{"id":5801,"date":"2015-02-12T11:07:38","date_gmt":"2015-02-12T10:07:38","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=5801"},"modified":"2025-02-10T13:38:08","modified_gmt":"2025-02-10T12:38:08","slug":"chambre-damis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/02\/chambre-damis\/","title":{"rendered":"Chambre d&rsquo;Amis"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Chambre d&rsquo;Amis<\/h2>\n\n\n<p>d&rsquo;Antoine Jaccoud \/ par les Cies Selma 95 (CH) et Futur 3 (D) \/ du 10 f\u00e9vrier au 1er mars 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tres des Osses \/ Critique par Ma\u00eblle Andrey.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 f\u00e9vrier 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maelle-andrey\/\">Ma\u00eblle Andrey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Zweisprachige amiti\u00e9<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"390\" height=\"390\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/csm_CHAMBRE_cMEYER_a679c0282c.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9824\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/csm_CHAMBRE_cMEYER_a679c0282c.jpg 390w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/csm_CHAMBRE_cMEYER_a679c0282c-170x170.jpg 170w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/02\/csm_CHAMBRE_cMEYER_a679c0282c-200x200.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab Les amis sont rares et pr\u00e9cieux \u00bb avance Thomas, l\u2019un des quatre personnages, citant Aristote.&nbsp;<\/em>Chambre d\u2019Amis<em>&nbsp;est un projet original, bilingue franco-allemand, traitant de la grande et complexe question de l\u2019amiti\u00e9. La pi\u00e8ce, dont le texte a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit pour l\u2019occasion par Antoine Jaccoud, est elle-m\u00eame n\u00e9e d\u2019une v\u00e9ritable amiti\u00e9 entre la com\u00e9dienne suisse Fran\u00e7oise Boillat et le com\u00e9dien allemand Stefan H. Kraft. Cr\u00e9\u00e9e en Allemagne en novembre 2014, elle est le fruit d\u2019une belle collaboration entre la compagnie colognaise Futur 3 et la compagnie vaudoise Selma 35.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00catre ami. Avoir des amis. Mais \u00e0 quel prix ? Qu\u2019est-ce que l\u2019amiti\u00e9 ? Est-elle essentielle dans nos vies ?<br>A son entr\u00e9e dans la salle des Osses, le public prend place sur des chaises dispos\u00e9es en cercle, proches de tables basses, sur la sc\u00e8ne. De nombreuses lampes suspendues \u00e9clairent intimement la salle. Les quatre com\u00e9diens, deux Suisses romands et deux Allemands, accueillent les spectateurs. Ils les installent, dans une ambiance familiale. Amicalement, ils leur offrent un verre de \u00ab Wein der Mosel \u00bb. Tout le monde est donc convi\u00e9 chez Petra (Rebecca Madita Hundt) et Thomas (Stefan H. Kraft), deux Allemands vivant \u00e0 Cologne. Ce couple re\u00e7oit pour le week-end Anne-Lise (Fran\u00e7oise Boillat) et Jean-Pierre (Vincent Fontannaz), deux amoureux suisses romands. Les retrouvailles entre Thomas et Anne-Lise, deux vieux amis qui ne se sont pas revus depuis de longues ann\u00e9es sont chaleureuses. A c\u00f4t\u00e9 d\u2019eux, Jean-Pierre et Petra sont mal \u00e0 l\u2019aise, ne se connaissant pas et ne parlant pas la m\u00eame langue.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Sant\u00e9 ! \u00bb, \u00ab Prost ! \u00bb : le spectacle commence autour d\u2019un grand verre de l\u2019amiti\u00e9, entre com\u00e9diens et spectateurs, en position de voyeurs. Tr\u00e8s vite un malaise envahit la salle : le climat est lourd, pesant. Que raconter ? Que se dire ? Que partager ? Que faire ? Tout le monde souhaite que ce s\u00e9jour se passe bien, mais difficile quand on ne se conna\u00eet pas\u2026 et que les divergences linguistiques accentuent les \u00ab diff\u00e9rences \u00bb. Les multiples \u00ab Alors ? Alors ? \u00bb tentent de faire prendre la discussion\u2026 En vain. La langue est vite per\u00e7ue comme un handicap, une barri\u00e8re qui rend le dialogue quasi impossible, en tout cas d\u00e9licat : malentendus, jeux sur le bilinguisme et les subtilit\u00e9s de chacune des langues et des traductions parfois ambigu\u00ebs, absurdit\u00e9 de certaines situations o\u00f9, pour se faire comprendre, on se r\u00e9p\u00e8te, on en arrive m\u00eame \u00e0 mimer\u2026 Chacun, en prenant sur lui, se cache derri\u00e8re un masque, derri\u00e8re des mots pour donner une bonne image de lui. Et oui, apr\u00e8s tout, tout le monde est ami ! Parler pour meubler. Parler pour ne rien dire. On se regarde. On se sourit mi\u00e8vrement. Chacun de nous se revoit dans ces moments v\u00e9cus, o\u00f9 le silence, lourd, pousse \u00e0 le combler par des \u00e9changes d\u2019une absurde profondeur\u2026 Pourtant, l\u2019amiti\u00e9, la vraie, ne se passe-t-elle pas de paroles ?<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019expression \u00ab chambre d\u2019amis \u00bb n\u2019existe pas dans la langue allemande, dans laquelle on parle, plus n\u00fbment, de \u00ab G\u00e4stezimmer \u00bb (chambre d\u2019h\u00f4tes). Les Allemands n\u2019ont-ils pas d\u2019amis ? Ou dorment-ils simplement chez eux ? Peu importe. Petra a cr\u00e9\u00e9, \u00e0 sa fa\u00e7on, \u00ab une chambre d\u2019amis qui vient du c\u0153ur \u00bb : une tente en tissu de moustiquaire, transparente, exigu\u00eb. Le couple romand ment (en toute amiti\u00e9 bien s\u00fbr) affirmant que cette derni\u00e8re leur pla\u00eet beaucoup. Mais une fois les deux paires s\u00e9par\u00e9es, les langues se d\u00e9lient\u2026 Les quatre murs de la chambre, qui laissent passer le moindre son, oppressent le couple suisse. Ses fines et d\u00e9licates cloisons repr\u00e9sentent \u00e9galement les murs de l\u2019amiti\u00e9. Une amiti\u00e9 tr\u00e8s personnelle dont chacun de nous est l\u2019architecte. Concepteur de notre \u00ab chambre d\u2019amis \u00bb, on attend d\u2019elle ce que l\u2019on veut. En effet, avoir des amis et \u00eatre ami sont des contraintes : on se doit de cultiver ses relations pour les pr\u00e9server et les faire fleurir. Thomas affirme qu\u2019\u00ab un ami est libre, mais\u2026 \u00bb il l\u2019est surtout s\u2019il n\u2019a pas d\u2019amis. Ainsi, \u00eatre seul ou avoir des amis imaginaires (comme ceux de Petra) sont les seules fa\u00e7ons d\u2019\u00eatre vraiment libre\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>A la fin de la repr\u00e9sentation, \u00ab nous sommes tous amis \u00bb avec le doux \u00ab sentiment de se conna\u00eetre depuis toujours \u00bb et le \u00ab plaisir d\u2019\u00eatre ensemble et r\u00e9uni \u00bb : le public finit la soir\u00e9e en communion, debout, main dans la main, autour des com\u00e9diens, dont le jeu est remarquable.<\/p>\n\n\n\n<p>Un bon moment \u00e0 partager, entre com\u00e9die et po\u00e9sie, poussant \u00e0 la r\u00e9flexion sur les relations humaines, l\u2019amiti\u00e9, la VRAIE amiti\u00e9\u2026 \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 chacun de nous poss\u00e8de des centaines d\u2019 \u00ab amis \u00bb sur les nombreux r\u00e9seaux sociaux. R\u00e9servez votre place dans cette surprenante Chambre d\u2019amis, jusqu\u2019au 1er mars au Th\u00e9\u00e2tre des Osses, puis, au mois d\u2019avril \u00e0 l\u2019Arsenic.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 f\u00e9vrier 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maelle-andrey\/\">Ma\u00eblle Andrey<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatreosses.ch\/saison-14-15\/chambre-damis\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>d&rsquo;Antoine Jaccoud \/ par les Cies Selma 95 (CH) et Futur 3 (D) \/ du 10 f\u00e9vrier au 1er mars 2015 \/ Th\u00e9\u00e2tres des Osses \/ Critique par Ma\u00eblle Andrey.<\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9813,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,11,38],"tags":[126],"class_list":["post-5801","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-des-osses","category-spectacle","tag-maelle-andrey"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5801","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5801"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5801\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21505,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5801\/revisions\/21505"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9813"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5801"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5801"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5801"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}