{"id":2417,"date":"2014-01-24T09:37:30","date_gmt":"2014-01-24T08:37:30","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=2417"},"modified":"2025-02-10T13:57:20","modified_gmt":"2025-02-10T12:57:20","slug":"love","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/01\/love\/","title":{"rendered":"Love and money"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Love and money<\/h2>\n\n\n<p>de Dennis Kelly \/ mise en sc\u00e8ne Francis A\u00efqui \/ Th\u00e9\u00e2tre du Passage \u00e0 Neuch\u00e2tel \/ le 22 janvier 2014 \/ Critiques par Deborah Strebel et Suzanne Balharry.<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Vie et mort \u00e0 cr\u00e9dit<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1194\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9591\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5.jpg 1194w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5-250x168.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5-768x515.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5-1024x686.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5-624x418.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1194px) 100vw, 1194px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Jean-Claude Cee<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Au sein d\u2019une dictature capitaliste, un couple est pris au pi\u00e8ge. L\u2019argent telle une drogue provoque une d\u00e9pendance aussi n\u00e9faste qu\u2019in\u00e9luctable. Accros et impuissants, Jess et David voient ainsi leur dette augmenter exponentiellement alors que leur mariage se d\u00e9truit peu \u00e0 peu.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans un noir total, une voix masculine pr\u00e9enregistr\u00e9e retentit. Puis une autre, en direct, vient l\u2019accompagner, il s\u2019agit en r\u00e9alit\u00e9 de la m\u00eame. En employant un ton identique, elles s\u2019accordent \u00e0 merveille pour lire \u00e0 toute vitesse un \u00ab \u00e9change \u00e9pistolaire 2.0 \u00bb, autrement dit une suite d\u2019e-mails. Enfin, tout \u00e0 coup, appara\u00eet une t\u00eate dans un halo de lumi\u00e8re. Petit \u00e0 petit, sous l\u2019\u00e9clairage dont le faisceau s\u2019\u00e9largit, un corps se dessine, celui de David. Rapidement, il expose sans m\u00e9nagement le destin tragique de son couple. Brutalement, il jette sa v\u00e9rit\u00e9 \u00ab sur le visage \u00bb du spectateur. Cette pi\u00e8ce, \u00e9crite en 2006 par Dennis Kelly, \u00e9voque justement le \u00ab in-yer-face \u00bb britannique, ce th\u00e9\u00e2tre d\u2019affrontement typique des ann\u00e9es 1990. Nombreux sont, en effet, les monologues face au public. En outre, le langage se veut cru. Les phrases sont ponctu\u00e9es de \u00ab putain \u00bb : r\u00e9el gimmick, cette injure peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme une r\u00e9action d\u2019impuissance face \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 qui nous \u00e9chappe. Une soci\u00e9t\u00e9 gangren\u00e9e par l\u2019argent, obs\u00e9d\u00e9e par le chiffre, dans laquelle tout se compte, se quantifie. Un univers capitaliste extr\u00eame o\u00f9 le bonheur s\u2019acquiert par cr\u00e9dit et o\u00f9 les intimes convictions, qu\u2019elles soient intellectuelles ou spirituelles, s\u2019\u00e9vanouissent sous la domination des lois financi\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019argent est omnipr\u00e9sent dans le texte. Sur la sc\u00e8ne, trois imposants blocs rectangulaires brillent de mille feux sous la lumi\u00e8re \u00e9tincelante, tels des lingots d\u2019or. Partout, l\u2019argent occupe tellement l\u2019espace et les esprits qu\u2019il est difficile pour l\u2019homme de trouver sa propre place. Jess, d\u00e9sempar\u00e9e et perdue, imagine m\u00eame \u00eatre la fille d\u2019un extraterrestre. Elle ressent un vide \u00e9norme qu\u2019elle tente de combler par des achats compulsifs. Happ\u00e9 par une qu\u00eate sans fin de biens mat\u00e9riels afin de compenser un manque, le couple commence \u00e0 se disloquer. David aime Jess et fait tout son possible, allant jusqu\u2019\u00e0 se reconvertir professionnellement, pour se sortir de cette situation complexe. N\u00e9anmoins, il est d\u00e9j\u00e0 trop tard. Aspir\u00e9e dans un tourbillon de dettes, leur relation se d\u00e9t\u00e9riore.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme \u00e0 son habitude, Dennis Kelly, auteur britannique sulfureux, aborde une question contemporaine : l\u2019argent fait-il le bonheur ? En pr\u00e9sentant plusieurs personnages, issus de milieux et d\u2019\u00e2ges divers, de la jeune cadre castratrice \u00e0 l\u2019adolescente aux apparences timides dissimulant des actes violents, sans oublier le couple suffocant au milieu des pressions financi\u00e8res, l\u2019auteur dresse le portrait d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 obnubil\u00e9e par l\u2019argent, au sein de laquelle la r\u00e9ussite sociale d\u00e9pend ind\u00e9niablement de ce meilleur ennemi. Dans ce contexte, l\u2019argent devient alors un moyen d\u2019\u00e9panouissement personnel. Eblouis par l\u2019app\u00e2t du gain, tous abandonnent leurs croyances pour ne croire qu\u2019en l\u2019unique Dieu \u00ab money \u00bb. Divinit\u00e9 pour laquelle chacun est pr\u00eat \u00e0 faire l\u2019inconcevable.<\/p>\n\n\n\n<p>Spectacle mettant en sc\u00e8ne un d\u00e9senchantement mat\u00e9rialiste,&nbsp;<em>Love and Money<\/em>&nbsp;montre que l\u2019argent a parfois raison de l\u2019amour. Lors de son unique repr\u00e9sentation en Suisse, le mercredi 22 janvier au th\u00e9\u00e2tre du Passage, la pi\u00e8ce a incit\u00e9 le public neuch\u00e2telois \u00e0 s\u2019interroger sur son rapport \u00e0 l\u2019argent et \u00e0 repenser sa d\u00e9finition du bonheur.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/suzanne-balharry\">Suzanne Balharry<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Espoir en l\u2019avenir<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1194\" height=\"800\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9591\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5.jpg 1194w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5-250x168.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5-768x515.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5-1024x686.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/love_5-624x418.jpg 624w\" sizes=\"auto, (max-width: 1194px) 100vw, 1194px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Jean-Claude Cee<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>David aborde le sujet de sa femme Jess en racontant comment elle est morte. A ce moment-l\u00e0, nous ne savons pas que nous allons bient\u00f4t la d\u00e9couvrir, fragile et attachante. Le d\u00e9cor est ensuite d\u00e9ploy\u00e9, des murs s\u2019\u00e9cartent pour cr\u00e9er diff\u00e9rents espaces, et les personnages y d\u00e9filent tels des t\u00e9moins racontant les pressions, notamment financi\u00e8res, qui ont men\u00e9 \u00e0 cette terrible mort. Francis A\u00efqui, au Th\u00e9\u00e2tre du Passage mercredi dernier, pr\u00e9sentait de mani\u00e8re \u00e9pur\u00e9e l\u2019\u0153uvre de l\u2019anglais Denny Kelly.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La critique du consum\u00e9risme est le th\u00e8me de&nbsp;<em>Love and money<\/em>. Jess (Pearl Manifold) est shopaholic et ses dettes d\u00e9truisent non seulement sa vie mais aussi celle de David (Christian Ruspini). Les pr\u00eats propos\u00e9s par la compagnie de cr\u00e9dit sont charg\u00e9s d\u2019\u00e9normes int\u00e9r\u00eats que les clients, endett\u00e9s et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s, ne peuvent refuser. La patronne de la compagnie, Debbie (Laurianne Baudouin), explique qu\u2019elle ne croit plus en Dieu, mais en l\u2019argent. Un argent qui ne fait le bonheur d\u2019aucun personnage.<\/p>\n\n\n\n<p>Assez vite, pourtant, c\u2019est le besoin de trouver un sens \u00e0 la vie et le d\u00e9sir que les relations humaines lui en donnent un qui devient le th\u00e8me central de la pi\u00e8ce. Les personnages, bien que mat\u00e9rialistes, s\u2019av\u00e8rent sympathiques m\u00eame dans leurs angoisses. Jess, malgr\u00e9 son addiction, est sensible, douce, et si compl\u00e8tement emplie de bont\u00e9 que cela la rend inadapt\u00e9e au monde r\u00e9el. Quand elle \u00e9tait jeune, raconte-elle, elle comprenait si peu les gens autour d\u2019elle qu\u2019elle pensait \u00eatre une extra-terrestre.<\/p>\n\n\n\n<p>Le metteur en sc\u00e8ne Francis A\u00efqui, d\u2019origine anglo-corse, a mont\u00e9 pour la premi\u00e8re fois&nbsp;<em>Love and money<\/em>&nbsp;en 2011 \u00e0 Ajaccio, apr\u00e8s avoir collabor\u00e9 \u00e0 la traduction qu\u2019en avait faite Philippe Le Moine. Sa mise en sc\u00e8ne de cette pi\u00e8ce-puzzle \u00e9crite en 2006 est percutante sans exag\u00e9ration et d\u00e9m\u00eale le d\u00e9sordre des sc\u00e8nes. Dans plusieurs des monologues de confession que livrent les personnages, le visage seul est \u00e9clair\u00e9, ce qui donne \u00e0 la silhouette une allure extr\u00eamement fragile au milieu du noir ample de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9cor, dans les sc\u00e8nes o\u00f9 il est n\u00e9cessaire qu\u2019il y en ait un, est constitu\u00e9 de grands blocs que l\u2019on d\u00e9place pour repr\u00e9senter avec seulement quelques accessoires et une bande son efficace un bureau dans une entreprise, une salle d\u2019attente dans un h\u00f4pital, ou encore un pub o\u00f9 une jeune femme est abord\u00e9e par un photographe. Dans ces espaces qui s\u2019imbriquent les uns dans les autres comme les sc\u00e8nes, les personnages se perdent, devenant de plus en plus attachants.<\/p>\n\n\n\n<p>Dennis Kelly est un auteur londonien encore peu connu en Suisse romande malgr\u00e9 un succ\u00e8s consid\u00e9rable en Angleterre. Il est notamment l\u2019auteur de la pi\u00e8ce Occupe-toi du b\u00e9b\u00e9, qui parle de m\u00e8res infanticides et qui avait \u00e9t\u00e9 \u00e9crite en 2007, alors que le sujet faisait la une dans la presse anglaise. Ses pi\u00e8ces, au caract\u00e8re provocateur du th\u00e9\u00e2tre in-yer-face, exposent les difficult\u00e9s sociales avec tranchant.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Love and money<\/em>\u00a0parle d\u2019un autre probl\u00e8me actuel, celui des dettes. La pi\u00e8ce raconte comment le consum\u00e9risme est utilis\u00e9 par ceux qui ne trouvent pas leur place dans la soci\u00e9t\u00e9 pour faire dispara\u00eetre leur sentiment d\u2019inadaptation. Et lorsqu\u2019on d\u00e9couvre l\u2019espoir que la jeune Jess avait en l\u2019avenir \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 David l\u2019a demand\u00e9e en mariage, c\u2019est cet espoir qui appara\u00eet comme la solution \u00e0 ce sentiment. A la fin de la pi\u00e8ce, nous nous rem\u00e9morons le r\u00e9cit de sa mort et il nous attriste, mais nous emportons avec nous \u00e9galement son espoir en l\u2019avenir, et il nous r\u00e9chauffe le c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>24 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/suzanne-balharry\">Suzanne Balharry<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p>Voir la page du spectacle <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Dennis Kelly \/ mise en sc\u00e8ne Francis A\u00efqui \/ Th\u00e9\u00e2tre du Passage \u00e0 Neuch\u00e2tel \/ le 22 janvier 2014 \/ Critiques par Deborah Strebel et Suzanne Balharry.<\/p>\n","protected":false},"author":784,"featured_media":9591,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,12],"tags":[31,36],"class_list":["post-2417","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-du-passage","tag-deborah-strebel","tag-suzanne-balharry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2417","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/784"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2417"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2417\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21815,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2417\/revisions\/21815"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9591"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2417"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2417"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2417"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}