{"id":3948,"date":"2014-03-13T11:43:43","date_gmt":"2014-03-13T10:43:43","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=3948"},"modified":"2025-02-10T13:54:25","modified_gmt":"2025-02-10T12:54:25","slug":"oh-les-beaux-jours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/03\/oh-les-beaux-jours\/","title":{"rendered":"Oh les beaux jours"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Oh les beaux jours<\/h2>\n\n\n<p>d\u2019apr\u00e8s Samuel Beckett \/ mise en sc\u00e8ne Anne Bisang \/ La Com\u00e9die de Gen\u00e8ve \/ du 4 au 22 mars 2014 \/ Critiques par Deborah Strebel et Laura Pall\u00f9.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 mars 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/deborah-strebel\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La joyeuse agonie ou l\u2019in\u00e9luctable face-\u00e0-face avec la mort<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"206\" height=\"321\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/beaux_6.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9638\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/beaux_6.png 206w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/beaux_6-109x170.png 109w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/beaux_6-128x200.png 128w\" sizes=\"auto, (max-width: 206px) 100vw, 206px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Carole Parodi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Tonitruant hymne \u00e0 la vie,&nbsp;<\/em>Oh les beaux jours<em>&nbsp;propose un poignant monologue d\u2019une \u00e9ternelle optimiste s\u2019accrochant de toutes ses forces \u00e0 la vie, luttant ainsi contre la solitude, le vieillissement et la mort.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au sommet d\u2019un monticule de terre tr\u00f4ne Winnie. Ses jambes sont dissimul\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019une imposante dune comportant \u00e0 la fois une \u00e9pave de barque, des bouts de bois, un bidon d\u2019essence et d\u2019autres r\u00e9sidus rapport\u00e9s par la mer. Telle une longue tra\u00eene, la butte semble prolonger la robe de cette femme d\u2019\u00e2ge m\u00fbr souriante et pimpante. Elle s\u2019appr\u00eate \u00e0 d\u00e9buter sa journ\u00e9e. Pour cela, elle commence par s\u2019emparer de sa brosse \u00e0 dent. Rituel incontournable de la vie quotidienne, Winnie accorde beaucoup d\u2019importance \u00e0 sa toilette. Puis elle se met \u00e0 lire les prescriptions inscrites sur une petite fiole : \u00ab am\u00e9lioration imm\u00e9diate \u00bb. Elle recherche alors un rem\u00e8de. Prisonni\u00e8re d\u2019un monticule de terre, elle semble \u00e9chou\u00e9e sur une \u00eele d\u00e9serte. Pr\u00e9sent\u00e9e tant\u00f4t comme une rescap\u00e9e tant\u00f4t comme une survivante, elle est travers\u00e9e par deux dynamiques oppos\u00e9es. Immobilis\u00e9e par le sable , elle est retenue au sol mais simultan\u00e9ment elle se sent aspir\u00e9e vers le haut. Cette confrontation de deux forces contraires est soulign\u00e9e par la verticalit\u00e9 du d\u00e9cor dans la mise en sc\u00e8ne d\u2019Anne Bisang, qui fait \u00e9merger Winnie \u00e0 la pointe d\u2019une haute colline, avec un parapluie qu\u2019elle brandit parfois au-dessus d\u2019elle. Occupant l\u2019espace de bas en haut, elle est ainsi tiraill\u00e9e entre la terre et les cieux, autrement dit entre la vie et la mort. Cependant, Winnie s\u2019accroche vigoureusement sans rel\u00e2che de jour en jour. Sur la sc\u00e8ne, la lumi\u00e8re indique subtilement les diff\u00e9rents instants de la journ\u00e9e. Le temps d\u00e9file et chaque jour de plus est une victoire. Winnie recherche alors un antidote contre la fin. Elle lutte \u00e0 la fois contre le temps, le vieillissement et la disparition. Afin d\u2019y parvenir, elle s\u2019agrippe aux petits gestes du quotidien comme \u00e0 une bou\u00e9e de secours. Se limer les ongles, se remettre du rouge \u00e0 l\u00e8vre, tout participe \u00e0 la maintenir active et donc en vie. N\u00e9anmoins, son v\u00e9ritable canot de sauvetage demeure sa m\u00e9moire qu\u2019elle s\u2019efforce de rafra\u00eechir en \u00e9voquant ses souvenirs avec son mari, Willy. Car elle n\u2019est pas compl\u00e8tement seule, isol\u00e9e dans un no man\u2019s land. Il y a son \u00e9poux, \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan, la plupart du temps de dos et cach\u00e9 aux yeux du public. Elle s\u2019adresse \u00e0 lui, parfois \u00e0 elle-m\u00eame. Elle parle tant\u00f4t avec engouement tant\u00f4t avec nostalgie. Son discours d\u00e9veloppe autant le th\u00e8me de la solitude que celui de la peur face au vieillissement. L\u2019ensemble est ponctu\u00e9 de temps \u00e0 autre par un son assourdissant, retentissant tel un \u00e9lectro-choc, ravivant aussi bien Winnie que les spectateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le texte de Beckett, provoquant successivement angoisse, m\u00e9lancolie et grands moments d\u2019all\u00e9gresse, propose un v\u00e9ritable hymne \u00e0 la vie. Les nombreuses didascalies particuli\u00e8rement pr\u00e9cises ne laissent que peu de libert\u00e9 \u00e0 la mise en sc\u00e8ne. N\u00e9anmoins, Anne Bisang, nomm\u00e9e en 1999 \u00e0 la t\u00eate de la Com\u00e9die de Gen\u00e8ve et actuellement directrice artistique du centre neuch\u00e2telois des arts-vivants (Arc en sc\u00e8nes), est parvenue \u00e0 offrir sa propre interpr\u00e9tation, en collaborant \u00e9troitement avec l\u2019actrice principale. Pour incarner Winnie, la metteure en sc\u00e8ne avait initialement pens\u00e9 \u00e0 Yvette Th\u00e9raulaz. Mais apr\u00e8s une ann\u00e9e 2013 particuli\u00e8rement remplie pour la com\u00e9dienne dont une tourn\u00e9e dans toute la Suisse Romande pour son spectacle \u00ab Les Ann\u00e9es \u00bb, l\u2019artiste n\u2019avait malheureusement plus assez de force pour s\u2019emparer d\u2019un r\u00f4le aussi singulier demandant autant d\u2019\u00e9nergie afin d\u2019encha\u00eener les r\u00e9pliques et les \u00e9motions qu\u2019elles suscitent. C\u2019est donc au final vers Christane Cohendy qu\u2019Anne Bisang se tourne. Grande dame du th\u00e9\u00e2tre fran\u00e7ais, r\u00e9compens\u00e9e notamment d\u2019un moli\u00e8re en 1996, elle interpr\u00e8te avec excellence Winnie, cette inconditionnelle optimiste. Habit\u00e9e par une fureur d\u2019exister, elle ne cesse de r\u00e9sister face \u00e0 cet enlisement progressif symbolisant l\u2019in\u00e9luctable arriv\u00e9e de la mort.&nbsp;<em>Oh les beaux jours<\/em>&nbsp;met ainsi en sc\u00e8ne un d\u00e9clin \u00e9volutif sugg\u00e9rant non sans humour et d\u00e9licatesse une r\u00e9flexion existentielle.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 mars 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/deborah-strebel\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 mars 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laura-pallu\/\">Laura Pall\u00f9<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le d\u00e9sert m\u00e9taphysique de Winnie<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"206\" height=\"321\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/beaux_6.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9638\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/beaux_6.png 206w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/beaux_6-109x170.png 109w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/03\/beaux_6-128x200.png 128w\" sizes=\"auto, (max-width: 206px) 100vw, 206px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Carole Parodi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>La sc\u00e8ne pr\u00e9sente Winnie, l\u2019h\u00e9ro\u00efne de la pi\u00e8ce, encastr\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 la taille dans un mamelon de sable. A ses c\u00f4t\u00e9s, elle garde son sac contenant des objets. Derri\u00e8re elle, cach\u00e9 par la colline de sable, il y a son taciturne mari Willi, lui aussi prisonnier de ce d\u00e9sert m\u00e9taphysique.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Chaque jour, Winnie se r\u00e9veille \u00e0 moiti\u00e9 enterr\u00e9e dans le sable. Elle n\u2019a aucun but particulier dans la vie. A part son vieux mari Willi, qui appara\u00eet de temps en temps, elle est abandonn\u00e9e \u00e0 elle-m\u00eame. Les activit\u00e9s de Winnie se r\u00e9duisent \u00e0 faire sa toilette et passer le temps en causant toute seule, en attendant que la journ\u00e9e finisse. Chaque jour, la m\u00eame chose.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment ne pas devenir fou dans un tel cauchemar&nbsp;? Ici r\u00e9side la grande force de l\u2019h\u00e9ro\u00efne de cette com\u00e9die tragique On s\u2019\u00e9meut devant l\u2019in\u00e9branlable enthousiasme de Winnie, laquelle, face \u00e0 l\u2019ennui de la routine, trouve chaque jour, malgr\u00e9 tout, quelque chose de merveilleux pour aimer la vie. Comme une sto\u00efcienne, elle ne se laisse pas d\u00e9courager devant les difficult\u00e9s. Elle surmonte avec ses monologues les longues heures vides de la journ\u00e9e. M\u00eame si son mari ne lui parle presque plus, elle continue \u00e0 le chercher, \u00e0 lui poser des questions. Elle \u00e9prouve encore des \u00e9motions quand elle pense aux beaux souvenirs du pass\u00e9, elle se pr\u00e9occupe encore du futur, elle s\u2019\u00e9tonne des petits \u00e9v\u00e9nements banals de la vie de tous les jours. Le jour o\u00f9 le sable arrive \u00e0 la recouvrir jusqu\u2019au cou, elle a encore la force de se r\u00e9jouir de voir son vieux mari taciturne.<\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce propose une r\u00e9flexion sur la condition humaine. Dans cette \u0153uvre, Beckett semble avoir une vision pessimiste de la vie. Cependant, l\u2019attitude sto\u00efcienne de Winnie est aussi consolatrice parce qu\u2019elle nous montre la puissance de la volont\u00e9 d\u2019exister de tout \u00eatre vivant. En effet, Winnie est une femme qui s\u2019efforce d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la vieillesse en faisant sa toilette et en se gardant \u00e9l\u00e9gante pour \u00eatre encore d\u2019aspect agr\u00e9able, m\u00eame si plus personne ne la regarde. Elle refuse son isolement en s\u2019obstinant \u00e0 parler et parler sans que personne ne l\u2019\u00e9coute. Elle prie encore Dieu et elle se donne encore le bonjour \u00e0 elle-m\u00eame. Ces actes, qui semblent pitoyables dans une situation comme celle dans laquelle elle se trouve, se transforment paradoxalement en actes d\u2019une grande dignit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Toute la force de cette pi\u00e8ce r\u00e9side dans la grande capacit\u00e9 du dramaturge \u00e0 parvenir \u00e0 maintenir un registre comique puissant dans une telle situation tragique. Les th\u00e8mes existentiels, comme celui de la solitude et de l\u2019inexorable corruptibilit\u00e9 du corps humain, sont abord\u00e9s dans cette \u0153uvre avec ironie. L\u2019humour noir de Beckett nous invite \u00e0 rire face \u00e0 l\u2019absurdit\u00e9 de la vie de tout \u00eatre humain.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019interpr\u00e9tation de Christiane Cohendy restitue bien le caract\u00e8re \u00e0 la fois burlesque et tragique de l\u2019\u0153uvre de Beckett. En d\u00e9pit du fait que le corps de l\u2019actrice est \u00e0 moiti\u00e9 enterr\u00e9, la voix et&nbsp; la gestualit\u00e9 du visage et des mains animent le monologue en nous captivant.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la mise en sc\u00e8ne, Anne Bisang a choisi d\u2019\u00e9riger un mamelon en faux sable dominant toute la sc\u00e8ne. Dans le mamelon, il y a un bateau \u00e0 moiti\u00e9 encastr\u00e9. Le mat\u00e9riau sableux de la colline et la pr\u00e9sence d\u2019un bateau \u00e9voquent une plage. L\u2019id\u00e9e implicite du naufrage sugg\u00e9r\u00e9e par le bateau \u00e0 moiti\u00e9 enterr\u00e9 symbolise peut-\u00eatre la fin d\u2019un voyage, le voyage de Winnie, qui est arriv\u00e9e \u00e0 la fin de sa vie. Derri\u00e8re la colline, une projection sur la paroi du fond reproduit l\u2019image d\u2019une \u00e9tendue d\u00e9sertique infinie. Dans cette sc\u00e9nographie, la lutte de Winnie contre la mort semple \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 la lutte pour la survie d\u2019un marin naufrag\u00e9 et abandonn\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame sur une \u00eele d\u00e9serte. Le spectacle propose donc une interpr\u00e9tation tr\u00e8s po\u00e9tique du portrait beckettien de la nature humaine.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>13 mars 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp;<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/laura-pallu\/\">Laura Pall\u00f9<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.comedie.ch\/spectacle\/oh-les-beaux-jours\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>d\u2019apr\u00e8s Samuel Beckett \/ mise en sc\u00e8ne Anne Bisang \/ La Com\u00e9die de Gen\u00e8ve \/ du 4 au 22 mars 2014 \/ Critiques par Deborah Strebel et Laura Pall\u00f9.<\/p>\n","protected":false},"author":1420,"featured_media":9638,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,10,38],"tags":[31,115],"class_list":["post-3948","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-comedie","category-spectacle","tag-deborah-strebel","tag-laura-pallu"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3948","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1420"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3948"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3948\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21734,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3948\/revisions\/21734"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9638"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3948"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3948"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3948"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}