{"id":5300,"date":"2014-10-30T16:35:25","date_gmt":"2014-10-30T15:35:25","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=5300"},"modified":"2025-02-10T13:45:11","modified_gmt":"2025-02-10T12:45:11","slug":"pourquoi-etes-vous-pauvres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/10\/pourquoi-etes-vous-pauvres\/","title":{"rendered":"Pourquoi \u00eates-vous pauvres\u00a0?"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Pourquoi \u00eates-vous pauvres\u00a0?<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Cr\u00e9ation du Mumbay Quartet \/ conception de Mathias Glayre \/ du 28 octobre au 2 novembre 2014 \/ Th\u00e9\u00e2tre 2.21 \/ Critiques par Deborah Strebel et No\u00e9mie Desarzens. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 octobre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Deborah Strebel\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La pauvret\u00e9, si on en parlait\u00a0?<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9759\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres.jpg 900w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Copyright : MUMBAY QUARTET<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Mixant les genres \u2013 du stand-up \u00e0 la conf\u00e9rence, en passant par la lecture de textes de philosophie \u2013 et provoquant le rire aussi bien que la r\u00e9flexion, le projet du Mumbay Quartet interroge nos rapports \u00e0 la pauvret\u00e9. Tentative de sensibilisation plus qu\u2019\u00e9veil des consciences \u00e0 proprement parler, ce spectacle propose de prendre le temps de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La soir\u00e9e commence dans une atmosph\u00e8re sans chichi. Au bar, un serveur s\u2019affaire avec beaucoup d\u2019enthousiasme \u00e0 servir des bi\u00e8res. Avec bienveillance, il vient s\u2019assurer \u00e0 chaque table que tout le monde est \u00e0 l\u2019aise. C\u2019est l\u00e0 que le spectacle s\u2019amorce&nbsp;: le mur qui s\u00e9pare symboliquement sc\u00e8ne et salle s\u2019abolit. A cet accueil succ\u00e8de, avec une once de nostalgie, un prologue \u00e9voquant les affaires et l\u2019histoire de la r\u00e9gion de Lausanne, et qui se rapproche de l\u2019esprit du caf\u00e9 th\u00e9\u00e2tre. Micro (ou carotte) en main, les deux acteurs distraient les spectateurs en empruntant les codes du&nbsp;<em>stand up<\/em>, autrement dit en s\u2019adressant directement \u00e0 eux pour raconter, non sans humour, des anecdotes en rapport avec leur quotidien. Plus proche du \u00ab&nbsp;comedy club&nbsp;\u00bb que de la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, le spectacle s\u2019\u00e9loigne de la probl\u00e9matique que le titre semblait annoncer.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9anmoins, cette introduction pr\u00e9pare discr\u00e8tement \u00e0 une exploration du motif de la pauvret\u00e9, en mentionnant par exemple les dealers \u00e0 Lausanne ou plut\u00f4t ces \u00ab&nbsp;pharmaciens&nbsp;\u00bb qui proposent tr\u00e8s gentiment des \u00ab&nbsp;m\u00e9dicaments&nbsp;\u00bb en ville tout en demandant simultan\u00e9ment le droit d\u2019asile \u00e0 la Conf\u00e9d\u00e9ration. Interroger nos rapports \u00e0 la pauvret\u00e9, tel est en effet le projet du Mumbay Quartet. Entre compassion et indiff\u00e9rence, entre r\u00e9action et ignorance, entre culpabilit\u00e9 et apathie surgit la complexit\u00e9 de nos liens avec la mis\u00e8re. Ce spectacle en trois parties devient&nbsp; conf\u00e9rence puis jeu (avec des questions \u00e0 choix multiples) ou encore emploie des projections vid\u00e9o, le tout dans un d\u00e9cor en carton. Embl\u00e8me de la pr\u00e9carit\u00e9, rappelant les abris que se construisent les SDF, ce mat\u00e9riau habite l\u2019espace de la sc\u00e8ne. Cachant parfois m\u00eame les visages des com\u00e9diens, il leur enl\u00e8ve toute identit\u00e9, comme les sans-abris qui plongent dans l\u2019anonymat une fois qu\u2019ils ont tout perdu et qu\u2019ils se retrouvent \u00e0 la rue.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019id\u00e9e de travailler autour de cette th\u00e9matique est venue \u00e0 Mathias Glayre, concepteur du projet, \u00e0 la suite de voyages en Inde et de la lecture du livre de William T. Vollmann paru en 2008. Pour cet ouvrage, le journaliste et nouvelliste a parcouru le monde. De la Bosnie au Japon en passant par la Tha\u00eflande, cet Am\u00e9ricain est parti \u00e0 la rencontre de personnes en proie \u00e0 la pauvret\u00e9 tels qu\u2019un p\u00eacheur au Y\u00e9men, une mendiante en Russie ou encore un SDF aux Etats-Unis. A tous, il a pos\u00e9 cette question&nbsp;:&nbsp;<em>Pourquoi \u00eates-vous pauvres&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En reprenant cette interrogation comme titre de son spectacle, M. Glayre a voulu questionner nos comportements face \u00e0 la mis\u00e8re et \u00e0 la d\u00e9tresse d\u2019autrui, avec dr\u00f4lerie, ironie et sinc\u00e9rit\u00e9. Pour cela, il s\u2019est entour\u00e9 de Fred Mudry, qui l\u2019accompagne sur sc\u00e8ne, et, pour la dramaturgie, de Sebastian Aeschbach, trader et doctorant en philosophie des \u00e9motions. Cela fonctionne, m\u00eame si le spectateur peut ressentir une confusion face \u00e0 tant de questions et \u00e0 une telle abondance de propos.&nbsp;<em>Pourquoi \u00eates-vous pauvres&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00e0 d\u00e9faut d\u2019\u00e9veiller les consciences, propose une sorte de sensibilisation \u00e0 une probl\u00e9matique d\u2019actualit\u00e9. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 et jou\u00e9 en 2011 au th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Usine \u00e0 Gen\u00e8ve et au Petith\u00e9\u00e2tre de Sion, le spectacle se poursuit \u00e0 Lausanne jusqu\u2019\u00e0 dimanche, devant un public&nbsp;<em>a priori<\/em>&nbsp;d\u00e9j\u00e0 conquis \u00e0 la cause.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 octobre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Deborah Strebel\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 octobre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"No\u00e9mie Desarzens\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/noemie-desarzens\/\">No\u00e9mie Desarzens<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pour ou contre la pauvret\u00e9 : telle est la question ?<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"900\" height=\"600\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9759\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres.jpg 900w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/pourquoi-tes-vous-pauvres-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Copyright : MUMBAY QUARTET<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em><strong>Comment se positionner et se comporter face \u00e0 la mis\u00e8re et \u00e0 la d\u00e9tresse d\u2019autrui ? Entre humour et prise de conscience,&nbsp;<\/strong><\/em><strong>Pourquoi \u00eates-vous pauvres ?<\/strong><em><strong>&nbsp;tente de rendre le spectateur sensible au dilemme soulev\u00e9 par cette question. Au risque de tomber dans un discours moralisateur.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Vous avez pris des cacahu\u00e8tes ? C\u2019est bien, partagez-les avec votre voisin \u00bb, conseille Fred Mudry \u00e0 l\u2019un des spectateurs. Le ton est pos\u00e9 d\u2019embl\u00e9e : l\u2019attention \u00e0 autrui. Lorsque nous p\u00e9n\u00e9trons dans la salle du th\u00e9\u00e2tre, les deux com\u00e9diens sont pr\u00e9sents. Ils s\u2019occupent du bar, de la billetterie et montent ensuite sur sc\u00e8ne. Un clin d\u2019\u0153il \u00e0 la pr\u00e9carit\u00e9 de leur propre situation professionnelle. La mise en sc\u00e8ne de Mathias Glayre souhaite (r)\u00e9veiller la fibre altruiste de son audience. Entre humour et prise de conscience,&nbsp;<em>Pourquoi \u00eates-vous pauvres ?<\/em>&nbsp;oscille entre r\u00e9flexion philosophique et raccourcis \u00ab bien pensants \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Pourquoi \u00eates-vous pauvres ?<\/em>&nbsp;a vu le jour en 2011 au Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Usine \u00e0 Gen\u00e8ve. C\u2019est la premi\u00e8re r\u00e9alisation de Mathias Glayre en tant que metteur en sc\u00e8ne. Ce jeune com\u00e9dien lausannois, dipl\u00f4m\u00e9 du Conservatoire d\u2019art dramatique de Lausanne (SPAD), a travaill\u00e9 dans une trentaine de spectacles professionnels avant de fonder sa compagnie, le Mumbay Quartet. Le second com\u00e9dien, Fred Mudry, est d\u2019origine valaisanne et \u00e9galement dipl\u00f4m\u00e9 de la SPAD. Ce spectacle s\u2019inspire du livre de William T. Vollmann, en anglais&nbsp;<em>Poor People<\/em>, paru en 2007. Vollmann rassemble les enqu\u00eates qu\u2019il a r\u00e9alis\u00e9es lors de ses voyages autour du monde. Il donne la parole \u00e0 ceux qui vivent dans des conditions pr\u00e9caires extr\u00eames et interroge ces personnes sur leur statut de \u00ab pauvres \u00bb. Les r\u00e9ponses obtenues lors de ces entretiens bouleversent et complexifient notre vision de la pauvret\u00e9. Quelques-uns de ces t\u00e9moignages seront ici repris dans les dialogues entre les deux com\u00e9diens.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur sc\u00e8ne, seul un \u00e9cran, compos\u00e9 de bo\u00eetes de carton sur lesquelles sont projet\u00e9s des questions ou des extraits de textes, occupe l\u2019espace. Cette disposition frontale favorise les adresses (r\u00e9currentes) aux spectateurs. La division du spectacle en deux parties vise \u00e0 une prise de conscience chez le spectateur. La premi\u00e8re partie a recours au \u00ab stand-up \u00bb, l\u2019autre \u00e0 un langage sc\u00e9nique qui sugg\u00e8re l\u2019\u00e9tat de pauvret\u00e9 par l\u2019habillement ou les objets. Lors du \u00ab stand-up \u00bb, un discours l\u00e9ger et amusant sur la ville de Lausanne permet de faire entrer le spectateur dans la probl\u00e9matique \u00e0 travers le rire. Le discours se mue ensuite en une confrontation : notre rapport \u00e0 la mis\u00e8re d\u2019autrui est questionn\u00e9 \u00e0 l\u2019aide d\u2019un quizz. Lorsque les deux com\u00e9diens se d\u00e9shabillent partiellement et s\u2019assoient parmi des bo\u00eetes de carton, la pauvret\u00e9 devient visuellement sugg\u00e9r\u00e9e. L\u2019imagerie des SDF est construite par allusions. Les deux hommes mettent ensuite une bo\u00eete de carton sur leur t\u00eate et font face au public. Le visage cach\u00e9, ils symbolisent l\u2019anonymat qui affecte ces personnes qui se retrouvent \u00e0 la rue. Un des com\u00e9diens traverse ensuite la sc\u00e8ne en courbant le dos, rappelant la posture d\u2019une autruche. Autant de m\u00e9taphores et de symboles rythment cette deuxi\u00e8me partie et nous confrontent \u00e0 notre attitude face \u00e0 la pauvret\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le projet de Mathias Glayre d\u2019 \u00ab activer le spectateur [et] de le [faire] sortir d\u2019une position passive de consommateur \u00bb est cependant r\u00e9alis\u00e9 de mani\u00e8re ambivalente. Les r\u00e9ponses \u00ab bien-pensantes \u00bb et moralisatrices de son quizz s\u2019imposent aux spectateurs. On frise le clich\u00e9 culpabilisateur. La lecture sur sc\u00e8ne d\u2019un extrait de texte de Sebastian Aeschbach, dramaturge de la pi\u00e8ce, sauve le spectacle d\u2019un message trop st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9 et st\u00e9rile. L\u2019analyse de ce doctorant en philosophie analytique, par ailleurs trader \u00e0 Wall Street, permet d\u2019approfondir ce questionnement. Probl\u00e9matique qui risquerait sans cela de se cantonner \u00e0 des questions telles que : \u00ab E?tes-vous pour ou contre la pauvret\u00e9 ? \u00bb. Mathias Glayre pr\u00e9tend aller plus loin que la simple discussion : \u00ab On aurait pu parler ensemble pendant deux heures, je partirais avec mes id\u00e9es, vous sortiriez avec les miennes.\u00bb N\u2019est-ce pas tout de m\u00eame ce qui se passe ? M\u00eame si cette pi\u00e8ce n\u2019a pas pour pr\u00e9tention d\u2019offrir une r\u00e9ponse \u00e0 ce questionnement complexe, elle sugg\u00e8re vivement des lignes de conduite. En bref : la pauvret\u00e9, c\u2019est injuste et injustifiable. On le savait d\u00e9j\u00e0 et on n\u2019en saura pas plus. Au mieux, ce spectacle titillera les id\u00e9aux altruistes de quelques spectateurs.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 octobre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"No\u00e9mie Desarzens\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/noemie-desarzens\/\">No\u00e9mie Desarzens<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatre221.ch\/spectacles\/113\/pourquoi-tes-vous-pauvres\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cr\u00e9ation du Mumbay Quartet \/ conception de Mathias Glayre \/ du 28 octobre au 2 novembre 2014 \/ Th\u00e9\u00e2tre 2.21 \/ Critiques par Deborah Strebel et No\u00e9mie Desarzens.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9759,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,120],"tags":[31,127],"class_list":["post-5300","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-2-21-lausanne","tag-deborah-strebel","tag-noemie-desarzens"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5300","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5300"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5300\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21621,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5300\/revisions\/21621"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9759"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5300"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5300"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5300"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}