{"id":5367,"date":"2014-11-03T10:47:18","date_gmt":"2014-11-03T09:47:18","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=5367"},"modified":"2025-02-10T13:44:09","modified_gmt":"2025-02-10T12:44:09","slug":"arcadia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/11\/arcadia\/","title":{"rendered":"Arcadia"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Arcadia<\/h2>\n\n\n<p>Conception et mise en sc\u00e8ne Nina Willimann \/ Cie trop cher to share, du 1er au 2 novembre 2014 \/ TPR \/ Critiques par Deborah Strebel et Jehanne Denogent.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>3 novembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le mal du pays m\u00e9connu<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"434\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/heimat.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9775\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/heimat.jpg 600w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/heimat-235x170.jpg 235w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/heimat-276x200.jpg 276w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Aldir Polymeris<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em><strong>Apr\u00e8s avoir effectu\u00e9 des entretiens aupr\u00e8s de descendants d\u2019expatri\u00e9s suisses du XIXe si\u00e8cle au Chili, la compagnie&nbsp;<\/strong><\/em><strong>trop cher to share<\/strong><em><strong>&nbsp;en restitue sur sc\u00e8ne les \u00e9l\u00e9ments principaux. En r\u00e9sulte un charmant patchwork de traditions culturelles suisses qui rend compte de la vision \u00e0 demi fantasm\u00e9e de ces Sud-am\u00e9ricains aux lointaines racines helv\u00e9tiques..<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Accueilli tr\u00e8s chaleureusement par la troupe, le public prend place sur des bancs autour de tables en bois dispos\u00e9es sur deux rang\u00e9es face \u00e0 l\u2019espace sc\u00e9nique. Un caf\u00e9 ou un th\u00e9 chaud est ensuite gentiment propos\u00e9. Au sein de ce dispositif particulier \u00e9voquant les f\u00eates populaires, les spectateurs sont choy\u00e9s d\u00e8s leur arriv\u00e9e. Le croisement de deux cultures se fait instantan\u00e9ment ressentir. Les couleurs de la Suisse sont repr\u00e9sent\u00e9es par des ballons de baudruche, par une nappe au motif vichy et par le tablier que porte l\u2019une des com\u00e9diennes en train de cuisiner, tandis que l\u2019esprit du Chili se laisse savoureusement entendre dans une musique aux tonalit\u00e9s \u00ab&nbsp;latina&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La compagnie&nbsp;<em>trop cher to share<\/em>, fond\u00e9e \u00e0 Bienne en 2010, a pour habitude de traiter dans ses cr\u00e9ations de th\u00e9matiques sociales en ayant recours \u00e0 des collaborations interdisciplinaires. Cette fois-ci, dans une logique de pluralit\u00e9 formelle m\u00ealant danse, chant, projections vid\u00e9o et m\u00eame cuisine, le but est de r\u00e9fl\u00e9chir autour des notions d\u2019identit\u00e9 culturelle et d\u2019origines. Les artistes se sont int\u00e9ress\u00e9s aux descendants de colons suisses dans la r\u00e9gion d\u2019Aracaunie au Chili. Au XIXe si\u00e8cle, de nombreux paysans helv\u00e9tiques ont fui les difficult\u00e9s \u00e9conomiques et se sont r\u00e9fugi\u00e9s au c\u0153ur de ces terres m\u00e9ridionales des Indiens mapuches. Paulina Alemparte Guerrero, Aldir Polymeris et Nina Willimann, respectivement une Chilienne, un Suisso-chilien et une Suissesse, ont rencontr\u00e9 les arri\u00e8res-petits-fils et petites-filles de ces agriculteurs colons. Pendant environ une heure, ils rendent g\u00e9n\u00e9reusement compte de l\u2019h\u00e9ritage suisse de ces Sud-am\u00e9ricains en interrogeant de mani\u00e8re fine et pertinente le concept d\u2019\u00ab&nbsp;Heimat&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Terme difficilement traduisible, \u00ab&nbsp;Heimat&nbsp;\u00bb d\u00e9signe non seulement le pays de naissance mais aussi un endroit auquel on est attach\u00e9, o\u00f9 l\u2019on a ses racines. Il sous-entend un rapport affectif avec le sol et la r\u00e9gion pouvant parfois donner lieu \u00e0 une exaltation du terroir ou du folklore. \u00c9tonnamment, certains descendants chiliens des expatri\u00e9s suisses d\u2019antan semblent \u00eatre touch\u00e9s par ce sentiment. Si quelques uns ne se sont jamais rendus en Suisse, si la plupart ne parle aucune des langues nationales, beaucoup \u00e9prouvent une sorte de nostalgie des contr\u00e9es helv\u00e9tiques et perp\u00e9tuent ainsi quelques traditions propres \u00e0 une patrie ancestrale m\u00e9connue. Ils ont m\u00eame, au cours des entretiens, initi\u00e9 les trois concepteurs du projet \u00e0 certaines d\u2019entre elles, dont une danse caract\u00e9ris\u00e9e par des rondes et des cris que reproduit joyeusement le trio sur sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00ab\u00a0Heimat\u00a0\u00bb est \u00e9voqu\u00e9 et m\u00eame mentionn\u00e9 explicitement dans le chant qui surgit alors\u00a0: \u00ab\u00a0Fliege mit mir in die Heimat\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Etoile des neiges\u00a0\u00bb en fran\u00e7ais). Le spectacle ne se veut pas en lui-m\u00eame patriote et ne fait en aucun cas l\u2019apologie de la Suisse. Au contraire, lors des entretiens, la votation r\u00e9cente contre l\u2019immigration de masse est notamment \u00e9voqu\u00e9e et provoque aupr\u00e8s des personnes interview\u00e9es de passionnantes r\u00e9actions et incompr\u00e9hensions justifi\u00e9es. A l\u2019aide d\u2019\u00e9mouvants t\u00e9moignages, de jolis instants de rire et de gaiet\u00e9, avec une grande \u00e9l\u00e9gance et sans jamais tomber dans le clich\u00e9, la compagnie\u00a0<em>trop cher to share<\/em>\u00a0parvient donc \u00e0 repr\u00e9senter brillamment la mani\u00e8re dont des Chiliens imaginent leur lointaine nation d\u2019origine, entre fantasme et r\u00e9alit\u00e9. Un tr\u00e8s agr\u00e9able et convivial moment de partage \u00e0 vivre au TPR jusqu\u2019au 2 novembre.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>3 novembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>3 novembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Du Chili \u00e0 la Suisse, il n\u2019y a qu\u2019une arche<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"434\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/heimat.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9775\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/heimat.jpg 600w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/heimat-235x170.jpg 235w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/11\/heimat-276x200.jpg 276w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Aldir Polymeris<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em><strong>Performance documentaire,&nbsp;<\/strong><\/em><strong>Arcadia<\/strong><em><strong>&nbsp;interroge les m\u00e9langes identitaires et culturels. Ingr\u00e9dients et danses helv\u00e9tiques s\u2019exportent au Chili, d\u2019o\u00f9 est rapport\u00e9e une s\u00e9rie de t\u00e9moignages. Un moment convivial&nbsp;!<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Quelques ballons rouges et blancs flottent au raz du sol, tables \u00e0 tr\u00e9teaux et bancs accueillent le public. La salle de th\u00e9\u00e2tre a toute la simplicit\u00e9 et la chaleur d\u2019une f\u00eate villageoise. Des tasses de th\u00e9 et de caf\u00e9 soluble sont servies aux spectateurs, une fois qu\u2019ils sont assis, pour qu\u2019ils se r\u00e9chauffent et \u00e9changent entre eux. Ils font partie de la f\u00eate, de ce qui se passera sur le plateau. La Cie&nbsp;<em>trop cher to share<\/em>&nbsp;aime bousculer le dispositif conventionnel du th\u00e9\u00e2tre pour en explorer de nouvelles configurations.<\/p>\n\n\n\n<p>T\u00e9moignage d\u2019une exp\u00e9rience de terrain,&nbsp;<em>Arcadia<\/em>&nbsp;interroge les racines culturelles et g\u00e9ographiques de l\u2019identit\u00e9. En f\u00e9vrier 2014, la compagnie s\u2019est rendue au Chili pour une r\u00e9sidence d\u2019un mois au consulat de Suisse. A 12\u2019000 kilom\u00e8tres l\u2019un de l\u2019autre, les deux pays ont toutefois connu des \u00e9changes migratoires importants, d\u2019o\u00f9 des rapports identitaires toujours tr\u00e8s li\u00e9s. Au XIXe si\u00e8cle, alors en proie \u00e0 des difficult\u00e9s \u00e9conomiques, la Suisse avait encourag\u00e9 un exode vers le Chili dans l\u2019espoir d\u00e9\u00e7u de pouvoir y b\u00e9n\u00e9ficier de terres fertiles. Une communaut\u00e9 suisse y fleurit pour un temps. Si une grande partie des traditions de ces colons ont depuis lors disparu, il en reste quelques vestiges. Exp\u00e9rience troublante que de retrouver les ingr\u00e9dients de la culture helv\u00e9tique au c\u0153ur de l\u2019Am\u00e9rique du Sud.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9but du processus consista \u00e0 mener une s\u00e9rie d\u2019entretiens au Chili. Les personnes interview\u00e9es entretiennent un rapport fort avec la Suisse, qu\u2019il soit de l\u2019ordre du souvenir, personnel ou familial, ou du fantasme. Ces vid\u00e9os sont ensuite utilis\u00e9es lors de la performance, projet\u00e9es sur le mur du fond. Les voix sont multiples&nbsp;: celle des t\u00e9moins, celles des acteurs, celles des anc\u00eatres et celles, silencieuses, des spectateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Aldir Polymeris, Nina Willimann et Paulina Alemparte retracent le mouvement d\u2019une population mais aussi celui de leur propre trajectoire. Chilienne r\u00e9sidente en Suisse, Suisse ayant grandi au Chili, Suisse qui ne s\u2019est sentie suisse qu\u2019au Chili&nbsp;: autant d\u2019exemples de combinaisons et enchev\u00eatrements identitaires. D\u2019une terre d\u2019\u00e9migration, la Suisse est devenue terre d\u2019immigration. C\u2019est aussi la politique en mati\u00e8re d\u2019immigration qui est au centre du spectacle, sans que ce dernier ne se laisse aller \u00e0 une condamnation cat\u00e9gorique et univoque. La d\u00e9marche vise les zones de gris&nbsp;: celles du m\u00e9lange, celles du v\u00e9cu. On peut regretter que le propos reste toutefois trop prudent sur ce genre de questions. Se refusant \u00e0 la pol\u00e9mique pour maintenir un ton de t\u00e9moignage, la performance peut, \u00e0 certains moments, conduire le spectateur \u00e0 se d\u00e9sinvestir, et perdre en tension.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Arcadia<\/em>&nbsp;reste n\u00e9anmoins une arche du Chili \u00e0 la Suisse, int\u00e9grant librement chants helv\u00e9tiques, danses folkloriques \u2026 et un d\u00e9lice aux pommes !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>3 novembre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.tpr.ch\/spectacle\/arcadia\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception et mise en sc\u00e8ne Nina Willimann \/ Cie trop cher to share, du 1er au 2 novembre 2014 \/ TPR \/ Critiques par Deborah Strebel et Jehanne Denogent.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9775,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,121],"tags":[31,22],"class_list":["post-5367","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-arc-en-scenes-chaux-de-fonds","tag-deborah-strebel","tag-jehanne-denogent"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5367","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5367"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5367\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21603,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5367\/revisions\/21603"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9775"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5367"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5367"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5367"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}