{"id":5278,"date":"2014-10-28T14:35:51","date_gmt":"2014-10-28T13:35:51","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=5278"},"modified":"2025-02-10T13:45:24","modified_gmt":"2025-02-10T12:45:24","slug":"doute","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/10\/doute\/","title":{"rendered":"Doute"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Doute<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">de John Patrick Shanley \/ mise en sc\u00e8ne Robert Bouvier \/ 26 octobre 2014 \/ Th\u00e9\u00e2tre du Passage \/ Critiques par Cecilia Galindo et Suzanne Balharry. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 octobre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Cecilia Galindo\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La v\u00e9rit\u00e9 mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"870\" height=\"580\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9746\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s1.jpg 870w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s1-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 870px) 100vw, 870px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Copyright : Cie. du Passage<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em><strong>Rumeur ou fait, doute ou certitude, culpabilit\u00e9 ou innocence&nbsp;: c\u2019est \u00e0 une h\u00e9sitation perp\u00e9tuelle que pousse l\u2019histoire de&nbsp;<\/strong><\/em><strong>Doute<\/strong><em><strong>&nbsp;de John Patrick Shanley, pi\u00e8ce saisissante que Robert Bouvier, directeur de la&nbsp;<\/strong><\/em><strong>Compagnie du Passage<\/strong><em><strong>, propose dans une mise en sc\u00e8ne teint\u00e9e de clair-obscur. Rien n\u2019est tout blanc, ni tout noir, si bien que le doute se propage jusque dans le public.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Sur un fond sonore de ruissellement de pluie, un homme assis sur une chaise est en pleine r\u00e9flexion. Seul sur le plateau et faiblement \u00e9clair\u00e9, il para\u00eet s\u2019adresser \u00e0 l\u2019unique projecteur point\u00e9 vers lui, c\u00f4t\u00e9 cour. Il parle de l\u2019incertitude et la solitude&nbsp;: personne ne sait qu\u2019il a perdu son seul ami, confie-t-il, et personne ne sait qu\u2019il a mal agi. Puis cette ambiance de confessionnal devient tout autre lorsque l\u2019homme se redresse et rev\u00eat une soutane de pr\u00eatre. La pluie se tait pour laisser place \u00e0 un silence de cath\u00e9drale, la lumi\u00e8re se fait moins discr\u00e8te et le pr\u00eatre s\u2019avance pour d\u00e9sormais s\u2019adresser \u00e0 une assembl\u00e9e. Le public, d\u00e9sorient\u00e9 par un tel changement de rep\u00e8res, n\u2019arrive plus \u00e0 saisir la nature du discours. S\u2019agit-il d\u2019un r\u00e9el sermon ou d\u2019une confession dissimul\u00e9e derri\u00e8re des paraboles&nbsp;? Voici l\u2019ombre d\u2019un soup\u00e7on, qui ne faiblira pas.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est d\u2019ailleurs \u00e0 partir d\u2019un soup\u00e7on que l\u2019intrigue prend forme. Dans le Bronx des ann\u00e9es 1960, au sein d\u2019une \u00e9cole catholique, un membre de la communaut\u00e9 religieuse a un comportement suspect. Du moins, c\u2019est ce dont S\u0153ur Aloysius, directrice imperturbable de l\u2019\u00e9tablissement, semble convaincue&nbsp;: le P\u00e8re Flynn, qu\u2019elle ne porte pas vraiment dans son c\u0153ur, est trop proche du nouvel \u00e9l\u00e8ve Donald Muller pour que leur relation soit innocente. Propageant une rumeur qu\u2019elle estime fond\u00e9e et cherchant de l\u2019aide aupr\u00e8s de la fragile S\u0153ur James, S\u0153ur Alyosius est bien d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 confondre cet homme qui ne lui inspire rien de bon, m\u00eame si une telle initiative risque d\u2019\u00e9loigner la religieuse de ses principes de probit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour pr\u00e9senter le duel entre S\u0153ur Aloysius et P\u00e8re Flynn, Robert Bouvier, \u00e0 la fois metteur en sc\u00e8ne et com\u00e9dien dans ce projet, a choisi la sobri\u00e9t\u00e9. Au d\u00e9but du spectacle, un panneau d\u2019un gris m\u00e9tallique, plac\u00e9 en toile de fond, fait office de d\u00e9cor. Tant\u00f4t transparent, tant\u00f4t opaque, le panneau cache et d\u00e9voile les personnages selon la position de la lumi\u00e8re sur le plateau. Puis, au fur et \u00e0 mesure des s\u00e9quences, il se divise en petites parties, comme des tableaux mouvants que l\u2019on d\u00e9place et replace en fonction du lieu. L\u2019espace est donc sans cesse reconfigur\u00e9 au fil des sc\u00e8nes. Une instabilit\u00e9 qui rappelle l\u2019enjeu de la pi\u00e8ce&nbsp;: le doute navigue d\u2019un personnage \u00e0 l\u2019autre, reconfigurant sans arr\u00eat pour le spectateur l\u2019image de chacun d\u2019entre eux. Au milieu de ces changements soudains, la certitude n\u2019a pas le temps de s\u2019installer.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9clairage, autre \u00e9l\u00e9ment sc\u00e9nographique d\u2019importance dans le projet Bouvier, que ce soit \u00e0 travers des n\u00e9ons color\u00e9s ou des projecteurs, souligne \u00e9galement les changements de lieux et de positions des personnages. Et on ne peut s\u2019emp\u00eacher de mettre en relation cette importance accord\u00e9e \u00e0 la lumi\u00e8re avec l\u2019ambition de S\u0153ur Alyosius, celle de faire \u00e9clater au grand jour la v\u00e9rit\u00e9 sur le P\u00e8re Flynn. Mais l\u2019ombre du doute s\u2019av\u00e8re finalement plus forte.<\/p>\n\n\n\n<p>Cr\u00e9\u00e9e en 2012 pour le Festival d\u2019Avignon, la mise en sc\u00e8ne de&nbsp;<em>Doute<\/em>&nbsp;par Robert Rouvier a parcouru de nombreuses sc\u00e8nes francophones, o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien accueillie, avant de revenir une seconde fois au Th\u00e9\u00e2tre du Passage pour une unique repr\u00e9sentation dans une salle comble. Le succ\u00e8s de la pi\u00e8ce r\u00e9side notamment dans la puissance du texte de Shanley, laur\u00e9at du Prix Pulitzer en 2005, qui a d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 port\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran en 2008 (on se souvient de Meryl Streep en S\u0153ur Alyosius \u00e0 la limite du d\u00e9testable) et engendr\u00e9 un r\u00e9el engouement. Mais Robert Bouvier a su se d\u00e9tacher de la version cin\u00e9matographique en proposant une mise en sc\u00e8ne sobre et originale, port\u00e9e par des com\u00e9diens de renom (Josiane Stol\u00e9ru, Emilie Chesnais et Elphie Pambu) et r\u00e9alis\u00e9e avec un objectif pr\u00e9cis, celui de maintenir le doute jusqu\u2019au bout. Pari tenu.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce sera encore en tourn\u00e9e, notamment aux Terreaux de Lausanne (6, 7 et 9 novembre 2014) et au Th\u00e9\u00e2tre Alambic de Martigny (27-28 novembre 2014).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 octobre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Cecilia Galindo\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/cecilia-galindo\/\">Cecilia Galindo<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 octobre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Suzanne Balharry\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/suzanne-balharry\/\">Suzanne Balharry<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ebranler les convictions<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"870\" height=\"580\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9747\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s3.jpg 870w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s3-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s3-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s3-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/10\/ThePas_14-15_saison_05s3-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 870px) 100vw, 870px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Copyright : Cie. du Passage<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em><strong>Le spectacle que propose la Cie du Passage plonge le spectateur dans une bulle. La pluie tombe autour de l\u2019\u00e9cole catholique du Bronx o\u00f9 se d\u00e9ploie l\u2019intrigue. Lorsqu\u2019elle se calme, les oiseaux poussent des cris si soutenus qu\u2019ils en deviennent oppressants. Les rares rires des enfants sont gais mais stridents. Dans cette ambiance ferm\u00e9e se d\u00e9roule un drame. Le P\u00e8re Flynn, qui enseigne dans l\u2019\u00e9cole, est soup\u00e7onn\u00e9 par la directrice, S\u0153ur Aloysius, d\u2019avoir fait des avances \u00e0 l\u2019un des \u00e9l\u00e8ves. Elle n\u2019a aucune preuve tangible, mais refuse de douter de sa culpabilit\u00e9.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019auteur, J. P. Shanley, a lui aussi fr\u00e9quent\u00e9 une \u00e9cole catholique. Il s\u2019est interrog\u00e9 sur ses enseignantes, leur rapport \u00e0 la hi\u00e9rarchie, et l\u2019importance qu\u2019avait dans l\u2019\u00e9tablissement la certitude d\u2019avoir raison. Selon ses propres mots (dans une pr\u00e9face \u00e0 la pi\u00e8ce) \u00ab&nbsp;le r\u00e9sultat, c\u2019est que nous \u00e9tions extr\u00eamement vuln\u00e9rables \u00e0 quiconque choisissait de nous attaquer&nbsp;\u00bb. Sa pi\u00e8ce propose une autre vision du monde, dans laquelle douter n\u2019est pas un d\u00e9faut mais permet une heureuse remise en question de soi-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Chacun des protagonistes a son propre point de vue&nbsp;: c\u2019est ce que la sc\u00e9nographie met en valeur. Dans une premi\u00e8re sc\u00e8ne, le pr\u00eatre, plac\u00e9 sous les projecteurs, exprime ce qu\u2019il ressent. Puis le d\u00e9cor change, dans le noir. Les panneaux qui le constituent sont d\u00e9ploy\u00e9s, regroup\u00e9s ou retourn\u00e9s pour prendre une nouvelle forme.&nbsp; C\u2019est alors le point de vue de la directrice qui surgit, d\u2019une mani\u00e8re tout aussi convaincante&nbsp;: l\u2019espace est celui du personnage qui parle, peu importe s\u2019il a raison ou non. Une telle sc\u00e9nographie donne \u00e0 chacune de ces sc\u00e8nes une m\u00eame importance et rend impossible pour le spectateur d\u2019\u00e9tablir la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le metteur en sc\u00e8ne Robert Bouvier ne prend pas parti face \u00e0 l\u2019intrigue&nbsp;; les tensions entre les personnages ne sont donc pas d\u00e9ploy\u00e9es autant que le spectateur pourrait s\u2019y attendre. Les r\u00e9pliques sont \u00e9chang\u00e9es sur un rythme tr\u00e8s r\u00e9gulier, coup\u00e9 d\u2019h\u00e9sitations qui ont pour but de mettre en valeur le sentiment de doute, l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019\u00e9tablir une v\u00e9rit\u00e9 absolue, l\u2019obligation d\u2019accepter qu\u2019il y a des choses dont personne ne peut \u00eatre s\u00fbr.<\/p>\n\n\n\n<p>Une exp\u00e9rience dans laquelle le spectateur h\u00e9site sur le discours \u00e0 croire et \u00e9prouve comme promis, m\u00eame apr\u00e8s la pi\u00e8ce, ce sentiment de doute.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 octobre 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Suzanne Balharry\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/suzanne-balharry\/\">Suzanne Balharry<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatredupassage.ch\/spectacles\/doute\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de John Patrick Shanley \/ mise en sc\u00e8ne Robert Bouvier \/ 26 octobre 2014 \/ Th\u00e9\u00e2tre du Passage \/ Critiques par Cecilia Galindo et Suzanne Balharry.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9748,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,12],"tags":[37,36],"class_list":["post-5278","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-du-passage","tag-cecilia-galindo","tag-suzanne-balharry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5278","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5278"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5278\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21625,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5278\/revisions\/21625"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9748"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5278"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5278"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5278"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}