{"id":4588,"date":"2014-05-15T09:29:57","date_gmt":"2014-05-15T07:29:57","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=4588"},"modified":"2025-02-10T13:50:07","modified_gmt":"2025-02-10T12:50:07","slug":"et-il","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/05\/et-il\/","title":{"rendered":"Et il n\u2019en resta plus aucun"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Et il n\u2019en resta plus aucun<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">\u00e0 partir de A. Christie \/ mise en sc\u00e8ne Robert Sandoz \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge \u00e0 Gen\u00e8ve \/ du 2 mai au 28 mai 2014 \/ Critique par Maryke Oosterhoff et Suzanne Balharry. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>2 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Maryke Oosterhoff\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maryke-oosterhoff\/\">Maryke Oosterhoff<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Peur sur les planches<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"520\" height=\"347\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/et_il_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9698\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/et_il_1.jpg 520w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/et_il_1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/et_il_1-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Marc Vanappelghem \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em><strong>Il n\u2019en restera plus aucun. Sur un \u00e9cran, implacablement, un texte d\u00e9file et annonce le tragique destin des \u00ab&nbsp;dix petits p\u00eacheurs&nbsp;\u00bb. En fond sonore, une bo\u00eete \u00e0 musique joue la comptine du c\u00e9l\u00e8bre roman d\u2019Agatha Christie, ici nouvellement r\u00e9-adapt\u00e9&nbsp;:&nbsp;<\/strong><\/em><strong>Les Dix Petits N\u00e8gres<\/strong><strong><em>. Cette obs\u00e9dante m\u00e9lodie, annonciatrice des myst\u00e9rieux meurtres, rythmera la pi\u00e8ce jusqu\u2019\u00e0 vous glacer le sang. Tous sont coupables, et ils vont payer.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lumi\u00e8re tamis\u00e9e, machine \u00e0 fum\u00e9e, inqui\u00e9tante ambiance sonore, projections fantomatiques&nbsp;: le suspens est digne des grands films noirs. Toutefois, si Robert Sandoz emprunte certains codes au cin\u00e9ma, il ne s\u2019y compla\u00eet pas. Sa langue est celle du th\u00e9\u00e2tre et elle restructure \u00e0 sa mani\u00e8re le fil des \u00e9v\u00e9nements.&nbsp;Apr\u00e8s&nbsp;un vaudeville (<em>Monsieur chasse&nbsp;!<\/em>&nbsp;qui travaillait \u00e9galement, mais par le rire, le th\u00e8me de la culpabilit\u00e9)&nbsp;et une po\u00e9tique adaptation de la bande-dessin\u00e9e&nbsp;<em>Combat Ordinaire,&nbsp;<\/em>le g\u00e9nial metteur en sc\u00e8ne neuch\u00e2telois s\u2019attaque avec audace au th\u00e9\u00e2tre policier. Si le genre est trop souvent boud\u00e9 par le th\u00e9\u00e2tre francophone, cette cr\u00e9ation a la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de le prendre au s\u00e9rieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Les com\u00e9diens (Anne-Shlomit Deonna, Philippe Soltermann, Thierry Romanens mais aussi des habitu\u00e9s du metteur en sc\u00e8ne comme Joan Mompart ou Thomas Matalou) nous \u00e9pargnent le grand-guignol et tous servent avec brio la m\u00e9canique de la pi\u00e8ce. A tout moment, un coup semble pouvoir partir. Les personnages sont forts, marqu\u00e9s, et leur sous-texte donne corps \u00e0 la froideur \u2013 recherch\u00e9e \u2013 de l\u2019espace sc\u00e9nique. \u00ab&nbsp;C\u2019\u00e9tait frustrant, je crois, pour les com\u00e9diens d\u2019avoir si peu de moyens d\u2019exprimer leur rage. Il n\u2019y a rien \u00e0 casser, m\u00eame les gobelets sont en plastique&nbsp;\u00bb rel\u00e8ve Robert Sandoz.<\/p>\n\n\n\n<p>Au milieu du plateau tr\u00f4ne un distributeur de boissons. A l\u2019int\u00e9rieur, les dix statuettes du roman disparaissent une \u00e0 une, d\u00e9comptant les morts. A l\u2019occasion, on y retrouvera \u00e9galement un revolver. \u00ab&nbsp;Vous n\u2019\u00eates pas oblig\u00e9s d\u2019avoir compris \u00e7a, s\u2019amuse le metteur en sc\u00e8ne, mais pour moi ce distributeur est un peu la version moderne du Destin. C\u2019est une machine. Une machine qui d\u00e9cide, avance et broie.&nbsp;[\u2026]&nbsp;Nous sommes dans une soci\u00e9t\u00e9 la\u00efque et nous avons d\u00fb cr\u00e9er nos propres principes. Nous ne nous sommes pas lib\u00e9r\u00e9s de la culpabilit\u00e9, mais nous n\u2019avons pas encore invent\u00e9 d\u2019\u00e9quivalent au pardon chr\u00e9tien. Je ne suis pas pour un retour en arri\u00e8re, mais cela m\u2019interroge. \u00bb R\u00e9pondant avec patience aux questions du public rest\u00e9 dans la salle, il explique encore&nbsp;: \u00ab&nbsp;La repr\u00e9sentation de la mort a \u00e9t\u00e9 si longtemps prohib\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre\u2026 C\u2019\u00e9tait important pour moi de varier les mani\u00e8res de la mettre en sc\u00e8ne. De passer de la suggestion au r\u00e9alisme. Et ce qui est incroyable avec les morts au th\u00e9\u00e2tre, c\u2019est qu\u2019\u00e0 la fin, ils ressuscitent pour les saluts.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame si, comme moi, vous aviez auparavant lu le roman, courez \u00e0 Carouge. L\u2019exp\u00e9rience va au-del\u00e0 qu\u2019une partie de Cluedo et il y a une \u00e9trange jouissance \u00e0 se laisser prendre au pi\u00e8ge de la sc\u00e9nographie, alors m\u00eame que l\u2019on en conna\u00eet l\u2019issue.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>2 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Maryke Oosterhoff\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/maryke-oosterhoff\/\">Maryke Oosterhoff<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>2 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Suzanne Balharry\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/suzanne-balharry\/\">Suzanne Balharry<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le plaisir de l\u2019appr\u00e9hension<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"520\" height=\"347\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/et_il_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9698\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/et_il_1.jpg 520w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/et_il_1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/05\/et_il_1-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 520px) 100vw, 520px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Marc Vanappelghem \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Et vous, quand vous allez voir un roman policier au th\u00e9\u00e2tre, vous vous attendez \u00e0 quoi&nbsp;? Du suspens&nbsp;? De la tension&nbsp;? Une enqu\u00eate pleine de rebondissements&nbsp;? L\u2019adaptation de Robert Sandoz marie les ingr\u00e9dients de la recette d\u2019Agatha Christie avec justesse, \u00e0 sa sauce, et plonge le spectateur dans une angoisse d\u00e9lectable. Elle propose un thriller gla\u00e7ant o\u00f9 l\u2019on se m\u00e9fie de tout et de tous. C\u2019est meilleur qu\u2019au cin\u00e9ma.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai jamais lu les&nbsp;<em>Dix Petits N\u00e8gres<\/em>&nbsp;et je d\u00e9couvre donc toute l\u2019intrigue sur sc\u00e8ne&nbsp;: suite \u00e0 une myst\u00e9rieuse invitation, dix anglais pensent passer de petites vacances sur une \u00eele. Ils se retrouvent alors coinc\u00e9s dans une maison isol\u00e9e et sont peu \u00e0 peu assassin\u00e9s un par un. Qui est le coupable&nbsp;? Je n\u2019en perds pas une goutte et le public autour de moi semble tout aussi absorb\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant la plupart des gens ont lu ce polar et il est entendu que ce n\u2019est pas un chef-d\u2019\u0153uvre. Agatha Christie fut dans les ann\u00e9es&nbsp;1940 une auteure novatrice avec une recette qui fonctionnait, \u00e0 l\u2019origine de 86&nbsp;romans et 20&nbsp;adaptations th\u00e9\u00e2trales et cin\u00e9matographiques. Le huit clos&nbsp;<em>whodunit<\/em>&nbsp;prend simplement son lecteur aux tripes. Sandoz d\u00e9cide donc de choisir cette histoire-l\u00e0 pour s\u2019atteler au genre policier, trop peu pr\u00e9sent selon lui sur la sc\u00e8ne suisse.<\/p>\n\n\n\n<p>Une adaptation sous forme de pi\u00e8ce, \u00e9crite par l\u2019auteure elle-m\u00eame, existe d\u00e9j\u00e0, mais elle est tr\u00e8s marqu\u00e9e par les possibilit\u00e9s du th\u00e9\u00e2tre des ann\u00e9es&nbsp;40 et Sandoz d\u00e9cide donc d\u2019en faire une nouvelle. Il explique que dans un premier temps l\u2019\u00e9criture le fait r\u00e9aliser que malgr\u00e9 la vivacit\u00e9 des dialogues entre les personnages, ils sont peu d\u00e9velopp\u00e9s. Mais il d\u00e9couvre en travaillant le texte avec les com\u00e9diens que les \u00e9changes entre eux, bien qu\u2019ils n\u2019effacent pas le c\u00f4t\u00e9 tr\u00e8s typ\u00e9 des caract\u00e8res, est une mati\u00e8re pour la construction d\u2019une \u00e9nergie commune.<\/p>\n\n\n\n<p>Sandoz s\u2019applique \u00e9galement \u00e0 rendre tous les lieux du roman dans un seul dispositif sc\u00e9nique sur deux niveaux. Chaque chambre de l\u2019h\u00f4tel, chaque terrasse, les falaises de l\u2019\u00eele et la mer elle-m\u00eame sont repr\u00e9sent\u00e9es dans un m\u00eame d\u00e9cor. Des projections accompagnent les moments o\u00f9 la folie gagne les personnages et rythment la pi\u00e8ce. Elles se veulent parfois un peu trop symboliques, repr\u00e9sentant la culpabilit\u00e9 et le pass\u00e9 qui hantent les personnage, mais donnent des indices sur la suite de l\u2019histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Sandoz explique qu\u2019il d\u00e9sirait ajouter un c\u00f4t\u00e9 po\u00e9tique au style tr\u00e8s factuel du roman, ce qui reste peu flagrant mais est paradoxalement visible dans l\u2019importance donn\u00e9e dans le d\u00e9cor \u00e0 un distributeur de boissons. Celui-ci se dresse au centre de la sc\u00e8ne et fournit peu \u00e0 peu tous les accessoires n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019intrigue. Les protagonistes sont ainsi livr\u00e9s non seulement au meurtrier inconnu mais aussi \u00e0 la repr\u00e9sentation par cette machine de l\u2019inexorabilit\u00e9 de leur destin\u00e9e, indiff\u00e9rente au drame qu\u2019ils vivent.<\/p>\n\n\n\n<p>La troupe nous guide \u00e0 travers le polar avec une bande son obs\u00e9dante, digne de Hitchcock, et une aisance qui semble r\u00e9v\u00e9ler leur complicit\u00e9. La plupart des com\u00e9diens ont en effet d\u00e9j\u00e0 travaill\u00e9 avec Robert Sandoz, notamment dans son excellente adaptation de la bande dessin\u00e9e&nbsp;<em>Le Combat ordinaire<\/em>&nbsp;de Manu Larcenet. Si cette adaptation des&nbsp;<em>Dix Petits N\u00e8gres<\/em>&nbsp;reste proche du roman policier original, quand les personnages vivants se rar\u00e9fient sur la sc\u00e8ne on se prend \u00e0 regretter que la fin s\u2019approche et que l\u2019on ne puisse pas encore rester deux heures dans cette d\u00e9licieuse angoisse. A vous de faire l\u2019exp\u00e9rience au Th\u00e9\u00e2tre de Carouge jusqu\u2019au 28 mai.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>2 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Suzanne Balharry\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/suzanne-balharry\/\">Suzanne Balharry<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.tcag.ch\/reserver\/et-il-nen-resta-plus-aucun.html\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00e0 partir de A. Christie \/ mise en sc\u00e8ne Robert Sandoz \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge \u00e0 Gen\u00e8ve \/ du 2 mai au 28 mai 2014 \/ Critique par Maryke Oosterhoff et Suzanne Balharry.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9698,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,7],"tags":[26,36],"class_list":["post-4588","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-carouge","tag-maryke-oosterhoff","tag-suzanne-balharry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4588","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4588"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4588\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21708,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4588\/revisions\/21708"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9698"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4588"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4588"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4588"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}