{"id":4644,"date":"2014-05-23T09:13:21","date_gmt":"2014-05-23T07:13:21","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=4644"},"modified":"2025-02-10T13:49:25","modified_gmt":"2025-02-10T12:49:25","slug":"recherche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/05\/recherche\/","title":{"rendered":"Recherche \u00e9l\u00e9phants, souplesse exig\u00e9e"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Recherche \u00e9l\u00e9phants, souplesse exig\u00e9e<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">d\u2019apr\u00e8s Russel Hoban \/ mise en sc\u00e8ne, sc\u00e9nographie et masques Eric Jeanmonod \/ Th\u00e9\u00e2tre du Loup \u00e0 Gen\u00e8ve \/ du 21 mai au 14 juin 2014 \/\u00a0Critique par Sabrinah Roh. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Sabrina Roh\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sabrina-roh\/\">Sabrina Roh<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le Loup invite les \u00e9l\u00e9phants<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"495\" height=\"474\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/elephants_1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9697\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/elephants_1.png 495w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/elephants_1-178x170.png 178w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/elephants_1-209x200.png 209w\" sizes=\"auto, (max-width: 495px) 100vw, 495px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 E. Jeanmonod, d\u2019apr\u00e8s O. Baillif<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>L\u2019humour british s\u2019installe pour quelque temps au Th\u00e9\u00e2tre du Loup \u00e0 Gen\u00e8ve. Dans sa mise en sc\u00e8ne de la pi\u00e8ce&nbsp;<\/em>Recherche \u00e9l\u00e9phants, souplesse exig\u00e9e<em>, Eric Jeanmonod emm\u00e8ne le public dans un monde merveilleux. Une aventure chor\u00e9graphi\u00e9e et un humour qui touche petits et grands.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un arbre \u00e0 table, un arbre \u00e0 chaise, un arbre \u00e0 restaurant, qu\u2019il faut couper, scier, faire s\u00e9cher. Puis tout recommencer, encore et encore. C\u2019est le prix qu\u2019est pr\u00eat \u00e0 payer Charlie, un vieil homme qui, pour faire plaisir \u00e0 sa femme, accepte de construire une table, puis deux, puis enfin dix-neuf.&nbsp;<em>Recherche \u00e9l\u00e9phants, souplesse exig\u00e9e<\/em>&nbsp;est une pi\u00e8ce de Russel Hoban, dramaturge am\u00e9ricain exil\u00e9 en Angleterre, qui relate la vie d\u2019un couple de personnes \u00e2g\u00e9es bien d\u00e9cid\u00e9es \u00e0 apporter de la fantaisie dans leur quotidien. Pour cela, ils visent haut&nbsp;: engager vingt \u00e9l\u00e9phants pour ouvrir un restaurant.<\/p>\n\n\n\n<p>Le metteur en sc\u00e8ne Eric Jeanmonod propose depuis trente-cinq ans des mises en sc\u00e8ne explosives qui donnent une image fantaisiste du quotidien. Apr\u00e8s vingt-quatre ans, le Th\u00e9\u00e2tre du Loup revisite&nbsp;<em>Recherche \u00e9l\u00e9phants, souplesse exig\u00e9e<\/em>. En effet, l\u2019institution aime revenir sur ses spectacles embl\u00e9matiques, comme elle l\u2019a d\u00e9j\u00e0 fait avec&nbsp;<em>Le Bon Gros G\u00e9ant<\/em>&nbsp;ou&nbsp;<em>La triste histoire de Marguerite.<\/em>&nbsp;La pi\u00e8ce pachydermique, d\u00e9j\u00e0 jou\u00e9e en 1990, est reprise cette fois-ci avec de nouveaux d\u00e9cors, de nouveaux costumes et une nouvelle distribution. Cette derni\u00e8re reste pourtant compos\u00e9e \u00e0 la fois de com\u00e9diens professionnels et d\u2019enfants. Pour transmettre cette fable \u00e0 l\u2019humour anglo-saxon compl\u00e8tement d\u00e9jant\u00e9, le metteur en sc\u00e8ne, assist\u00e9 d\u2019Adrien Barazzone et de Rossella Riccaboni, mise sur un effet visuel surprenant qui emm\u00e8ne le spectateur dans un univers proche de celui de la bande dessin\u00e9e. L\u2019objet y poss\u00e8de une place importante, car c\u2019est lui qui d\u00e9clenche le d\u00e9roulement des \u00e9v\u00e9nements. En effet, Lucy, la femme de Charlie, \u00e9tablit un syst\u00e8me de cause \u00e0 effet d\u00e9routant&nbsp;: si son mari a vieilli, c\u2019est d\u00fb \u00e0 leur table bancale. Ce dernier s\u2019att\u00e8le donc \u00e0 la construction d\u2019un nouveau mobilier. Un tel changement dans leur vie pousse le couple \u00e0 aller encore plus loin et \u00e0 ouvrir le restaurant&nbsp;<em>Aux vingt \u00e9l\u00e9phants<\/em>. D\u00e8s lors, les pr\u00e9paratifs commencent et des tables, des chaises, mais aussi des couverts et un camion grandeur nature envahissent l\u2019espace sc\u00e9nique.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous ces accessoires mani\u00e9s avec des gestes millim\u00e9tr\u00e9s font de la mise en sc\u00e8ne une r\u00e9elle chor\u00e9graphie. Accompagn\u00e9s de quatre musiciens, membres de&nbsp;<em>The Lonely Hearts Ristret Band<\/em>, plac\u00e9s sur un petit \u00eelot aux couleurs exotiques, les com\u00e9diens participent au tempo de la pi\u00e8ce en pla\u00e7ant en rythme une fourchette par ci, une assiette par l\u00e0. Quelques longueurs sont \u00e0 relever lors des changements de d\u00e9cor. Ces interm\u00e8des permettent toutefois au public de se concentrer sur la gestuelle des com\u00e9diens.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces derniers, de par leurs costumes compos\u00e9s de masques pro\u00e9minents et de rembourrages, pr\u00e9sentent une certaine appartenance au monde des objets. En effet, les caract\u00e9ristiques de chaque personnage \u00e9tant caricatur\u00e9es, ils rejoignent le rang des jouets. Mais des jouets anim\u00e9s, car leur comique de gestes est bien l\u2019une des forces de ce spectacle. En effet, alors que les voix sont prises en charge par les musiciens, les com\u00e9diens s\u2019att\u00e8lent au mime. Dans cet exercice qui requiert une bonne ma\u00eetrise du corps, les amateurs font preuve d\u2019un grand professionnalisme et cette prouesse est particuli\u00e8rement illustr\u00e9e \u00e0 travers le personnage de Jo le chat&nbsp;: ses interventions impromptues et sa d\u00e9marche f\u00e9line cr\u00e9ent une sorte de fil conducteur tout au long du spectacle. Ainsi, l\u2019humour clownesque des com\u00e9diens alli\u00e9 \u00e0 l\u2019humour de langage des narrateurs fait de&nbsp;<em>Recherche \u00e9l\u00e9phants, souplesse exig\u00e9e<\/em>&nbsp;un spectacle qui comble petits et grands. On \u00e9mettra tout de m\u00eame une petite r\u00e9serve sur le parti pris de conf\u00e9rer au couple un accent anglais. Loin d\u2019\u00eatre vraiment d\u00e9rangeant, il ne semble cependant pas enrichir le spectacle, d\u2019autant plus que les com\u00e9diens Vincent Babel et Lola Riccaboni, font preuve d\u2019une grande aisance dans le jeu de masques.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette pi\u00e8ce, qui prouve qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019\u00e2ge pour refaire sa vie, est \u00e9galement un r\u00e9el retour en enfance pour les spectateurs. A voir du 21 mai au 14 juin au Th\u00e9\u00e2tre du Loup \u00e0 Gen\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Sabrina Roh\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sabrina-roh\/\">Sabrina Roh<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatreduloup.ch\/spip.php?article56\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>d\u2019apr\u00e8s Russel Hoban \/ mise en sc\u00e8ne, sc\u00e9nographie et masques Eric Jeanmonod \/ Th\u00e9\u00e2tre du Loup \u00e0 Gen\u00e8ve \/ du 21 mai au 14 juin 2014 \/\u00a0Critique par Sabrinah Roh.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9697,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,6],"tags":[29],"class_list":["post-4644","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-du-loup","tag-sabrina-roh"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4644","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4644"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4644\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21702,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4644\/revisions\/21702"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9697"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4644"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4644"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4644"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}