{"id":4593,"date":"2014-05-15T16:17:37","date_gmt":"2014-05-15T14:17:37","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=4593"},"modified":"2025-02-10T13:49:51","modified_gmt":"2025-02-10T12:49:51","slug":"c-est-une","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/05\/c-est-une\/","title":{"rendered":"C\u2019est une affaire entre le ciel et moi"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">C\u2019est une affaire entre le ciel et moi<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">d\u2019apr\u00e8s Dom Juan de Moli\u00e8re \/ direction artistique et mise en sc\u00e8ne Christian Geffroy Schlittler \u2013 Agence Louis Fran\u00e7ois Pinagot \/ Th\u00e9\u00e2tre Arsenic \u00e0 Lausanne \/ du 13 au 18 mai 2014 \/ Critiques par Delphine Gasche et Deborah Strebel. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Delphine Gasche\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/delphine-gasche\/\">Delphine Gasche<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Toujours plus loin<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"533\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/Elvire.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9695\" style=\"width:auto;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/Elvire.jpg 533w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/Elvire-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/Elvire-133x200.jpg 133w\" sizes=\"auto, (max-width: 533px) 100vw, 533px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Sylvain Renou<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Pourquoi rejouer un canon de la litt\u00e9rature&nbsp;? La r\u00e9ponse est simple&nbsp;: pour aller plus loin. Tel est l\u2019objectif de Christian Geffroy Schlittler avec son adaptation du <\/em>Dom Juan<em> de Moli\u00e8re.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quand le spectateur entre dans la salle, deux actrices sont d\u00e9j\u00e0 sur sc\u00e8ne. Elles se trouvent au milieu d\u2019un jardin constitu\u00e9 de murets, de portails, de plantes luxuriantes, de jolies petites barri\u00e8res en bois et de meubles d\u2019ext\u00e9rieur. Tous ces \u00e9l\u00e9ments sugg\u00e8rent l\u2019aisance financi\u00e8re du propri\u00e9taire. Un observateur z\u00e9l\u00e9 remarquera toutefois que le pot de fleurs au premier plan est \u00e9br\u00e9ch\u00e9, que la peinture des portails s\u2019\u00e9caille, que les cl\u00f4tures sont cass\u00e9es \u00e0 plusieurs endroits et que les chaises de jardin sont d\u00e9pareill\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des apparences trompeuses<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00e9cart entre aspect ext\u00e9rieur et r\u00e9alit\u00e9 intrins\u00e8que est embl\u00e9matique de toute la pi\u00e8ce de Christian Geffroy Schlittler et il s\u2019applique aussi bien aux objets qu\u2019aux \u00eatres humains. Certains personnages pr\u00e9tendent \u00eatre ce qu\u2019ils ne sont pas. Dom Juan fait croire \u00e0 toutes les femmes qu\u2019il veut les \u00e9pouser et Elvire fait semblant d\u2019\u00eatre une jeune fille honorable et honor\u00e9e qui ne r\u00eave que d\u2019une chose&nbsp;: se marier, avoir des enfants et \u00eatre une \u00e9pouse aimante. Quant aux autres personnages, ils ne se conduisent pas tous conform\u00e9ment \u00e0 ce que leur apparence laisserait pr\u00e9sager. La domestique Charlotte boit dans le verre qu\u2019elle sert et Sganarelle d\u00e9sob\u00e9it \u00e0 son maitre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Deux pour le prix d\u2019un<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce faisant, le metteur en sc\u00e8ne fran\u00e7ais conserve l\u2019esprit du <em>Dom Juan <\/em>de Moli\u00e8re, tout&nbsp; en poussant sa logique un peu plus loin. A l\u2019instar de ses pr\u00e9c\u00e9dentes cr\u00e9ations au sein de l\u2019Agence Louis-Fran\u00e7ois Pinagot (<em>Pour la lib\u00e9ration des grands classiques<\/em>, <em>La Cerisaie<\/em> ou encore <em>Le Tartuffe<\/em>), il s\u2019approprie un grand classique de la litt\u00e9rature occidentale pour en poursuivre la cr\u00e9ation. C\u2019est dans cette m\u00eame optique que Christian Geffroy Schlittler ne nous offre pas un, mais deux Dom Juan. Une version f\u00e9minine, \u00e0 travers Elvire, et une version masculine, \u00e0 travers Dom Juan. Les deux personnages se conforment parfaitement au mythe du s\u00e9ducteur&nbsp;: menteurs inv\u00e9t\u00e9r\u00e9s, narcissiques et sans c\u0153ur, tous deux ne se pr\u00e9occupent que de leurs prouesses sexuelles. La ressemblance entre ces bourreaux des c\u0153urs s\u2019\u00e9tend jusque dans leur mani\u00e8re de traiter leur domestique comme des animaux. Elvire donne des biscuits \u00e0 Charlotte comme on donne des susucres \u00e0 un bon chien et Dom Juan se sert de Sganarelle comme d\u2019un cheval.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La transgression ultime<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De m\u00eame, le metteur en sc\u00e8ne fran\u00e7ais maintient et cultive l\u2019aspect transgressif de la pi\u00e8ce de Moli\u00e8re. Christian Geffroy Schlittler et son \u00e9quipe ne se contentent pas d\u2019outrepasser les r\u00e8gles et les lois morales, religieuses et soci\u00e9tales&nbsp;: ils brisent \u00e9galement le quatri\u00e8me mur. Les acteurs regardent avec insistance les retardataires un peu trop bruyants ou les rares spectateurs sortant de la salle avant l\u2019heure. Ils font aussi des commentaires sur leurs propres r\u00e9pliques et sur le d\u00e9roulement de l\u2019intrigue&nbsp;: Elvire explique qu\u2019elle n\u2019a \u00ab&nbsp;bient\u00f4t plus de texte&nbsp;\u00bb, Sganarelle pr\u00e9cise que \u00ab&nbsp;les informations viennent goutte \u00e0 goutte&nbsp;\u00bb et Dom Juan accorde au public que la pr\u00e9sence de Jean-Paul Sartre dans la pi\u00e8ce \u00ab&nbsp;tombe de nulle part&nbsp;\u00bb. Comme le doigt d\u2019honneur qu\u2019il adresse aux spectateurs.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Delphine Gasche\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/delphine-gasche\/\">Delphine Gasche<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Deborah Strebel\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ramdam autour du libre arbitre<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"533\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/Elvire.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9695\" style=\"width:auto;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/Elvire.jpg 533w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/Elvire-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/Elvire-133x200.jpg 133w\" sizes=\"auto, (max-width: 533px) 100vw, 533px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Sylvain Renou<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Spectacle bruyant et agit\u00e9, <\/em>C\u2019est une affaire entre le ciel et moi<em> propose une \u00e9nergique relecture du <\/em>Dom Juan<em> de Moli\u00e8re sous un angle particulier qui interroge la possibilit\u00e9 d\u2019une libert\u00e9 absolue par rapport aux normes sociales. D\u00e9barrass\u00e9e des vers originaux, la pi\u00e8ce n\u2019a gard\u00e9 que les personnages pour les transposer \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960 dans un contexte en pleine \u00e9bullition intellectuelle.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une d\u00e9licieuse nuit d\u2019amour, Elvire, toute guillerette, se confie \u00e0 sa suivante. Sa robe fleurie fait \u00e9cho au jardin verdoyant et compartiment\u00e9 dans lequel elle se trouve. Mais rapidement, non pas <em>locus amoenus<\/em> comme l\u2019humeur enjou\u00e9e de la jeune bourgeoise pourrait l\u2019insinuer, mais r\u00e9el lieu de r\u00e9volte, le coin de verdure va accueillir de nombreuses discussions fort bruyantes. Durant pr\u00e8s de deux heures vont ainsi retentir de multiples cris, tant\u00f4t d\u2019indignation tant\u00f4t d\u2019impuissance. Initiatrice de cet \u00e9lan de soul\u00e8vement, la ma\u00eetresse de maison, frisant l\u2019hyst\u00e9rie tout en alternant brillamment vulgarit\u00e9 et raffinement, d\u00e9cide de tout abandonner. Compl\u00e8tement \u00ab&nbsp;\u00e0 cran&nbsp;\u00bb en ce jour de fian\u00e7ailles, elle choisit de s\u2019\u00e9manciper en rejetant en bloc mariage et vie de famille. Tout comme lors de la sc\u00e8ne III de l\u2019acte premier de la pi\u00e8ce de Moli\u00e8re mais pour des raisons fort diff\u00e9rentes, elle explose face \u00e0 son fianc\u00e9 Dom Juan.<\/p>\n\n\n\n<p>Car il s\u2019agit bien d\u2019une adaptation libre du c\u00e9l\u00e8bre classique du XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Christian Geffroy Schlittler s\u2019est d\u00e9j\u00e0 pli\u00e9 \u00e0 l\u2019exercice de r\u00e9appropriation libre de pi\u00e8ces inscrites au patrimoine de la litt\u00e9rature, notamment en 2008 au th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais avec le spectacle <em>Pour la lib\u00e9ration des grands classiques<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Souhaitant \u00ab instaurer un dialogue libre et ludique \u00bb, le metteur en sc\u00e8ne a choisi d\u2019employer la pi\u00e8ce de Moli\u00e8re comme mat\u00e9riaupour alimenter une r\u00e9flexion, \u00e0 prendre souvent au second degr\u00e9, autour du donjuanisme et de ses clich\u00e9s. L\u2019\u0153uvre s\u2019initie jusqu\u2019au c\u0153ur des r\u00e9pliques. Celles-ci, parfois m\u00e9tadiscursives, \u00e9voquent la dur\u00e9e de la pi\u00e8ceou font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l\u2019espace sc\u00e9nique, abolissant all\u00e9grement les fronti\u00e8res des divers niveaux narratifs. Sganarelle, par exemple, ravi de ne pas abandonner les lieux fait ainsi remarquer \u00e0 son ma\u00eetre que s\u2019ils \u00e9taient partis dans telle direction, ils ne seraient plus sur sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9aliser ce projet original, Christiant Geffroy Schlittler a privil\u00e9gi\u00e9 l\u2019\u00e9criture de plateau. Chaque com\u00e9dien a donc pu contribuer pleinement \u00e0 la conception du spectacle. En a d\u00e9coul\u00e9 une version transpos\u00e9e \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960, au 9 octobre 1967 plus pr\u00e9cis\u00e9ment, date de la disparition de l\u2019embl\u00e9matique r\u00e9volutionnaire Che Guevara. Dans ce contexte, \u00e0 l\u2019aube de mai 1968, l\u2019accent a \u00e9t\u00e9 mis sur les d\u00e9sirs d\u2019insoumission.<\/p>\n\n\n\n<p>Elvire refuse ainsi le carcan familial qui la guette, tandis que Dom Juan cumule les provocations, notamment en feignant de d\u00e9terrer un mort ou en agitant nerveusement son majeur dress\u00e9 face au public. D\u00e9pit\u00e9 par les d\u00e9bordements de son ma\u00eetre, Sganarelle quant \u00e0 lui fuit la confrontation. Apportant l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et humour tant par ses larmes faciles que par sa mani\u00e8re parfois maladroite de se d\u00e9placer, il fait \u00e9galement figure de th\u00e9rapeute, \u00e9coutant patiemment les complaintes des autres.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00ealant rires, doutes et subversions, la pi\u00e8ce tend vers une trag\u00e9die de l\u2019impuissance. Ne croyant plus en rien, le Dom Juan propos\u00e9 ici, conteste tout syst\u00e9matiquement en vain, refusant notamment d\u2019aimer ou encore de mourir. Ce remuant spectacle se concentre principalement sur l\u2019amoralit\u00e9 de cette figure mythique, dans le but probablement d\u2019interroger nos capacit\u00e9s d\u2019indignation et\/ou de r\u00e9fl\u00e9chir autour de la question de la libert\u00e9 absolue. D\u2019ailleurs, un singe \u00e0 lunettes fumant la pipe et r\u00e9pondant au nom de Jean-Paul Sartre fait une apparition clin d\u2019\u0153il bienvenu \u00e0 l\u2019existentialisme et au r\u00f4le qu\u2019y tient cette m\u00eame question. Une chose est certaine : \u00e0 la fin de cette ultime repr\u00e9sentation \u00e0 l\u2019Arsenic, ce festin de pierre revisit\u00e9 et particuli\u00e8rement agit\u00e9 n\u2019a pas laiss\u00e9 le public de marbre.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Deborah Strebel\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arsenic.ch\/programme\/cest-affaire-entre-le-ciel-moi\/\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>d\u2019apr\u00e8s Dom Juan de Moli\u00e8re \/ direction artistique et mise en sc\u00e8ne Christian Geffroy Schlittler \u2013 Agence Louis Fran\u00e7ois Pinagot \/ Th\u00e9\u00e2tre Arsenic \u00e0 Lausanne \/ du 13 au 18 mai 2014 \/ Critiques par Delphine Gasche et Deborah Strebel.<\/p>\n","protected":false},"author":1420,"featured_media":9695,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[31,118],"class_list":["post-4593","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-deborah-strebel","tag-delphine-gasche"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4593","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1420"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4593"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4593\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21706,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4593\/revisions\/21706"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9695"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4593"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4593"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4593"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}