{"id":23496,"date":"2026-04-28T12:34:06","date_gmt":"2026-04-28T10:34:06","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=23496"},"modified":"2026-05-02T19:09:50","modified_gmt":"2026-05-02T17:09:50","slug":"la-curieuse-histoire-de-lhomme-charbon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2026\/04\/la-curieuse-histoire-de-lhomme-charbon\/","title":{"rendered":"La Curieuse Histoire de l\u2019Homme Charbon"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">La Curieuse Histoire de l\u2019Homme Charbon<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Conception et mise en sc\u00e8ne par Yohann Thenaisie \/ Th\u00e9\u00e2tre 2.21 (Lausanne) \/ Du 23 au 26 avril 2026 \/ Critique par C\u00e9lia Reymond et F\u00e9lix Blandin . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 avril 2026<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/celia-reymond\/\">C\u00e9lia Reymond<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Lumi\u00e8re et monstruosit\u00e9 : un dispositif sc\u00e9nique qui fabrique l\u2019\u00e9tranget\u00e9<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/04\/1000x1000.jpg\" alt=\"1000x1000\" class=\"wp-image-23497\" style=\"object-fit:cover;width:300px;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/04\/1000x1000.jpg 1000w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/04\/1000x1000-200x200.jpg 200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/04\/1000x1000-170x170.jpg 170w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/04\/1000x1000-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>\u00a9<\/em> Th\u00e9\u00e2tre 2.21<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>La Curieuse Histoire de l\u2019Homme Charbon <em>de Yohann Thenaisie propose une immersion dans un univers d\u2019\u00e9pouvante surr\u00e9aliste, inspir\u00e9 de Tim Burton<\/em>. <em>Dans ce spectacle, la lumi\u00e8re ne se limite pas \u00e0 \u00e9clairer : <\/em><em>elle acquiert une pr\u00e9sence sc\u00e9nique \u00e9quivalente \u00e0 celle d&rsquo;un\u00b7e com\u00e9dien\u00b7ne<\/em><em>. <\/em><em>Les monstres, tout aussi essentiels, tentent de renverser la dynamique du regard en faisant du public l\u2019objet de l\u2019observation, mais restent malgr\u00e9 tout les principales figures de l\u2019\u00e9tranget\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La repr\u00e9sentation commence d\u00e8s le hall du th\u00e9\u00e2tre, o\u00f9 le public attend qu\u2019un membre du personnel ouvre les portes et v\u00e9rifie les billets. \u00c0 la place, un monstre s\u2019occupe de l\u2019accueil et, muni d\u2019une torche \u00e0 l\u2019apparence m\u00e9di\u00e9vale, guide les spectateur\u00b7ices \u00e0 travers un couloir pour les installer dans la salle. \u00c9crite et mise en sc\u00e8ne par Yohann Thenaisie \u2013 docteur en neurosciences mais \u00e9galement com\u00e9dien \u2013, <em>La Curieuse Histoire de l\u2019Homme Charbon<\/em> raconte la rencontre d\u2019un Gamin, ayant suivi une ombre, avec sept monstres vivant au fond d\u2019un vieux th\u00e9\u00e2tre abandonn\u00e9. Ils narrent au Gamin de nombreuses petites histoires, dont celle de l\u2019Homme Charbon. Les monstres portent des v\u00eatements aux couleurs sombres, et leurs visages affichent un teint tr\u00e8s blanc et des cernes tr\u00e8s prononc\u00e9es. Le Gamin a les m\u00eames traits, seulement moins marqu\u00e9s. Le plateau est rempli d\u2019objets en tout genre, dont un piano, une batterie, un accord\u00e9on, mais aussi une \u00e9chelle et un buste de mannequin. L\u2019espace de jeu rompt avec la distance traditionnelle&nbsp;: certain\u00b7es spectateur\u00b7ices sont assis\u00b7es sur des chaises dispos\u00e9es directement sur le plateau, cr\u00e9ant ainsi une ambiance plus intime. Les lumi\u00e8res sont tr\u00e8s douces, tamis\u00e9es tout au plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00f4le de la lumi\u00e8re est crucial : elle assure une fonction narrative et une pr\u00e9sence sc\u00e9nique presque \u00e0 l\u2019\u00e9gal des acteur\u00b7ices. Ne servant pas seulement \u00e0 \u00e9clairer l\u2019action, elle construit l\u2019atmosph\u00e8re et permet de cr\u00e9er diff\u00e9rents espaces.&nbsp; Ce dispositif repose sur une alternance entre une lumi\u00e8re tamis\u00e9e, pr\u00e9sente la majeure partie du temps, et des sources lumineuses plus ponctuelles, qui viennent la compl\u00e9ter ou la remplacer.&nbsp; Trois types d\u2019\u00e9clairage structurent ainsi la mise en sc\u00e8ne. La torche, d\u2019abord, permet aux monstres de se d\u00e9placer et de s\u2019\u00e9clairer mutuellement, cr\u00e9ant un espace instable au c\u0153ur des d\u00e9combres du th\u00e9\u00e2tre. Les lampes frontales, utilis\u00e9es plus ponctuellement,&nbsp;transportent les spectateur\u00b7ices dans un nouvel endroit, tel qu\u2019une mine. Enfin, une lumi\u00e8re surgissant du bas et sortant d\u2019un coffre&nbsp;accompagne les r\u00e9cits effrayants : elle&nbsp;d\u00e9forme les visages, creuse les ombres et installe une atmosph\u00e8re inqui\u00e9tante.<\/p>\n\n\n\n<p>Les lumi\u00e8res sont manipul\u00e9es devant les spectateur\u00b7ices par les com\u00e9dien\u00b7nes, dont elles accentuent l\u2019apparence monstrueuse.&nbsp; Ces sources lumineuses n\u2019apparaissent jamais de fa\u00e7on fortuite :&nbsp;leur mise en \u0153uvre est rendue visible et participe pleinement au jeu sc\u00e9nique. L\u2019ouverture du coffre, par exemple, devient un v\u00e9ritable geste th\u00e9\u00e2tral : un monstre s\u2019en approche, soul\u00e8ve lentement le couvercle dans un grincement audible, laissant alors jaillir la lumi\u00e8re. De m\u00eame, lorsque les monstres utilisent des lampes frontales, ils doivent d\u2019abord aller les chercher, les enfiler puis les allumer ;&nbsp;cette succession d\u2019actions visibles marque concr\u00e8tement le passage d\u2019un espace \u00e0 un autre.&nbsp; En exposant ainsi les manipulations techniques habituellement dissimul\u00e9es, la mise en sc\u00e8ne fait appara\u00eetre la lumi\u00e8re non plus seulement comme un effet, mais comme le r\u00e9sultat d\u2019un travail sc\u00e9nique rendu perceptible.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle interroge directement le statut de \u201cmonstre\u201d, auquel les personnages sur le plateau refusent de s\u2019identifier, indiquant qu\u2019ils ont conscience de la connotation n\u00e9gative de ce terme. Cette tension se manifeste de deux mani\u00e8res. La premi\u00e8re est langagi\u00e8re. \u00c0 plusieurs reprises, les personnages sont sur le point d\u2019employer le mot \u201cmonstre\u201d pour se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 eux-m\u00eames et se reprennent au dernier moment (\u201cmonst- euh personne\u201d), soulignant un malaise face \u00e0 ce lex\u00e8me. La deuxi\u00e8me est relationnelle&nbsp;: elle surgit lorsqu\u2019ils tentent de renverser la situation en affirmant que les v\u00e9ritables monstres sont les spectateur\u00b7ices. Ce basculement est renforc\u00e9 par un changement lumineux : la p\u00e9nombre laisse place \u00e0 une lumi\u00e8re blanche qui \u00e9claire la salle, exposant le public au regard du Gamin. Pourtant, l\u2019inversion ne fonctionne pas compl\u00e8tement.&nbsp; Ce choix de mise en sc\u00e8ne met en \u00e9vidence la difficult\u00e9, voire l\u2019impossibilit\u00e9, pour le public de renoncer \u00e0 son statut d\u2019observateur invisible et dominant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, la figure du monstre est intrins\u00e8quement li\u00e9e \u00e0 la notion d\u2019alt\u00e9rit\u00e9, \u00e0 ce qui s\u2019\u00e9carte de la norme et attire le regard par sa singularit\u00e9. Or, ce sont pr\u00e9cis\u00e9ment les personnages sur le plateau qui occupent cette position, transformant le th\u00e9\u00e2tre en un lieu d\u2019exposition.&nbsp; M\u00eame lorsque la lumi\u00e8re blanche \u00e9claire autant les spectateur\u00b7ices que les monstres, le public ne devient pas pleinement objet de regard : il reste dans une relative passivit\u00e9, tandis que les corps des com\u00e9dien\u00b7nes, maquill\u00e9s et mis en sc\u00e8ne en tant que monstres, continuent de concentrer l\u2019attention.&nbsp; On retrouve ainsi une logique proche de celle du zoo : ce qui est montr\u00e9 est ce qui est per\u00e7u comme diff\u00e9rent, observ\u00e9 parce qu\u2019inhabituel. D\u00e8s lors, malgr\u00e9 leur tentative de renversement, les monstres demeurent assign\u00e9s \u00e0 cette position marginale, tandis que les spectateur\u00b7ices, bien que d\u00e9sign\u00e9\u00b7es comme tels, \u00e9chappent \u00e0 cette cat\u00e9gorisation.<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cAllez ! Tout le monde dehors !!\u201d : la repr\u00e9sentation se termine sur un ordre brutal et sur la seule adresse aux spectateur\u00b7ices. Un geste qui prolonge la tension du spectacle : malgr\u00e9 la tentative de renversement, les monstres restent ceux que l\u2019on regarde et le public, celui qui repart.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 avril 2026<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/celia-reymond\/\">C\u00e9lia Reymond<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 avril 2026<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/felix-blandin\/\">F\u00e9lix Blandin<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00ab On est tous le monstre de quelqu\u2019un \u00bb<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1000\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/04\/1000x1000.jpg\" alt=\"1000x1000\" class=\"wp-image-23497\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/04\/1000x1000.jpg 1000w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/04\/1000x1000-200x200.jpg 200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/04\/1000x1000-170x170.jpg 170w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/04\/1000x1000-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>\u00a9<\/em> Th\u00e9\u00e2tre 2.21<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Peupl\u00e9 de monstres inspir\u00e9s par l&rsquo;esth\u00e9tique de Tim Burton, ce spectacle prend la forme d&rsquo;une s\u00e9rie de contes d&rsquo;\u00e9pouvante bon enfant, m\u00ealant th\u00e9\u00e2tre, musique, chants et bruitages en direct. La musique compos\u00e9e par Jimena Marazzi, dans l\u2019esprit de Danny Elfman, et les bruitages d\u2019Aur\u00e9lien Perdreau plongent les spectateur\u00b7ices dans une exp\u00e9rience immersive<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Yohann Thenaisie, \u00e0 l\u2019origine du travail d\u2019\u00e9criture et de mise en sc\u00e8ne, propose une nouvelle version de <em>La Curieuse Histoire de l\u2019Homme Charbon<\/em>, un spectacle cr\u00e9\u00e9 en 2024. L\u2019univers de Tim Burton est reconnaissable&nbsp;: m\u00eame sans savoir qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une influence revendiqu\u00e9e, l\u2019atmosph\u00e8re qui se d\u00e9gage de la repr\u00e9sentation peut faire penser \u00e0 <em>L\u2019\u00c9trange No\u00ebl de monsieur Jack<\/em>, <em>Les Noces fun\u00e8bres<\/em> ou encore <em>Beetlejuice<\/em> \u2013 des films qui oscillent eux aussi entre r\u00e9cit et chant.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019horreur du spectacle, accessible d\u00e8s huit ans, ne s\u2019inscrit donc pas dans un registre cauchemardesque. Gr\u00e2ce aux frissons du conte, c\u2019est une autre forme d\u2019\u00e9pouvante, plus ludique, qui se r\u00e9pand dans la petite salle 2 du Th\u00e9\u00e2tre 2.21. Les com\u00e9dien\u00b7nes n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 briser le quatri\u00e8me mur, surtout s\u2019il y a des enfants dans les premiers rangs, pour se livrer \u00e0 des moments d\u2019improvisation avec eux. Ces interactions spontan\u00e9es \u00e9tablissent une relation de complicit\u00e9&nbsp;: par exemple, en donnant quelques plumes de son costume aux enfants, une com\u00e9dienne d\u00e9samorce la peur ou la tension.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019immersion est accentu\u00e9e par&nbsp;la musique compos\u00e9e par Jimena Marazzi, qui joue au piano. Si l\u2019on est familier avec le cin\u00e9ma de Tim Burton et les compositions de Danny Elfman, l\u2019inspiration est \u00e9vidente et renforce le th\u00e8me burtonien du spectacle. Par ses m\u00e9lodies, la pianiste souligne les passages de tension, de trag\u00e9die et de com\u00e9die qu\u2019interpr\u00e8tent les com\u00e9dien\u00b7nes. Son comparse Aur\u00e9lien Perdreau prend lui aussi \u2013 dans son costume d\u2019homme-m\u00e9canique \u2013 part \u00e0 l\u2019ambiance des contes. Il y ajoute des percussions et des bruitages r\u00e9alis\u00e9s, par exemple, avec un poireau pour une envol\u00e9e d\u2019oiseaux, ou encore avec une machine \u00e0 coudre et une fl\u00fbte \u00e0 coulisse pour les m\u00e9canismes et le sifflement d\u2019un train. Ce dispositif avive l\u2019exp\u00e9rience des spectateur\u00b7ices tout en renfor\u00e7ant la coh\u00e9rence di\u00e9g\u00e9tique&nbsp;: en jouant avec les objets du d\u00e9cor, les musicien\u00b7nes incarnent \u00e9galement ces monstres qui, avec les moyens du bord, continuent de faire vivre leur th\u00e9\u00e2tre d\u00e9labr\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 du paysage sonore, la rencontre entre le travail de la lumi\u00e8re et le jeu des com\u00e9dien\u00b7nes participe \u00e0 construire les atmosph\u00e8res burtoniennes recherch\u00e9es. Le contraste entre le th\u00e9\u00e2tre d\u2019ombres, le noir complet et la lumi\u00e8re crue des lampes de poche,&nbsp;soutenu par l\u2019interpr\u00e9tation et la physicalit\u00e9 des com\u00e9dien\u00b7nes, conf\u00e8re au spectacle une dimension cartoonesque.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous ces \u00e9l\u00e9ments forment un conte en patchwork de tableaux et d\u2019histoires, qui, comme le c\u00e9l\u00e8bre Frankenstein, n\u2019a de monstrueux que son apparence.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 avril 2026<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/felix-blandin\/\">F\u00e9lix Blandin<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/theatre221.ch\/spectacle\/658\/la-curieuse-histoire-de-lhomme-charbon\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception et mise en sc\u00e8ne par Yohann Thenaisie \/ Th\u00e9\u00e2tre 2.21 (Lausanne) \/ Du 23 au 26 avril 2026 \/ Critique par C\u00e9lia Reymond et F\u00e9lix Blandin .<\/p>\n","protected":false},"author":1002847,"featured_media":23497,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,120],"tags":[316,326],"class_list":["post-23496","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-2-21-lausanne","tag-celia-reymond","tag-felix-blandin"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23496","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002847"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23496"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23496\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23500,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23496\/revisions\/23500"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23497"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23496"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23496"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23496"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}