{"id":5948,"date":"2015-03-08T18:44:47","date_gmt":"2015-03-08T17:44:47","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=5948"},"modified":"2025-02-10T12:36:48","modified_gmt":"2025-02-10T11:36:48","slug":"affabulation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/03\/affabulation\/","title":{"rendered":"Affabulation"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Affabulation<\/h2>\n\n\n<p>de Pier Paolo Pasolini \/ mise en sc\u00e8ne Stanislas Nordey \/ du 3 au 13 mars 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ Critiques par Deborah Strebel et Jonathan Hofer.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Rejeter le rejeton<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1200\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-01-HR.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9853\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-01-HR.jpg 1200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-01-HR-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-01-HR-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-01-HR-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-01-HR-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-01-HR-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Stanislas Nordey pr\u00e9sente \u00e0 Vidy sa cinqui\u00e8me mise en sc\u00e8ne d\u2019une pi\u00e8ce pasolinienne. Mythe d\u2019\u0152dipe invers\u00e9,&nbsp;<\/em>Affabulation<em>&nbsp;traite d\u2019un p\u00e8re, qui, \u00e0 la suite d\u2019un r\u00eave, part en guerre contre son fils.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Immerg\u00e9 dans un noir complet, le public voit na\u00eetre une douce lumi\u00e8re tamis\u00e9e. Une ombre surgit, celle de Sophocle. Le dramaturge vient en personne avertir les spectateurs qu\u2019il est destin\u00e9 \u00e0 \u00ab inaugurer un langage trop difficile et trop facile \u00bb. Il s\u2019agit du verbe incandescent de Pasolini. Po\u00e8te, \u00e9crivain, critique, peintre, cin\u00e9aste, Pier Paolo Pasolini a marqu\u00e9 la fin du XXe si\u00e8cle avec ses \u0153uvres radicales et engag\u00e9es. Ses pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, peut-\u00eatre moins connues que ses films car peu jou\u00e9es, sont port\u00e9es par un discours antimoderne et antibourgeois. Dans un manifeste paru en 1968, l\u2019artiste prot\u00e9iforme plaidait pour un \u00ab th\u00e9\u00e2tre de la parole \u00bb qui s\u2019inscrivait alors dans la continuit\u00e9 du th\u00e9\u00e2tre grec, en \u00e9vitant de repr\u00e9senter l\u2019action sur sc\u00e8ne et en sublimant la valeur rh\u00e9torique. Ce n\u2019est donc pas un hasard si le spectacle s\u2019ouvre avec l\u2019un des trois grands tragiques.<br>La silhouette c\u00e8de sa place \u00e0 un homme couch\u00e9 sur un matelas par terre. Parlant en plein sommeil, il s\u2019agite puis est r\u00e9veill\u00e9 par son \u00e9pouse. Boulevers\u00e9, ce bourgeois de la&nbsp;<em>Brianza<\/em>, ayant fait fortune dans l\u2019industrie, a du mal \u00e0 reprendre ses esprits et imagine m\u00eame avoir \u00e9t\u00e9 victime d\u2019un infarctus. Ce songe modifie compl\u00e8tement sa vision de la vie et surtout ses rapports avec son fils. D\u00e8s lors commence un intense affrontement qui se conclura par un infanticide.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette lutte a principalement lieu dans la villa de campagne dont le sublime d\u00e9cor \u00e9voque l\u2019univers bourgeois, non pas par un cumul de mobilier luxueux mais par la pr\u00e9sence de tableaux d\u2019illustres ma\u00eetres de la Renaissance italienne. En effet, le grand espace, d\u00e9limit\u00e9 par d\u2019imposantes parois mobiles, est pratiquement vide, il ne contient qu\u2019un seul cadre monumental. Au fil des sc\u00e8nes, cinq \u0153uvres incontournables prennent successivement place au sein de cet encadrement, \u00e0 commencer par \u00ab Le Sacrifice d\u2019Isaac \u00bb du Caravage annon\u00e7ant subtilement le d\u00e9nouement tragique de la pi\u00e8ce. Le sol, recouvert de mauresques, rappelle le&nbsp;<em>terrazzo<\/em>&nbsp;employ\u00e9 pour les rev\u00eatements des demeures patriciennes. Cette sc\u00e9nographie \u00e9poustouflante, aux multiples changements de d\u00e9cors, tous subtilement am\u00e9nag\u00e9s et toujours en lien avec les actions qui y prennent place, culmine lorsque le p\u00e8re se rend chez une n\u00e9cromancienne afin de lui demander o\u00f9 se trouve son fils. La voyante munie d\u2019une somptueuse robe dor\u00e9e re\u00e7oit une pluie de feuilles d\u2019or tandis que sur le sol, d\u2019amples cercles lumineux sont projet\u00e9s, sans doute pour \u00e9voquer son outil de travail, la boule de cristal.<\/p>\n\n\n\n<p>Le visuel, si travaill\u00e9, risque h\u00e9las de prendre le dessus sur la parole. Pourtant, Stanislas Nordey parvient brillamment \u00e0 s\u2019emparer de ce texte versifi\u00e9. Il le scande avec grand respect et vive application et l\u2019incarne avec force, debout face au public ou parfois agenouill\u00e9 avec le dos bien droit. Interpr\u00e9tant le p\u00e8re, il est tr\u00e8s souvent sur sc\u00e8ne, accompagn\u00e9, lors de ses monologues par de bienvenus et mod\u00e9r\u00e9s riffs de guitare \u00e9lectrique. Il faut dire, que l\u2019acteur et metteur en sc\u00e8ne est un sp\u00e9cialiste de Pasolini. Plus de dix ans s\u00e9parent les deux derniers spectacles pasoliniens mont\u00e9s par le nouveau directeur du Th\u00e9\u00e2tre National de Strasbourg car comme il l\u2019explique volontiers, il n\u2019avait pas encore atteint l\u2019\u00e2ge propice pour interpr\u00e9ter cette figure paternelle \u00e0 la d\u00e9rive, figure centrale dans ce spectacle rigoureux qui conjugue, tous les soirs jusqu\u2019au 13 mars, esth\u00e9tique visuelle et belle langue.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonathan-hofer\/\">Jonathan Hofer<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un \u00e9crin pour la langue<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1200\" height=\"788\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-12-HR.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9854\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-12-HR.jpg 1200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-12-HR-250x164.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-12-HR-300x197.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-12-HR-768x504.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-12-HR-1024x672.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/TDV-AFFABULATION-\u252c\u00aeSamuel_Rubio-20150226-12-HR-624x410.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La mise \u00e0 mort du p\u00e8re par le fils, cela rel\u00e8ve du mythe.&nbsp;<\/em>Affabulation<em>&nbsp;inverse la trag\u00e9die sophocl\u00e9enne, r\u00e9v\u00e9lant l\u2019infanticide par un p\u00e8re fou. Une descente aux enfers, soutenue par un texte incroyable.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La lecture de Pasolini n\u2019inverse pas enti\u00e8rement le mythe oedipien, mais montre une double dynamique, une double envie de castration. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 le fils envers le p\u00e8re par d\u00e9sir pour la m\u00e8re, d\u2019un autre le p\u00e8re envers le fils pour sa puissance. Cette trag\u00e9die \u2013 au sens litt\u00e9raire comme au sens commun du terme \u2013 prend place au sein de la grande bourgeoisie du nord de l\u2019Italie. Bourgeoisie qui, dans la sc\u00e8ne d\u2019ouverture, voit sa stature remise en question par un songe, envahissant le jardin familial comme une brise avant la temp\u00eate.<br>Stanislas Nordey, fra\u00eechement \u00e9lu directeur du th\u00e9\u00e2tre national de Strasbourg (TNS), conna\u00eet bien Pasolini.&nbsp;<em>Affabulation<\/em>&nbsp;est la sixi\u00e8me pi\u00e8ce de l\u2019auteur italien que Nordey aborde \u2013 cette fois comme metteur en sc\u00e8ne et comme acteur. Nordey aime le th\u00e9\u00e2tre, le cin\u00e9ma, la prose et la po\u00e9sie de l\u2019Italien. Pendant la cr\u00e9ation, toute l\u2019\u00e9quipe artistique s\u2019est plong\u00e9e dans ce monde de mots, d\u2019images, les deux composants conducteurs du projet artistique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le metteur en sc\u00e8ne ne donne qu\u2019une consigne fixe \u00e0 ses acteurs : respecter le vers libre. Tout le spectacle s\u2019arrange autour du texte. Le d\u00e9cor \u2013 d\u2019\u00e9normes murs, mobiles, qui changent de position entre et pendant les sc\u00e8nes, ainsi qu\u2019un immense cadre o\u00f9 d\u00e9filent successivement cinq \u0153uvres de la Renaissance \u2013 se masse autour des acteurs, les accessoires sont inexistants. Les mots r\u00e9sonnent dans la salle, ils frappent, chamboulent. Quitte \u00e0 casser le rythme narratif, celui du dialogue \u2013 des pauses interviennent entre le verbe et son compl\u00e9ment par exemple \u2013 et, de fait, rendre les personnages parfois tr\u00e8s peu naturels. Un prix que Stanislas Nordey paie volontiers pour que les mots \u0153uvrent sur le spectateur.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand la langue de l\u2019auteur est ardue, la mise en sc\u00e8ne est une ch\u00e2sse o\u00f9 le joyau du texte se sertit. Nombre de sc\u00e8nes se pr\u00e9sentent comme des tableaux o\u00f9 la sym\u00e9trie entre les acteurs, d\u2019incroyables et omnipr\u00e9sents jeux de lumi\u00e8re ainsi qu\u2019une dynamique tr\u00e8s lente polissent le lyrisme textuel.<\/p>\n\n\n\n<p>Stanislas Nordey a pris la d\u00e9cision, dans sa mise en sc\u00e8ne et dans son jeu, de ne faire aucune concession. Il se livre enti\u00e8rement au texte. Le metteur en sc\u00e8ne ne suit cependant pas Pasolini jusqu\u2019au bout : l\u2019auteur italien pr\u00f4nait un abandon de la mise en sc\u00e8ne, une absence de d\u00e9cors, de jeu d\u2019acteurs. Dans le compromis, certains aspects d\u2019un spectacle th\u00e9\u00e2tral \u00ab classique \u00bb \u2013 comme le r\u00e9alisme des personnages, le rythme \u2013 sont refus\u00e9s. Que les amoureux de la langue et les curieux n\u2019h\u00e9sitent cependant pas \u00e0 se d\u00e9placer !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonathan-hofer\/\">Jonathan Hofer<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.vidy.ch\/affabulation\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Pier Paolo Pasolini \/ mise en sc\u00e8ne Stanislas Nordey \/ du 3 au 13 mars 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ Critiques par Deborah Strebel et Jonathan Hofer.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9855,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[31,141],"class_list":["post-5948","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-deborah-strebel","tag-jonathan-hofer"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5948","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5948"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5948\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21451,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5948\/revisions\/21451"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9855"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5948"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5948"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5948"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}