{"id":3994,"date":"2014-03-12T11:03:00","date_gmt":"2014-03-12T10:03:00","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=3994"},"modified":"2025-02-10T13:55:26","modified_gmt":"2025-02-10T12:55:26","slug":"rideau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/03\/rideau\/","title":{"rendered":"Rideau !"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Rideau !<\/h2>\n\n\n<p>mise en sc\u00e8ne Gis\u00e8le Sallin \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses \u00e0 Fribourg \/ du 9 f\u00e9vrier au 23 mars 2014 \/ Deborah Strebel.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mars 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/deborah-strebel\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Tomber le rideau pour mettre les voiles<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"399\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/rideau_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9666\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/rideau_1.jpg 600w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/rideau_1-250x166.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/rideau_1-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Isabelle Daccord<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Poignant hommage au th\u00e9\u00e2tre,&nbsp;<\/em>Rideau !<em>&nbsp;vise \u00e0 faire partager avec passion plus de trente ann\u00e9es d\u2019exp\u00e9rience sc\u00e9nique. Avec ce spectacle, Gis\u00e8le Sallin et V\u00e9ronique Mermoud t\u00e9moignent toute leur reconnaissance \u00e0 un fid\u00e8le public fribourgeois, en proposant un impressionnant floril\u00e8ge de tableaux issus d\u2019\u00e9poques diff\u00e9rentes et de styles vari\u00e9s. En r\u00e9sulte un \u00e9mouvant passage de flambeau au Th\u00e9\u00e2tre des Osses entre les deux fondatrices du lieu et leurs successeurs.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u00f4t\u00e9 jardin se d\u00e9ploie en diagonale la sc\u00e8ne cach\u00e9e par son rideau flamboyant, \u00e0 cour la salle comportant une s\u00e9rie de balcons encadr\u00e9s par des pilastres bleu nuit. Entre les deux se trouve une sorte de&nbsp;<em>no man\u2019s land<\/em>&nbsp;o\u00f9 s\u2019agitent dans tous les sens les com\u00e9diens. Les instruments s\u2019accordent. L\u2019effervescence artistique bat son plein quand retentit le son de la voix d\u2019une metteure en sc\u00e8ne : \u00ab En place, Mesdames et Messieurs, s\u2019il vous pla\u00eet \u00bb. Une r\u00e9p\u00e9tition s\u2019appr\u00eate alors \u00e0 commencer lorsqu\u2019un incident technique vient subitement bouleverser le cours des choses. Suite \u00e0 cet impr\u00e9vu, le spectacle semble adopter sa propre logique en prenant quelques libert\u00e9s et va \u00e9chapper en partie \u00e0 la metteure en sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s lors s\u2019encha\u00eenent, durant plus de deux heures, une multitude de sc\u00e8nes repr\u00e9sentant un riche \u00e9chantillon de pi\u00e8ces antiques, classiques et contemporaines, proposant des extraits issus de textes de Sophocle, en passant par Tchekhov, sans oublier Pirandello, ainsi que des po\u00e8mes sign\u00e9s Bauchau ou encore Pr\u00e9vert. Ces divers morceaux de bravoure th\u00e9\u00e2traux font surgir une gourmande palette de personnages dont certains sont incontournables telle \u00ab La M\u00e8re Courage \u00bb incarn\u00e9e par V\u00e9ronique Mermoud, comme en 2005 dans la cr\u00e9ation brechtienne d\u00e9j\u00e0 mise en sc\u00e8ne par Gis\u00e8le Sallin au Th\u00e9\u00e2tre des Osses.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce projet est la derni\u00e8re collaboration entre ces deux importantes figures du th\u00e9\u00e2tre romand. Ensemble, elles ont fond\u00e9 le Th\u00e9\u00e2tre des Osses. A la fin des ann\u00e9es 1970, personne n\u2019aurait imagin\u00e9 un tel succ\u00e8s. A cette \u00e9poque, lorsqu\u2019elles sont arriv\u00e9es en plein milieu de la campagne fribourgeoise, avec leur camion pour th\u00e9\u00e2tre, elles sont apparues aux yeux des locaux comme \u00e9tant marginales. Elles cr\u00e9aient de mani\u00e8re artisanale leur spectacle de bout en bout. Et au fil des ans, elles ont relev\u00e9 le pari fou d\u2019implanter un th\u00e9\u00e2tre professionnel au sein de cette r\u00e9gion encore vierge culturellement. Aujourd\u2019hui, apr\u00e8s une carri\u00e8re longue de 35 ans, elles ont d\u00e9cid\u00e9 de prendre leur retraite bien m\u00e9rit\u00e9e, confiant leur th\u00e9\u00e2tre \u00e0 deux nouveaux directeurs : Genevi\u00e8ve Pasquier et Nicolas Rossier. N\u00e9anmoins, avant cela, elles tenaient \u00e0 remercier leur public en concoctant une ultime cr\u00e9ation.<\/p>\n\n\n\n<p>Et quelle \u00e9l\u00e9gante mani\u00e8re de tirer sa r\u00e9v\u00e9rence en rendant ainsi dignement hommage au th\u00e9\u00e2tre. Ce dernier spectacle en profite pour d\u00e9voiler subtilement au passage quelques petites amertumes notamment au sujet d\u2019un capitalisme lib\u00e9ral sans piti\u00e9 qui n\u2019est pas sans cons\u00e9quence sur les arts vivants. Cette ultime pi\u00e8ce d\u00e9clare aussi surtout son \u00e9ternelle reconnaissance aux acteurs sans lesquels il n\u2019y pas de th\u00e9\u00e2tre. A l\u2019aide d\u2019un monologue, la metteure en sc\u00e8ne, jou\u00e9e par Ra\u00efssa Mariotti, d\u00e9clare tout son amour \u00e0 ces \u00ab sp\u00e9cialistes de l\u2019\u00e2me \u00bb pr\u00eatant leur corps pour animer divers personnages. Tout au long, de la pi\u00e8ce, elle les observe avec des yeux remplis de tendresse. Suspendue \u00e0 leurs l\u00e8vres, elle vit \u00e0 travers eux de r\u00e9els fragments de vie qu\u2019ils pr\u00e9sentent sous de nombreuses formes telle que l\u2019improvisation, la danse et le chant.<\/p>\n\n\n\n<p>En guise d\u2019hommage au th\u00e9\u00e2tre et de remerciement au public,&nbsp;<em>Rideau !<\/em>&nbsp;traverse ainsi les \u00e9poques et accumule les tableaux dans le but de faire partager plus de 30 ans de dur labeur. Ce soir, \u00e0 Givisiez, lorsque le rideau est tomb\u00e9, c\u2019est le public qui s\u2019est lev\u00e9 pour acclamer avec une grande \u00e9motion ces deux incroyables passionn\u00e9es de la sc\u00e8ne qui ont offert au Th\u00e9\u00e2tre des Osses un rayonnement suisse et m\u00eame international.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mars 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/deborah-strebel\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatreosses.ch\/theatre-fribourg\/saison-2013-14\/rideau.html\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>mise en sc\u00e8ne Gis\u00e8le Sallin \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses \u00e0 Fribourg \/ du 9 f\u00e9vrier au 23 mars 2014 \/ Deborah Strebel.<\/p>\n","protected":false},"author":1420,"featured_media":9666,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,11,38],"tags":[31],"class_list":["post-3994","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-des-osses","category-spectacle","tag-deborah-strebel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3994","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1420"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3994"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3994\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21759,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3994\/revisions\/21759"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9666"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3994"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3994"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3994"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}