{"id":23228,"date":"2025-07-16T11:59:27","date_gmt":"2025-07-16T09:59:27","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=23228"},"modified":"2025-09-08T15:32:28","modified_gmt":"2025-09-08T13:32:28","slug":"entretien-avec-brigitte-rosset-sur-merci-pour-le-couteau-a-poisson-les-conversations-et-les-delices-au-jambon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2025\/07\/entretien-avec-brigitte-rosset-sur-merci-pour-le-couteau-a-poisson-les-conversations-et-les-delices-au-jambon\/","title":{"rendered":"Entretien avec Brigitte Rosset sur Merci pour le couteau \u00e0 poisson, les conversations et les d\u00e9lices au jambon"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le cadre de l\u2019op\u00e9ration In\u00e9dits textes dramatiques, en partenariat avec le journal&nbsp;<em>Le Courrier.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un entretien autour de la pi\u00e8ce<em>&nbsp;<\/em><a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/content\/uploads\/2024\/08\/12-co-05-brigitte-rosset-merci-pour-le-couteau-a-poisson.pdf\"><em>Merci pour le couteau \u00e0 poisson, les conversations et les d\u00e9lices au jambon<\/em> (2025)<\/a>\/ de Brigitte Rosset \/ Propos recueillis le 18 juin 2025 par Lou Sicovier, sur la terrasse de l\u2019H\u00f4tel Alpha Palmier, \u00e0 Lausanne \/ <a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2024\/08\/04\/merci-pour-le-couteau-a-poisson-les-conversations-et-les-delices-au-jambon\/\">Plus d&rsquo;infos<\/a><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lou-sicovier-2\/\">Lou Sicovier<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/brigitte-rosset-1024x682.jpg\" alt=\"brigitte rosset\" class=\"wp-image-23229\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/brigitte-rosset-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/brigitte-rosset-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/brigitte-rosset-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/brigitte-rosset-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/brigitte-rosset-1536x1023.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/brigitte-rosset.jpg 1801w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Dimitri Kenel<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Lou Sicovier, pour l\u2019Atelier critique&nbsp;<em>: Dans vos toutes premi\u00e8res phrases, vous dites \u00ab&nbsp;Ma m\u00e8re est morte en janvier 2020&nbsp;\u00bb, puis, vous encha\u00eenez sur une multitude de souvenirs dr\u00f4les et heureux. Pourquoi, dans un spectacle comique, utiliser ce terme tr\u00e8s direct qui fait parfois peur, plut\u00f4t que des formules plus att\u00e9nu\u00e9es ?&nbsp; Et est-il difficile de faire rire d\u2019un sujet aussi triste&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Brigitte Rosset&nbsp;: Ces premiers mots, ce sont ceux qui marquent le d\u00e9but de l\u2019histoire. Tout part de l\u00e0. Mon but \u00e9tait, je crois, de donner d\u2019office des clefs de lecture aux spectateurs. Il n\u2019y a pas de dimension tragique dans la mani\u00e8re d\u2019amener cette phrase, mais plut\u00f4t l\u2019intention d\u2019introduire de jolis souvenirs. Je veux parler de ce qui reste, mais pour cela il me faut utiliser les mots vrais, les bons. Et la mort fait partie de la vie. Je n\u2019ai pas peur de la mort \u2013 m\u00eame si \u00e9videmment, je ne veux pas mourir l\u00e0, maintenant \u2013 mais utiliser les termes sans fioritures me permet d\u2019amener du soin dans ce que je raconte.<\/p>\n\n\n\n<p>L. S.&nbsp;: Merci pour le couteau \u00e0 poisson, les conversations et les d\u00e9lices au jambon <em>est votre sixi\u00e8me seule en sc\u00e8ne, dans lequel vous parlez de vos souvenirs d\u2019enfance et de toutes les personnes qui vous ont marqu\u00e9e. Vous interpr\u00e9tez tour \u00e0 tour diff\u00e9rentes voix et personnes, est-ce que ce vous les avez r\u00e9ellement toutes connues et est-ce que ces incarnations multiples, avec tous ces d\u00e9tails, repr\u00e9sentent une difficult\u00e9 \u00e0 la sc\u00e8ne ?&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>B. R.&nbsp;: J\u2019aime faire croire \u00e0 des personnages, un peu comme lorsqu\u2019on est enfant dans la cour de r\u00e9cr\u00e9, et qu\u2019on joue \u00e0 \u00eatre un prince, un chanteur, un animal\u2026 La premi\u00e8re fois que j\u2019ai rencontr\u00e9 quelqu\u2019un qui utilisait beaucoup de personnages dans ses spectacles, j\u2019avais quinze ans&nbsp;: c\u2019\u00e9tait &nbsp;Fran\u00e7ois Silvant. Il a \u00e9t\u00e9 mis en sc\u00e8ne plusieurs fois par Philippe Cohen, qui emploie beaucoup la technique de mime pour ses spectacles. Souvent, il n\u2019en faut pas beaucoup, un simple geste peut devenir repr\u00e9sentatif d\u2019un personnage. Tout se construit ensuite par l\u2019imaginaire du spectateur. Pour incarner ces diff\u00e9rentes personnes, il faut surtout le r\u00e9p\u00e9ter plusieurs fois, jusqu\u2019\u00e0 ce que \u00e7a en devienne presque un r\u00e9flexe.<\/p>\n\n\n\n<p>L. S.<em>&nbsp;: Dans la salle du Casino Th\u00e9\u00e2tre de Gen\u00e8ve, le public avait tous les \u00e2ges et pourtant, chaque spectateur a pu se reconna\u00eetre dans une de vos anecdotes. Diriez-vous que ce spectacle est transg\u00e9n\u00e9rationnel, que certaines choses traversent les \u00e9poques, m\u00eame sous d\u2019autres formes&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>B. R.&nbsp;: J\u2019ai eu assez peu de retours de la part de \u00ab&nbsp;jeunes&nbsp;\u00bb (dans la vingtaine) sur leur perception de ce spectacle. Mais en tout cas, je pense qu\u2019il y a une dimension transg\u00e9n\u00e9rationnelle en ce sens qu\u2019il parle d\u2019humains, que nous pouvons avoir des m\u00eames r\u00e9f\u00e9rences. Apr\u00e8s, chaque v\u00e9cu est teint\u00e9 d\u2019une certaine \u00e9poque. Quand je parle du couteau \u00e0 poisson par exemple, il n\u2019y en a presque plus aujourd\u2019hui. Cet objet sera plus parlant pour des gens de ma g\u00e9n\u00e9ration, ou qui sont mes a\u00een\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>L. S<em>&nbsp;:&nbsp;Votre spectacle se divise en \u00e9pisodes, rendant hommage \u00e0 des membres de votre famille. Comment vous y \u00eates-vous prise pour travailler sur ces s\u00e9quences et provoquer certaines \u00e9motions li\u00e9es \u00e0 l&rsquo;enfance et au pass\u00e9 familial&nbsp;?&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>B. R.&nbsp;: Au d\u00e9part, il y avait beaucoup plus de contenus et de souvenirs que je voulais int\u00e9grer. J\u2019ai travaill\u00e9 avec Christian Scheidt pour la mise en sc\u00e8ne, ce qui m\u2019a permis d\u2019avoir un point de vue ext\u00e9rieur. Nous avons construit le spectacle comme un puzzle, en prenant certains morceaux et en les d\u00e9pla\u00e7ant au sein du spectacle. C\u2019est plus facile pour moi de travailler un texte sur sc\u00e8ne que sur le papier, car la vision d\u2019ensemble est diff\u00e9rente. La derni\u00e8re \u00e9tape a \u00e9t\u00e9 d\u2019ouvrir les r\u00e9p\u00e9titions au public, et de voir quelles r\u00e9actions \u00e9taient suscit\u00e9es, jusqu\u2019\u00e0 parvenir \u00e0 un \u00e9quilibre qui me convenait. J\u2019essaie parfois de travailler avec des vid\u00e9os, mais plut\u00f4t pour l\u2019aspect technique, parce que c\u2019est toujours \u00e9trange de se voir jouer. J\u2019ai l\u2019impression d\u2019\u00eatre dans un certain r\u00f4le, mais \u00e7a ne donne pas le m\u00eame r\u00e9sultat \u00e0 la cam\u00e9ra et cette diff\u00e9rence peut \u00eatre perturbante.<\/p>\n\n\n\n<p>L. S.&nbsp;<em>: Votre spectacle convoque les cinq sens, au travers de musiques, de saveurs, d\u2019imitations visuelles. Cela s\u2019est-il impos\u00e9 pour repr\u00e9senter vos souvenirs d\u2019enfance&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>B. R.&nbsp;: C\u2019est vrai que les cinq sens sont tr\u00e8s pr\u00e9sents, je l\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 lors du premier filage. Je pense que c\u2019est la th\u00e9matique de l\u2019enfance qui am\u00e8ne \u00e7a, parce que c\u2019est mon spectacle o\u00f9 cela est le plus visible. C\u2019est peut-\u00eatre d\u00fb au fait que beaucoup de souvenirs se forgent dans l\u2019enfance et sont souvent li\u00e9s \u00e0 cet \u00e9veil des sens. Pour ma part, je pense que c\u2019est beaucoup le go\u00fbt qui est ressorti&nbsp;: beaucoup de mes anecdotes sont li\u00e9es \u00e0 l\u2019estomac et sont en lien avec ma propre enfance.<\/p>\n\n\n\n<p>L. S.<em>&nbsp;: Le sujet des liens familiaux est tr\u00e8s pr\u00e9sent dans la litt\u00e9rature contemporaine. Avez-vous des mod\u00e8les litt\u00e9raires qui vous ont particuli\u00e8rement marqu\u00e9e et souhaitiez-vous vous inscrire dans une veine de ce type&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>B. R.&nbsp;: Je ne pense pas avoir vraiment de mod\u00e8le litt\u00e9raire, j\u2019ai plut\u00f4t des mod\u00e8les de mises en sc\u00e8ne \u2013 comme celles de Philippe Cohen pour Fran\u00e7ois Silvant dont nous parlions avant, qui m\u2019ont donn\u00e9 envie de monter seule en sc\u00e8ne. J\u2019ai des choix tr\u00e8s \u00e9clectiques en litt\u00e9rature, mais je me demande rarement si l\u2019auteur a <em>r\u00e9ellement<\/em> v\u00e9cu ce qu\u2019il \u00e9crit, je rentre tout de suite dans son imaginaire. Mais de mon c\u00f4t\u00e9, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019\u00eatre beaucoup plus l\u00e9gitime lorsque ce que je dis est personnel, et c\u2019est aussi plus facile puisque dans ce souci de v\u00e9rit\u00e9, j\u2019am\u00e8ne peu de d\u00e9formations \u00e0 ma propre histoire \u2013 du moins dans ce spectacle. Cependant, je veille \u00e0 ce que la mise en sc\u00e8ne ne soit pas trop autocentr\u00e9e, pour que le spectateur puisse faire son propre chemin. Ce besoin de sinc\u00e9rit\u00e9 peut \u00eatre emb\u00eatant dans la forme de mes textes, parce que je ne parviens pas \u00e0 avoir une \u00e9criture tranchante ou efficace, ou \u00e0 raconter une anecdote dr\u00f4le dans un temps court. Je suis vraiment terrifi\u00e9e \u00e0 l\u2019id\u00e9e de faire du stand-up, s\u2019il faut par exemple faire une blague en 6-7 minutes. Il me faut poser le d\u00e9cor pour que je puisse vraiment m\u2019amuser.<\/p>\n\n\n\n<p>L. S<em>.&nbsp;:Vous abordez toujours des sujets sensibles et personnels dans vos spectacles. Comment g\u00e9rez-vous la limite entre votre vie personnelle et ce qui pourrait servir de mat\u00e9riel \u00e0 un projet&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>B. R.\u00a0: Concernant l\u2019\u00e9criture de ce spectacle, cela s\u2019est encore bien pass\u00e9. C\u2019est surtout lorsque j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 le mettre en sc\u00e8ne que cela m\u2019a pos\u00e9 probl\u00e8me. Je n\u2019arrivais pas \u00e0 mettre cette distance et je perdais compl\u00e8tement mes moyens. Mais finalement, \u00e0 force de faire encore et encore ce spectacle en r\u00e9p\u00e9titions, la distance s\u2019est cr\u00e9\u00e9e et j\u2019avais l\u2019impression de permettre \u00e0 ces souvenirs de revivre, plut\u00f4t que de les subir. J\u2019ai alors \u00e9prouv\u00e9 un r\u00e9el plaisir \u00e0 jouer et \u00e0 \u00e9voquer ces moments. J\u2019ai aussi pris le parti de voir la chance que j\u2019avais, de pouvoir par exemple \u00e9couter ma grand-m\u00e8re \u00e0 chaque fois que je joue. Mais ce spectacle est sans doute mon projet le plus personnel.<\/p>\n\n\n\n<p>L. S.&nbsp;<em>: Malgr\u00e9 des souvenirs tristes ou difficiles, on ne sent pas une once de ranc\u0153ur ou d\u2019amertume dans votre jeu, mais plut\u00f4t un amour qui accepterait les imperfections. Diriez-vous que ce spectacle marque un certain apaisement, une nouvelle \u00e9tape de vie&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>B. R.&nbsp;: Je pense qu\u2019il s\u2019agit de nature plut\u00f4t que d\u2019\u00e9tape de vie. Comme je suis assez connect\u00e9e \u00e0 mes \u00e9motions, cela m\u2019arrive rarement d\u2019emmagasiner beaucoup et que tout l\u00e2che \u00e0 un moment. Mon m\u00e9tier fait aussi que je suis continuellement en lien avec mes \u00e9motions, c\u2019est comme un muscle. \u00c7a ne me fait donc pas peur, car je m\u2019en sers tout le temps. C\u2019est peut-\u00eatre aussi une question de g\u00e9n\u00e9ration, on parle beaucoup plus, actuellement, de sant\u00e9 mentale, d\u2019exprimer ce que l\u2019on ressent. Pour moi, c\u2019est la sc\u00e8ne qui a permis cela, et j\u2019en suis tr\u00e8s reconnaissante. Il y a peu de m\u00e9tiers o\u00f9 on peut raconter des choses personnelles, et se sentir valoris\u00e9, se faire applaudir. La sc\u00e8ne calme l\u2019ego et les peurs, elle donne l\u2019impression d\u2019avoir un r\u00f4le.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Lou Sicovier. <\/p>\n","protected":false},"author":1002847,"featured_media":23229,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[295],"class_list":["post-23228","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entretien","tag-lou-sicovier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23228","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002847"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23228"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23228\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23239,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23228\/revisions\/23239"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23229"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23228"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23228"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23228"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}