{"id":4332,"date":"2014-04-08T08:38:10","date_gmt":"2014-04-08T06:38:10","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=4332"},"modified":"2025-02-10T13:52:23","modified_gmt":"2025-02-10T12:52:23","slug":"made","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/04\/made\/","title":{"rendered":"Made in China"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Made in China<\/h2>\n\n\n<p>de Thierry Debroux \/ mise en sc\u00e8ne Didier Kerckaert \/ Th\u00e9\u00e2tre du Passage \u00e0 Neuch\u00e2tel \/ 3 avril \/ Critiques par Sabrina Roh et Jonas Guyot.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 avril 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sabrina-roh\/\">Sabrina Roh<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Derri\u00e8re le beauf, la faille<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1193\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/2-Made-in-China-04-\u220f-Lucas-Castellin.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9679\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/2-Made-in-China-04-\u220f-Lucas-Castellin.jpg 1193w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/2-Made-in-China-04-\u220f-Lucas-Castellin-250x168.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/2-Made-in-China-04-\u220f-Lucas-Castellin-298x200.jpg 298w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/2-Made-in-China-04-\u220f-Lucas-Castellin-768x515.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/2-Made-in-China-04-\u220f-Lucas-Castellin-1024x687.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/2-Made-in-China-04-\u220f-Lucas-Castellin-624x418.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1193px) 100vw, 1193px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Lucas Castellin<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>A l\u2019heure o\u00f9 l\u2019on parle d\u00e9croissance et o\u00f9 le capitalisme est parfois remis en question, Didier Kerckaert met en sc\u00e8ne&nbsp;<\/em>Made in China<em>. Une pi\u00e8ce actuelle qui critique la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9conomique par le biais du rire et du cynisme.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Des sinogrammes, \u00e0 l\u2019image des indices boursiers, d\u00e9filent \u00e0 toute allure sur des murs qui s\u2019av\u00e8rent \u00eatre en carton. Cette profusion de signes, associ\u00e9e \u00e0 la d\u00e9marche nerveuse des com\u00e9diens qui arpentent l\u2019espace sc\u00e9nique dans la p\u00e9nombre, \u00e9voque le rythme de vie infernal des traders. Puis c\u2019est sur ce qui semble \u00eatre une salle de conf\u00e9rence que les projecteurs se tournent. Tout est aseptis\u00e9 : des chaussures cir\u00e9es des employ\u00e9s aux chaises design align\u00e9es de mani\u00e8re quasi obsessionnelle. Rien ne d\u00e9passe mais pourtant tout risque de s\u2019\u00e9crouler.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est justement cette pseudo-stabilit\u00e9 \u00e9conomique que Thierry Debroux, com\u00e9dien, dramaturge et metteur en sc\u00e8ne dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019INSAS, a souhait\u00e9 illustrer dans son texte&nbsp;<em>Made in China<\/em>. Trois cadres d\u2019une entreprise condamn\u00e9e \u00e0 la d\u00e9localisation sont mis en comp\u00e9tition. Le v\u00e9ritable combat de coqs, orchestr\u00e9 par la directrice des ressources humaines aussi sexy que cynique, d\u00e9terminera lequel des employ\u00e9s aura la chance de partir \u00e0 Shanga\u00ef. Quant aux autres, ils risquent fortement le licenciement. Didier Kerckaert s\u2019est empar\u00e9 de cette histoire qui d\u00e9peint la fragilit\u00e9 et la perversit\u00e9 d\u2019une entreprise lambda. Com\u00e9dien form\u00e9 \u00e0 l\u2019Ecole Sup\u00e9rieure d\u2019Art Dramatique du Th\u00e9\u00e2tre National de Strasbourg sous la direction de Jean-Pierre Vincent, il d\u00e9bute dans le domaine de la cr\u00e9ation et de la programmation en 1993 en fondant le Th\u00e9\u00e2tre d\u2019octobre. Il met surtout en sc\u00e8ne des textes contemporains comme&nbsp;<em>Les Voisins<\/em>&nbsp;de Michel Vinaver, ou encore&nbsp;<em>La Force de tuer<\/em>&nbsp;de Lars Noren. Dans&nbsp;<em>Made in China<\/em>, Didier Kerckaert r\u00e9ussit, par le d\u00e9cor d\u2019abord, \u00e0 mettre en \u00e9vidence l\u2019instabilit\u00e9 du syst\u00e8me \u00e9conomique et des entreprises qui en d\u00e9pendent. En effet, autour des employ\u00e9s tir\u00e9s \u00e0 quatre \u00e9pingles et des accessoires sobres et \u00e9pur\u00e9s, des murs faits de bo\u00eetes en cartons font office de structure. Une structure bancale qui menace \u00e0 tout moment de s\u2019\u00e9crouler et d\u2019engloutir les employ\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme dans une v\u00e9ritable ar\u00e8ne, les gladiateurs du commerce se battent sous le regard s\u00e9v\u00e8re de la DRH, incarn\u00e9e avec brio par Sophie Bourdon. A plusieurs reprises, sa position dominante en bout de table rappelle une c\u00e9l\u00e9brissime sc\u00e8ne tarantinesque : dans&nbsp;<em>Kill Bill<\/em>, une femme japonaise use de son autorit\u00e9 sur un groupe d\u2019hommes qui n\u2019a pas son mot \u00e0 dire. Quelqu\u2019un finira-t-il aussi avec la t\u00eate tranch\u00e9e dans&nbsp;<em>Made in China<\/em>&nbsp;? Cette blonde sulfureuse qui appr\u00e9hende la vie \u00e0 travers le prisme de la carri\u00e8re op\u00e8re une grande pression sur les employ\u00e9s, et notamment un certain Philippe, un cadre exemplaire et anxieux. Les mimiques du com\u00e9dien, d\u2019une grande subtilit\u00e9, traduisent un malaise constant qu\u2019il tente parfois de surpasser gr\u00e2ce \u00e0 de soudains acc\u00e8s de motivation. A moins que cela ne soit de la folie ? Il est alors difficile de trancher: Philippe est constamment sur la br\u00e8che.<\/p>\n\n\n\n<p>La tension de la pi\u00e8ce repose sur cette relation dominant\/domin\u00e9 que les personnages de la directrice des ressources humaines et de Philippe incarnent de fa\u00e7on caricaturale mais convaincante. La menace du sitcom \u00e9tait grande mais la complexit\u00e9 des personnages permet de la d\u00e9jouer. En effet, tous ont une faille qu\u2019ils n\u2019osent avouer. Tout comme dans les confessionnaux des \u00e9missions de t\u00e9l\u00e9-r\u00e9alit\u00e9 actuelles, ils se confient dans une vid\u00e9o projet\u00e9e sur les murs en carton alors que sur sc\u00e8ne, les com\u00e9diens miment le mal-\u00eatre des personnages. Les trois Fran\u00e7ais moyens, pleins d\u2019orgueil et de fiert\u00e9, laissent donc leur \u00ab autre moi \u00bb parler \u00e0 leur place. L\u2019id\u00e9e est brillante mais alors que le texte de Thierry Debroux ne tombe jamais dans le pathos et donne une part importante \u00e0 l\u2019humour, ce syst\u00e8me de d\u00e9tachement du moi par l\u2019interm\u00e9diaire de la vid\u00e9o apporte une touche un peu surfaite. On retiendra surtout le jeu simple et efficace des com\u00e9diens qui r\u00e9ussit \u00e0 faire rire tout en donnant une teinte grandement cynique \u00e0 la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 avril 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sabrina-roh\/\">Sabrina Roh<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 avril 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-guyot\/\">Jonas Guyot<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Welcome to Shanghai<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1193\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/4-Made-in-China-07-\u220f-Fabien-Debrabandere.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9681\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/4-Made-in-China-07-\u220f-Fabien-Debrabandere.jpg 1193w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/4-Made-in-China-07-\u220f-Fabien-Debrabandere-250x168.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/4-Made-in-China-07-\u220f-Fabien-Debrabandere-298x200.jpg 298w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/4-Made-in-China-07-\u220f-Fabien-Debrabandere-768x515.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/4-Made-in-China-07-\u220f-Fabien-Debrabandere-1024x687.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/04\/4-Made-in-China-07-\u220f-Fabien-Debrabandere-624x418.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1193px) 100vw, 1193px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Fabien Debrabandere<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Made in China<em>&nbsp;est une fable qui pr\u00e9sente l\u2019une des facettes de la mondialisation. Dans une entreprise rachet\u00e9e par les Chinois, une directrice des ressources humaines est engag\u00e9e pour choisir, parmi trois cadres, lequel s\u2019envolera pour Shanghai. Entre manipulation, abus de pouvoir et harc\u00e8lement, le texte de Thierry Debroux d\u00e9peint avec cynisme et humour noir les luttes qui animent le monde du travail dans les grandes entreprises.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Des signes chinois sont projet\u00e9s sur trois panneaux de carton ; ils d\u00e9filent \u00e0 toutes vitesse et dans tous les sens. Une musique asiatique au rythme endiabl\u00e9 accompagne ces projections ; \u00ab Bienvenue \u00e0 Shanghai ! \u00bb. Bien que toute la pi\u00e8ce se d\u00e9roule en France, la m\u00e9gapole chinoise ne cesse d\u2019\u00eatre un leitmotiv dans le texte comme dans le d\u00e9cor. Cette omnipr\u00e9sence cr\u00e9e un sentiment d\u2019angoisse qui accompagne tout changement. La pi\u00e8ce s\u2019ouvre avec un dialogue entre Philippe, Jacques et Nicolas. Tr\u00e8s vite les trois cadres r\u00e9v\u00e8lent leur personnalit\u00e9. Philippe est un homme discret et terriblement angoiss\u00e9 ; Jacques, la cinquantaine, ne supporte pas l\u2019injustice mais reste pragmatique. Nicolas est un jeune homme ambitieux, qui semble multiplier les conqu\u00eates f\u00e9minines au sein de l\u2019entreprise. Bien que ces personnages soient l\u00e9g\u00e8rement caricaturaux, Thierry Debroux \u00e9chappe aux facilit\u00e9s. Son texte contient des monologues int\u00e9rieurs, qui r\u00e9v\u00e8lent les doutes des personnages vis-\u00e0-vis du syst\u00e8me dans lequel ils \u00e9voluent, ce qui les \u00e9loigne des types de carri\u00e9ristes calculateurs et d\u00e9nu\u00e9s d\u2019\u00e9tats d\u2019\u00e2me.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019ali\u00e9nation de la vie priv\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 l\u2019omnipr\u00e9sence du travail dans l\u2019existence de ces trois individus, leur vie priv\u00e9e se r\u00e9v\u00e8le peu \u00e0 peu. La mise en sc\u00e8ne de Didier Kerckaert montre admirablement la difficult\u00e9 de vivre une vie priv\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un travail envahissant. Un petit film mettant en sc\u00e8ne chaque personnage dans son intimit\u00e9 est projet\u00e9 sur les panneaux. Le contraste de l\u2019image est tr\u00e8s accentu\u00e9 de sorte qu\u2019elle manque de nettet\u00e9, comme si ces petits monologues int\u00e9rieurs s\u2019effa\u00e7aient devant la charge du travail. Philippe parle du mutisme de sa fille et de l\u2019incapacit\u00e9 qu\u2019il ressent \u00e0 \u00e9tablir le dialogue avec elle. Jacques promet \u00e0 sa d\u00e9funte \u00e9pouse qu\u2019il obtiendra le poste de cadre \u00e0 Shanghai pour se racheter de son absence lors de sa mort. Quant \u00e0 Nicolas, il r\u00e9p\u00e8te en boucle des paroles destin\u00e9es \u00e0 sa compagne et coll\u00e8gue Sophie, qui est enceinte de lui. Dans l\u2019\u00e9vocation de leur vie intime, le travail entre toujours en interf\u00e9rence. Si Philippe n\u2019arrive pas \u00e0 parler avec sa fille, c\u2019est en raison de son travail, qui accapare peu \u00e0 peu son int\u00e9riorit\u00e9. Jacques a sacrifi\u00e9 son mariage pour son activit\u00e9 professionnelle et Nicolas tente de trouver un \u00e9quilibre entre sa future paternit\u00e9 et ses ambitions professionnelles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019omnipr\u00e9sence des rapports de force<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Plus que le travail lui-m\u00eame, le sujet central de cette pi\u00e8ce est en r\u00e9alit\u00e9 le pouvoir, qui installe des rapports de force entre les trois cadres, mais \u00e9galement entre eux et la DRH. A travers des exercices, plus humiliants les uns que les autres, elle incarne les pleins pouvoirs de l\u2019entreprise et la soumission de ses employ\u00e9s. Lorsqu\u2019elle demande \u00e0 Jacques de chanter \u00ab \u00c7a plane pour moi \u00bb de Plastique Bertrand, le ridicule atteint son paroxysme. En acceptant l\u2019exercice, Jacques se place en situation d\u2019inf\u00e9riorit\u00e9 et affirme sa docilit\u00e9. Malgr\u00e9 quelques r\u00e9ticences, les trois personnages vont participer, tout au long de la pi\u00e8ce, \u00e0 tous ces exercices qui leur seront impos\u00e9s. La DRH \u00e9value ainsi leur capacit\u00e9 \u00e0 ob\u00e9ir et teste les limites de leurs ambitions tout en cr\u00e9ant de la comp\u00e9tition entre eux. Malgr\u00e9 la rigidit\u00e9 et la cruaut\u00e9 qui \u00e9mane de cette figure, le texte de Thierry Debroux, ne manque pas d\u2019humour. L\u2019enthousiasme exag\u00e9r\u00e9 de cette femme vis-\u00e0-vis du syst\u00e8me qu\u2019elle d\u00e9fend suscite le rire. Son attitude cynique et l\u2019indiff\u00e9rence qu\u2019elle porte \u00e0 Philippe, Jacques et Nicolas sont ici les principaux ressorts du comique.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne le personnage de la DRH, pour laquelle la voix de Shanghai est une \u00ab drogue dure \u00bb, on se demande si elle est \u00e9galement une victime de la mondialisation, ou si elle a r\u00e9ussi \u00e0 tirer son \u00e9pingle du jeu en adoptant l\u2019attitude que l\u2019on attendait d\u2019elle ? La r\u00e9ponse semble bien se trouver dans un bref coup de fil qu\u2019elle passera \u00e0 sa fille \u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>8 avril 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/jonas-guyot\/\">Jonas Guyot<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/10\/laffaire-de-la-rue-de-lourcine-si-ce-nest-toi\/www.grutli.ch\/spectacles\/view\/62\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Thierry Debroux \/ mise en sc\u00e8ne Didier Kerckaert \/ Th\u00e9\u00e2tre du Passage \u00e0 Neuch\u00e2tel \/ 3 avril \/ Critiques par Sabrina Roh et Jonas Guyot.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9678,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,12],"tags":[24,29],"class_list":["post-4332","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-du-passage","tag-jonas-guyot","tag-sabrina-roh"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4332","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4332"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4332\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21652,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4332\/revisions\/21652"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9678"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4332"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4332"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4332"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}