNIL.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9858\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage2_FabriceDucrest\u00a9UNIL.jpg 534w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage2_FabriceDucrest\u00a9UNIL-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage2_FabriceDucrest\u00a9UNIL-134x200.jpg 134w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 100vw, 534px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Un couple de proches vous invite dans leur appartement pour passer une soir\u00e9e entre amis. Rien de plus normal. Except\u00e9 lorsque le couple en question se m\u00eale de votre vie priv\u00e9e et exhibe la sienne au point d\u2019instaurer un malaise \u00e9touffant. Avec&nbsp;<\/em>Vernissage<em>&nbsp;de V\u00e1clav Havel, Matthias Urban propose un spectacle plaisant et imag\u00e9 qui se moque des faux-semblants et d\u00e9nonce les diktats sociaux.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019il s\u2019installe dans la Grange, le public entre d\u00e9j\u00e0 dans l\u2019intimit\u00e9 (pas si intime) de V\u00e9ra et Michael. Deux com\u00e9diens foulent le plateau recouvert de lino blanc, attendent, prennent la pose, et s\u2019animent lorsque de la musique \u00e9lectronique envahit la salle. En rythme, ils se lancent dans une chor\u00e9graphie de gestes lents et r\u00e9p\u00e9t\u00e9s qui rappellent certaines techniques de yoga ou de tai-chi. L\u2019arriv\u00e9e d\u2019une troisi\u00e8me personne mettra \u00e0 fin \u00e0 leur petit rituel. C\u2019est le personnage de Ferdinand qui arrive, et il ne sait pas ce qui l\u2019attend.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec&nbsp;<em>Vernissage<\/em>, troisi\u00e8me cr\u00e9ation de Matthias Urban depuis qu\u2019il est en r\u00e9sidence \u00e0 la Grange de Dorigny (<em>1984<\/em>&nbsp;en 2013 et&nbsp;<em>La Plante verte<\/em>&nbsp;en 2014 pour le F\u00e9cule), le metteur en sc\u00e8ne explore une fois encore les divers m\u00e9canismes de contr\u00f4le implant\u00e9s dans la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019aujourd\u2019hui. La sph\u00e8re priv\u00e9e est ici touch\u00e9e, puisque l\u2019on assiste \u00e0 une rencontre entre amis qui prend rapidement la forme d\u2019une tentative de corriger l\u2019autre puis de lui imposer et exposer une vision pr\u00e9\u00e9tablie du bonheur. Toutefois, V\u00e9ra et Michael disent aimer Ferdinand, et ne vouloir que son bien. Une situation aussi&nbsp;<em>sweet and sour<\/em>&nbsp;que les clams au Chutney servis par l\u2019h\u00f4tesse de la soir\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>On croirait le texte compos\u00e9 hier, et pourtant&nbsp;<em>Vernissage<\/em>&nbsp;a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit en 1975 dans un contexte politique passablement r\u00e9pressif. A partir de cette proximit\u00e9 avec notre actualit\u00e9, le metteur en sc\u00e8ne lausannois et son \u00e9quipe se sont tout naturellement dirig\u00e9s vers un univers visuel contemporain. La sc\u00e9nographie, minimaliste et \u00e9pur\u00e9e, semble renvoyer \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique&nbsp;<em>design<\/em>&nbsp;et branch\u00e9e des magazines d\u00e9co, ou \u00e0 l\u2019allure blanche et froide de certaines galeries d\u2019art moderne. Mais la disposition sc\u00e9nique renferme aussi un aspect plus symbolique: dans cet espace en arc de cercle, d\u00e9limit\u00e9 par des barri\u00e8res blanches constitu\u00e9es de tiges \u00e9lastiques permettant une travers\u00e9e sans difficult\u00e9, les personnages interagissent dans une sorte d\u2019ar\u00e8ne qui, au fil du spectacle, devient une cage oppressante. Mais lequel de nos protagonistes est pris au pi\u00e8ge ? Si Ferdinand est \u00e0 plusieurs reprises victime des coups de griffes de ses amis, on se rend compte assez rapidement que, malgr\u00e9 leur vernis de perfection, V\u00e9ra et Michael sont les fauves mis en cage.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre situations comiques et malaise communicatif, s\u00e9quences musicales et moments de silence pesants, cette version de la pi\u00e8ce parvient \u00e0 inclure le public tout en cr\u00e9ant une distance lui permettant une approche critique. On en rit, on s\u2019identifie et on prend plaisir \u00e0 observer les f\u00ealures toujours plus nettes de ces pantins de chair.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 d\u00e9couvrir \u00e0 la Grange de Dorigny jusqu\u2019au 7 mars ou en tourn\u00e9e. Une invitation qu\u2019on ne peut refuser: vos amis comptent sur vous.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maelle-andrey\/\">Ma\u00eblle Andrey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Sous le vernis<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"534\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage1_FabriceDucrest\u00a9UNIL.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9857\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage1_FabriceDucrest\u00a9UNIL.jpg 534w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage1_FabriceDucrest\u00a9UNIL-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage1_FabriceDucrest\u00a9UNIL-134x200.jpg 134w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 100vw, 534px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Avec une mise en sc\u00e8ne contemporaine de la com\u00e9die en un unique acte&nbsp;<\/em>Vernissage<em>&nbsp;de V\u00e1clav Havel, le metteur en sc\u00e8ne lausannois Matthias Urban et trois remarquables com\u00e9diens r\u00e9actualisent le texte avec intelligence, po\u00e9sie et d\u00e9licatesse. La question de l\u2019homme, du changement perp\u00e9tuel et des apparences, souvent trompeuses, est soulev\u00e9e. Sous un vernis laqu\u00e9, clinquant et pourtant craquel\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Vernissage<\/em>&nbsp;est la troisi\u00e8me et derni\u00e8re pi\u00e8ce d\u2019un triptyque (avec&nbsp;<em>Audience<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>P\u00e9tition<\/em>), compos\u00e9 entre 1975 et 1978 par le chef d\u2019Etat, dissident politique et dramaturge tch\u00e8que V\u00e1clav Havel. Dans ces trois pi\u00e8ces, l\u2019auteur, tr\u00e8s influenc\u00e9 par Beckett et Pinter, donne naissance \u00e0 un personnage dans lequel il voit son double imaginaire : Ferdinand Vanek.<br>Dans&nbsp;<em>Vernissage<\/em>, ce dernier est re\u00e7u chez un couple d\u2019amis, Michael et V\u00e9ra, afin d\u2019inaugurer et f\u00eater leur nouvelle d\u00e9coration d\u2019int\u00e9rieur\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le public du Th\u00e9\u00e2tre de la Grange de Dorigny d\u00e9couvre, avant Ferdinand (Fran\u00e7ois Florey), l\u2019int\u00e9rieur en demi-cercle blanc, sobre, \u00e9pur\u00e9 du couple. Les parois sont des barreaux verticaux blancs et mobiles. V\u00e9ra (Val\u00e9rie Liengme) et Michael (Yves Jenny), chacun dans une douche de lumi\u00e8re, ex\u00e9cutent avec une grande application leurs exercices de yoga. Tous deux, v\u00eatus de couleurs criardes, semblent pos\u00e9s, s\u00fbrs d\u2019eux. Leurs mouvements sont distincts et s\u00e9par\u00e9s, avant de devenir communs et identiques : une harmonie apparente r\u00e8gne au sein du couple. Dans cette cage, l\u00e9g\u00e8re comme une bulle, tout est blanc, brillant, \u00e9blouissant : \u00e7a en jette.<br>Fiers de mettre en avant leur \u00ab bon go\u00fbt \u00bb et leurs nombreuses acquisitions (divers objets et \u0153uvres, m\u00e9taphoris\u00e9s par les spectateurs), Michael et V\u00e9ra accueillent Ferdinand. Enferm\u00e9s dans leur prison dor\u00e9e, certains de ma\u00eetriser le monde qui les entoure, les deux amoureux affirment qu\u2019un \u00ab homme ressemble \u00e0 son g\u00eete \u00bb. En effet, l\u2019\u00ab int\u00e9rieur \u00bb est polys\u00e9mique : c\u2019est l\u2019habitat, mais aussi la personnalit\u00e9. Pourtant, dans cette pi\u00e8ce, l\u2019int\u00e9rieur clinquant des amoureux ne refl\u00e8te aucune \u00ab profondeur \u00bb. Il symbolise en r\u00e9alit\u00e9 l\u2019ext\u00e9rieur, la vitrine, l\u2019apparence des locataires, qui se sont construit une identit\u00e9 sociale qui ne cesse d\u2019\u00e9voluer\u2026<br>La musique, \u00e9manant d\u2019un juke-box high-tech blanc qui remplace la pendule \u00e0 musique rococo du texte original, rythme la pi\u00e8ce comme une chanson : un refrain de musiques ramen\u00e9es de Suisse par Michael et des couplets faits de petites sc\u00e8nes. A chaque nouvelle sayn\u00e8te, le couple se transforme et progresse : changements de v\u00eatements, de coupes de cheveux (tant\u00f4t attach\u00e9s, tant\u00f4t sur les \u00e9paules), de mani\u00e8res d\u2019\u00eatre\u2026 d\u2019apparences.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s son entr\u00e9e chez ses amis, Ferdinand, qui est le seul \u00e0 vraiment rester lui-m\u00eame, est pris au pi\u00e8ge de cette cage, dont l\u2019effet d\u2019enfermement est accentu\u00e9 par les astucieux jeux de lumi\u00e8re. Cet espace brillant est parfois ouvert sur l\u2019ext\u00e9rieur : V\u00e9ra et Michael en sortent ais\u00e9ment. En franchissant les barreaux, atteignant alors le sol noir (en contraste avec la blancheur pure du sol de la \u00ab bulle \u00bb) de l\u2019arri\u00e8re-sc\u00e8ne, les deux protagonistes quittent \u00e9galement leurs apparences pour n\u2019\u00eatre qu\u2019eux-m\u00eames : une femme et un homme irrit\u00e9s, vex\u00e9s, sensibles. Pour Ferdinand la cage est infranchissable. Prisonnier des id\u00e9aux et convictions de ses h\u00f4tes, il est contraint de se voir ass\u00e9ner des le\u00e7ons de morale. Michael et V\u00e9ra se donnent comme mod\u00e8le de perfection. Ils se complimentent. Se vantent. Se comparent. Entre monstration, d\u00e9monstration et exhibition, ils \u00ab enseignent \u00bb \u00e0 leur invit\u00e9 la vie de couple et de famille, la vie sexuelle, les divertissements, la sant\u00e9, la nourriture, la profession id\u00e9ale\u2026 La tension monte et tient le spectateur en haleine. L\u2019excellent jeu des trois com\u00e9diens de la Compagnie g\u00e9n\u00e9rale de th\u00e9\u00e2tre (fond\u00e9e en 2006) sublime la mise en sc\u00e8ne symbolique, dynamique et truff\u00e9e d\u2019humour de Matthias Urban, com\u00e9dien pr\u00e9sent aussi bien dans le monde th\u00e9\u00e2tral qu\u2019au cin\u00e9ma et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Nous te voulons du bien \u00bb, \u00ab on t\u2019aime \u00e9norm\u00e9ment \u00bb, \u00ab tu es notre meilleur ami \u00bb : paroles r\u00e9p\u00e9t\u00e9es \u00e0 plusieurs reprises, qui sonnent de plus en plus faux. Peu \u00e0 peu les apparences s\u2019estompent : les personnages de cire deviennent humains. Les caract\u00e8res refont surface. Le vernis, si lisse et brillant, se craqu\u00e8le, jusqu\u2019\u00e0 \u00e9clater. V\u00e9ra, v\u00e9ritable \u00ab poup\u00e9e Barbie \u00bb, sophistiqu\u00e9e, st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e, qui symbolise le mieux la superficialit\u00e9 des apparences, est d\u00e9truite. \u00ab Tu ne peux pas nous laisser \u00bb, \u00ab que veux-tu qu\u2019on fasse sans toi ? \u00bb demande-t-elle \u00e0 Ferdinand, avouant ainsi que son couple n\u2019existe vraiment que par le regard (admiratif si possible) d\u2019une tierce personne\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e9fiez-vous des apparences, mais rendez-vous chez V\u00e9ra et Michael, pour le vernissage de leur d\u00e9coration d\u2019int\u00e9rieur, au Th\u00e9\u00e2tre de La Grange de Dorigny jusqu\u2019au 7 mars ; du 10 au 22 mars au Th\u00e9\u00e2tre des Osses \u00e0 Givisiez et du 26 au 28 mars au Petith\u00e9\u00e2tre de Sion.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maelle-andrey\/\">Ma\u00eblle Andrey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">En mettre plein la vue pour exister<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"533\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage_FabriceDucrest\u00a9UNIL.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9862\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage_FabriceDucrest\u00a9UNIL.jpg 533w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage_FabriceDucrest\u00a9UNIL-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage_FabriceDucrest\u00a9UNIL-133x200.jpg 133w\" sizes=\"auto, (max-width: 533px) 100vw, 533px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Pr\u00e9sent\u00e9 par la Compagnie G\u00e9n\u00e9rale de Th\u00e9\u00e2tre (CGT),&nbsp;<\/em>Vernissage<em>&nbsp;d\u00e9montre que les amis ne nous veulent pas forc\u00e9ment que du bien. Ce spectacle dr\u00f4le et oppressant \u00e0 la fois, aux tonalit\u00e9s eighties, cl\u00f4t brillamment les trois saisons de r\u00e9sidence du metteur en sc\u00e8ne Matthias Urban \u00e0 la Grange de Dorigny.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un homme et une femme encha\u00eenent, face au public, d\u2019un air tr\u00e8s s\u00e9rieux et concentr\u00e9, une s\u00e9rie d\u2019exercices de yoga, sur une musique \u00ab \u00e9lectro-vintage \u00bb, rappelant les exp\u00e9rimentations de groupes comme Kraftwerk ou encore Yello dans les ann\u00e9es 1980. Ils sont interrompus par l\u2019arriv\u00e9e de Ferdinand. V\u00e9ra et Michael l\u2019ont effectivement convi\u00e9 \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer leur nouvel am\u00e9nagement int\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p>Epur\u00e9, domin\u00e9 par un \u00e9blouissant blanc immacul\u00e9, cet espace aseptis\u00e9 n\u2019est muni que de trois cubes \u00e0 roulettes recouverts de fourrures ainsi qu\u2019au centre, d\u2019un juxebox rectangulaire, dont l\u2019\u00e9cran laisse appara\u00eetre, \u00e0 chaque lancement de titre, des formes multicolores en mouvement, comme les carr\u00e9s fluos du jeu Tetris. Tout autour, de fins fils verticaux blancs d\u00e9limitent ce salon en demi-cercle. Tendus, ils vibrent apr\u00e8s chaque passage, telles les cordes d\u2019une harpe. Bien qu\u2019\u00e9troits et de couleur claire, ils font \u00e9chos aux barreaux d\u2019une prison. Pertinent choix de sc\u00e9nographie qui souligne l\u2019isolement du couple dans une cage dor\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre vant\u00e9s de leurs biens mat\u00e9riels, V\u00e9ra et Michael louent l\u2019intelligence pr\u00e9coce de leur enfant et ne cessent de se glorifier l\u2019un et l\u2019autre dans une spirale d\u2019auto-congratulations dont le but est d\u2019imposer leur propre vision du bonheur \u00e0 Ferdinand, qui d\u2019ailleurs ne para\u00eet absolument pas partager les m\u00eames aspirations snobs et luxueuses. La soir\u00e9e fait surgir un floril\u00e8ge de situations embarrassantes pour Ferdinand. Pris au pi\u00e8ge, il ne parvient pas \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 ce duo parvenu et donneur de le\u00e7on. Il \u00e9coute en silence leurs nombreuses remarques acerbes, et ceci qu\u2019elles portent sur sa vie amoureuse ou sur sa profession.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9sistance passive n\u2019est pas sans rappeler la r\u00e9volution de velours qui s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e en Tch\u00e9coslovaquie du 16 novembre au 29 d\u00e9cembre 1989 et \u00e0 laquelle l\u2019auteur de la pi\u00e8ce, V\u00e1clav Havel a activement particip\u00e9.&nbsp;<em>Vernissage<\/em>&nbsp;fait partie d\u2019un triptyque r\u00e9dig\u00e9 quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t, entre 1975 et 1978, qui lui avait valu d\u2019\u00eatre condamn\u00e9 pour d\u00e9lit d\u2019opinion. Matthias Urban offre une actualisation brillamment r\u00e9ussie de la pi\u00e8ce, notamment par le choix d\u2019un d\u00e9cor futuriste mais aussi gr\u00e2ce \u00e0 la sc\u00e8ne initiale chor\u00e9graphiant les mouvements de yoga, pratique particuli\u00e8rement \u00e0 la mode en ce moment. Le th\u00e8me de la r\u00e9sidence du metteur en sc\u00e8ne \u00e0 La Grange de Dorigny \u00e9tait la surveillance, le contr\u00f4le de l\u2019individu au sein d\u2019une collectivit\u00e9. D\u00e9j\u00e0 trait\u00e9 dans deux spectacles (\u00ab 1984 \u00bb en 2012, \u00ab La Plante verte \u00bb en 2014), il est ici d\u00e9clin\u00e9 dans la sph\u00e8re priv\u00e9e. Les proches peuvent \u00e9galement exercer de fortes pressions psychologiques : c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui est montr\u00e9 dans la pi\u00e8ce. V\u00e9ra et Michael inondent leur h\u00f4te d\u2019une pluie d\u2019acides remontrances port\u00e9e par une logique comparative et qui se r\u00e9v\u00e8le, finalement, d\u00e9nigrante. En r\u00e9sulte une farce grin\u00e7ante montrant la vanit\u00e9 du projet de contraindre un individu \u00e0 un certain mode de vie, le tout dans une atmosph\u00e8re pop et branch\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/camille-logoz\/\">Camille Logoz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Invitation comique<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"534\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage5_FabriceDucrest\u00a9UNIL.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9860\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage5_FabriceDucrest\u00a9UNIL.jpg 534w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage5_FabriceDucrest\u00a9UNIL-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Vernissage5_FabriceDucrest\u00a9UNIL-134x200.jpg 134w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 100vw, 534px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>V\u00e9ra et Michael convient leur meilleur ami au vernissage de leur nouvelle d\u00e9coration d\u2019int\u00e9rieur ; ce vernissage, c\u2019est aussi celui de la nouvelle vie que les amis de Ferdinand souhaitent lui imposer, ou celui qu\u2019ils apposent \u00e0 leur vie de couple et qui se craqu\u00e8le au fil du spectacle\u2026 Car la soir\u00e9e tourne mal.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019intrigue s\u2019int\u00e8gre bien dans le th\u00e8me choisi par le metteur en sc\u00e8ne Matthias Urban pour sa r\u00e9sidence de trois ans au Th\u00e9\u00e2tre de la Grange de Dorigny : surveillance et contr\u00f4le de l\u2019individu. La pi\u00e8ce, \u00e9crite en 1975 par V\u00e1clav Havel, qui fut r\u00e9sistant au r\u00e9gime communiste en Tch\u00e9coslovaquie avant de devenir pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Tch\u00e8que, transpose le th\u00e8me d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 totalitariste dans le cadre beaucoup plus intime d\u2019une soir\u00e9e entre amis. Bien que le texte soit directement li\u00e9 \u00e0 la vie et aux combats de son auteur, Urban n\u2019en propose pas une lecture politique. On assiste toujours \u00e0 une tentative d\u2019unification et d\u2019enr\u00f4lement dans une pens\u00e9e unique, mais le travail d\u2019actualisation effectu\u00e9 centre la probl\u00e9matique autour de l\u2019individu et de la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste contemporaine. Le couple bobo fier de sa nouvelle d\u00e9co qui sous couvert de libert\u00e9 des m\u0153urs (V\u00e9ra et Michael aiment vanter l\u2019ouverture de leur sexualit\u00e9) cache en r\u00e9alit\u00e9 un conservatisme extr\u00eame (la femme appartient \u00e0 son mari) fonctionne et provoque un sentiment de d\u00e9j\u00e0-vu, faisant appara\u00eetre quelques sourires narquois dans le public.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e9nographie rappelle un magazine d\u2019architecture d\u2019int\u00e9rieur actuel : nette dominance du blanc, cha\u00eene hi-fi \u00e0 la fois high-tech et vintage, peaux d\u2019animaux apportant un c\u00f4t\u00e9 rustique \u00e0 cette d\u00e9coration moderne\u2026 La sc\u00e8ne est d\u00e9limit\u00e9e par un arc de cercle. Le jeu de lumi\u00e8re et la performance des acteurs, selon qu\u2019ils tournent \u00e9nerv\u00e9s comme des lions en cage ou circulent de part et d\u2019autre de la structure, transforment \u00e0 volont\u00e9 ce seuil en cage.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019entr\u00e9e, nous adoptons le point de vue de Ferdinand : nous avons le m\u00eame regard involontaire et accidentel sur les exercices de yoga du couple et sur V\u00e9ra qui se change en arri\u00e8re-plan, sans m\u00eame faire mine de se cacher. Dans ces sc\u00e8nes d\u2019exhibitionnisme, le regard de Ferdinand fuit vers le public qu\u2019il semble inviter \u00e0 partager son incr\u00e9dulit\u00e9 face \u00e0 l\u2019absurdit\u00e9 des le\u00e7ons de vie administr\u00e9es par ses amis.<\/p>\n\n\n\n<p>On rit beaucoup face \u00e0 ces bourgeois-boh\u00e8mes qui se d\u00e9lectent de leurs nouvelles acquisitions d\u00e9coratives (pr\u00e9texte de la visite), artistiques (les disques de Suisse), alimentaires (les clams et le chutney), voire m\u00eame\u2026 humaines (leur exceptionnelle prog\u00e9niture). L\u2019interpr\u00e9tation des com\u00e9diens souligne le faste ridicule de ce mode de vie. L\u2019intention comique est claire, et son c\u00f4t\u00e9 tr\u00e8s marqu\u00e9 pour les personnages de V\u00e9ra et de Michael est peut-\u00eatre ce qui emp\u00eache que le spectateur ne s\u2019identifie autant \u00e0 eux qu\u2019\u00e0 Ferdinand et qu\u2019il ne se sente pas concern\u00e9 par la menace que repr\u00e9sentent ces syst\u00e8mes d\u2019inclusion et d\u2019exclusion sociales. Il n\u2019y a pas d\u2019ironie, pas d\u2019ambivalence, pas d\u2019inconfort, pas de malaise. Le spectateur reste donc spectateur et cette distance fait que sa seule implication \u00e9motionnelle au drame est une frustration crescendo face \u00e0 l\u2019\u00e9go\u00efsme du couple et \u00e0 la passivit\u00e9 de Ferdinand. Cette progression lin\u00e9aire m\u00e8ne pourtant \u00e0 une issue inattendue : on comprend enfin l\u2019acharnement de V\u00e9ra et Michael \u00e0 prouver la pertinence de leur mode de vie et l\u2019harmonie qu\u2019ils pensent incarner. Une fois le rideau tomb\u00e9, on reste pourtant dans le doute. Rien ne nous dit si la r\u00e9sistance passive de Ferdinand d\u00e9bouchera sur une r\u00e9bellion plus ferme ou s\u2019il se fera engloutir par la bienveillance excessive de ses amis\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/camille-logoz\/\">Camille Logoz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.plateaux.ch\/spectacle\/vernissage\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de V\u00e1clav Havel \/ mise en sc\u00e8ne Matthias Urban \/ du 26 f\u00e9vrier au 7 mars 2015 \/ Grange de Dorigny \/ Critiques par Cecilia Galindo, Ma\u00eblle Andrey, Deborah Strebel et Camille Logoz.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9859,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[136,37,31,126],"class_list":["post-5959","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-camille-logoz","tag-cecilia-galindo","tag-deborah-strebel","tag-maelle-andrey"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5959","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5959"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5959\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21441,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5959\/revisions\/21441"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9859"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5959"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5959"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5959"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}