{"id":22942,"date":"2025-03-17T22:37:40","date_gmt":"2025-03-17T21:37:40","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=22942"},"modified":"2025-03-18T08:33:46","modified_gmt":"2025-03-18T07:33:46","slug":"magic-maids","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2025\/03\/magic-maids\/","title":{"rendered":"Magic Maids"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Magic Maids<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Conception et mise en sc\u00e8ne par Eisa Jocson et Venuri Perera \/ L\u2019 Arsenic \u2013 Centre d\u2019art sc\u00e9nique contemporain (Lausanne) \/ Du 14 au 16 mars 2025 \/ Critiques par Loris Ferrari et Auxane Bolanz . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 mars 2025<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/loris-ferrari\/\">Loris Ferrari<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Get to work&nbsp;!<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"683\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture-683x1024.jpg\" alt=\"magic maids couverture\" class=\"wp-image-22944\" style=\"object-fit:cover;width:300px;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture-683x1024.jpg 683w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture-133x200.jpg 133w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture-768x1152.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Arsenic<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Eisa Jocson et Venuri Perera, originaires respectivement du Sri Lanka et des Philippines, pr\u00e9sentent un spectacle performatif sur l\u2019exploitation du corps f\u00e9minin, dans un croisement surprenant entre la th\u00e9matique de la sorcellerie et celle du travail domestique. Le spectacle est inspir\u00e9 par la d\u00e9couverte de l\u2019histoire d\u2019Anna G\u00f6ldi, une domestique accus\u00e9e de sorcellerie par ses employeurs et derni\u00e8re sorci\u00e8re ex\u00e9cut\u00e9e en Suisse, en 1782. Cette condamnation a amen\u00e9 les deux artistes \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la condition de nombreuses femmes export\u00e9es de leurs pays et engag\u00e9es comme employ\u00e9es de maison, portant avec elles des pratiques autochtones associ\u00e9es \u00e0 de la sorcellerie dans un autre contexte culturel. D\u00e9roulant la version moderne d&rsquo;une chasse aux sorci\u00e8res, le spectacle cherche \u00e0 montrer la pers\u00e9cution de femmes accus\u00e9es d&rsquo;avoir pratiqu\u00e9 la magie noire.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Des citrons et des piments pendus aux quatre coins de la salle, deux personnes versant du sel sur le sol en fond de sc\u00e8ne, aucun son, de nombreux balais pos\u00e9s contre le mur du fond. Le lien entre les figures de la domestique et de la sorci\u00e8re \u00e0 travers le balai est imm\u00e9diat\u00a0: apr\u00e8s avoir symboliquement r\u00e9pandu le sel, chaque com\u00e9dienne chevauche un balai. S\u2019ensuit une lente chor\u00e9graphie, sorte de rituel m\u00ealant balayage, sons discordants et rires \u00e9tranges\u00a0: le sort est jet\u00e9. Soudainement, le rythme change, s\u2019acc\u00e9l\u00e8re, tout devient chaotique avant de s\u2019arr\u00eater brusquement, comme une pause. Et brisant le silence, les premiers mots sont prononc\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>La performance physique d\u2019Eisa Jocson et Venuri Perera est \u00e0 souligner. La ma\u00eetrise de l\u2019espace de jeu fr\u00f4le en effet la perfection\u00a0: pendant pr\u00e8s de nonante minutes, elles dansent, marchent et courent, un balai entre les jambes, tout en portant d\u2019autres balais, les agitant parfois \u00e0 bout de bras. Cette charge n\u2019est pas anodine, puisqu\u2019elle renvoie \u00e0 celle de toutes les domestiques\u00a0; ces femmes qui, quittant leur famille, ont travaill\u00e9 comme des esclaves pour des employeurs souvent violents et leur faisant subir toutes sortes de souffrances. R\u00e9alis\u00e9 occasionnellement par chacun, le balayage semble anodin. Mais lorsqu&rsquo;une seule personne l\u2019effectue en continu, il devient un v\u00e9ritable d\u00e9fi, \u00e0 la fois physique et mental. En effet, comment \u00e9viter un abrutissement complet, une lente d\u00e9gradation de son \u00e9tat\u00a0? Il faut quelque chose auquel se raccrocher.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici intervient la \u00ab&nbsp;sorcellerie&nbsp;\u00bb, se m\u00ealant au balayage constant, qui, ex\u00e9cut\u00e9 de mani\u00e8re chor\u00e9graphique, avec des mouvements extr\u00eamement pr\u00e9cis et contr\u00f4l\u00e9s, devient une danse presque hypnotique. D\u2019abord lent et doux, le rythme devient peu \u00e0 peu saccad\u00e9 par des gesticulations presque incontr\u00f4lables, les corps se tordent, quelques cris, des rires hyst\u00e9riques, des incantations, des voix et des chants. Derri\u00e8re l\u2019apparence innocente du coup de balai, un sort se tisse&nbsp;: quel est son but ? Difficile de le savoir avec certitude, peut-\u00eatre est-ce pour d\u00e9livrer et purger les \u00e2mes de ces femmes ayant subi tant de souffrance, ou alors pour punir leurs tortionnaires&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019importe : l\u2019instant est une v\u00e9ritable temp\u00eate \u00e9motionnelle qui ne peut laisser personne indiff\u00e9rent. Les spectateurs font pleinement partie du sort qui est tiss\u00e9. Les deux \u00ab\u00a0sorci\u00e8res\u00a0\u00bb viennent les chercher du regard\u00a0; celui-ci est d\u2019abord dur, culpabilisant et insoutenable. Mais soudainement, les longs manteaux noirs tombent\u00a0; des v\u00eatements en dentelle se d\u00e9voilent. Les regards deviennent s\u00e9ducteurs, amadouant\u00a0; les cheveux sont d\u00e9nou\u00e9s et les balais sont agit\u00e9s langoureusement pr\u00e8s des spectateurs, sans pourtant les toucher. Puis l\u2019interaction avec le public devient directe\u00a0: pourquoi ne pas engager une domestique sri-lankaise ou philippine\u00a0? Elle fait tout ce qui est voulu, elle veut tout ce que son employeur veut, elle n\u2019est pas humaine, c\u2019est un objet. L\u2019espace d\u2019un instant, le public, pris de culpabilit\u00e9, est mis face aux c\u00f4t\u00e9s les plus sombres et r\u00e9pugnants de l\u2019humain. Un malaise se cr\u00e9e, la position devient inconfortable pour ceux qui \u00e9coutent et r\u00e9pondent. Quel est le but de tout ceci\u00a0? La r\u00e9ponse arrive bien vite.<\/p>\n\n\n\n<p>En partant du pr\u00e9sent, les deux com\u00e9diennes remontent le temps en narrant les violences subies par des travailleuses domestiques de la part de leurs employeurs. Sri-lankaises ou philippines, elles ont tout quitt\u00e9 pour une vie meilleure et se retrouvent \u00e0 vivre un enfer, dont la seule d\u00e9livrance est le plus souvent une mort atroce. Le r\u00e9cit \u00e0 rebours de ces vies se termine avec celle \u00e0 partir de laquelle leur projet a pris forme, Anna G\u00f6ldi. Les t\u00e9moignages \u00e9tant \u00e9nonc\u00e9s, la r\u00e9alit\u00e9 des violences subies expos\u00e9e au grand jour, le rituel peut continuer. Les danses reprennent dans un rythme endiabl\u00e9 et pourtant contr\u00f4l\u00e9, tandis que les lumi\u00e8res tamis\u00e9es d\u2019un rouge orang\u00e9 se resserrent pour former un cercle au centre de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Accompagn\u00e9e de formules magiques et de cris, une sorte d\u2019exorcisation et d\u2019ext\u00e9riorisation de plusieurs si\u00e8cles de souffrances silencieuses se dessine, dont le summum est atteint lorsque le sel est balay\u00e9 pour recouvrir une grande surface du sol. Les balais sont distribu\u00e9s aux spectateurs avec les mots \u00ab\u00a0Get to work\u00a0!\u00a0\u00bb. Une inversion est en marche, la passivit\u00e9 et l\u2019oisivet\u00e9 sont termin\u00e9es : il faut d\u00e9sormais se mettre au travail et vivre ce qu\u2019ont v\u00e9cu ces \u00ab\u00a0magic maids\u00a0\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 mars 2025<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/loris-ferrari\/\">Loris Ferrari<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 mars 2025<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/auxane-bolanz\/\">Auxane Bolanz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Sous les balais, l\u2019\u00e9nigme<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"683\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture-683x1024.jpg\" alt=\"magic maids couverture\" class=\"wp-image-22944\" style=\"object-fit:cover;width:300px;height:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture-683x1024.jpg 683w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture-133x200.jpg 133w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture-768x1152.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2025\/03\/magic-maids_couverture.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Arsenic<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Avec leur performance th\u00e9\u00e2trale, Eisa Jocson et Venuri Perera proposent, en m\u00ealant danse et actions rituelles,<\/em> <em>d\u2019\u00e9voquer la condition des travailleuses domestiques \u00e9trang\u00e8res employ\u00e9es en Europe occidentale. Le spectacle explore le sujet en se refusant \u00e0 donner un message clair, au risque peut-\u00eatre de ne pas susciter une r\u00e9elle interrogation du public.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ustensile de nettoyage ou v\u00e9hicule de sorci\u00e8re, le balai se veut, dans <em>Magic Maids<\/em>, symbole d\u2019oppression et de r\u00e9sistance. Le spectacle commence par un quart d\u2019heure de silence, simplement d\u00e9rang\u00e9 par le bruit des balais tra\u00een\u00e9s entre les jambes des deux artistes qui marchent au ralenti sur la sc\u00e8ne. Ensuite, un passage de rires sur le sol, le balai toujours entre les jambes. Alors que les rires meurent, les allers et retours sur sc\u00e8ne continuent pour un autre quart d\u2019heure. La lenteur au d\u00e9marrage du spectacle, sans doute consciemment recherch\u00e9e, prend le risque de perdre l\u2019attention du public. La figure de la sorci\u00e8re pourrait \u00eatre \u00e0 l\u2019honneur avec l\u2019image du balai entre les jambes, mais sans plus d\u2019indices, il est difficile d\u2019identifier clairement les enjeux de ces premiers moments.<\/p>\n\n\n\n<p>Un passage dans\u00e9 pr\u00e9sente ensuite diff\u00e9rents types de balais et amorce une d\u00e9marche d\u2019implication du public, avec des jeux de regards et des mouvements dirig\u00e9s vers lui. Parmi les nombreux balais, douze sont \u00e0 manches longs. Ils sont orn\u00e9s en direct de diff\u00e9rentes lani\u00e8res de tissu, fils, ou morceaux de perruque. Durant ce moment d\u2019attention port\u00e9e \u00e0 ces balais, les deux performeuses \u00e9voquent bri\u00e8vement quelques histoires de ces 250 derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 propos du traitement qu\u2019ont pu recevoir les travailleuses domestiques. L\u2019id\u00e9e d\u2019associer chacune de ces histoires sordides \u00e0 un balai dont on prend soin est int\u00e9ressante. Ce court moment se conclut par la phrase forte \u00ab\u00a0Hang them all\u00a0\u00bb,  traduite ici par <em>Pendons-les tous<\/em>. Projet\u00e9e sur le mur de fond de sc\u00e8ne, cette traduction au masculin est du reste troublante, dans un contexte o\u00f9 le sujet est \u00e9voqu\u00e9 au f\u00e9minin : elle brouille l\u2019association des balais \u00e0 ces travailleuses et \u00e0 leurs histoires. Est-ce une erreur de traduction\u00a0ou d\u2019interpr\u00e9tation de ce qui pr\u00e9c\u00e8de\u00a0? Les balais sont quoi qu&rsquo;il en soit suspendus ensuite par la t\u00eate aux fils tir\u00e9s au-dessus de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>La fin du spectacle sugg\u00e8re peut-\u00eatre une lib\u00e9ration, puisque chacun de ces balais \u00e9tale un peu plus un tas de sel sur la sc\u00e8ne, puis est remis au public\u00a0; cela pourrait \u00eatre vu comme une r\u00e9bellion face \u00e0 l\u2019utilisation premi\u00e8re d\u2019un balai, c\u2019est-\u00e0-dire nettoyer. Les performeuses demandent ensuite toutefois au public de nettoyer le sol avec ces m\u00eames balais. Ce geste est-il une invitation \u00e0 la r\u00e9flexion par l&rsquo;implication directe du public dans la r\u00e9alit\u00e9 des travailleuses domestiques\u00a0? Si l\u2019opacit\u00e9 du spectacle li\u00e9e \u00e0 l\u2019absence de prise de position explicite concernant son propos est regrettable, <em>Magic Maids<\/em> am\u00e8ne sur sc\u00e8ne la th\u00e9matique de la condition des travailleuses domestiques par de nombreuses bonnes id\u00e9es, qui ne sont simplement pas assez exploit\u00e9es pour faire comprendre \u00e0 tout le public le message derri\u00e8re la performance.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 mars 2025<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/auxane-bolanz\/\">Auxane Bolanz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/arsenic.ch\/spectacle\/eisa-jocson-venuri-perera-magic-maids\/\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception et mise en sc\u00e8ne par Eisa Jocson et Venuri Perera \/ L\u2019 Arsenic \u2013 Centre d\u2019art sc\u00e9nique contemporain (Lausanne) \/ Du 14 au 16 mars 2025 \/ Critiques par Loris Ferrari et Auxane Bolanz . <\/p>\n","protected":false},"author":1002847,"featured_media":22944,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[306,303],"class_list":["post-22942","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-auxane-bolanz","tag-loris-ferrari"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22942","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002847"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22942"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22942\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22953,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22942\/revisions\/22953"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22944"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22942"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=22942"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=22942"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}