{"id":23699,"date":"2026-11-03T14:26:17","date_gmt":"2026-11-03T13:26:17","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=23699"},"modified":"2026-11-04T15:00:11","modified_gmt":"2026-11-04T14:00:11","slug":"sept","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2026\/11\/sept\/","title":{"rendered":"Sept"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Sept<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Mise en sc\u00e8ne par Bartek Sozanski et J\u00f3zsef Trefeli \/ Sc\u00e8nes du Gr\u00fctli (Gen\u00e8ve) \/ du 30 octobre au 14 novembre 2026 \/ critique par Lila Michaud . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019\u00e9cho de la vie des autres<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">3 novembre 2026<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right wp-block-paragraph\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lila-michaud\/\" data-type=\"page\" data-id=\"23559\">Lila Michaud<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"547\" height=\"365\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/11\/copy-scenes-du-grutli-1.jpg\" alt=\"\u00a9 sc\u00e8nes du gr\u00fctli\" class=\"wp-image-23701\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/11\/copy-scenes-du-grutli-1.jpg 547w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/11\/copy-scenes-du-grutli-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/11\/copy-scenes-du-grutli-1-250x167.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 547px) 100vw, 547px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Sc\u00e8nes du Gr\u00fctli<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em><em>Avez-vous d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 un.e enfant\u00a0? Naturellement. Avez-vous d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 un.e adulte\u00a0? Probablement. \u00cates-vous un.e vieillard.e \u2026\u00a0? Chut, ne r\u00e9pondez-pas, de toute fa\u00e7on, tout est une question de rythme. Dans un d\u00e9cor g\u00e9om\u00e9trique qui parle autant \u00e0 l\u2019adulte qu\u2019\u00e0 l\u2019enfant en chacun.e de nous, les interpr\u00e8tes de<\/em> Sept <em>proposent une fresque interg\u00e9n\u00e9rationnelle dans laquelle le r\u00e9cit de l\u2019autre fait \u00e9cho au n\u00f4tre. Via un dispositif interm\u00e9dial, la pi\u00e8ce questionne les restrictions li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e2ge et les g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s et singularit\u00e9s de la vie<\/em><\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur une musique \u00e9l\u00e9ctro-lounge et dans une ambiance tamis\u00e9e, le public entre dans la salle et se retrouve face au curieux d\u00e9cor dispos\u00e9 sur sc\u00e8ne. Des parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8des, des prismes, un cylindre et m\u00eame une demi-sph\u00e8re, tout cela \u00e0 taille humaine, sont dispos\u00e9s dans tout l\u2019espace sc\u00e9nique. Ces formes, grises et imposantes, intriguent et accrochent pourtant le regard. Tout de suite, si le.a spectateur.ice a encore son \u00e2me d\u2019enfant, cela \u00e9veille en lui.elle son esprit joueur et son envie de construire, d\u2019assembler et de faire tenir ensemble, en \u00e9quilibre, toutes les pi\u00e8ces devant lui.elle. C\u2019\u2019est d\u2019ailleurs cela que vont faire les com\u00e9dien.nes pendant toute la dur\u00e9e du spectacle\u00a0: (re)construire ensemble, malgr\u00e9 leurs \u00e2ges diff\u00e9rents, un bout de leur histoire, de leur vie. D\u00e8s la fermeture des portes de la salle, les cinq interpr\u00e8tes entrent tour \u00e0 tour et prennent position sur le long banc, form\u00e9 par les parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8des, qui tr\u00f4ne au milieu du plateau. La sc\u00e8ne devient alors un parc dans lequel tous.tes, selon leur \u00e2ge, vaquent \u00e0 leurs occupations\u00a0: une dame \u00e2g\u00e9e donne des grains aux oiseaux, un jeune homme d\u00e9range tout le monde avec sa musique jou\u00e9e trop forte. Une jeune fille se repose apr\u00e8s son jogging et un homme d\u2019une soixantaine d\u2019ann\u00e9e, fort de ses privil\u00e8ges, s\u2019assied o\u00f9 bon lui semble, sans se pr\u00e9occuper de la femme \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui. La vie, quoi. Chacun dans sa bulle. Puis, la bulle \u00e9clate. Les yeux se l\u00e8vent. L\u2019attention change. Chacun.e se regarde et entre en connexion avec l\u2019autre. \u00c0 partir de l\u00e0, les \u00e2ges cessent d\u2019exister et tous.tes les com\u00e9dien.nes deviennent, tour \u00e0 tour, un enfant, un adulte, une personne \u00e2g\u00e9e. Les histoires des unes font \u00e9cho chez les autres. Les \u00e9motions des uns r\u00e9sonnent dans le public. Le d\u00e9cor, modulable \u00e0 souhait, \u00e9volue au rythme des r\u00e9cits, selon les besoins et donne de la profondeur aux mouvements des interpr\u00e8tes qui ne cessent d\u2019interagir avec ces formes en 3D. Ils.elles sautent dessus, les retournent, les font tourner, les contournent ou montent sur la demi-sph\u00e8re en tentant de trouver leur \u00e9quilibre. Leurs costumes de couleurs vives d\u00e9tonnent avec la grisaille de la sc\u00e9nographie et accentuent l\u2019impression de vie qui se d\u00e9gage de chacun.e d\u2019eux.elles. Ils.elles bougent librement dans tout l\u2019espace sc\u00e9nique et alternent entre les r\u00e9cits oraux et ceux que construisent leurs corps. En effet, les discours th\u00e9\u00e2traux sont entrecoup\u00e9s de sc\u00e8nes de danse qui t\u00e9moignent, peut-\u00eatre de mani\u00e8re encore plus forte que la parole, des effets de miroir qu\u2019une existence peut avoir sur l\u2019autre. Les corps des com\u00e9dien.nes, quel que soit leur \u00e2ge, deviennent le v\u00e9hicule privil\u00e9gi\u00e9 des r\u00e9cits racont\u00e9s. Les chor\u00e9graphies de groupe, cr\u00e9\u00e9es par le danseur et chor\u00e9graphe J\u00f3zsef Trefeli, rythm\u00e9es par une bande-son aux accents \u00e9l\u00e9ctros, invitent le public dans une sorte de transe dans laquelle plus rien ne compte, \u00e0 part le moment pr\u00e9sent. Les com\u00e9dien.nes (Meggie Blankschyn, Roberto Molo, Margarita Sanchez, Eliot Sidler et Solange Schifferdecker) sont impressionnant.es de gr\u00e2ce, de fluidit\u00e9 et d\u2019aisance dans leur gestuelle. Leurs corps sont \u00e9galement mis en avant gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019utilisation en directe d\u2019une cam\u00e9ra qui, successivement, filme et projette, sur un drap tendu au-dessus de la sc\u00e8ne, de mani\u00e8re tr\u00e8s rapproch\u00e9e, leurs visages, pieds et \u00e9paules. Ce dispositif permet ainsi aux spectateur.ices d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 l\u2019intimit\u00e9 et aux mimiques et particularit\u00e9s des interpr\u00e8tes. Les rides sur un visage racontent une vie pleine d\u2019amour et t\u00e2ch\u00e9e de tristesse, la tension d\u2019une \u00e9paule exprime le combat qu\u2019est l\u2019existence, et le discret sourire qui se dessine aux coins des l\u00e8vres exprime le bonheur d\u2019\u00eatre l\u00e0, ensemble et en vie. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019alternance entre les instants collectifs, de danse ou de th\u00e9\u00e2tre, et les focus rapproch\u00e9s sur l\u2019individualit\u00e9 de chacun.e, la mise en sc\u00e8ne de Bartek Sozanski souligne ce qui rel\u00e8ve de l\u2019unicit\u00e9 et de la singularit\u00e9 de la vie, qu\u2019importent les diff\u00e9rences d\u2019\u00e2ge. Lorsque l\u2019une demande \u00e0 l\u2019autre,\u00a0sur un ton enfantin\u00a0ou s\u00e9rieux, \u00ab\u00a0comment tu t\u2019appelles\u00a0?\u00a0\u00bb, la r\u00e9ponse est toujours\u00a0: \u00ab\u00a0Olivia\u00a0\u00bb. \u00catre Olivia devient alors le synonyme de \u00ab\u00a0je suis un humain\u00a0\u00bb et questionne ce que le temps change et ce sur quoi il n\u2019a pas d\u2019emprise. Est-on vraiment diff\u00e9rent.e \u00e0 27 ans, 43 ans et 70 ans\u00a0? Peut-\u00eatre, mais qui peut vraiment l\u2019affirmer\u00a0? Est-on vraiment le.la m\u00eame \u00e0 5 ans, 29 ans, 60 ans\u00a0? Chacun.e peut avoir son avis mais personne ne peut assurer qu\u2019il n\u2019existe pas un fil rouge tout au long de notre vie. <em>Sept<\/em> nous propose alors d\u2019y aller ensemble, de parcourir, le temps du spectacle, dans un sens et dans l\u2019autre, le chemin des vies. Mais ne prenez pas peur, chacun y va \u00e0 son rythme\u00a0!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-8f761849 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\">3 novembre 2026<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right wp-block-paragraph\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lila-michaud\/\" data-type=\"page\" data-id=\"23559\">Lila Michaud<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/grutli.ch\/spectacles\/sept\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne par Bartek Sozanski et J\u00f3zsef Trefeli \/ Sc\u00e8nes du Gr\u00fctli (Gen\u00e8ve) \/ du 30 octobre au 14 novembre 2026 \/ critique par Lila Michaud .<\/p>\n","protected":false},"author":1003187,"featured_media":23700,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[32,33,38,125],"tags":[],"class_list":["post-23699","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-onstage","category-spectacle","category-teatre-du-grutli"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23699","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1003187"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23699"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23699\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23705,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23699\/revisions\/23705"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23700"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23699"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23699"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23699"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}