{"id":23218,"date":"2025-07-16T11:42:21","date_gmt":"2025-07-16T09:42:21","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=23218"},"modified":"2026-03-11T10:17:33","modified_gmt":"2026-03-11T09:17:33","slug":"entretien-avec-delphine-abrecht-autour-du-projet-sentretenir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2025\/07\/entretien-avec-delphine-abrecht-autour-du-projet-sentretenir\/","title":{"rendered":"Entretien avec Delphine Abrecht autour du projet S&rsquo;entretenir"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans le cadre de l&rsquo;op\u00e9ration In\u00e9dits Textes dramatiques, en partenariat avec Le Courrier.<\/p>\n\n\n\n<p>Un entretien autour du projet<em> <\/em><a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/content\/uploads\/2024\/08\/12-co-19-inedit-s-entretenir.pdf\"><em>S&rsquo;entretenir<\/em> (2023)<\/a> \/ de Delphine Abrecht \/ <a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2024\/08\/18\/sentretenir\/#:~:text=Delphine%20Abrecht%20est%20chercheuse%2C%20artiste%20et%20dramaturge.%20Elle,Alain%20Borek%2C%20Yan%20Duyvendak%2C%20Aur%C3%A9lien%20Patouillard%2C%20Camille%20Mermet%E2%80%A6%29.\">Plus d&rsquo;infos<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lucie-ortet\/\">Lucie Ortet <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Compte rendu de Delphine Abrecht \u2013 <em>S\u2019entretenir<\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Delphine Abrecht travaille depuis plus de quinze ans, en tant que chercheuse, artiste et dramaturge, sur le rapport au public dans le domaine de l\u2019art et du th\u00e9\u00e2tre contemporains. Elle s\u2019int\u00e9resse particuli\u00e8rement aux interactions sociales et \u00e0 leur dimension relationnelle.\u00a0 Son centre d\u2019int\u00e9r\u00eat artistique est focalis\u00e9 autour de l\u2019id\u00e9e de d\u00e9passer les codes du th\u00e9\u00e2tre afin de rendre les participants plus impliqu\u00e9s au sein m\u00eame de la performance. Le but est d\u2019encourager les spectateurs \u00e0 participer \u00e0 un spectacle tout en \u0153uvrant \u00e0 sa cr\u00e9ation. Lors du projet de recherche <em>Action,<\/em> auquel elle a particip\u00e9 \u00e0 la Manufacture en 2017-2018, puis au sein du spectacle <em>invisible<\/em> d\u00e9velopp\u00e9 au sein de la Cie Yan Duyvendak en 2019, elle imaginait de petits sc\u00e9narios de consignes qui pla\u00e7aient les participants au centre de l\u2019action. En 2020, pour le projet de recherche <em>Spectator ludens<\/em>, elle pla\u00e7ait de nouveau le public au centre de l\u2019exp\u00e9rience th\u00e9\u00e2trale. La performance immersive <em>S&rsquo;entretenir,<\/em> cr\u00e9\u00e9e en 2023 \u00e0 l\u2019Arsenic, se compose d\u2019une s\u00e9rie de protocoles sous forme de marches \u00e0 suivre, qui permettent de produire une rencontre. Pour s\u2019\u00e9loigner des codes traditionnels des rencontres habituelles et de la r\u00e9p\u00e9titivit\u00e9 du <em>small talk<\/em>, Delphine Abrecht y propose des exp\u00e9riences innovantes, qui visent \u00e0 cr\u00e9er des liens entre des personnes qui ne se seraient peut-\u00eatre jamais abord\u00e9es et ce, dans un cadre d\u00e9pourvu d\u2019attentes ou de jugement, o\u00f9 les participants peuvent interagir librement tout en \u00e9tant guid\u00e9s par des r\u00e8gles de jeu claires. \u00a0Il s\u2019agit de pousser les gens hors de leur zone de confort quant \u00e0 la fa\u00e7on d&rsquo;exp\u00e9rimenter une rencontre. Le spectacle est ici un cadre d\u2019exploration du relationnel. Certaines marches \u00e0 suivre, \u00e0 l&rsquo;instar de RACONTE-MOI TON CORPS, poussent par exemple les participants \u00e0 parler d\u2019un sujet particulier. D\u2019autres \u00e0 aller se balader pour d\u00e9couvrir un lieu, comme HOLIDAYS, o\u00f9 les participants reviennent d&rsquo;ailleurs souvent en retard. D\u2019autres encore invitent \u00e0 ne pas parler du tout (UNE BALADE SANS BLABLA). Il existe pour l&rsquo;heure une quinzaine de protocoles possibles. Chaque protocole ayant son propre dispositif, l\u2019exp\u00e9rience est diff\u00e9rente pour chaque duo. De plus, parce que l\u2019exp\u00e9rience d\u00e9pend de l\u2019interaction sp\u00e9cifique entre deux personnes singuli\u00e8res, elle est \u00e0 chaque fois unique. Ce sont les participants qui construisent l\u2019exp\u00e9rience.<\/p>\n\n\n\n<p><em>S&rsquo;entretenir <\/em>est donc plus qu\u2019un spectacle, c\u2019est une opportunit\u00e9 de faire des exp\u00e9riences qui sortent de l\u2019ordinaire, et de plonger dans une r\u00e9flexion sur la mani\u00e8re d\u2019aborder les rencontres.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour s&rsquo;y essayer, <em>S&rsquo;entretenir<\/em> aura notamment lieu pour cinq repr\u00e9sentations entre le 20 et le 31 janvier 2026 \u00e0 La Grange \/ UNIL.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Entretien avec Delphine Abrecht &#8211; <em>S&rsquo;entretenir<\/em><\/h4>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1798\" height=\"1200\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/delphine_abrecht_126.jpg\" alt=\"delphine abrecht 126\" class=\"wp-image-23231\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/delphine_abrecht_126.jpg 1798w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/delphine_abrecht_126-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/delphine_abrecht_126-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/delphine_abrecht_126-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/delphine_abrecht_126-768x513.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/07\/delphine_abrecht_126-1536x1025.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1798px) 100vw, 1798px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Chlo\u00e9 Cohen<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Lucie Ortet, pour l\u2019Atelier critique<\/strong>&nbsp;<strong>:<\/strong> Comment en \u00eates-vous venue \u00e0 concevoir le projet <em>S\u2019entretenir <\/em>?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Delphine Abrecht<\/strong>\u00a0<strong>:<\/strong> Je pense que cela vient de l&rsquo;attrait que j&rsquo;ai pour le relationnel. Et aussi de mon parcours\u00a0! Apr\u00e8s un travail de th\u00e8se \u00e0 l&rsquo;UNIL sur le rapport aux spectateurices dans le th\u00e9\u00e2tre contemporain, j&rsquo;ai travaill\u00e9 sur plusieurs projets tr\u00e8s interactifs, comme par exemple <em>invisible<\/em> avec la cie Yan Duyvendak, o\u00f9 nous avions cr\u00e9\u00e9 des <em>scores<\/em> [fiches de consignes] et o\u00f9 l&rsquo;on envoyait les gens en autonomie dans l&rsquo;espace public pour faire des micro-actions de d\u00e9sob\u00e9issance civile. Je trouve cela g\u00e9nial de donner simplement un cadre \u00e0 un public pour permettre une exp\u00e9rience. J&rsquo;ai aussi men\u00e9 avec deux coll\u00e8gues un autre projet de recherche \u00e0 la Manufacture qui s\u2019appelait <em>Spectator ludens. <\/em>Au d\u00e9but de l&rsquo;ouverture d&rsquo;atelier au public que nous avions propos\u00e9e, nous avions simplement mis des questions dans l&rsquo;espace et dit aux gens de circuler par deux, puis d&rsquo;en discuter. Cela avait \u00e9t\u00e9 mon moment pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 lors de ces ouvertures d&rsquo;atelier, et je m&rsquo;\u00e9tais dit que cela constituait d\u00e9j\u00e0 \u00ab\u00a0un truc\u00a0\u00bb en soi. C\u2019est chouette de voir des gens qui ne se seraient pas parl\u00e9 normalement se rencontrer. J&rsquo;aime \u00e7a aussi dans la vraie vie. Un temps, j&rsquo;ai organis\u00e9 chaque semaine des \u00ab\u00a0lundi-spaghetti\u00a0\u00bb chez moi, et j&rsquo;aimais me poser et regarder discr\u00e8tement mes ami\u00b7e\u00b7s se rencontrer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L. Ortet&nbsp;:<\/strong> Comment d\u00e9crire ce spectacle, si c\u2019en est un ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D. Abrecht<\/strong>&nbsp;<strong>:<\/strong> Ce n\u2019est effectivement pas vraiment un spectacle car c&rsquo;est tr\u00e8s participatif, et que les rencontres de <em>S&rsquo;entretenir<\/em> se font en autonomie et sans regard tiers. Apr\u00e8s, il y a une marche \u00e0 suivre, une introduction et un moment de conclusion, donc les gens sont quand m\u00eame tr\u00e8s guid\u00e9s. Et m\u00eame si ce n&rsquo;est pas du tout une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre au sens classique, les gens ont quand m\u00eame un regard m\u00e9ta sur ce qui se passe en \u00e9tant \u00e0 la fois acteurs et spectateurs de leur moment, ainsi qu&rsquo;un regard r\u00e9flexif sous forme d&rsquo;appr\u00e9ciation <em>a posteriori<\/em>. Ce qu&rsquo;on peut affirmer avec certitude est la pr\u00e9sence d\u2019une dramaturgie dans les marches \u00e0 suivre, bien qu\u2019il n\u2019y ait pas de sc\u00e8ne. Il s\u2019agit \u00e0 chaque fois de lieux diff\u00e9rents, soit en balade, soit dans une petite salle, dans un bureau ou dans un coin du th\u00e9\u00e2tre, et les participant\u00b7e\u00b7s suivent les marches \u00e0 suivre qui leur sont attribu\u00e9es. En fait,&nbsp;c&rsquo;est une exp\u00e9rience de vie avec une dur\u00e9e, un d\u00e9but et une fin.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L. Ortet&nbsp;:<\/strong>&nbsp; Quelles difficult\u00e9s avez-vous rencontr\u00e9 avec ce dispositif, que celles-ci soient li\u00e9es \u00e0 la cr\u00e9ation du protocole ou aux r\u00e9actions des spectateur\u00b7ices&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D. Abrecht<\/strong>&nbsp;<strong>: <\/strong>Il y a eu tr\u00e8s peu de difficult\u00e9s, car la cr\u00e9ation s&rsquo;est faite de fa\u00e7on hyper organique. Je recevais \u00e0 chaque fois une personne dont j\u2019aimais la singularit\u00e9, on discutait sur ce qui pouvait pour elle rendre une rencontre marquante ou agr\u00e9able, puis on inventait ensemble une forme de rencontre. Apr\u00e8s, la difficult\u00e9, qui n\u2019en est pas vraiment une, c\u2019est de tester. Je testais chaque dispositif de rencontre avec d\u2019autres ami\u00b7e\u00b7s pour voir ce qui fonctionnait ou non.&nbsp; Il fallait s\u2019assurer que les marches \u00e0 suivre soient les plus claires et \u00ab&nbsp;emparables&nbsp;\u00bb possible. C\u2019\u00e9tait aussi important de pr\u00e9voir des&nbsp;<em>trigger warnings<\/em>, par exemple la pr\u00e9sence possible de toucher. Finalement certains dispositifs prenaient tout de suite, et d\u2019autres, il fallait les adapter apr\u00e8s ces crash-tests. Ensuite, je n&rsquo;ai pas rencontr\u00e9 de difficult\u00e9s particuli\u00e8res lors des repr\u00e9sentations !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L. Ortet&nbsp;:<\/strong>&nbsp; Qu\u2019attendez-vous des participant\u00b7es&nbsp;? Qu\u2019ils regardent l\u2019autre agir et se regardent agir&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D. Abrecht<\/strong>&nbsp;<strong>:<\/strong> Je pense que les participant\u00b7e\u00b7s entrent dedans, et ne sont pas tout le temps en train de se regarder agir. Il y a quand m\u00eame un moment o\u00f9 il faut se livrer et entrer en relation avec quelqu&rsquo;un&nbsp;! En revanche, je pense qu\u2019il y a des gens qui s\u2019investissent ou qui s&#8217;emparent plus ou moins de l\u2019exp\u00e9rience. Cela d\u00e9pend de la rencontre, de la personne avec qui on fait le jeu et des dispositifs qui sont tr\u00e8s diff\u00e9rents. Certains sont plus ou moins r\u00e9flexifs, et on plonge plus ou moins dedans puisque chaque marche \u00e0 suivre est pens\u00e9e diff\u00e9remment. Certaines n\u2019impliquent pas de parole tandis que d\u2019autres sont purement fond\u00e9es sur la parole. Il y a donc \u00e0 la fois des allers-retours et des degr\u00e9s diff\u00e9rents entre agir dans la marche \u00e0 suivre et \u00eatre conscient de soi-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L. Ortet&nbsp;:<\/strong> Ce serait donc une performance ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D. Abrecht<\/strong>\u00a0<strong>:<\/strong> En quelque sorte, oui, au sens o\u00f9 la performance demande une part d&rsquo;authenticit\u00e9 et de d\u00e9voilement de soi et o\u00f9 il n\u2019y a pas de fiction. Et en fin de compte, il y a quand m\u00eame un regard sur l\u2019action, m\u00eame si c&rsquo;est le n\u00f4tre. Il y a une proposition qui est faite au public, avec laquelle il va s\u00fbrement jouer. Et c&rsquo;est aussi une exp\u00e9rience sociale. Souvent les gens reviennent en me disant que c&rsquo;est beaucoup plus facile d&rsquo;\u00eatre authentique et sinc\u00e8re avec quelqu&rsquo;un qu&rsquo;on ne conna\u00eet pas. Ils se livrent beaucoup plus parce qu\u2019il n\u2019y a pas de jugement, pas d&rsquo;int\u00e9r\u00eats, ni d&rsquo;enjeux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L. Ortet&nbsp;:<\/strong> Pourrait-on dire que ces protocoles existent de mani\u00e8re implicite dans la vie de tous les jours&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D. Abrecht<\/strong>&nbsp;<strong>:<\/strong> On suit \u00e9videmment aussi des protocoles dans la vie de tous les jours. Mais je ne crois pas que ce soit la m\u00eame chose car justement, avec ces marches \u00e0 suivre, on sort du <em>small talk <\/em>classique<em>.<\/em> Je n&rsquo;aime pas devoir redire des choses que j&rsquo;ai d\u00e9j\u00e0 dites \u00e0 quelqu&rsquo;un d\u2019autre. Pour moi le <em>small talk<\/em> est compliqu\u00e9 et redondant, \u00ab&nbsp;qu\u2019est-ce que tu fais dans la vie&nbsp;\u00bb, tout \u00e7a&#8230; L&rsquo;id\u00e9e des marches \u00e0 suivre de <em>S&rsquo;entretenir<\/em> est de nous emmener dans quelque chose d&rsquo;un peu plus intense et original, dans une exp\u00e9rience sp\u00e9cifique se d\u00e9marque des interactions de tous les jours. On pourrait dire qu\u2019aller boire un verre pour se rencontrer, c&rsquo;est une sorte de script effectivement. Qui implique m\u00eame une certaine dur\u00e9e. Mais <em>S\u2019entretenir<\/em> propose d&rsquo;autres scripts que je trouve plus ludiques. Ils n\u2019ont par ailleurs rien \u00e0 voir avec des rencontres amoureuses, ni avec du r\u00e9seautage. Ce sont des rencontres, parfois interg\u00e9n\u00e9rationnelles, o\u00f9 des gens qui ne se seraient pas forc\u00e9ment parl\u00e9 se d\u00e9couvrent pendant une heure sans les enjeux de se plaire ou la peur du jugement. Je suis vraiment heureuse d&rsquo;avoir pu cr\u00e9er ce projet avec toutes les personnes qui m&rsquo;ont accompagn\u00e9es pour l&rsquo;inventer. Et avec celles qui viendront, car j&rsquo;esp\u00e8re que \u00e7a va continuer \u00e0 tourner et que je vais continuer \u00e0 cr\u00e9er de nouveaux dispositifs !<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Lucie Ortet. <\/p>\n","protected":false},"author":1002847,"featured_media":23231,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[304],"class_list":["post-23218","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entretien","tag-lucie-ortet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23218","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002847"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=23218"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23218\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23237,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/23218\/revisions\/23237"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/23231"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=23218"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=23218"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=23218"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}