{"id":4023,"date":"2014-03-27T10:03:29","date_gmt":"2014-03-27T09:03:29","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=4023"},"modified":"2025-02-10T13:53:26","modified_gmt":"2025-02-10T12:53:26","slug":"misterioso","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/03\/misterioso\/","title":{"rendered":"Misterioso-119"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Misterioso-119<\/h2>\n\n\n<p>de Koffi Kwahul\u00e9 \/ mise en sc\u00e8ne C\u00e9dric Dorier \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \u00e0 Lausanne \/ du 11 au 30 mars 2014 \/ Critiques par Delphine Gasche et Lisa Tagliabue.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>27 mars 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/delphine-gasche\/\">Delphine Gasche<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Eros et thanatos<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"639\" height=\"427\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9660\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_2.png 639w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_2-250x167.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_2-300x200.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_2-624x417.png 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 639px) 100vw, 639px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mario Del Curto<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>A travers sa mise en sc\u00e8ne de&nbsp;<\/em>Misterioso-119<em>, C\u00e9dric Dourier offre une fable \u00e9tonnante, d\u00e9rangeante et fascinante. Une fable qui force \u00e0 la r\u00e9flexion et \u00e0 l\u2019introspection.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s le d\u00e9but de la pi\u00e8ce, on pressent le drame. Tout le monde le sait, m\u00eame la future morte&nbsp;: bient\u00f4t il y aura un meurtre. Un meurtre ou plut\u00f4t un sacrifice n\u00e9cessaire et indispensable pour que tout revienne \u00e0 la normale dans la prison o\u00f9 se d\u00e9roule notre histoire. L\u2019\u00e9l\u00e9ment perturbateur \u00e0 \u00e9liminer&nbsp;? Une intervenante artistique sans parents, sans enfants, sans amis et sans aucune autre attache, mandat\u00e9e pour monter un spectacle de pom-pom girls avec onze des d\u00e9tenues.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des solos troublants<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En tout, ce sont donc douze femmes qui \u00e9voluent devant les yeux m\u00e9dus\u00e9s du public. Individuellement ou en groupe, elles racontent leur vie, leurs malheurs et leurs plaisirs pass\u00e9s. Leurs monologues mettent mal \u00e0 l\u2019aise le spectateur, car ils le confrontent \u00e0 des situations d\u00e9rangeantes. L\u2019une des prisonni\u00e8res explique comment elle a fait passer sous les rails du m\u00e9tro son compagnon qui l\u2019humiliait. Une autre raconte son enfance terrible&nbsp;: r\u00e9guli\u00e8rement elle se faisait violer par son p\u00e8re et sa m\u00e8re fermait les yeux. Une troisi\u00e8me r\u00e9v\u00e8le comment elle a tu\u00e9 sa fille d\u2019un mois, non d\u00e9sir\u00e9e, parce que cette derni\u00e8re l\u2019avait soi-disant appel\u00e9e \u00ab&nbsp;maman&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des ch\u0153urs \u00e9nigmatiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Leurs interventions de groupe, quant \u00e0 elles, laissent le spectateur dans une f\u00e9conde perplexit\u00e9. Chacune de leur c\u00f4t\u00e9, les onze voix des prisonni\u00e8res racontent alternativement des bribes de leur propre histoire. Chaque r\u00e9plique est courte et sans lien avec la pr\u00e9c\u00e9dente ou la suivante. Le d\u00e9fi li\u00e9 \u00e0 la compr\u00e9hension est accentu\u00e9 par la rapidit\u00e9 avec laquelle le tout s\u2019encha\u00eene. Le public est d\u00e9contenanc\u00e9 et perdu. Il ne parvient ni \u00e0 suivre le fil de ce qu\u2019on lui raconte, ni m\u00eame \u00e0 d\u00e9celer qui dit quoi. Un effet voulu et un choix de mise en sc\u00e8ne excellent qui retransmet parfaitement l\u2019esprit de Koffi Kwahul\u00e9. L\u2019auteur ivoirien, r\u00e9cemment r\u00e9compens\u00e9 du Prix Edouard Glissant pour l\u2019ensemble de son \u0153uvre, avait confi\u00e9 lors d\u2019une interview qu\u2019il voyait en ce groupe de pom-pom girls&nbsp;\u00ab&nbsp;l\u2019avatar ultime du ch\u0153ur grec antique, un ch\u0153ur qui n\u2019a plus rien \u00e0 dire et qui se contente de bribes de chants vides de sens, des sortes de jappements, le ch\u0153ur d\u2019une humanit\u00e9 qui ne parvient plus \u00e0 faire communaut\u00e9 en d\u00e9pit de toutes nos machines de mise en relation&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et des duos surprenants<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>A mi-chemin entre ces deux types d\u2019interventions, il y a les duos ou pseudo-duos. Ce sont eux qui font avancer l\u2019action, en d\u00e9voilant petit \u00e0 petit les tensions et les enjeux sous-jacents des relations entre ces femmes. D\u00e9clarations d\u2019amour ou d\u00e9clarations de haine&nbsp;: les deux s\u2019entrem\u00ealent pour ne faire qu\u2019un. Cette alliance des contraires est particuli\u00e8rement visible \u00e0 travers la relation entre l\u2019intervenante ext\u00e9rieure et la prisonni\u00e8re aux cheveux rouges. Elles se d\u00e9testent et s\u2019adorent alternativement tout au long de la pi\u00e8ce, pour finir par se ha\u00efr et s\u2019aimer simultan\u00e9ment. Quelques r\u00e9pliques lanc\u00e9es par l\u2019une ou l\u2019autre traduisent \u00e9galement cette union de l\u2019amour et de la haine. La d\u00e9tenue aux cheveux rouges explique qu\u2019\u00ab&nbsp;on ne tue jamais que ceux que l\u2019on aime&nbsp;\u00bb&nbsp;; celle \u00e0 la trop grosse poitrine parle d\u2019\u00ab&nbsp;un homme qu\u2019 [elle] pourrai[t] tuer d\u2019aimer&nbsp;\u00bb. De m\u00eame, la musique r\u00e9p\u00e9titive et obs\u00e9dante que l\u2019on entend sans cesse ne laisse personne indiff\u00e9rent. Certaines prisonni\u00e8res l\u2019aiment. Les autres la d\u00e9testent.<\/p>\n\n\n\n<p>Perturbante et d\u00e9routante, la mise en sc\u00e8ne de C\u00e9dric Dourier confronte le spectateur \u00e0 des r\u00e9alit\u00e9s p\u00e9nibles qu\u2019il pr\u00e9f\u00e8re habituellement ignorer. Myst\u00e9rieuse et complexe, elle l\u2019oblige \u00e0 s\u2019interroger sur les liens entretenus par les pulsions destructives que sont l\u2019amour, la haine et la mort.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>27 mars 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/delphine-gasche\/\">Delphine Gasche<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>27 mars 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lisa-tagliabue\/\">Lisa Tagliabue<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quand l\u2019\u00eatre humain se retrouve derri\u00e8re les barreaux<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1200\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9659\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_1.jpg 1200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/misterioso_1-624x416.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mario Del Curto<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Une fois que les spectateurs ont pris place dans l\u2019\u00e9norme cube m\u00e9tallique \u00e0 moiti\u00e9 suspendu dans l\u2019air, une sorte de cage flottante, qu\u2019est la Salle Ren\u00e9 Gonzalez du Th\u00e9\u00e2tre de Vidy, les lumi\u00e8res s\u2019\u00e9teignent. Une musique d\u2019un rythme tonnant casse le vide que l\u2019obscurit\u00e9 a cr\u00e9\u00e9. Onze femmes dans la p\u00e9nombre. Elles sont agenouill\u00e9es, elles nettoient le sol. Leurs voix cr\u00e9ent un m\u00e9lange absurde, presque animal, de sons et de paroles. Sont-elles des femmes&nbsp;? Sont-elles des animaux&nbsp;? Ou sont-elles tout simplement des \u00eatres humains reclus&nbsp;?<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les lumi\u00e8res s\u2019allument en d\u00e9voilant la sc\u00e9nographie. L\u2019image qui en d\u00e9rive, et qui va \u00eatre pr\u00e9sente tout au long du spectacle, est celle du&nbsp;<em>musical<\/em>&nbsp;de Rob Marshall&nbsp;<em>Chicago<\/em>, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment la sc\u00e8ne de&nbsp;<em>Cell Block Tango<\/em>. Ici aussi, nous retrouvons des femmes enferm\u00e9es. Ici aussi, leurs habits ne sont pas ceux qui seraient conformes au lieu, la prison. Ici aussi, ces femmes se racontent, elles parlent de leurs crimes.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il s\u2019agit ici d\u2019autre chose. &nbsp;<em>Misterioso-119<\/em>&nbsp;n\u2019est pas un&nbsp;<em>musical<\/em>, les chor\u00e9graphies ne sont pas au centre de l\u2019histoire. Certes, il y est question de musique, ou plut\u00f4t d\u2019une chanson en particulier,&nbsp;<em>Misterioso<\/em>&nbsp;de Thelonious Monk&nbsp;; mais&nbsp;<em>Misterioso-119<\/em>&nbsp;est beaucoup plus que cela.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9cor, un \u00e9chafaudage mobile divis\u00e9 en trois parties, est imposant. Il occupe, tout au long du spectacle, l\u2019ensemble de la sc\u00e8ne. Les trois parties de l\u2019\u00e9chafaudage sont souvent d\u00e9plac\u00e9es. La structure m\u00e9tallique peut ainsi former une s\u00e9paration nette entre le \u00ab&nbsp;dedans&nbsp;\u00bb et le \u00ab&nbsp;dehors&nbsp;\u00bb, mais elle peut aussi se transformer en autre chose qu\u2019une prison, comme par exemple le banc sur lequel les prisonni\u00e8res se confient et parlent d\u2019elles-m\u00eames.<\/p>\n\n\n\n<p>Les onze femmes enferm\u00e9es, quant \u00e0 elles, ne sont pas des prisonni\u00e8res classiques. Par le biais des habits, tr\u00e8s diff\u00e9renci\u00e9s, les prisonni\u00e8res gardent chacune leur individualit\u00e9. Il y a la femme fatale, la sportive, la rockeuse, la romantique et toutes sortes d\u2019autres femmes. Elles peuvent ainsi \u00eatre vues comme une sorte d\u2019\u00e9chantillon, pour ne pas dire&nbsp;<em>l<\/em>\u2019\u00e9chantillon, des femmes de notre soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Au fur et \u00e0 mesure que le spectacle avance, nous en apprenons plus sur les raisons pour lesquelles ces femmes se trouvent derri\u00e8re les barreaux. Leurs crimes sont eux aussi une sorte d\u2019\u00e9chantillon des peurs et des probl\u00e8mes des femmes modernes. Il y a notamment celle qui n\u2019aime pas son corps, qui ne veut pas \u00eatre m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9anmoins, sous leur diversit\u00e9, ces femmes forment de plus en plus une unit\u00e9 au fil de la repr\u00e9sentation. Elles deviennent une entit\u00e9 unique, guid\u00e9e par la n\u00e9cessit\u00e9 de survivre et par la peur paradoxale de devoir t\u00f4t ou tard quitter ce lieu si familier qu\u2019est devenue la prison. Car si pour nous le p\u00e9nitencier est un lieu horrible, de manque de libert\u00e9, d\u2019an\u00e9antissement de la personne, pour ces onze femmes il s\u2019agit du seul lieu o\u00f9 elles ne craignent pas, o\u00f9 elles peuvent \u00eatre les personnes qu\u2019elles sont, o\u00f9 elles peuvent s\u2019exprimer librement. Gr\u00e2ce aux barreaux qui les s\u00e9parent du reste du monde, elles ont pu retrouver leur libert\u00e9. Une libert\u00e9 qui n\u2019est pas celle du corps, du mouvement, mais celle de leur esprit, dans leur corps.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela pousse \u00e0 se demander si nous ne vivons pas, nous aussi, dans une prison gigantesque, sans barri\u00e8res physiques. Dans une prison faite d\u2019apparences, d\u2019images, de r\u00e8gles de conduite, de peurs.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Misterioso-119<\/em>&nbsp;nous fait ainsi penser et r\u00e9fl\u00e9chir, d\u2019une mani\u00e8re directe mais subtile, sur nous-m\u00eames, et nous fait prendre conscience que les barreaux de la prison ne sont pas ceux que nous voyons sur sc\u00e8ne, mais bien ceux que les autres nous imposent.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus qu\u2019une musique de jazz, plus qu\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre.&nbsp;<em>Misterioso-119<\/em>&nbsp;est le miroir de la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine, de ses faiblesses et de ses peurs.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>27 mars 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lisa-tagliabue\/\">Lisa Tagliabue<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.vidy.ch\/misterioso-119\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Koffi Kwahul\u00e9 \/ mise en sc\u00e8ne C\u00e9dric Dorier \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \u00e0 Lausanne \/ du 11 au 30 mars 2014 \/ Critiques par Delphine Gasche et Lisa Tagliabue.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9659,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[118,119],"class_list":["post-4023","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-delphine-gasche","tag-lisa-tagliabue"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4023","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4023"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4023\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21673,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4023\/revisions\/21673"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9659"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4023"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4023"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4023"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}