{"id":5759,"date":"2015-01-22T12:15:56","date_gmt":"2015-01-22T11:15:56","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=5759"},"modified":"2025-02-10T13:38:55","modified_gmt":"2025-02-10T12:38:55","slug":"le-roi-lear","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2015\/01\/le-roi-lear\/","title":{"rendered":"Le Roi Lear"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le Roi Lear<\/h2>\n\n\n<p>de William Shakespeare \/ mise en sc\u00e8ne Herv\u00e9 Loichemol \/ du 20 janvier au 7 f\u00e9vrier 2015 \/ Com\u00e9die de Gen\u00e8ve \/ Critiques par Nicolas Joray et Deborah Strebel.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 janvier 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La querelle des anciens et des modernes<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"213\" height=\"320\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/01\/roi-lear.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9807\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/01\/roi-lear.jpg 213w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/01\/roi-lear-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/01\/roi-lear-133x200.jpg 133w\" sizes=\"auto, (max-width: 213px) 100vw, 213px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Pour sa premi\u00e8re mise en sc\u00e8ne d\u2019un texte de Shakespeare, Herv\u00e9 Loichemol, directeur de la com\u00e9die de Gen\u00e8ve, nous donne \u00e0 voir entre les murs de son th\u00e9\u00e2tre un conflit entre le d\u00e9suet et le nouveau, qui s\u2019articule jusque dans la sc\u00e9nographie du spectacle.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ancienne g\u00e9n\u00e9ration contre la nouvelle. Le Roi Lear vieillissant contre deux de ses filles, jeunes et ambitieuses. C\u2019est cette tension qui est au c\u0153ur de la pi\u00e8ce de Shakespeare. La fable peut \u00eatre r\u00e9sum\u00e9e ainsi : le monarque, arriv\u00e9 \u00e0 un \u00e2ge v\u00e9n\u00e9rable, se d\u00e9cide \u00e0 partager son royaume entre ses trois filles ; mais sa cadette Cord\u00e9lia, trop sinc\u00e8re \u00e0 son go\u00fbt, se voit refuser la part la plus importante de l\u2019h\u00e9ritage qu\u2019il lui destinait ; ses deux autres filles s\u2019emparent de ce tr\u00e9sor ; cependant, alors que ses enfants c\u00e8dent aux sir\u00e8nes du pouvoir et renient tant leurs r\u00f4les de filles que les engagements plus formels qui les obligent \u00e0 s\u2019occuper de leur p\u00e8re, le roi prend conscience de son erreur. Il supplie : \u00ab Je vous ai tout donn\u00e9. \u00bb ; on lui r\u00e9pond s\u00e8chement : \u00ab Et il \u00e9tait temps !\u00bb la trag\u00e9die est en marche.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0 o\u00f9 certaines mises en sc\u00e8ne de textes classiques font le pari d\u2019une transposition moderne et o\u00f9 d\u2019autres visent la reconstitution historique, celle-ci semble assumer un double registre. De longs manteaux avec dorures y c\u00f4toient un pantalon en cuir. Les \u00e9p\u00e9es font face aux pistolets. Un instrument de torture m\u00e9di\u00e9val contraste avec des bo\u00eetes de raviolis. Des images de tableaux classiques et d\u2019int\u00e9rieurs de demeures anciennes sont projet\u00e9es sur une paroi en bois sobre, fix\u00e9e sur un plateau inclin\u00e9. \u00ab C\u2019est tout notre monde contemporain que l\u2019on entend sourdre, dans sa grandeur, ses crises, ses contradictions \u00bb annonce le projet artistique. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, on regrette une forme de timidit\u00e9 dans l\u2019actualisation de la pi\u00e8ce : les signes qui permettraient aux spectateurs de faire sens de ce texte dans notre monde contemporain sont finalement peu nombreux. \u00c0 nous de faire notre chemin. De l\u2019autre, on salue la copr\u00e9sence assum\u00e9e du registre du nouveau et de celui de l\u2019ancien, qui fait \u00e9cho au th\u00e8me profond de l\u2019intrigue, et laisse une libert\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation aux spectateurs, en ne for\u00e7ant pas le propos du texte dans la direction d\u2019un contexte social qui serait trop d\u00e9cal\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Au niveau rythmique, le spectacle va crescendo. Il commence de mani\u00e8re assez sobre et calme : les personnages viennent sur sc\u00e8ne et parlent, sans aucune grandiloquence. \u00c0 mesure que le roi (et d\u2019autres) sombre dans la folie, les com\u00e9diens font tourner le plateau sur lui-m\u00eame, la bande sonore se fait plus pr\u00e9sente (avec notamment un orage r\u00e9alis\u00e9 en partie \u00e0 l\u2019aide d\u2019une t\u00f4le secou\u00e9e et amplifi\u00e9e), les coups de feu fusent, les costumes deviennent plus extravagants (l\u2019un des com\u00e9diens, par exemple, se fait une culotte d\u2019un sac poubelle). Le rythme s\u2019emballe. Judicieusement, car la longue dur\u00e9e du spectacle implique un d\u00e9fi : tenir les spectateurs en haleine pendant trois heures et demie environ, entracte compris. Si quelques com\u00e9diens r\u00e9put\u00e9s figurent sur sc\u00e8ne (notamment Patrick Le Mauff dans le r\u00f4le du Roi Lear), d\u2019autres moins connus proposent des interpr\u00e9tations \u00e9nergiques et saisissantes. C\u2019est le cas de Jean Alo\u00efs Belbachir dans le r\u00f4le d\u2019Edmond, qui r\u00e9ussit avec brio \u00e0 cr\u00e9er un sentiment d\u2019\u00e9coute (voire de d\u00e9go\u00fbt envers son personnage odieux) lors de ses apart\u00e9s, notamment, et contribue de la sorte \u00e0 rythmer le spectacle.<\/p>\n\n\n\n<p>Ceux qui sont avides d\u2019actualisations et d\u2019exp\u00e9rimentations \u00ab contemporaines \u00bb seront peut-\u00eatre un peu d\u00e9\u00e7us par ce&nbsp;<em>Roi Lear<\/em>. Pour les autres, int\u00e9ress\u00e9s par une mise en sc\u00e8ne bien ficel\u00e9e et fid\u00e8le au texte de Shakespeare, la derni\u00e8re cr\u00e9ation d\u2019Herv\u00e9 Loichemol est \u00e0 d\u00e9couvrir jusqu\u2019au 7 f\u00e9vrier \u00e0 la Com\u00e9die de Gen\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 janvier 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/nicolas-joray\/\">Nicolas Joray<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 janvier 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019\u00e9clipse d\u2019un roi<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"504\" height=\"320\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/01\/Roi-Lear-Vanappelghem-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9801\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/01\/Roi-Lear-Vanappelghem-2.jpg 504w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/01\/Roi-Lear-Vanappelghem-2-250x159.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2015\/01\/Roi-Lear-Vanappelghem-2-300x190.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 504px) 100vw, 504px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em><strong>Pour la premi\u00e8re fois, Herv\u00e9 Loichemol monte une pi\u00e8ce de William Shakespeare. Sur un plateau tournant, un roi Lear perdu mais pas g\u00e2teux assiste impuissant \u00e0 son propre d\u00e9clin, au c\u0153ur de saignants conflits g\u00e9n\u00e9rationnels.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019une des plus grandes trag\u00e9dies shakespeariennes,&nbsp;<em>Le Roi Lear<\/em>, continue d\u2019\u00eatre pr\u00e9sente sur les sc\u00e8nes romandes. Apr\u00e8s Marielle Pinsard et son adaptation tr\u00e8s libre en automne dernier \u00e0 l\u2019Arsenic, et avant Julien Mages dont la&nbsp;<em>Ballade en orage<\/em>, qui sera joue\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre du Loup du 28 au 31 janvier prochain, s\u2019inspire de la m\u00eame pi\u00e8ce, c\u2019est au tour d\u2019Herv\u00e9 Loichemol de s\u2019attaquer \u00e0 ce monument du th\u00e9\u00e2tre anglais. Si la metteure en sc\u00e8ne fran\u00e7aise avait ax\u00e9 son spectacle sur les filles du monarque et pr\u00e9sent\u00e9 un souverain compl\u00e8tement fou d\u00e8s le d\u00e9part, le directeur de la Com\u00e9die a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 rester proche de la trame originale et montrer la chute d\u2019un roi.<\/p>\n\n\n\n<p>King Lear l\u00e8gue son royaume \u00e0 ses trois descendantes en \u00e9change d\u2019une d\u00e9claration d\u2019amour. Si les deux a\u00een\u00e9es, Goneril et R\u00e9gane, parviennent \u00e0 amadouer et attendrir leur p\u00e8re, Cordelia, la cadette, refuse de tomber dans la mi\u00e8vre flatterie et reste sinc\u00e8re en ne laissant \u00e9chapper de sa bouche que ces simples mots : \u00ab J\u2019aime Votre Majest\u00e9 comme je le dois, ni plus ni moins \u00bb. Le roi, d\u00e9\u00e7u, se sent bless\u00e9 et la jette dans les bras du duc de Bourgogne afin de se d\u00e9barrasser d\u2019elle. D\u00e9cision regrettable, car les deux perfides h\u00e9riti\u00e8res restantes vont lui causer bien des torts, jusqu\u2019\u00e0 le pousser dans l\u2019indigence.<\/p>\n\n\n\n<p>Droit dans son long manteau en velours noir, le monarque para\u00eet digne et s\u00e9rieux lors de l\u2019abdication. Puis au fil des cinq actes, son dos se vo\u00fbte, ses cheveux se d\u00e9sordonnent, ses habits se salissent et se d\u00e9chirent. Son regard devient flou tandis que son esprit se noie. En chemin il perd son autorit\u00e9. Sa cr\u00e9dibilit\u00e9 s\u2019\u00e9tiole et il finit par \u00eatre chass\u00e9 tel un paria. Non pas fauve bless\u00e9 ni ermite rancunier, comme il a parfois \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9 dans d\u2019autres mises en sc\u00e8ne, le roi appara\u00eet ici comme une impuissante victime d\u2019un bouleversement qui le d\u00e9passe. Car au fond, il s\u2019agit bien de cela : un changement d\u2019\u00e9poque, autrement dit, un passage du Moyen-\u00e2ge \u00e0 une nouvelle \u00e8re. La pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 \u00e9crite juste apr\u00e8s la mort de la reine Elisabeth I\u00e8re (1603), lors de la fin d\u2019un r\u00e8gne et d\u2019une capitale passation de pouvoir. Cette transition de la tradition \u00e0 la modernit\u00e9 est subtilement soulign\u00e9e par le choix des costumes. Les a\u00een\u00e9s portent d\u2019amples vestes aux allures de houppelandes tandis que les jeunes adoptent des jeans&nbsp;<em>slim<\/em>, voire des bottines \u00ab Dr Marteens \u00bb pour les plus rebelles (Cord\u00e9lia et le fou). Le vacillement de cette trouble p\u00e9riode est \u00e9galement accentu\u00e9 par la sc\u00e9nographie. R\u00e9alis\u00e9e par Seth Tillett, fid\u00e8le collaborateur d\u2019Herv\u00e9 Loichemol, elle est caract\u00e9ris\u00e9e par un plateau tournant l\u00e9g\u00e8rement inclin\u00e9, sur lequel une paroi en bois se dresse. Diff\u00e9rents d\u00e9cors y sont projet\u00e9s. Ce sol mobile virevolte lors de la c\u00e9l\u00e8bre sc\u00e8ne de temp\u00eate ou encore lors des combats pour ensuite se fixer lors d\u2019instants plus graves.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir failli monter&nbsp;<em>Le Roi Lear<\/em>&nbsp;dans les ann\u00e9es 1980 et avoir \u00e9t\u00e9 frein\u00e9 par des raisons budg\u00e9taires, Herv\u00e9 Loichemol offre enfin sa mise en sc\u00e8ne. Sp\u00e9cialis\u00e9 dans les pi\u00e8ces du XVIIIe et du XXe si\u00e8cles ou contemporaines, il \u00e9largit d\u00e9sormais son registre pour proposer une belle lecture shakespearienne en pr\u00e9sentant sur un plateau non pas un vieillard s\u00e9nile ou incestueux mais le d\u00e9clin d\u2019un roi puissant dont le destin \u00e9chappe au sein d\u2019un contexte instable, en pleine transformation. Spectacle riche et intense, \u00e9l\u00e9gamment port\u00e9 par la ferveur des jeunes com\u00e9diens et le savoir-faire des plus confirm\u00e9s, \u00e0 d\u00e9couvrir sans attendre en ce d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e \u00e0 la Com\u00e9die.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 janvier 2015<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.comedie.ch\/spectacle\/le-roi-lear\/resume\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de William Shakespeare \/ mise en sc\u00e8ne Herv\u00e9 Loichemol \/ du 20 janvier au 7 f\u00e9vrier 2015 \/ Com\u00e9die de Gen\u00e8ve \/ Critiques par Nicolas Joray et Deborah Strebel.<\/p>\n","protected":false},"author":1001119,"featured_media":9800,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,10,38],"tags":[31,128],"class_list":["post-5759","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-comedie","category-spectacle","tag-deborah-strebel","tag-nicolas-joray"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5759","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001119"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5759"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5759\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21516,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5759\/revisions\/21516"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9800"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5759"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5759"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5759"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}