{"id":5896,"date":"2015-03-07T11:41:39","date_gmt":"2015-03-07T10:41:39","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=5896"},"modified":"2025-02-10T13:37:12","modified_gmt":"2025-02-10T12:37:12","slug":"monsieur-blanchette-et-le-loup","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/03\/monsieur-blanchette-et-le-loup\/","title":{"rendered":"Monsieur, Blanchette et le Loup"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Monsieur, Blanchette et le Loup<\/h2>\n\n\n<p>d&rsquo;apr\u00e8s Alphonse Daudet \/ texte et mise en sc\u00e8ne Jos\u00e9 Pliya \/ du 4 au 15 mars 2015 \/ Petit Th\u00e9\u00e2tre de Lausanne \/ Critiques par Ma\u00eblle Andrey et No\u00e9mie Desarzens.\u00a0<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>7 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maelle-andrey\/\">Ma\u00eblle Andrey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une ch\u00e8vre exotique<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1200\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-5-Danielle-Vende.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9849\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-5-Danielle-Vende.jpg 1200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-5-Danielle-Vende-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-5-Danielle-Vende-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-5-Danielle-Vende-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-5-Danielle-Vende-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-5-Danielle-Vende-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab Dans le paradis qu\u2019a \u00e9t\u00e9 mon enfance,&nbsp;<\/em>La ch\u00e8vre de Monsieur Seguin<em>&nbsp;a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re histoire qui m\u2019a fait toucher du doigt, inconsciemment, confus\u00e9ment, le sens du tragique\u2026 \u00bb : Jos\u00e9 Pliya, auteur et metteur en sc\u00e8ne de&nbsp;<\/em>Monsieur, Blanchette et le Loup<em>&nbsp;revisite avec humour, d\u00e9licatesse, po\u00e9sie et profondeur la c\u00e9l\u00e8bre nouvelle d\u2019Alphonse Daudet, en y faisant surgir tout \u00e0 la fois les aspects tragiques et profond\u00e9ment humains.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Monsieur (Ricky Tribord) est un \u00e9leveur, poss\u00e9dant de nombreuses terres. Son r\u00eave le plus cher est de vivre heureux, entour\u00e9 de ses ch\u00e8vres bien-aim\u00e9es. Mais tout n\u2019est pas si simple pour Monsieur qui a, dans son proche voisinage, un rival tr\u00e8s s\u00e9duisant : le Loup (\u00c9ric Delor).<br>Le soleil tape, haut dans le ciel. Allong\u00e9 sur une chaise longue en bois, le Loup, avec son look de rockeur (lunettes de soleil, marcel transparent, pantalon et bottes de cuir pos\u00e9es \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui, chapeau de cow-boy pendu \u00e0 la chaise), fait bronzette.<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque jour, Monsieur, souriant, sympathique et plein de bonnes mani\u00e8res, constate avec d\u00e9sespoir qu\u2019une nouvelle de ses biquettes a quitt\u00e9 son \u00e9levage et accoure l\u2019annoncer \u00e0 son voisin le Loup. Ce dernier le rassure \u00e0 chaque visite, tout en caressant son ventre bien arrondi : les fugueuses sont bien \u00ab ici, chez lui \u00bb.<br>Les jours passant, le nombre de ch\u00e8vres de Monsieur diminuant, la tension entre les deux voisins monte : Loup devient de plus en plus irrit\u00e9 et agressif ; Monsieur, r\u00e9p\u00e9tant toujours la m\u00eame rengaine, est de moins en moins patient et jovial. Le \u00ab pr\u00e9dateur s\u00e9dentaris\u00e9 \u00bb se plaint \u00e0 son voisin de n\u2019avoir m\u00eame plus besoin de chasser, car les ch\u00e8vres, s\u00e9duites et attir\u00e9es par les mauvais gar\u00e7ons, viennent d\u2019elles-m\u00eames se jeter dans sa gueule.<br>Un coup de fusil retentit : les relations de voisinage ont chang\u00e9. D\u00e9sormais, Monsieur ne se laissera plus faire. Ne poss\u00e9dant plus qu\u2019une seule et derni\u00e8re ch\u00e8vre, ramen\u00e9e d\u2019une contr\u00e9e exotique, Blanchette (la sublime Karine P\u00e9durand), Monsieur d\u00e9cide de lui faire croire qu\u2019elle est une vache, afin qu\u2019elle ne passe pas sous les griffes du pr\u00e9dateur. Blanchette, seule et barricad\u00e9e, s\u2019ennuie et devient folle (elle propose alors une chor\u00e9graphie digne d\u2019un spectacle de danse contemporaine) dans son enclos, d\u00e9limit\u00e9 sur la sc\u00e8ne par une douche de lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Litt\u00e9ralement, la ch\u00e8vre qui se croit vache s\u2019arrache les cheveux : \u00f4tant sa perruque blanche et ses faux cils blancs, se lib\u00e9rant de ses attributs, Blanchette devient vraiment elle-m\u00eame, ch\u00e8vre. Vex\u00e9e par le mensonge de Monsieur, qui est un personnage l\u00e2che, peureux et menteur ; pouss\u00e9e par une grande envie de libert\u00e9 et par le charisme du gentleman Loup, elle d\u00e9cide de vivre sa vraie vie de ch\u00e8vre\u2026 quitte \u00e0 se laisser tenter par le Loup\u2026<br>Jos\u00e9 Pliya, qui se consid\u00e8re comme un auteur \u00ab post-racialiste \u00bb, est n\u00e9 en 1966 au B\u00e9nin. En 2003, il se voit r\u00e9compens\u00e9 du Prix du jeune th\u00e9\u00e2tre Andr\u00e9 Roussin de l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise pour l\u2019ensemble de son \u0153uvre. Auteur de plus d\u2019une vingtaine de pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre connues sur les cinq continents, Directeur de l\u2019Artchipel, Sc\u00e8ne Nationale de la Guadeloupe depuis 2005, il cr\u00e9e, en janvier 2011, son premier texte pour les enfants&nbsp;<em>Mon Petit Poucet<\/em>, \u0153uvre con\u00e7ue en diptyque avec&nbsp;<em>Monsieur, Blanchette et le Loup<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9\u00e9criture de&nbsp;<em>La ch\u00e8vre de Monsieur Seguin<\/em>&nbsp;et sa mise en sc\u00e8ne novatrice sont abord\u00e9es par Jos\u00e9 Pliya comme un d\u00e9fi, celui de faire r\u00e9sonner aujourd\u2019hui les contes qui l\u2019avaient touch\u00e9 dans son enfance et faire passer un \u00ab message camusien \u00bb aux enfants et notamment \u00e0 ses deux filles : chacun est ma\u00eetre son destin. A c\u00f4t\u00e9 d\u2019une lecture enfantine de ce conte color\u00e9, un message plus profond peut \u00eatre d\u00e9cel\u00e9 dans une lecture \u00ab coloniale \u00bb du texte : entre possession, soumission, partage de territoires. L\u2019auteur per\u00e7oit en Monsieur, qu\u2019il a invent\u00e9 en s\u2019inspirant du protagoniste des&nbsp;<em>Soleils des ind\u00e9pendances<\/em>&nbsp;de Ahmadou Kourouma, \u00ab des r\u00e9sonances avec la culture des Peuls \u00bb (notamment dans sa relation avec Blanchette, qu\u2019il consid\u00e8re comme sa vache). De plus, Blanchette fait retentir \u00ab des \u00e9chos de la relation complexe que les Antilles fran\u00e7aises entretiennent avec la m\u00e9tropole \u00bb. La question du territoire est \u00e9galement soulev\u00e9e : Monsieur est un riche propri\u00e9taire de biens et de terres ; Blanchette est enferm\u00e9e dans un espace s\u00e9curis\u00e9 et minuscule ; le Loup ne vit plus en meute et s\u2019est s\u00e9dentaris\u00e9, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Monsieur, Blanchette et le Loup \u00bb : le titre annonce un trio, mais la mise en sc\u00e8ne expose toujours des couples : Monsieur et le Loup. Monsieur et Blanchette. Blanchette et le Loup. Plusieurs sayn\u00e8tes de duo se succ\u00e8dent, laissant le tiers dehors. Notons une esth\u00e9tique et une recherche graphique remarquables, entre chor\u00e9graphies parfaites, subtils jeux de lumi\u00e8re et plateau blanc donnant de l\u2019\u00e9clat aux peaux color\u00e9es des trois magnifiques et charismatiques com\u00e9diens. Le jeu tr\u00e8s expressif de Karine P\u00e9durand, \u00c9ric Delor et Ricky Tribord, qui travaillent minutieusement les intonations, les voix, les gestes, am\u00e8nent ind\u00e9niablement au texte de Jos\u00e9 Pliya une fra\u00eecheur et une belle profondeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Un magnifique conte plein de couleurs chaudes pour petits (d\u00e8s 7 ans) et grands, \u00e0 d\u00e9couvrir au Petit Th\u00e9\u00e2tre de Lausanne jusqu\u2019au 15 mars prochain.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>7 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maelle-andrey\/\">Ma\u00eblle Andrey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>7 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/noemie-desarzens\/\">No\u00e9mie Desarzens<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00abMoi c\u2019est Blanchette, la vache de Monsieur!\u00bb<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1200\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-4-Danielle-Vende.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9848\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-4-Danielle-Vende.jpg 1200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-4-Danielle-Vende-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-4-Danielle-Vende-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-4-Danielle-Vende-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-4-Danielle-Vende-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/03\/Monsieur-Blanchette-et-le-loup-4-Danielle-Vende-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Gard\u00e9e captive dans la maison de son ma\u00eetre, l\u2019immacul\u00e9e Blanchette commence \u00e0 s\u2019ennuyer. Pour la prot\u00e9ger, Monsieur lui fait croire qu\u2019elle est une vache. Lorsqu\u2019elle se rend compte que ce sont des mensonges (ou carabistouilles), la petite ch\u00e8vre pr\u00e9f\u00e8re affronter le monde ext\u00e9rieur plut\u00f4t que de rester clo\u00eetr\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Il est bizarre le monsieur \u00bb, chuchote une petite fille du public en observant l\u2019homme qui, sur la sc\u00e8ne, est couch\u00e9 sur une chaise longue. Les lumi\u00e8res commencent ensuite \u00e0 baisser et plongent le public dans la p\u00e9nombre. L\u2019homme est \u00ab bizarre \u00bb, en effet ! C\u2019est le loup, vagabond et s\u00e9ducteur. Il s\u2019est install\u00e9 il y a peu \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019une ferme ; il a pour voisin Monsieur, \u00e9leveur de ch\u00e8vres. Et tous les matins, Monsieur se rend compte qu\u2019une nouvelle ch\u00e8vre est port\u00e9e disparue. Il d\u00e9cide, lorsque la derni\u00e8re dispara\u00eet, de partir en voyage. A son retour, il barricade sa propri\u00e9t\u00e9. Le Loup d\u00e9couvre qu\u2019il y cache une magnifique ch\u00e8vre d\u2019un pelage immacul\u00e9. Sa tentative de s\u00e9duction peut alors recommencer\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Avec&nbsp;<em>Monsieur, Blanchette et le Loup<\/em>, Jos\u00e9 Pliya offre une r\u00e9\u00e9criture du c\u00e9l\u00e8bre conte de&nbsp;<em>La Ch\u00e8vre de Monsieur Seguin<\/em>&nbsp;d\u2019Alphonse Daudet qui \u00e9merveille par sa fra\u00eecheur et son inventivit\u00e9 esth\u00e9tique, sans pour autant \u00f4ter la dimension tragique de cette histoire. Cette cr\u00e9ation est la deuxi\u00e8me production pour jeune public du metteur en sc\u00e8ne b\u00e9ninois. En janvier 2011, il avait mis en sc\u00e8ne&nbsp;<em>Mon petit poucet<\/em>, un autre conte qui l\u2019a marqu\u00e9 durant son enfance. Cet int\u00e9r\u00eat pour les contes de son enfance, Jos\u00e9 Pliya l\u2019explique par la prise de conscience, \u00e9tant enfant, du \u00ab tragique de la vie \u00bb. Bien qu\u2019il travaille et habite aux Antilles depuis plus de dix ans, il ne veut pas consid\u00e9rer son travail comme une \u00ab relecture antillaise \u00bb, car il veut que son \u00e9criture soit \u00ab post-racialiste \u00bb. Au contraire : cette r\u00e9\u00e9criture du conte d\u2019Alphonse Daudet fait transpirer ses origines africaines et son parcours professionnel pluriculturel.<\/p>\n\n\n\n<p>La tragique histoire de Blanchette, petit ch\u00e8vre blanche \u00e9prise de libert\u00e9, est structur\u00e9e en treize sc\u00e8nes, qui ne r\u00e9unissent jamais les trois interpr\u00e8tes \u00e0 la fois, mais fonctionnent plut\u00f4t sur le mode du duo \u2013 Monsieur et le Loup, Monsieur et Blanchette, Blanchette et le Loup. Le d\u00e9cor, tr\u00e8s minimal, joue sur la suggestion. Un plancher et un mur figurent la devanture de la maison de Monsieur. Tout comme le d\u00e9cor, l\u2019animalit\u00e9 des interpr\u00e8tes n\u2019est jamais figurative, mais sugg\u00e9r\u00e9e par des accessoires (tapis en peau de ch\u00e8vre, t\u00eate de loup) et le comportement des com\u00e9diens. A ces aspects simples, mais efficaces, s\u2019ajoute le travail de la lumi\u00e8re, dont les jeux permettent de rythmer et de rendre tangible cet espace sc\u00e9nique plus sugg\u00e9r\u00e9 que mat\u00e9rialis\u00e9. Lorsque Blanchette est enferm\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du domaine de Monsieur, son mouvement circulaire caus\u00e9 par la corde attach\u00e9e autour de son cou est ainsi sugg\u00e9r\u00e9 par un faisceau lumineux l\u2019encerclant.<\/p>\n\n\n\n<p>En plus de ce d\u00e9cor minimaliste finement construit, on salue le travail esth\u00e9tique et corporel de cette retranscription contemporaine de&nbsp;<em>La Ch\u00e8vre de Monsieur Seguin<\/em>. On appr\u00e9cie \u00e9galement la performance de Blanchette (Karine P\u00e9durand), qui int\u00e8gre avec \u00e9l\u00e9gance la danse au jeu, ainsi que les qualit\u00e9s esth\u00e9tiques de son costume. Tout ce que porte cette interpr\u00e8te est d\u2019un blanc immacul\u00e9 : sa perruque, ses faux cils et ses divers habits.<\/p>\n\n\n\n<p>Une vive et chaleureuse recommandation pour ce spectacle p\u00e9tillant, qui s\u2019adresse aux petits et grands, \u00e0 d\u00e9couvrir jusqu\u2019au 15 mars au Petit Th\u00e9\u00e2tre \u00e0 Lausanne.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>7 mars 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/noemie-desarzens\/\">No\u00e9mie Desarzens<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.lepetittheatre.ch\/public\/saison-2014-2015\/monsieur-blanchette-et-le-loup\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>d&rsquo;apr\u00e8s Alphonse Daudet \/ texte et mise en sc\u00e8ne Jos\u00e9 Pliya \/ du 4 au 15 mars 2015 \/ Petit Th\u00e9\u00e2tre de Lausanne \/ Critiques par Ma\u00eblle Andrey et No\u00e9mie Desarzens.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9847,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,4,38],"tags":[126,127],"class_list":["post-5896","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-le-petit-theatre","category-spectacle","tag-maelle-andrey","tag-noemie-desarzens"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5896","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5896"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5896\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21471,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5896\/revisions\/21471"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9847"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5896"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5896"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5896"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}