{"id":4372,"date":"2014-05-01T10:02:46","date_gmt":"2014-05-01T08:02:46","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=4372"},"modified":"2025-02-10T13:51:11","modified_gmt":"2025-02-10T12:51:11","slug":"on-a-promis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/05\/on-a-promis\/","title":{"rendered":"On a promis de ne pas vous toucher"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">On a promis de ne pas vous toucher<\/h2>\n\n\n<p>\u00e0 partir de G. Bataille \/ mise en sc\u00e8ne Aur\u00e9lien Patouillard \u2013 Zooscope \/ <span style=\"color: #c0c0c0\">du 9 au 19 avril 2014 au Th\u00e9\u00e2tre Les Halles de Sierre \/<\/span> du 7 au 11 mai au Th\u00e9\u00e2tre Arsenic \u00e0 Lausanne \/ Critiques par Jehanne Denogent, Deborah Strebel et Aline Kohler.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>1 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Contes de l\u2019\u00e9rotisme ordinaire<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"188\" height=\"268\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9686\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_1.jpg 188w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_1-119x170.jpg 119w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_1-140x200.jpg 140w\" sizes=\"auto, (max-width: 188px) 100vw, 188px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Aur\u00e9lien Patouillard<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>En r\u00e9action au titre provocateur de la derni\u00e8re cr\u00e9ation d\u2019Aur\u00e9lien Patouillard,&nbsp;<\/em>On a promis de ne pas vous toucher<em>, la tentation est grande d\u2019en douter, de se pr\u00eater pourtant au jeu et de risquer de se sentir touch\u00e9. Avis aux spectateurs t\u00e9m\u00e9raires : \u00e0 essayer !<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est-ce que l\u2019\u00e9rotisme ? Il demeure peut-\u00eatre dans son propre myst\u00e8re. Magique et fragile, il ne r\u00e9siste pas longtemps aux coups que lui porte l\u2019intelligence pour le comprendre. D\u00e8s lors, comment poser la question de l\u2019\u00e9rotisme sans qu\u2019il ne s\u2019\u00e9tiole? Il est peut-\u00eatre judicieux de le faire au th\u00e9\u00e2tre, exp\u00e9rience qui m\u00eale la pr\u00e9sence des com\u00e9diens, des autres, de soi. Le succ\u00e8s du d\u00e9sir, comme celui d\u2019une pi\u00e8ce, repose sur quelque chose de tr\u00e8s simple et pourtant d\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Dans&nbsp;<em>On a promis de ne pas vous toucher<\/em>, dont la premi\u00e8re a eu lieu mercredi au Th\u00e9\u00e2tre Les Halles \u00e0 Sierre, le metteur en sc\u00e8ne Aur\u00e9lien Patouillard sugg\u00e8re avec pudeur, humour et \u00e9l\u00e9gance les contours de la sensualit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Sentir, effleurer, entendre son propre souffle ou celui des autres, fr\u00f4ler, percevoir une odeur, croiser un regard. Il n\u2019est pas question de piquer un somme dans l\u2019obscurit\u00e9 et l\u2019anonymat du dernier rang. Parler \u00e9rotisme m\u00e8ne peut-\u00eatre simplement \u00e0 sentir sa propre pr\u00e9sence parmi celle des autres. Le spectacle est sur sc\u00e8ne, le public aussi. Acteurs et spectateurs, chacun est install\u00e9 sur une chaise \u00e0 roulettes tournant \u00e0 360\u00b0. Pour ne pas risquer l\u2019accident, il faut \u00eatre attentif \u00e0 ce qui se passe derri\u00e8re son \u00e9paule, \u00e0 droite de son genou, au niveau des orteils de son pied gauche. C\u2019est aussi une exp\u00e9rience ludique que de glisser, tourbillonner, pousser (gentiment) son voisin. Autant de rires pour combattre la g\u00eane de parler de sexualit\u00e9. Le spectacle se vit ensemble, chaque soir renouvel\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Un signe discret d\u2019approcher, une mine timide, et l\u2019histoire est livr\u00e9e \u00e0 demi-ton, simplement, savour\u00e9e encore une fois. Ce ne sont pas des exploits sexuels ou des fantasmes grandiloquents mais les r\u00e9cits \u00e9tranges du d\u00e9sir ordinaire, qui peut na\u00eetre de mains plong\u00e9es dans l\u2019eau b\u00e9nite, des d\u00e9guisements amusants de deux enfants ou de l\u2019humidit\u00e9 visqueuse du blanc d\u2019\u0153uf. Cinq acteurs, au jeu naturel et malicieux, livrent les aveux parfois ridicules mais toujours tr\u00e8s sinc\u00e8res des \u00e9mois du corps, dont la repr\u00e9sentation tend \u00e0 \u00eatre aplanie par certains mythes. Le texte est inspir\u00e9 des \u00e9crits de Georges Bataille, qui r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 la possibilit\u00e9 de vivre librement une sexualit\u00e9 marginale. Cette mise en sc\u00e8ne embrasse le d\u00e9licieux grotesque qui fit scandale dans les ann\u00e9es de parution de ces livres, sans jamais s\u2019y complaire toutefois. Envelopp\u00e9s d\u2019une robe en boyaux ou rampant, lubriques, sur le sol, les acteurs restent toujours humbles, porteurs d\u2019une sensualit\u00e9 sans artifice.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019est-ce que l\u2019\u00e9rotisme ? Ce qu\u2019on ne conna\u00eet pas encore. Ce qui se passe dans l\u2019imm\u00e9diat d\u2019une salle, d\u2019une ronde de chaises, dans le chuchotement d\u2019une voix \u2013\u00ab embrassez-moi \u00bb, ou dans l\u2019appui d\u2019un regard. La pi\u00e8ce se construit par la recherche et la multiplication de pistes qui, pas toujours unifi\u00e9es, laissent pourtant la certitude que l\u2019\u00e9rotisme est ce qui s\u2019exp\u00e9rimente. Heureux est le spectateur : la r\u00e9ponse est dans ce qu\u2019il \u00e9prouve !<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>1 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jehanne-denogent\/\">Jehanne Denogent<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>1 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019\u00e9rotisme en Bataille<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1200\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9689\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_4.jpg 1200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_4-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_4-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_4-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_4-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_4-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Fabienne Degoumois<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Troublante exploration collective des potentialit\u00e9s de la notion d\u2019\u00e9rotisme,&nbsp;<\/em>On a promis de ne pas vous toucher<em>&nbsp;parvient \u00e0 traiter sans vulgarit\u00e9 ni lubricit\u00e9 de volupt\u00e9 et de sensualit\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019exp\u00e9rience commence dans une antichambre aux lumi\u00e8res tamis\u00e9es. Des chaises et des tables munies de photophores ornent ce petit espace. Le d\u00e9cor rappelle celui des cabarets. Aur\u00e9lien Patouillard, le metteur en sc\u00e8ne, v\u00eatu tout en noir, dont la chemise se ferme par un col de pr\u00eatre, invite les spectateurs \u00e0 se confesser \u2013 autrement dit, \u00e0 inscrire sur un bout de papier des objets ou des choses qui leur semblent, a priori, \u00e9rotiques. Dans cette ambiance intimiste, il invite \u00e9galement son public \u00e0 se d\u00e9tendre en buvant un verre de vin ou en d\u00e9gustant un morceau de chocolat. Une fois cette originale eucharistie achev\u00e9e, le public peut se rendre sur le plateau.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir parcouru un chemin sombre et labyrinthique, il arrive enfin sur sc\u00e8ne. Des chaises \u00e0 roulettes sont dispos\u00e9es au centre. Une lumi\u00e8re rouge vif \u2013 qui \u00e9voque la luxure ou les vitrines des quartiers chauds de la capitale hollandaise \u2013 \u00e9claire cette pi\u00e8ce rectangulaire. Un peu d\u00e9rout\u00e9s, les spectateurs s\u2019installent. Les premiers \u00e9changes de regards ont lieu, accompagn\u00e9s de nombreuses interrogations : \u00ab Que doit-on faire ? O\u00f9 sont les com\u00e9diens ? Quand est-ce que le spectacle va d\u00e9buter ? \u00bb. Ignorant ce qui va suivre, chacun cherche une r\u00e9ponse dans les yeux de son voisin. Nul ne se doute que de possibles rapprochements vont se pr\u00e9senter.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout au long du spectacle en effet, une proximit\u00e9 entre les spectateurs mais aussi entre les acteurs et le public va progressivement s\u2019installer. Comme s\u2019il fallait n\u00e9cessairement cr\u00e9er une certaine intimit\u00e9 entre l\u2019ensemble des participants pour aborder le th\u00e8me de l\u2019\u00e9rotisme. Car c\u2019est bien de cela qu\u2019il s\u2019agit. La compagnie Zooscope a choisi de chercher une d\u00e9finition de cette notion si compliqu\u00e9e \u00e0 cerner, qui, selon Aur\u00e9lien Patouillard, reste un myst\u00e8re m\u00eame dans une soci\u00e9t\u00e9 lib\u00e9rale comme la n\u00f4tre. Pour cela, des \u00e9crits de Georges Bataille ont \u00e9t\u00e9 choisis comme point de d\u00e9part \u00e0 la r\u00e9flexion, dont&nbsp;<em>L\u2019Erotisme<\/em>,&nbsp;<em>L\u2019Exp\u00e9rience int\u00e9rieure<\/em>,&nbsp;<em>Madame Edwarda<\/em>,&nbsp;<em>L\u2019Anus solaire<\/em>, ou encore&nbsp;<em>Le Souverain<\/em>. N\u00e9anmoins, le texte qui semble \u00eatre le v\u00e9ritable fil conducteur de cette m\u00e9ditation autour de l\u2019\u00e9rotisme est&nbsp;<em>Histoire de l\u2019\u0153il<\/em>. Ce r\u00e9cit \u00e9dit\u00e9 clandestinement en 1928, sign\u00e9 sous le pseudonyme \u00ab Lord Auch \u00bb, \u00e9voque, parfois de mani\u00e8re crue, les exp\u00e9riences sexuelles de deux adolescents. Des passages entiers, voire des chapitres complets sont cit\u00e9s, et quelques images embl\u00e9matiques issues du roman sont rejou\u00e9es. Une jeune femme s\u2019assied ainsi dans une assiette de lait, tout comme le personnage de Simone dans l\u2019incipit. Mais alors que la cocasse sc\u00e8ne de l\u2019assiette ouvre le r\u00e9cit chez Bataille, elle appara\u00eet ici \u00e0 la fin du spectacle. Motif incontournable du r\u00e9cit, l\u2019\u0153il est \u00e9galement omnipr\u00e9sent. Il est d\u00e9clin\u00e9, par associations d\u2019id\u00e9es, tout au long de la performance. Sa forme ovale \u00e9voque tant\u00f4t l\u2019\u0153uf, tant\u00f4t le soleil.<\/p>\n\n\n\n<p>Non pas r\u00e9cit lin\u00e9aire mais plut\u00f4t succession d\u2019exp\u00e9riences autour d\u2019une th\u00e9matique, le spectacle plonge le public dans diff\u00e9rentes ambiances parfois sensuelles, parfois troublantes, souvent surprenantes. Les com\u00e9diens se livrent corps et \u00e2me au service de ce processus de multiplication des sensations. Dans ce contexte, un homme portant un zenta\u00ef peut vous effrayer en surgissant d\u00e9licatement dans la p\u00e9nombre, et quelqu\u2019un peut, \u00e0 tout moment, s\u2019approcher de vous pour vous susurrer \u00e0 l\u2019oreille une histoire \u00e9rotique.<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9r\u00e9grination alliant interrogation et plaisir,&nbsp;<em>On a promis de ne pas vous toucher<\/em>&nbsp;parvient \u00e0 toucher le c\u0153ur des spectateurs en \u00e9tablissant \u00e9l\u00e9gamment une grande et enivrante complicit\u00e9. Un d\u00e9concertant mais tr\u00e8s agr\u00e9able moment de partage \u00e0 exp\u00e9rimenter jusqu\u2019au 19 avril au Th\u00e9\u00e2tre Les Halles \u00e0 Sierre.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>1 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>1 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/aline-kohler\/\">Aline Kohler<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019\u00e9rotisme sans d\u00e9tour<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"188\" height=\"268\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9686\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_1.jpg 188w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_1-119x170.jpg 119w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/on_a_promis_1-140x200.jpg 140w\" sizes=\"auto, (max-width: 188px) 100vw, 188px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Aur\u00e9lien Patouillard<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Aur\u00e9lien Patouillard et sa Compagnie Zooscope convient sur sc\u00e8ne l\u2019\u00e9rotisme, sujet d\u2019ordinaire soigneusement conserv\u00e9 \u00e0 l\u2019ombre de la sph\u00e8re priv\u00e9e, dans un spectacle d\u00e9cal\u00e9 et surprenant. D\u00e9rangeant et plaisant \u00e0 la fois,&nbsp;<\/em>On a promis de ne pas vous toucher<em>&nbsp;offre au public une v\u00e9ritable exp\u00e9rience th\u00e9\u00e2trale.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette critique ne vous r\u00e9v\u00e8lera rien.&nbsp;<em>On a promis de ne pas vous toucher<\/em>&nbsp;est le genre de spectacle dont il ne faut rien raconter, sous peine de g\u00e2cher l\u2019aventure. Non, votre curiosit\u00e9 ne sera d\u00e9finitivement pas satisfaite ici : rendez-vous au th\u00e9\u00e2tre pour l\u2019assouvir vous-m\u00eames. Pour les plus frileux, une br\u00e8ve relecture du titre suffira peut-\u00eatre \u00e0 vous rassurer :&nbsp;<em>On a promis de ne pas vous toucher<\/em>. Promesse tenue \u2013 physiquement du moins.<\/p>\n\n\n\n<p>Aur\u00e9lien Patouillard peut en revanche se f\u00e9liciter d\u2019ouvrir une r\u00e9elle fen\u00eatre sur l\u2019\u00e9rotisme. Le discours explicite \u2013 inspir\u00e9 entre autres de textes \u00e9rotiques et transgressifs de l\u2019\u00e9crivain fran\u00e7ais Georges Bataille \u2013, est mis en sc\u00e8ne avec originalit\u00e9 et interpr\u00e9t\u00e9&nbsp;avec franchise par quatre com\u00e9diens au jeu enti\u00e8rement assum\u00e9. L\u2019aspect direct et d\u00e9complex\u00e9 pourrait bousculer quelques \u00e2mes sensibles, mais il permet avant tout \u00e0 chacun et chacune d\u2019interroger son rapport \u00e0 la sexualit\u00e9. La pi\u00e8ce elle-m\u00eame ne porte aucun jugement, laissant les spectateurs avec leurs propres r\u00e9flexions.<\/p>\n\n\n\n<p><em>On a promis de ne pas vous toucher<\/em>&nbsp;est une exploration sans interruption. On entre dans le th\u00e9\u00e2tre et on d\u00e9couvre. La pi\u00e8ce est faite d\u2019attentes, de questionnements, d\u2019\u00e9motions. Plus le spectacle avance, plus le public se demande \u00e0 quelle sauce il va \u00eatre mang\u00e9. Et m\u00eame apr\u00e8s le salut, il h\u00e9site \u00e0 croire que la performance est bel et bien termin\u00e9e. L\u2019essence m\u00eame de ce spectacle est la surprise. Vous serez \u00e9tonn\u00e9s, ahuris, d\u00e9contenanc\u00e9s, \u00e9merveill\u00e9s. Vous ne serez pas d\u00e9\u00e7us.<\/p>\n\n\n\n<p>Que vous appr\u00e9ciez ou pas,&nbsp;<em>On a promis de ne pas vous toucher<\/em>&nbsp;vous fera vivre une exp\u00e9rience. Des \u00e9motions, des histoires, vous en aurez. Votre propre histoire pourra m\u00eame s\u2019y m\u00ealer. Et c\u2019est ce que le th\u00e9\u00e2tre a de plus beau \u00e0 nous offrir : du v\u00e9cu. Pour mieux nous faire r\u00e9fl\u00e9chir, avancer et \u00e9voluer.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>1 mai 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/aline-kohler\/\">Aline Kohler<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.arsenic.ch\/programme\/promis-de-ne-pas-vous-toucher\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00e0 partir de G. Bataille \/ mise en sc\u00e8ne Aur\u00e9lien Patouillard \u2013 Zooscope \/ du 9 au 19 avril 2014 au Th\u00e9\u00e2tre Les Halles de Sierre \/ du 7 au 11 mai au Th\u00e9\u00e2tre Arsenic \u00e0 Lausanne \/ Critiques par Jehanne Denogent, Deborah Strebel et Aline Kohler.<\/p>\n","protected":false},"author":1420,"featured_media":9689,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,14],"tags":[25,31,22],"class_list":["post-4372","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-les-halles","tag-aline-kohler","tag-deborah-strebel","tag-jehanne-denogent"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4372","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1420"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4372"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4372\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21628,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4372\/revisions\/21628"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9689"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4372"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4372"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4372"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}