{"id":23359,"date":"2025-12-03T09:50:28","date_gmt":"2025-12-03T08:50:28","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=23359"},"modified":"2025-12-03T10:28:17","modified_gmt":"2025-12-03T09:28:17","slug":"spiegeneuronen","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2025\/12\/spiegeneuronen\/","title":{"rendered":"Spiegelneuronen"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Spiegelneuronen<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Conception et mise en sc\u00e8ne par Sasha Walt &amp; Guests\/ Stefan Kaegi (Rimini Protokoll)\/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy (Lausanne)\/ Du 27 au 30 novembre 2025 \/ Critique par Muireann Walsh . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 novembre 2025 <\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/muireann-walsh\/\">Muireann Walsh<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Tout seul tous ensemble<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/12\/spiegelneuronen-article-1024x683.webp\" alt=\"spiegelneuronen article\" class=\"wp-image-23360\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/12\/spiegelneuronen-article-1024x683.webp 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/12\/spiegelneuronen-article-300x200.webp 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/12\/spiegelneuronen-article-250x167.webp 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/12\/spiegelneuronen-article-768x512.webp 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/12\/spiegelneuronen-article-1536x1024.webp 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/12\/spiegelneuronen-article.webp 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Bernd Uhlig<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Dans ce spectacle issu d\u2019une collaboration entre Stefan Kaegi (Rimini Protokoll) et Sasha Waltz &amp; Guests, le public est litt\u00e9ralement mis face \u00e0 lui-m\u00eame. S\u2019ensuit une r\u00e9flexion sur la nature humaine, notre besoin d\u2019appartenance et l\u2019ancrage biologique de notre propension \u00e0 imiter les personnes qui nous entourent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La cr\u00e9ation artistique est tr\u00e8s souvent (sinon toujours) une forme de miroir, un m\u00e9dium par lequel on peut se voir autant \u00e0 l\u2019\u00e9chelle individuelle qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 tout enti\u00e8re. Il est pourtant rare qu\u2019un spectacle th\u00e9matise autant la question m\u00eame de la r\u00e9flexion<em>.&nbsp;<\/em>La cr\u00e9ation de Stefan Kaegi, l\u2019un des fondateurs du collectif Rimini Protokoll, et de Sasha Waltz &amp; Guests, compagnie de danse berlinoise, propose au public une r\u00e9flexion sur la nature des \u00eatres humains en tant qu\u2019\u00eatres biologiques et sur le r\u00f4le des individus dans des mouvements collectifs, ainsi que ce que c\u2019est que d\u2019\u00eatre face \u00e0 sa propre r\u00e9flexion.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette id\u00e9e de r\u00e9flexion est au centre du spectacle, signal\u00e9e autant dans le titre que dans la sc\u00e9nographie. Au th\u00e9\u00e2tre de Vidy, les repr\u00e9sentations se tiennent dans la salle Charles Apoth\u00e9loz, qui compte 430 places assises. Sur la sc\u00e8ne, un miroir r\u00e9fl\u00e9chit la salle. Parfois des images y sont projet\u00e9es, mais pendant la plus grande partie du spectacle, le public s\u2019y voit. Il est \u00e9trange de se regarder dans un miroir \u00e0 une telle distance, et de le faire publiquement. Habituellement, il y a quelque chose de l\u2019ordre de l\u2019intime lorsqu\u2019on se confronte \u00e0 sa propre r\u00e9flexion&nbsp;: cela se fait dans des salles de bain, des chambres, des vestiaires, dans des espaces de r\u00e9p\u00e9tition, des studios de danse, ou m\u00eame des salles de musculation. Ici, on est tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 du miroir, au point qu\u2019il peut m\u00eame \u00eatre difficile de se distinguer, et ce regard devient collectif. La pr\u00e9sence des autres personnes constitutives du public se ressent d\u2019autant plus. Une partie commence par saluer le miroir, se dire bonjour, \u00e0 moins qu\u2019il ne s\u2019agisse de le dire au reste de la salle. D\u2019autres membres du public sont comme assis sur leurs mains, refusant de se rendre plus visibles dans ce contexte d\u00e9j\u00e0 hyper visibilisant.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, les premiers acteurs dans ce spectacle, ce sont nous, les membres du public. Ce sont nos gestes, nos actions et nos r\u00e9ticences que nous sommes invit\u00e9s \u00e0 regarder. Ainsi, on devient simultan\u00e9ment acteur et observateur du spectacle, et on participe \u00e0 tout moment \u00e0 sa cr\u00e9ation. Cet investissement du public est une d\u00e9marche qui fait partie int\u00e9grante des processus du collectif Rimini Protokoll, de m\u00eame que l\u2019appel \u00e0 des personnes expertes dans leurs domaines, dans une perspective documentaire qui nourrit le spectacle. Pour&nbsp;<em>Spiegelneuronen,<\/em>&nbsp;six scientifiques, journalistes et professeurs travaillant dans les domaines de la neuroscience, la sociologie, l\u2019intelligence artificielle et collective, et l\u2019\u00e9thique scientifique ont \u00e9t\u00e9 consult\u00e9s. Leurs propos sont diffus\u00e9es en voix-off&nbsp;: ils affirment que le rejet social nous est physiologiquement douloureux&nbsp;; nous avons un besoin d\u2019appartenance qui serait conditionn\u00e9 par notre \u00e9volution&nbsp;; quand nous nous d\u00e9pla\u00e7ons, cet \u00e9lan n\u2019est pas r\u00e9fl\u00e9chi, mais issu de la moelle \u00e9pini\u00e8re&nbsp;; nous justifions apr\u00e8s-coup des actions prises en r\u00e9alit\u00e9 par r\u00e9flexe, sans \u00eatre conscients de leurs origines. En m\u00eame temps qu\u2019on apprend par ce type de propos que de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale on ne maitrise pas du tout notre instinct \u00e0 participer \u00e0 des mouvements collectifs, on voit diverses parties de la salle lever et baisser les bras de mani\u00e8re synchronis\u00e9e. Il semble que chacun est alors invit\u00e9 \u00e0 probl\u00e9matiser sa mise en mouvement, \u00e0 questionner son propre rapport \u00e0 l\u2019appartenance au groupe. Pour ma part, lors de ce d\u00e9but de spectacle, j\u2019\u00e9tais tr\u00e8s inconfortable, un tapis sonore anxiog\u00e8ne montait en intensit\u00e9, et les interrogations soulev\u00e9es par les voix-off me rendaient extr\u00eamement soup\u00e7onneuse vis-\u00e0-vis du dispositif dans son ensemble. J\u2019\u00e9tais consciente \u00e0 la fois de la pression \u00e0 participer \u00e0 cette mise en mouvement collective et d\u2019une pression inverse \u00e0 ne pas y prendre part, en raison de la pr\u00e9sence de connaissances derri\u00e8re moi, et d\u2019une vague impression d\u2019\u00eatre manipul\u00e9e \u00e0 agir sans savoir vers quoi tout cela tendait.<\/p>\n\n\n\n<p>On s\u2019avise peu \u00e0 peu qu\u2019une demi-douzaine de danseur\u00b7euses est dispers\u00e9e dans l\u2019espace du public, leur r\u00e9partition assurant leur discr\u00e9tion, bien que leurs costumes soient coh\u00e9rents. Ces danseurs sont appuy\u00e9s par une dizaine de figurants, dont le travail semble \u00eatre de faciliter la mise en mouvement du reste du public. Le spectacle a lieu en plusieurs s\u00e9quences, chacune marqu\u00e9e par un retour au noir et un moment de silence, rempli syst\u00e9matiquement par de forts applaudissements, et, lors de la repr\u00e9sentation \u00e0 laquelle j\u2019ai pu assister, de grands cris venant du fond de la salle. La c\u00e9l\u00e8bre r\u00e9ticence helv\u00e9tique \u00e0 manifester ses \u00e9motions au th\u00e9\u00e2tre semble ici avoir totalement disparue.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, plus le spectacle progresse, plus les normes de comportement du public au th\u00e9\u00e2tre, et dans la vie sociale de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, sont entrav\u00e9s. D\u2019abord le public, habituellement invisibilis\u00e9, immobile, et silencieux, et qui, par respect d\u2019autrui, doit se rendre aussi peu remarquable que possible, est ici visible, peut bouger ses bras, ses mains, sa t\u00eate. On est invit\u00e9 \u00e0 se lever de nos si\u00e8ges, \u00e0 danser, puis \u00e0 se toucher, \u00e0 danser avec nos voisins, \u00e0 se tenir la main. Il s\u2019agit de gestes qu\u2019on ne se permettrait pas habituellement dans un th\u00e9\u00e2tre, puisqu\u2019ils n\u2019entrent pas dans les codes qu\u2019on y adopte. Cependant, ici on est invit\u00e9 d\u2019abord \u00e0 se rendre compte de leur existence, puis \u00e0 les briser. Ces ruptures sont initi\u00e9es \u00e0 la fois par la bande sonore qui les sugg\u00e8re, et par les danseurs qui les lancent. On sent une certaine \u00e9lectricit\u00e9 dans la salle, chacun se demandant s\u2019il ose franchir ce pas, sortir de son si\u00e8ge, toucher l\u2019\u00e9paule de l\u2019\u00e9tranger qui est \u00e0 sa gauche. Cependant, une fois que quelques personnes l\u2019ont fait, la pression sociale se dissipe, et cela devient tout \u00e0 fait plausible de se mettre \u00e0 danser en plein milieu des gradins. C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 se r\u00e9affirme la port\u00e9e politique de la pi\u00e8ce. En effet, la d\u00e9construction des codes qu\u2019on suit en tant que public dans une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, codes qui nous demandent de nous invisibiliser, nous permet de conscientiser les mani\u00e8res qu\u2019on a de suivre des codes similaires dans la vie en groupe plus g\u00e9n\u00e9ralement. La salle de repr\u00e9sentation devient un microcosme de la soci\u00e9t\u00e9&nbsp;: une grande foule compos\u00e9e d\u2019un tas d\u2019individus, chacun ayant son propre rapport aux pressions de groupe, certains plus aptes \u00e0 se l\u00e2cher que d\u2019autres, certains plus \u00e9mus par la musique, d\u2019autres par le geste, tous agissant de leur propre gr\u00e9, mais susceptibles d\u2019\u00eatre influenc\u00e9s par diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments du spectacle.<\/p>\n\n\n\n<p>Une des derni\u00e8res questions soulev\u00e9e par les diverses voix off est celle de la solitude. Elles \u00e9voquent ce sentiment qui semble se r\u00e9pandre, malgr\u00e9 (ou \u00e0 cause de) l\u2019Internet hyperconnect\u00e9, et des r\u00e9elles s\u00e9quelles que celui-ci peut avoir sur la sant\u00e9 d\u2019un individu. \u00c0 ce moment-l\u00e0, un faisceau lumineux vient \u00e9claircir quelques fauteuils \u00e0 la fois, centrant l\u2019attention de la salle sur deux ou trois individus, et faisant dispara\u00eetre tous les autres. En m\u00eame temps, une sorte de tourbillon de vapeur est projet\u00e9 sur le miroir, concentrant encore cet effet de focalisation. La derni\u00e8re chaise sur laquelle cet effet s\u2019est port\u00e9 le soir o\u00f9 j\u2019ai assist\u00e9 au spectacle \u00e9tait vide. Ceux qui se trouvaient autour de cette chaise y ont mis leurs mains, afin de remplir cet espace vide. Il est difficile de ne pas lire dans ce geste des spectateurs un rejet de la solitude et de l\u2019atomisation, au profit d\u2019un d\u00e9sir de connexion accrue avec son prochain.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle nous rappelle que nous sommes des animaux sociaux par nature, qu\u2019une part importante de notre capacit\u00e9 \u00e0 vivre en groupe est ancr\u00e9e au niveau neurologique, par ces&nbsp;<em>Spiegelneuronen,&nbsp;<\/em>ces neurones miroirs qui nous permettent de r\u00e9fl\u00e9chir les \u00e9motions et les gestes qu\u2019on voit chez autrui. D\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, on peut penser que nos instincts communautaires n\u2019ont pas de valeur morale particuli\u00e8re, l\u2019appartenance \u00e0 une communaut\u00e9 pouvant autant \u00eatre mobilis\u00e9e \u00e0 des fins autoritaires ou d\u00e9magogiques que pour mieux se connecter \u00e0 autrui. Ce qui prime pourtant \u00e0 la fin de&nbsp;<em>Spiegelneuronen<\/em>, c\u2019est une forme de communion. Le th\u00e9\u00e2tre n\u2019est pas devenu un lieu utopique, mais un lieu de connexion, et de contact avec autrui.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>28 novembre 2025 <\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/muireann-walsh\/\">Muireann Walsh<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.vidy.ch\/en\/event\/sasha-waltz-guests-stephan-kaegi-rimini-protokoll-spiegelneuronen-neurones-miroirs\/\">Voir la page du spectacle<\/a> <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception et mise en sc\u00e8ne par Sasha Walt &amp; Guests\/ Stefan Kaegi (Rimini Protokoll)\/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy (Lausanne)\/ Du 27 au 30 novembre 2025 \/ Critique par Muireann Walsh .<\/p>\n","protected":false},"author":1002847,"featured_media":23361,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[314],"class_list":["post-23359","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-muireann-walsh"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23359","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002847"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23359"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23359\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23363,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23359\/revisions\/23363"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23361"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23359"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23359"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23359"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}