{"id":5639,"date":"2014-12-19T15:33:51","date_gmt":"2014-12-19T14:33:51","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=5639"},"modified":"2025-02-10T13:40:24","modified_gmt":"2025-02-10T12:40:24","slug":"my-dinner-with-andre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/12\/my-dinner-with-andre\/","title":{"rendered":"My Dinner with Andr\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">My Dinner with Andr\u00e9<\/h2>\n\n\n<p>tg STAN, de KOE \/ de et avec Damiaan De Schrijver et Peter Van den Eede \/ texte d&rsquo;Andr\u00e9 Gregory et Wallace Shawn d\u2019apr\u00e8s le sc\u00e9nario de l&rsquo;adaptation de Louis Malle (1981) \/ du 17 au 20 d\u00e9cembre 2014 \/ Th\u00e9\u00e2tre St-Gervais \/ Critiques par Maryke Oosterhoff et Jehanne Denogent.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 d\u00e9cembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maryke-oosterhoff\/\">Maryke Oosterhoff<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un d\u00eener parfait<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1066\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/andre3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9789\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/andre3.jpg 1066w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/andre3-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/andre3-267x200.jpg 267w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/andre3-768x576.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/andre3-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/andre3-624x468.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1066px) 100vw, 1066px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em><strong>Durant 3h30, deux acteurs flamands reprennent en fran\u00e7ais et sans metteur en sc\u00e8ne les r\u00f4les de deux metteurs en sc\u00e8ne am\u00e9ricains qui avaient jou\u00e9 pour un r\u00e9alisateur fran\u00e7ais leur propre r\u00f4le dans une adaptation cin\u00e9matographique d\u2019une discussion sur la mort, le mysticisme et l\u2019art, d\u00e9velopp\u00e9e dans les ann\u00e9es 70 lors d\u2019un stage de th\u00e9\u00e2tre exp\u00e9rimental. C\u2019est \u00ab m\u00e9ta \u00bb et c\u2019est la pi\u00e8ce la plus dr\u00f4le de la saison.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Assis \u00e0 la table d\u2019un restaurant, le personnage d\u2019Andr\u00e9 Gregory parle et celui de Wally Shawn mange. En ouverture, sur de petits \u00e9crans pos\u00e9s au sol de chaque c\u00f4t\u00e9 de la sc\u00e8ne, Wally erre dans Gen\u00e8ve. En voix<em>&nbsp;off,&nbsp;<\/em>il nous pr\u00e9sente Andr\u00e9 et raconte qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 en pleurs dans la rue car il ne pouvait se remettre de&nbsp;<em>S<\/em><em>onate d\u2019Automne&nbsp;<\/em>de Bergman, dans lequel le protagoniste constate?: \u00ab?dans mon art, j\u2019ai r\u00e9ussi \u00e0 vivre, mais pas dans ma vie?\u00bb.<br>Andr\u00e9 \u2013 le personnage cr\u00e9\u00e9, d\u2019apr\u00e8s lui m\u00eame, par le metteur en sc\u00e8ne Andr\u00e9 Gr\u00e9gory et jou\u00e9 ici par Peter Van den Eede \u2013 est largement reconnu pour son talent et semble avoir tout v\u00e9cu?: transe collective lors d\u2019un stage de th\u00e9\u00e2tre exp\u00e9rimental, communication avec les arbres et simulation de son propre enterrement. Il est all\u00e9 en Pologne ou dans un temple bouddhiste \u00ab?parce qu\u2019il sentait qu\u2019il<em>&nbsp;devait<\/em>&nbsp;y aller?\u00bb. Il explique \u00e0 Wally (le personnage de Wallace Shawn, interpr\u00e9t\u00e9 par Damiaan De Schrijver) qu\u2019il croit en \u00ab?l\u2019impulsion?\u00bb th\u00e9\u00e2trale et que si deux r\u00e9f\u00e9rences au&nbsp;<em>Petit Prince<\/em>&nbsp;ont crois\u00e9 sa route dans la m\u00eame journ\u00e9e, ce n\u2019est pas par hasard?: il doit aller monter la pi\u00e8ce au Sahara. Il ponctue ses longues d\u00e9monstrations et anecdotes de condescendants \u00ab?tu ne t\u2019imagines pas?\u00bb, \u00ab?tu ne comprendrais pas?\u00bb, \u00ab?tu ne peux pas conna\u00eetre mais\u2026?\u00bb et emp\u00eache son compagnon de manger en lui tenant le bras, afin d\u2019\u00eatre certain d\u2019\u00eatre \u00e9cout\u00e9.<br>Le public ressent une empathie naturelle pour Wally (grande barbe et allure bonhomme), dont la carri\u00e8re n\u2019a pas connu le m\u00eame succ\u00e8s que celle d\u2019Andr\u00e9. Beaucoup plus terre \u00e0 terre, il temp\u00e8re le discours mystique de son compagnon en usant de jeux de mots, de comique d\u2019\u00e9num\u00e9ration ou d\u2019imitations. Un simple de ses regards interloqu\u00e9s suffit \u00e0 d\u00e9clencher l\u2019hilarit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale. Le principe du \u00ab?c\u2019est dr\u00f4le parce que c\u2019est b\u00eate?\u00bb (alors qu\u2019Andr\u00e9 parle de faunes, il demande?: \u00ab?des m\u00e9ga faunes???\u00bb) se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre efficace aupr\u00e8s d\u2019un public proche du fou rire collectif, et contraste avec les r\u00e9f\u00e9rences intellectuelles (ou&nbsp;<em>New Age<\/em>) d\u2019Andr\u00e9. Wally refuse de croire que tout le monde doit monter au sommet de l\u2019Everest pour voir une r\u00e9alit\u00e9 \u00ab?tout aussi pr\u00e9sente dans le bar tabac d\u2019en face?\u00bb. La science ayant \u00e9volu\u00e9, \u00ab?on ne peut plus croire n\u2019importe quoi?\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Si Andr\u00e9 Gregory et Wallace Shawn ont forc\u00e9 leurs traits respectifs en \u00e9crivant ce texte, leurs personnages restent toujours cr\u00e9dibles et humains?: on rit avec Wally du p\u00e9dantisme narcissique d\u2019Andr\u00e9 mais on partage facilement avec ce dernier un rapport au monde tr\u00e8s sensible et presque na\u00eff dans sa qu\u00eate de sens d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e.<br>Andr\u00e9 parle sans cesse de \u00ab?se connecter?\u00bb avec les autres mais se r\u00e9v\u00e8le incapable d\u2019\u00e9couter Wally. Le public en rit, certes, mais en \u00e9tant toujours suspendu \u00e0 ses l\u00e8vres. Peter Van den Eede est captivant et quittance ses propos en lan\u00e7ant au public des regards francs et troublants. Si le discours fr\u00f4le la caricature, la sinc\u00e9rit\u00e9 du personnage suffit \u00e0 ce qu\u2019il n\u2019y sombre jamais.<br>Les 3h30 du spectacle \u2013 rythm\u00e9es par 5 plats pr\u00e9par\u00e9s&nbsp;<em>en live&nbsp;<\/em>dans une cuisine en fond de sc\u00e8ne \u2013 passent en un clin d\u2019\u0153il. L\u2019efficacit\u00e9 tient \u00e9galement au charisme des deux com\u00e9diens, jouant cette discussion avec un naturel d\u00e9sarmant. Le texte a beau ne pas \u00eatre dans leur langue maternelle, nous le croirions improvis\u00e9 s\u2019ils ne nous rappelaient pas, litt\u00e9ralement, que ce n\u2019est pas le cas.<br>Contrairement au film de Louis Malle (1981), plus sage, cette adaptation joue de son m\u00e9dium. Damiaan De Schrijver et Peter Van den Eede brisent le quatri\u00e8me mur?: ils nous expliquent la gen\u00e8se de la cr\u00e9ation de la pi\u00e8ce, mettent \u00e0 vue leur micro cravate, recherchent leur texte dans le script pos\u00e9 sur la table, offrent au public les (par ailleurs d\u00e9licieux) chocolats du dessert et jouent de la perm\u00e9abilit\u00e9 des fronti\u00e8res entre leur m\u00e9tier de com\u00e9dien et le discours sur le th\u00e9\u00e2tre. Lorsqu\u2019ils se perdent (ou pr\u00e9tendent se perdre??) ils se remettent rapidement sur les rails en flamand ou demandent au public un nom oubli\u00e9 (Andr\u00e9 Gide). Parfois, avec une jubilation et une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 contagieuses, ils jouent comme deux gamins avec leur nourriture.<br>Wally \/ Damiaan se plaint de devoir \u00e9couter Andr\u00e9 \/ Peter dire la m\u00eame chose \u00ab?tous les soirs?\u00bb. Il faut dire que cette collaboration entre la compagnie tg STAN (habitu\u00e9e du Th\u00e9\u00e2tre St-Gervais, connue pour travailler sans metteur en sc\u00e8ne et repr\u00e9sent\u00e9e ici par Damiaan De Schrijver) et de KOE (la compagnie de Peter Van den Eede) n\u2019en est pas \u00e0 son coup d\u2019essai. Cr\u00e9\u00e9 en flamand en 1998 puis repris en fran\u00e7ais d\u00e8s 2005,&nbsp;<em>My Dinner with Andr\u00e9<\/em>&nbsp;re\u00e7oit partout o\u00f9 il passe une presse dithyrambique. Cette critique ne fera pas exception \u00e0 la r\u00e8gle.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 d\u00e9cembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maryke-oosterhoff\/\">Maryke Oosterhoff<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 d\u00e9cembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quatre plats + deux acteurs irr\u00e9sistibles = un rire assur\u00e9<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1066\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/ANDRE1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9782\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/ANDRE1.jpg 1066w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/ANDRE1-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/ANDRE1-267x200.jpg 267w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/ANDRE1-768x576.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/ANDRE1-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/12\/ANDRE1-624x468.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1066px) 100vw, 1066px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em><strong>Aller au restaurant&nbsp;? Ou au th\u00e9\u00e2tre&nbsp;? Un dilemme pour le public que Tg Stan r\u00e9sout en combinant les deux. Les deux acteurs truculents pr\u00e9sentent un repas exceptionnellement banal, s\u00e9rieusement hilarant. A voir absolument&nbsp;!<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En entr\u00e9e, trois t\u00e9l\u00e9viseurs montrant l\u2019arriv\u00e9e de Wallace au restaurant o\u00f9 il a rendez-vous avec son ami de longue date, Andr\u00e9. Une r\u00e9f\u00e9rence cin\u00e9matographique directe au film de Louis Malle dont la pi\u00e8ce&nbsp;<em>My dinner with Andr\u00e9<\/em>&nbsp;est tir\u00e9e. Wallace Shawn et Andr\u00e9 Gregory en furent aussi bien les acteurs, les protagonistes que les sc\u00e9naristes. Une fois arriv\u00e9s sur le plateau, les deux complices s\u2019attablent pour trois heures et demi de spectacle aussi all\u00e9chantes que tordantes. Le succ\u00e8s du spectacle est maintenant incontestable. Jou\u00e9 depuis 1998 par la troupe belge Tg Stan, d\u2019abord en flamand, il fut traduit en 2005 en fran\u00e7ais pour notre plus grande gourmandise. Pour l\u2019anecdote, il fall\u00fbt trois mois et demi \u00e0 Peter Van den Eede (Andr\u00e9) pour en apprendre le texte en fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00f4le d\u2019Andr\u00e9 repr\u00e9sente un bon plat de consistance, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire. Damiaan De Schrijver n\u2019est toutefois pas en reste. Elaborer un jeu dans l\u2019\u00e9coute et l\u2019immobilit\u00e9 demande une vaste palette d\u2019expressions, une grande subtilit\u00e9 aussi bien qu\u2019une pr\u00e9sence pleine et soutenue. L\u2019installation sc\u00e9nographique r\u00e9duite (mis \u00e0 part, en arri\u00e8re-plan, la cuisine o\u00f9 est pr\u00e9par\u00e9 le repas) fait des deux com\u00e9diens les piliers du rire aussi bien que de la pi\u00e8ce. Les Tg Stan ne travaillant pas avec un metteur en sc\u00e8ne, c\u2019est le jeu qui est central. La compagnie a mont\u00e9 bon nombre de spectacles depuis quinze ans&nbsp; en refusant de se soumettre au dogmatisme d\u2019un metteur en sc\u00e8ne :&nbsp;<em>L\u2019avantage du doute<\/em>&nbsp;(2005 en fran\u00e7ais),<em>&nbsp;Impromptu<\/em>&nbsp;(2005 en fran\u00e7ais), \u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Entre le plat et le dessert, quelque part vers le fromage, Andr\u00e9 (ou est-ce Peter le com\u00e9dien&nbsp;?) reprend le script de la pi\u00e8ce pos\u00e9 sur la table pour v\u00e9rifier une phrase de son texte. Intervention inimaginable dans un th\u00e9\u00e2tre conventionnel&nbsp;mais reproduite tout au long du spectacle. Avec un plaisir et des rires non dissimul\u00e9s, ils s\u2019\u00e9vertuent \u00e0 brouiller la fronti\u00e8re entre la fiction et la r\u00e9alit\u00e9, entre le com\u00e9dien et le personnage, entre la sc\u00e8ne et le public. Stan, pour Stop Thinking About Names, brise(nt) les codes du th\u00e9\u00e2tre et invite(nt) les spectateurs \u00e0 se rendre actifs. Les rires sont communicatifs&nbsp;et partag\u00e9s&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Au temps du dessert, la discussion se fait profonde, guid\u00e9e par les embruns du vin et deux ventres bien pleins. On arrive \u00e0 d\u00e9passer l\u2019\u00e9cueil du clich\u00e9 par l\u2019autod\u00e9rision et r\u00e9investir les questions premi\u00e8res.<em>&nbsp;Faut-il aller au sommet de l\u2019Himalaya pour vivre une exp\u00e9rience exceptionnelle&nbsp;?<\/em>&nbsp;L\u2019interrogation r\u00e9sonne justement pour nous qui sommes venus voir deux com\u00e9diens manger. Qu\u2019est-ce qui est digne de constituer une histoire au th\u00e9\u00e2tre&nbsp;? Un amour tragique&nbsp;? Un triple meurtre&nbsp;? C\u2019est une sc\u00e8ne du quotidien dont ils reprennent les d\u00e9tails, les tics, les habitudes et qui creuse dans la riche mati\u00e8re des rapports sociaux. Difficile de ne pas s\u2019y retrouver.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019exp\u00e9rience qu\u2019offre&nbsp;<em>My Dinner with Andr\u00e9<\/em>&nbsp;est d\u00e9licieuse. Un repas gargantuesque de gloussements&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 d\u00e9cembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.saintgervais.ch\/programme\/detail\/my-dinner-with-andre\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>tg STAN, de KOE \/ de et avec Damiaan De Schrijver et Peter Van den Eede \/ texte d&rsquo;Andr\u00e9 Gregory et Wallace Shawn d\u2019apr\u00e8s le sc\u00e9nario de l&rsquo;adaptation de Louis Malle (1981) \/ du 17 au 20 d\u00e9cembre 2014 \/ Th\u00e9\u00e2tre St-Gervais \/ Critiques par Maryke Oosterhoff et Jehanne Denogent. <\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9782,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,8,38],"tags":[22,26],"class_list":["post-5639","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-maison-saint-gervais","category-spectacle","tag-jehanne-denogent","tag-maryke-oosterhoff"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5639","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5639"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5639\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21570,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5639\/revisions\/21570"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9782"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5639"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5639"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5639"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}