{"id":23461,"date":"2026-03-22T18:50:38","date_gmt":"2026-03-22T17:50:38","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=23461"},"modified":"2026-04-02T16:24:26","modified_gmt":"2026-04-02T14:24:26","slug":"le-tartuffe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2026\/03\/le-tartuffe\/","title":{"rendered":"Le Tartuffe"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Le Tartuffe<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D&rsquo;apr\u00e8s Moli\u00e8re \/ Mise en sc\u00e8ne par Jean Liermier \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge (Gen\u00e8ve) \/ Du 3 mars au 2 avril 2026 \/ Critiques par Mathys Lonfat et F\u00e9lix Blandin . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>17 mars 2026 <\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/mathys-lonfat\/\">Mathys Lonfat<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Actualiser au nom de la v\u00e9rit\u00e9<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_article-1024x683.jpg\" alt=\"tartuffe article\" class=\"wp-image-23462\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_article-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_article-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_article-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_article-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_article.jpg 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Carole Parodi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Du 3 mars au 2 avril, Jean Liermier pr\u00e9sente au Th\u00e9\u00e2tre de Carouge <\/em>Le Tartuffe <em>de Moli\u00e8re dans une fine n\u00e9gociation entre conservation \u2013 de la langue, de l\u2019intrigue, des enjeux id\u00e9ologiques \u2013 et actualisation, qui en r\u00e9active la force comique et critique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Rencontr\u00e9 sur les bancs d\u2019\u00e9cole, au th\u00e9\u00e2tre, au cin\u00e9ma ou relay\u00e9 par les discours de nos pairs, <em>Le Tartuffe<\/em> de Moli\u00e8re irrigue notre imaginaire collectif. Nous en connaissons tous, directement ou indirectement, l\u2019intrigue : Tartuffe, d\u00e9vot personnage, parasite la maison d\u2019Orgon, qu\u2019il a su envo\u00fbter par sa foi exhibitionniste et ses discours trompeurs. Fort de cette emprise, le manipulateur s\u2019arroge une place centrale dans le foyer, lui permettant de convoiter, aux d\u00e9pens du reste de la famille et en toute impunit\u00e9, les biens de son h\u00f4te autant que son \u00e9pouse. Adapt\u00e9e, interpr\u00e9t\u00e9e, r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9e, la pi\u00e8ce de Moli\u00e8re, condamn\u00e9e lors de sa premi\u00e8re repr\u00e9sentation en 1664, r\u00e9sonne comme un plaidoyer contre les apparences trompeuses, dans notre \u00e8re troubl\u00e9e par l\u2019intelligence artificielle et les <em>mass media<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, pr\u00e8s de quatre si\u00e8cles apr\u00e8s sa cr\u00e9ation, <em>Tartuffe<\/em> exige, afin d\u2019\u00e9clore dans tout son potentiel \u00e9mancipatoire, d\u2019\u00eatre rendu accessible au public contemporain par un langage sc\u00e9nique qui lui soit familier. Jean Liermier, grand relecteur du r\u00e9pertoire classique, s\u2019acquitte de cette t\u00e2che par une d\u00e9licate n\u00e9gociation entre conservation de la langue, de l\u2019intrigue, des enjeux id\u00e9ologiques du texte et leur actualisation. Tout en ancrant l\u2019action dans le d\u00e9cor d\u2019une maison parisienne au go\u00fbt du Grand Si\u00e8cle avec des costumes d\u2019\u00e9poque, le metteur en sc\u00e8ne lui insuffle des accents contemporains r\u00e9activant sa force comique. Les mouvements des personnages, d\u00e9ploy\u00e9s entre la verticalit\u00e9 de l\u2019escalier et la transversalit\u00e9 des portes lat\u00e9rales, gardent en haleine les spectateurs deux heures durant. Sur sc\u00e8ne, le comique de geste s\u2019illustre dans un vocabulaire contemporain&nbsp;: Dorine chasse les amants \u00e0 coup de \u00ab&nbsp;ksss ksss&nbsp;\u00bb et Cl\u00e9ante s\u2019illustre en doux poivrot rougi par le vin. Si l\u2019imaginaire classique se voit d\u00e8s le d\u00e9part perturb\u00e9, le spectateur assiste, lors de l\u2019apparition de Tartuffe, \u00e0 son \u00e9clatement d\u00e9finitif. Le personnage, camp\u00e9 par Philippe Gouin, op\u00e8re en v\u00e9ritable dynamite sur le texte de Moli\u00e8re. Volontiers grossier tant dans la diction que dans les gestes, laissant entendre par moment son accent, le malotru d\u00e9stabilise le lecteur d\u00e9vou\u00e9 de Jean-Baptiste Poquelin. L\u2019audace de Jean Liermier atteint son paroxysme \u00e0 la sc\u00e8ne 7 de l\u2019acte IV \u2013 dans laquelle Tartuffe&nbsp; fait des avances \u00e0 Elmire tandis que son mari est cach\u00e9 sous la table \u2013 lorsque le \u00ab&nbsp;saint homme&nbsp;\u00bb, pour reprendre la tendre et sotte appellation d\u2019Orgon, multiplie les mimes obsc\u00e8nes. Le directeur du Th\u00e9\u00e2tre de Carouge propose une lecture du personnage de Tartuffe \u00e9tonnamment sensuelle, qui redouble et porte \u00e0 son comble la dimension transgressive du personnage original. Toute l\u2019habilet\u00e9 de Jean Liermier transpara\u00eet aussi dans le traitement de l\u2019alexandrin que les acteurs donnent v\u00e9ritablement \u00e0 entendre pour un public contemporain. Le texte, vivifi\u00e9, r\u00e9v\u00e8le la subtilit\u00e9 de l\u2019ironie de Dorine ou la rh\u00e9torique fallacieuse de Tartuffe. En tenant d\u2019un th\u00e9\u00e2tre d\u00e9nonciateur de la duperie et du discours trompeur, le metteur en sc\u00e8ne parach\u00e8ve son geste par quelques ruptures d\u00e9voilant l\u2019artifice sc\u00e9nique, lib\u00e9rant le spectateur de son pouvoir de fascination. Jean Liermier manifeste une conscience aigu\u00eb de son m\u00e9dium, lequel, pour ne pas nous faire tomber sous le joug d\u2019une nouvelle apparence, doit se donner comme un art de l\u2019illusion.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>17 mars 2026 <\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/mathys-lonfat\/\">Mathys Lonfat<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>17 mars 2026<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/felix-blandin\/\"> F\u00e9lix Blandin<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Couvrez ce complotisme que je ne saurais voir<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_titre-1024x683.jpg\" alt=\"tartuffe titre\" class=\"wp-image-23463\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_titre-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_titre-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_titre-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_titre-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/tartuffe_titre.jpg 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Carole Parodi<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Jean Liermier propose de retrouver le faux d\u00e9vot Tartuffe pour lever le voile de nos soci\u00e9t\u00e9s enlis\u00e9es dans le complotisme et le fanatisme. Sans alarmisme, sa mise en sc\u00e8ne \u00e9veille espoir et lucidicit\u00e9, afin que nous ne soyons pas tartuffi\u00e9s \u00e0 notre tour.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Lire du Moli\u00e8re, c\u2019est bien, mais aller le voir et l\u2019entendre, c\u2019est toujours mieux, surtout quand on nous offre une telle virtuosit\u00e9&nbsp;! Car c\u2019est en \u00e9coutant les mots de Moli\u00e8re que nous pouvons en appr\u00e9cier tout le chant et la danse.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>Le Tartuffe<\/em> de Moli\u00e8re raconte comment le faux d\u00e9vot Tartuffe a pris le contr\u00f4le de la famille d\u2019Orgon et par quels moyens les personnages \u2013 surtout f\u00e9minins \u2013 font de la r\u00e9sistance pour contrer son influente (in)d\u00e9votion. Dans la mise en sc\u00e8ne de Jean Liermier, les costumes montrent d\u00e8s le d\u00e9part dans quel camp sont les personnages&nbsp;: Orgon, Elmire, leur fils Damis et leur fille Mariane portent toustes l\u2019habit noir au col blanc, signe de leur exc\u00e8s de z\u00e8le, et surtout de l\u2019emprise de Tartuffe sur la famille. Ce dernier, quant \u00e0 lui, est camp\u00e9 en fr\u00e8re mendiant franciscain, sa robe brune renfor\u00e7ant le discours du pauvre homme d\u00e9muni. Cependant, des \u00e9l\u00e9ments trahissent sa fausse d\u00e9votion : sa tonsure invers\u00e9e (ras\u00e9e sur les c\u00f4t\u00e9s et cheveux sur le dessus du cr\u00e2ne), et ses atours r\u00e9v\u00e9lant son go\u00fbt pour les biens mat\u00e9riels&nbsp;: ceinture de cuir au lieu de corde, beau et large chapelet en collier. Les personnages qui s\u2019opposent \u00e0 cette emprise \u2013 l\u2019amant Val\u00e8re, le beau-fr\u00e8re Cl\u00e9ante et la suivante Dorine\u2013 portent des costumes color\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Muriel Mayette-Holtz offre avec Dorine, la grande rivale du d\u00e9vot, qui pense et parle franchement, une performance haute en couleurs. Philippe Gouin, en Tartuffe cam\u00e9l\u00e9on, change de comportement au gr\u00e9 de ses interlocuteurs&nbsp;: mielleux et souffreteux face \u00e0 Orgon&nbsp;; dur mais tr\u00e8s vite charmeur pour Elmire&nbsp;; et absolument condescendant pour Cl\u00e9ante, cachant \u00e0 peine ses intentions. Gilles Privat, en Orgon, incarne le complotiste qui cherche toutes les parades pour prot\u00e9ger ses illusions d\u00e8s qu\u2019il est confront\u00e9 \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9. Le texte de Moli\u00e8re est donn\u00e9 avec beaucoup de rythme, et s\u2019entend comme une v\u00e9ritable m\u00e9lodie. Les changements de d\u00e9cor et les lumi\u00e8res servent le propos en produisant des atmosph\u00e8res diff\u00e9rentes selon les sc\u00e8nes&nbsp;: tant\u00f4t intimes, ils mettent les personnages en avant&nbsp;; tant\u00f4t grands et profonds, ils les \u00e9crasent. Ces changements sont annonc\u00e9s doucement par de la musique orchestrale avant la fin des actes, offrant des transitions douces et agr\u00e9ables. La froide lumi\u00e8re blanche fait ressentir pendant la plus grande partie du spectacle le malaise provoqu\u00e9 par Tartuffe et offre un contraste saisissant avec les couleurs orange chaleureuses de la famille retrouv\u00e9e \u00e0 la fin.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>17 mars 2026<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/felix-blandin\/\">F\u00e9lix Blandin<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/theatredecarouge.ch\/spectacle\/le-tartuffe\/\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D&rsquo;apr\u00e8s Moli\u00e8re \/ Mise en sc\u00e8ne par Jean Liermier \/ Th\u00e9\u00e2tre de Carouge (Gen\u00e8ve) \/ Du 3 mars au 2 avril 2026 \/ Critiques par Mathys Lonfat et F\u00e9lix Blandin .<\/p>\n","protected":false},"author":1002847,"featured_media":23463,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,33,38,7],"tags":[326,323],"class_list":["post-23461","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-onstage","category-spectacle","category-theatre-de-carouge","tag-felix-blandin","tag-mathys-lonfat"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23461","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002847"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23461"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23461\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23484,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23461\/revisions\/23484"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23463"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23461"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23461"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23461"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}