{"id":5494,"date":"2014-11-28T12:55:13","date_gmt":"2014-11-28T11:55:13","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=5494"},"modified":"2025-02-10T13:42:09","modified_gmt":"2025-02-10T12:42:09","slug":"une-femme-sans-histoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/11\/une-femme-sans-histoire\/","title":{"rendered":"Une femme sans histoire"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une femme sans histoire<\/h2>\n\n\n<p>D\u2019apr\u00e8s le docu-fiction de Jean-Xavier de Lestrade <em>La Fille du Silence <\/em>\/ mise en sc\u00e8ne Dorian Rossel \/ du 26 au 29 novembre 2014 \/ TPR \/ Critiques par Jonas Guyot et Cecilia Galindo.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 novembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-guyot\/\">Jonas Guyot<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Comment comprendre l\u2019incompr\u00e9hensible\u00a0?<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"422\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/Nicolas_Lieber.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9768\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/Nicolas_Lieber.png 600w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/Nicolas_Lieber-242x170.png 242w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/Nicolas_Lieber-284x200.png 284w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Apr\u00e8s le spectacle&nbsp;<\/em>Soup\u00e7ons<em>, Dorian Rossel s\u2019immerge \u00e0 nouveau dans le milieu judiciaire en s\u2019emparant de \u00ab&nbsp;l\u2019affaire des b\u00e9b\u00e9s congel\u00e9s&nbsp;\u00bb qui avait d\u00e9fray\u00e9 la chronique francophone en&nbsp;2006. En adaptant \u00e0 la sc\u00e8ne le documentaire-fiction de Jean-Xavier de Lestrade qui retrace le proc\u00e8s de V\u00e9ronique Courjault \u2013 une femme apparemment banale qui avoue avoir tu\u00e9 trois de ses nourrissons \u2013 le metteur en sc\u00e8ne franco-suisse nous livre, sans manich\u00e9isme, un spectacle bouleversant et d\u00e9rangeant.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Entre fiction et documentaire, Dorian Rossel a fait le choix de reprendre les \u00e9l\u00e9ments du proc\u00e8s, en changeant toutefois le nom des protagonistes. Le spectacle s\u2019\u00e9loigne du fait divers et du battage m\u00e9diatique qui l\u2019a accompagn\u00e9 pour donner \u00e0 travers le prisme de l\u2019art une autre voix \u00e0 cette femme. Coupable ou non coupable&nbsp;? La question n\u2019est pas l\u00e0, puisque Caroline \u2013 c\u2019est ici son nom \u2013 avoue rapidement son crime. L\u2019enjeu de la repr\u00e9sentation est de rendre sensible une question beaucoup plus troublante&nbsp;: comment peut-on en arriver \u00e0 commettre un tel crime&nbsp;? Sans compter que le profil de l\u2019accus\u00e9e est tout ce qu\u2019il y a de plus banal&nbsp;: \u00e9pouse heureuse, elle est \u00e9galement m\u00e8re de deux enfants qu\u2019elle semble avoir d\u00e9sir\u00e9s. Face \u00e0 l\u2019incompr\u00e9hensible, Dorian Rossel et ses com\u00e9diens tentent d\u2019apporter des fragments de r\u00e9ponses.<\/p>\n\n\n\n<p>Un lourd tapis gris recouvre la sc\u00e8ne, telle une chape de plomb, qui symbolise l\u2019incompr\u00e9hension du monde face au geste de cette femme. Au fur et \u00e0 mesure que Caroline d\u00e9voile ses pens\u00e9es, le tapis se retire, comme pour laisser entrevoir la possibilit\u00e9 d\u2019explications, en d\u00e9pit de l\u2019horreur de la situation. Malgr\u00e9 une enfance qu\u2019elle ne juge \u00ab&nbsp;ni heureuse ni malheureuse&nbsp;\u00bb, la jeune femme est d\u2019abord une enfant qui a manqu\u00e9 d\u2019affection. N\u00e9e dans une famille nombreuse et peu port\u00e9e sur la communication, elle a du mal \u00e0 se faire une place. De cette enfance, elle conservera donc un rapport un peu vague \u00e0 la maternit\u00e9 et une confiance en elle passablement \u00e9corn\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre \u00e9l\u00e9ment de r\u00e9ponse se cache derri\u00e8re un sujet encore largement tabou dans notre soci\u00e9t\u00e9&nbsp;: le d\u00e9ni de grossesse. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention de plusieurs personnages, dont une psychiatre et une amie de Caroline, le spectacle parvient subtilement \u00e0 mettre en avant la complexit\u00e9 du sentiment maternel. Nous apprenons ainsi que ce ph\u00e9nom\u00e8ne de d\u00e9ni touche beaucoup plus de femmes que nous ne pourrions l\u2019imaginer (une sur cinq cents) et qu\u2019il n\u2019a rien \u00e0 voir avec une grossesse cach\u00e9e. Commun\u00e9ment envisag\u00e9e comme un \u00e9v\u00e9nement heureux, la grossesse a aussi un autre pendant, qu\u2019interroge&nbsp;<em>Une femme sans histoire<\/em>, en rappelant que cela peut \u00e9galement \u00eatre v\u00e9cu comme une grande souffrance. Le propos n\u2019est jamais d\u2019excuser&nbsp;; il s\u2019agit plut\u00f4t de tenter de le comprendre. Un pari difficile relev\u00e9 avec brio par la compagnie STT.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 novembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-guyot\/\">Jonas Guyot<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 novembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un r\u00f4le de m\u00e8re avort\u00e9<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"422\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/Nicolas_Lieber.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9768\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/Nicolas_Lieber.png 600w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/Nicolas_Lieber-242x170.png 242w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/Nicolas_Lieber-284x200.png 284w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nuithonie<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Porter \u00e0 la sc\u00e8ne un fait divers qui a d\u00e9fray\u00e9 la chronique et dont le sujet en a choqu\u00e9 beaucoup: voici le projet du metteur en sc\u00e8ne suisse Dorian Rossel, que le public curieux du TPR d\u00e9couvrait hier soir \u00e0 la Chaux-de-Fonds. Avec&nbsp;<\/em>Une femme sans histoire<em>, derni\u00e8re cr\u00e9ation de la compagnie STT (Super Trop Top), l\u2019infanticide est racont\u00e9 avec une sobri\u00e9t\u00e9 qui permet de transcrire le parcours tragique d\u2019une femme ordinaire, et non pas celui d\u2019un monstre. Un regard touchant et diff\u00e9rent sur l\u2019affaire.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un rideau translucide, vers l\u2019avant-sc\u00e8ne, floute une partie du plateau. C\u00f4t\u00e9 cour, une rang\u00e9e de tables, tels de petits bureaux munis de lampes, appara\u00eet clairement. Trois com\u00e9diens rejoignent cet espace non-voil\u00e9 tandis que les deux autres prennent place sur une chaise derri\u00e8re le rideau. C\u00f4t\u00e9 cour, un homme lit \u00e0 voix haute un article de journal qui d\u00e9nonce la monstruosit\u00e9 d\u2019un acte infanticide, alors que c\u00f4t\u00e9 jardin le couple s\u2019explique&nbsp;: comme s\u2019ils \u00e9taient interview\u00e9s par les journalistes, Caroline et son mari r\u00e9p\u00e8tent dans leur micro des phrases qui les d\u00e9culpabilisent&nbsp;: \u00ab&nbsp;Nous ne comprenons pas ce qui nous arrive. Ce qui est s\u00fbr, c\u2019est que ces enfants ne sont pas les n\u00f4tres&nbsp;\u00bb. Et pourtant. \u00c0 l\u2019issue de ce prologue, le com\u00e9dien qui interpr\u00e8te le mari rejoint l\u2019avant-sc\u00e8ne et se d\u00e9gage du voile qui le dissimulait en partie. Puis il raconte ce jour effroyable o\u00f9, en rangeant son cong\u00e9lateur, il a d\u00e9couvert les corps sans vie de deux nourrissons.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout le monde conna\u00eet l\u2019affaire Courjault, aussi d\u00e9sign\u00e9e par les m\u00e9dias comme l\u2019affaire \u00ab&nbsp;des b\u00e9b\u00e9s congel\u00e9s&nbsp;\u00bb. Un jour de l\u2019\u00e9t\u00e9 2006, un homme trouve dans son cong\u00e9lateur deux sacs en plastique contenant chacun un cadavre de nouveau-n\u00e9. Il ne le sait pas encore, mais ces b\u00e9b\u00e9s sont les siens et sa femme est responsable de leur mort. Alors que m\u00eame l\u2019entourage de la coupable n\u2019a rien vu venir, la justice cherche \u00e0 comprendre ce qui a conduit cette femme sans histoire \u00e0 commettre un tel acte. Au fil des interrogations, du silence surgit enfin une v\u00e9rit\u00e9. Une v\u00e9rit\u00e9 difficile \u00e0 entendre, \u00e0 comprendre, qui dit la souffrance et le d\u00e9ni d\u2019une femme qui ne voulait pas de son r\u00f4le de m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s&nbsp;<em>Soup\u00e7ons<\/em>&nbsp;(2010, Com\u00e9die de Gen\u00e8ve), pi\u00e8ce librement adapt\u00e9e du documentaire&nbsp;<em>The Staircase<\/em>&nbsp;r\u00e9alis\u00e9 par Jean-Xavier de Lestrade, Dorian Rossel renoue avec le fait divers en adaptant \u00e0 la sc\u00e8ne une seconde fois un film du r\u00e9alisateur fran\u00e7ais.&nbsp;<em>Une femme sans histoire<\/em>&nbsp;s\u2019est en effet construit \u00e0 partir du docu-fiction&nbsp;<em>La Fille du silence, parcours meurtrier d\u2019une m\u00e8re ordinaire<\/em>&nbsp;(2009), qui retrace par l\u2019interview et la reconstitution ? de Lestrade n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 \u00e0 filmer le proc\u00e8s ? les d\u00e9bats impliquant la justice, l\u2019accus\u00e9e et sa famille, qui ont men\u00e9 \u00e0 la compr\u00e9hension des actes de V\u00e9ronique Courjault. Dans la continuit\u00e9 du film, Rossel choisit de mettre en avant le caract\u00e8re ordinaire de cette famille, dans laquelle survient un drame. Pour sugg\u00e9rer que cette histoire aurait pu \u00eatre celle de n\u2019importe qui, le nom des principaux int\u00e9ress\u00e9s est modifi\u00e9 (V\u00e9ronique devient Caroline) et les com\u00e9diens jouent plusieurs r\u00f4les, s\u2019ins\u00e9rant tant\u00f4t du c\u00f4t\u00e9 des repr\u00e9sentants de la justice, tant\u00f4t dans la sph\u00e8re familiale de l\u2019accus\u00e9e. Ces va-et-vient d\u2019un r\u00f4le \u00e0 l\u2019autre semblent souligner la nature commune des participants : ils sont tous des \u00eatres humains. Peut-\u00eatre est-ce, comme au th\u00e9\u00e2tre, une question de distribution apr\u00e8s tout&nbsp;: chacun aurait pu remplir un r\u00f4le diff\u00e9rent dans cet \u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n\n\n\n<p><a><\/a>Mais la mise en sc\u00e8ne de Dorian Rossel, c\u2019est aussi la sublimation de la lib\u00e9ration de la parole. Dans une famille o\u00f9 l\u2019on ne communique pas, et o\u00f9 Caroline n\u2019a jamais eu de r\u00f4le d\u2019importance, le silence a enfoui bien des secrets. Sur sc\u00e8ne, des gestes lents et synchronis\u00e9s, que chaque membre de la famille de l\u2019accus\u00e9e r\u00e9p\u00e8te sur une musique m\u00e9lancolique, semblent exprimer cette absence de communication. Pourtant les secrets et les non-dits s\u2019envolent au fil des interventions des personnages (surtout celles de Caroline), comme un d\u00e9voilement progressif : les rideaux disparaissent petit \u00e0 petit de la sc\u00e8ne, et le tapis de velours qui habillait le plateau est arrach\u00e9 dans la douleur par le couple avant d\u2019\u00eatre finalement balay\u00e9 par les pieds des tables, que les com\u00e9diens d\u00e9placent lentement d\u2019un c\u00f4t\u00e9 \u00e0 l\u2019autre de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle ne r\u00e9habilite pas cette m\u00e8re qui, sans aucun doute, est coupable d\u2019avoir tu\u00e9 ses enfants. Cependant, \u00e0 l\u2019instar du documentaire, il rend \u00e0 cette femme un v\u00e9ritable statut d\u2019\u00eatre humain en \u00e9voquant sa souffrance et ses failles. \u00c0 voir au TPR jusqu\u2019au 29 novembre 2014.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 novembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.tpr.ch\/spectacle\/une-femme-sans-histoire\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s le docu-fiction de Jean-Xavier de Lestrade La Fille du Silence \/ mise en sc\u00e8ne Dorian Rossel \/ du 26 au 29 novembre 2014 \/ TPR \/ Critiques par Jonas Guyot et Cecilia Galindo.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9768,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,121],"tags":[37,24],"class_list":["post-5494","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-arc-en-scenes-chaux-de-fonds","tag-cecilia-galindo","tag-jonas-guyot"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5494","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5494"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5494\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21567,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5494\/revisions\/21567"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9768"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5494"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5494"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5494"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}