{"id":23455,"date":"2026-03-11T10:33:38","date_gmt":"2026-03-11T09:33:38","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=23455"},"modified":"2026-03-11T11:17:21","modified_gmt":"2026-03-11T10:17:21","slug":"entretien-avec-giulietta-mottini-autour-du-projet-trainee-de-poussiere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2026\/03\/entretien-avec-giulietta-mottini-autour-du-projet-trainee-de-poussiere\/","title":{"rendered":"Entretien avec Giulietta Mottini autour du projet Tra\u00een\u00e9e de poussi\u00e8re"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le cadre de l\u2019op\u00e9ration In\u00e9dits Textes dramatiques, en partenariat avec Le Courrier.<\/p>\n\n\n\n<p>Un entretien autour du projet <em><a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/content\/uploads\/2025\/07\/12-co-07.pdf\">Tra\u00een\u00e9e de poussi\u00e8re <\/a><\/em>\/ de Giulietta Mottini \/ <a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2025\/07\/06\/trainee-de-poussiere\/\">Plus d&rsquo;infos. <\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/maud-seem\/\">Maud Seem<\/a>. <\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Compte-rendu de Giulietta Mottini &#8211; <em>Tra\u00een\u00e9e de poussi\u00e8re<\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Giulietta Mottini, \u00e9crivaine et critique litt\u00e9raire, a publi\u00e9 son premier texte de po\u00e9sie <em>(une) existence \u00e0 \u00e9chelle hebdomadaire<\/em> dans la revue Nioques (\u00e9d. Fabrique) en 2019, apr\u00e8s un dipl\u00f4me \u00e0 l\u2019Institut litt\u00e9raire suisse et \u00e0 l\u2019ENSATT. En 2025, elle signe le livret d\u2019op\u00e9ra du collectif OperaLab <em>Derni\u00e8re exp\u00e9dition au pays des merveilles<\/em>, mis en sc\u00e8ne \u00e0 la Com\u00e9die de Gen\u00e8ve. Puis, en r\u00e9sidence \u00e0 la Maison Rousseau et Litt\u00e9rature, elle se consacre \u00e0 l\u2019\u00e9criture de son roman <em>\u00c0 peine une motte de terre<\/em>. C\u2019est d\u00e8s 2019 cependant qu\u2019elle commence \u00e0 \u00e9crire <em>Tra\u00een\u00e9e de poussi\u00e8re<\/em>, un monologue th\u00e9\u00e2tral port\u00e9 par la voix d\u2019un unique personnage&nbsp;: Dust.<\/p>\n\n\n\n<p>Dust est m\u00e8re c\u00e9libataire. Son r\u00eave est d\u2019\u00eatre funambule. Elle est sur le point de se jeter sur un fil tendu au-dessus du vide. Avant qu\u2019elle ne se lance, le lecteur est happ\u00e9 dans ses souvenirs dont elle fait le r\u00e9cit. Elle \u00e9voque la mani\u00e8re dont elle a rencontr\u00e9 Black Tar, cette femme myst\u00e9rieuse qui porte le nom d\u2019une drogue et dont elle ne peut plus se d\u00e9tacher apr\u00e8s leur premi\u00e8re rencontre sensuelle et passionn\u00e9e. C\u2019est, du reste, le seul personnage qu\u2019elle nomme. La fille de Dust est simplement \u00ab&nbsp;la m\u00f4me&nbsp;\u00bb, une coll\u00e8gue \u00ab&nbsp;la boute-en-train&nbsp;\u00bb, l\u2019homme qui lui a pr\u00e9sent\u00e9 Black Tar \u00ab&nbsp;Lui&nbsp;\u00bb. Pour Dust, Black Tar semble \u00eatre bient\u00f4t la seule qui importe vraiment, prenant de plus en plus de place \u00e0 mesure que grandit la d\u00e9pendance de la protagoniste. Black Tar est l\u2019all\u00e9gorie d\u2019un opio\u00efde, la personnification de l\u2019h\u00e9ro\u00efne qui passe dans les veines de Dust, qui prend tant de place dans sa vie que le monde semble ne tourner plus qu\u2019autour d\u2019elle. Le texte versifi\u00e9, scand\u00e9 et rythm\u00e9, accentue la d\u00e9tresse et l\u2019urgence que l\u2019on per\u00e7oit chez la jeune femme. Le r\u00e9cit et les mots crus qui entourent chacune de leur rencontre rendent Black Tar plus r\u00e9elle, plus tangible, et forment l\u2019image de la chute qu\u2019une personne souffrant d\u2019addiction doit traverser avant de s\u2019en sortir. Cette chute, pour Dust, c\u2019est la perte de sa fille qu\u2019on devine confi\u00e9e aux services sociaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre le fil devant lequel elle se tient, la cour d\u2019\u00e9cole de sa fille, le supermarch\u00e9 o\u00f9 elle travaille, les lieux se confondent, comme les voix des personnages qui passent toutes dans la m\u00eame bouche, celle de la protagoniste, qui parle pour elle, pour Lui, pour Black Tar. Ce texte myst\u00e9rieux o\u00f9 le discours frise la folie livre une histoire qui fait battre le c\u0153ur au rythme des mots et des vers, \u00e0 l\u2019allure du souffle de Dust, dont les f\u00ealures et faiblesses cr\u00e9ent l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Entretien avec Giulietta Mottini &#8211; <em>Tra\u00een\u00e9e de poussi\u00e8re <\/em><\/h4>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"562\" height=\"481\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/photo-giulietta-mottini.jpg\" alt=\"photo giulietta mottini\" class=\"wp-image-23456\" style=\"object-fit:cover;width:300px;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/photo-giulietta-mottini.jpg 562w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/photo-giulietta-mottini-234x200.jpg 234w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2026\/03\/photo-giulietta-mottini-199x170.jpg 199w\" sizes=\"auto, (max-width: 562px) 100vw, 562px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Zo\u00e9 Cornelius<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Maud Seem, pour l\u2019Atelier critique : <em>Tra\u00een\u00e9e de poussi\u00e8re<\/em> est un monologue th\u00e9\u00e2tral o\u00f9 la voix de Dust porte aussi la voix de tous les autres personnages. Pourriez-vous nous parler du processus cr\u00e9atif que vous avez suivi&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Giulietta Mottini&nbsp;: C\u2019\u00e9tait un tr\u00e8s long processus, une succession de deux rencontres qui m\u2019ont donn\u00e9 envie d\u2019\u00e9crire ce texte. Tout a commenc\u00e9 en 2018, \u00e0 Berlin. Alors que j\u2019\u00e9tais sur la terrasse d\u2019un bar avec des amis, une femme s\u2019est approch\u00e9e de nous. Elle disait \u00ab&nbsp;Ich bin die Putzfrau vom Zirkus&nbsp;! [Je suis la femme de m\u00e9nage du cirque]&nbsp;\u00bb. J\u2019ai trouv\u00e9 cette phrase tr\u00e8s forte. Elle \u00e9tait clairement sous substances, pas tout \u00e0 fait l\u00e0, mais elle avait une forme de lucidit\u00e9 sur sa condition, sur le fait d\u2019\u00eatre tout en bas de l\u2019\u00e9chelle de la soci\u00e9t\u00e9. Six mois plus tard, j\u2019ai vu un film documentaire \u00e0 la cin\u00e9math\u00e8que, \u00ab&nbsp;Favela Olimpica&nbsp;\u00bb [Samuel Chalard, 2017]. Il y a une sc\u00e8ne o\u00f9 une femme se tient derri\u00e8re une \u00e9norme casserole de haricots et dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Dans cette favela, nous sommes comme les \u00e9l\u00e9phants d\u2019un cirque, on nous tient avec une toute petite cha\u00eene de fer alors qu\u2019il nous suffirait de donner un l\u00e9ger coup de t\u00eate pour briser la cha\u00eenette qu\u2019on nous a mise au cou.\u00bb \u00c0 nouveau, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9e de voir une telle po\u00e9sie et une telle force se d\u00e9gager d\u2019une personne que l\u2019on ne consid\u00e9rerait pas comme artiste, simplement de par sa condition sociale. Ces deux femmes ont fusionn\u00e9, et le lendemain, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire.<\/p>\n\n\n\n<p>M.S.&nbsp;: \u00c0 quoi le titre de ce texte, <em>Tra\u00een\u00e9e de poussi\u00e8re<\/em>, fait-il r\u00e9f\u00e9rence&nbsp;? Poussi\u00e8re, bien s\u00fbr, rappelle le nom de la protagoniste, mais est-ce que le terme de tra\u00een\u00e9e rev\u00eat plus d\u2019un sens&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>G.M&nbsp;: <em>Tra\u00een\u00e9e de poussi\u00e8re<\/em> a \u00e9t\u00e9 le nom de la pi\u00e8ce d\u00e8s sa gen\u00e8se. Dans la premi\u00e8re version du texte, le p\u00e8re du personnage lui disait qu\u2019elle finirait seule dans la rue, qu\u2019elle ne serait qu\u2019une tra\u00een\u00e9e de poussi\u00e8re. Bien s\u00fbr, il y a aussi un jeu de mot avec \u00ab&nbsp;tra\u00een\u00e9e&nbsp;\u00bb li\u00e9 \u00e0 cette sc\u00e8ne sexuelle. Et puis, il y a les tra\u00een\u00e9es de poussi\u00e8re que laissent les \u00e9toiles filantes \u00e9ph\u00e9m\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>M.S.&nbsp;: D\u2019o\u00f9 est n\u00e9e la n\u00e9cessit\u00e9 de faire de ce texte un monologue th\u00e9\u00e2tral&nbsp;? Et de le faire voir en plus de le faire lire&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>G.M.&nbsp;: J\u2019ai toujours aim\u00e9 \u00e9crire pour la parole. Je l\u2019ai tout de suite imagin\u00e9 comme un texte de th\u00e9\u00e2tre. J\u2019avais cette volont\u00e9 que ce soit du th\u00e9\u00e2tre, mais j\u2019ai commenc\u00e9 assez na\u00efvement, sans forc\u00e9ment avoir tous les codes de l\u2019\u00e9criture th\u00e9\u00e2trale. Je pense que le premier \u00e9l\u00e9ment qui faisait vraiment th\u00e9\u00e2tre, c\u2019\u00e9tait cette parole. Puisque le texte ne nous fait entendre que sa voix \u00e0 elle, la voir sur sc\u00e8ne nous permet de se rendre compte qu\u2019il se passe d\u2019autres choses que ce qu\u2019elle d\u00e9crit. Un doute s\u2019installe&nbsp;: ce qu\u2019elle dit est-il vraiment conforme \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9&nbsp;? Le th\u00e9\u00e2tre permet d\u2019investir cet espace vide du texte.<\/p>\n\n\n\n<p>M.S.&nbsp;: Dans votre post Instagram concernant les <em>In\u00e9dits th\u00e9\u00e2tre<\/em>, vous \u00e9crivez ceci&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je n\u2019avais jamais envisag\u00e9 que Dust existait avant tout dans ma t\u00eate. Pour moi, elle \u00e9tait r\u00e9elle. Elle \u00e9tait faite d\u2019une autre mati\u00e8re que nous, certes, mais elle existait au-del\u00e0 de moi, elle vivait quelque part dans le monde immat\u00e9riel de la fiction o\u00f9 j\u2019allais r\u00e9guli\u00e8rement lui rendre visite&nbsp;\u00bb [8 juillet 2025]. De quoi voudriez-vous lui parler lors de votre prochaine visite&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>G.M.&nbsp;: M\u00eame si elle est pleine d\u2019aplomb, on sent qu\u2019elle est perdue, en r\u00e9alit\u00e9. Peut-\u00eatre que je voudrais aborder avec elle cette vuln\u00e9rabilit\u00e9 qu\u2019elle cache, et d\u00e9voile \u00e0 peine \u00e0 la fin du texte. J\u2019aimerais qu\u2019elle m\u2019en dise plus sur son r\u00eave de funambule. C\u2019est un m\u00e9tier que je trouve beau et fou, il y a quelque chose d\u2019aberrant dans le fait de passer tant de temps sur un fil, mais il y a quelque chose de tr\u00e8s beau dans cette gr\u00e2ce et ce risque. J\u2019aimerais savoir aussi o\u00f9 elle a trouv\u00e9 cette force qui la pousse \u00e0 continuer d\u2019avancer. Rebecca Gisler [autrice suisse romande] disait que tous les textes ont un trou noir. Je pense que le trou noir de ce texte, c\u2019est le p\u00e8re de cette m\u00f4me. Il n\u2019est que bri\u00e8vement mentionn\u00e9. Dust fait face \u00e0 cette absence et continue d\u2019avancer. C\u2019est de tout \u00e7a dont je voudrais parler avec elle.<\/p>\n\n\n\n<p>M.S.&nbsp;: D\u2019o\u00f9 est venue l\u2019id\u00e9e du funambulisme&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>G.M.&nbsp;: Quelque part, j\u2019ai toujours eu envie de faire partie d\u2019une compagnie de cirque&nbsp;! J\u2019adore cette id\u00e9e de troupe. Avec du recul, il y a quelque chose de fou dans ce r\u00eave, comme dans celui d\u2019\u00e9crire. Il y a quelque chose de d\u00e9mesur\u00e9. Pour ma part, j\u2019ai termin\u00e9 une formation de droit avant de quitter compl\u00e8tement le domaine, et en relisant certains passages de ce texte, je me rends compte que je me parle en fait \u00e0 moi-m\u00eame&nbsp;! Il n\u2019y a rien de plus beau que de s\u2019\u00e9lancer, m\u00eame au risque que la chute soit brutale.<\/p>\n\n\n\n<p>M.S.&nbsp;: Black Tar, c\u2019est le nom d\u2019une drogue, une forme d\u2019h\u00e9ro\u00efne qui tient son nom de sa couleur. Dans <em>Tra\u00een\u00e9e de poussi\u00e8re<\/em>, Black Tar est-elle une femme qui porte le nom d\u2019une drogue ou faut-il prendre ce personnage comme purement all\u00e9gorique&nbsp;?&nbsp;La fronti\u00e8re entre r\u00e9alit\u00e9 et m\u00e9taphore est floue.<\/p>\n\n\n\n<p>G.M.&nbsp;: J\u2019ai \u00e9cout\u00e9 le t\u00e9moignage d\u2019un homme qui racontait comment il s\u2019\u00e9tait sorti de son addiction \u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efne. Il avait fait sa premi\u00e8re prise avec sa copine de l\u2019\u00e9poque et ils \u00e9taient devenu rapidement d\u00e9pendants ensemble. Pour lui, c\u2019\u00e9tait un m\u00e9nage \u00e0 trois. Cette image m\u2019a beaucoup marqu\u00e9e. Je crois que d\u00e8s le d\u00e9but, Black Tar \u00e9tait \u00e0 la fois une drogue et une personne. La drogue prend tellement de place qu\u2019elle devient une personne \u00e0 part enti\u00e8re. J\u2019aime \u00eatre tr\u00e8s concr\u00e8te quand j\u2019\u00e9cris. J\u2019ai entretenu cette ambivalence, mais je tenais \u00e0 ce qu\u2019elle reste une personne concr\u00e8te. En m\u00eame temps, puisqu\u2019on est toujours dans le regard de Dust, on a parfois l\u2019impression de la voir halluciner.<\/p>\n\n\n\n<p>M.S.&nbsp;: Avez-vous l\u2019intention de faire publier le texte&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>G.M.&nbsp;: La volont\u00e9 y est&nbsp;! C\u2019est difficile de faire publier des textes de th\u00e9\u00e2tre en Suisse romande. \u00c0 ma connaissance, il n\u2019y a plus de maisons d\u2019\u00e9dition qui investissent ce domaine. De plus, il s\u2019agit d\u2019une forme hybride, entre texte litt\u00e9raire et th\u00e9\u00e2tre. J\u2019avais une conception du th\u00e9\u00e2tre qui n\u2019impliquait pas n\u00e9cessairement la publication du texte, dans une id\u00e9e d\u2019\u0153uvre \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Le c\u00f4t\u00e9 pragmatique me rattrape cependant&nbsp;: une publication permet de laisser une trace, et puis c\u2019est un texte qui se lit bien et pourrait exister ind\u00e9pendamment de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>M.S.&nbsp;: Avez-vous des actualit\u00e9s que vous voudriez partager&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai un projet d\u2019\u00e9criture de roman depuis un moment d\u00e9j\u00e0, qui porte sur la question de la transmission des mythes familiaux. Sous cet axe, j\u2019aborde aussi la figure de la sorci\u00e8re, de ce qu\u2019une petite fille \u00e0 qui l\u2019on a racont\u00e9 qu\u2019elle \u00e9tait la descendante d\u2019une sorci\u00e8re pourrait projeter l\u00e0-dessus, des secrets de famille qui se cachent derri\u00e8re un tel r\u00e9cit. Il y aussi un de mes texte qui sera prochainement mis en sc\u00e8ne par le duo Buro d\u2019Archi sous forme de lecture-performance&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ne surtout pas diminuer les nuisances&nbsp;\u00bb [Ve. 13.03 et Sa. 14.03, Centre Culturel \u00c9bullition, Bulle &amp; Ve.2 20.03, Th\u00e9\u00e2tre 2.21, Lausanne]. Il y a trois com\u00e9diennes au plateau, je suis tr\u00e8s enthousiaste&nbsp;! Ce sera musical, plus \u00e9loign\u00e9 d\u2019un r\u00e9cit.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Maud Seem. <\/p>\n","protected":false},"author":1002847,"featured_media":23456,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[324],"class_list":["post-23455","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entretien","tag-maud-seem"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23455","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002847"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23455"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23455\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23459,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23455\/revisions\/23459"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23456"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23455"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23455"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23455"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}