{"id":2292,"date":"2014-01-20T11:35:10","date_gmt":"2014-01-20T10:35:10","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=2292"},"modified":"2025-02-10T13:57:49","modified_gmt":"2025-02-10T12:57:49","slug":"trop-frais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/01\/trop-frais\/","title":{"rendered":"Trop Frais !"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Trop Frais !<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">cr\u00e9ation Le Ressemblement \/ mise en sc\u00e8ne Aur\u00e9lien Patouillard \/ Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais \u00e0 Gen\u00e8ve \/ du 14 au 25 janvier \/ Critiques par Sophie Badoux et Deborah Strebel. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Sophie Badoux\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/sophie-badoux\">Sophie Badoux<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Si jeunesse en d\u00e9lire s\u2019exprimait, vieillesse rafra\u00eechirait<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"319\" height=\"210\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/trop_2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-9602\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/trop_2.png 319w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/trop_2-250x165.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/trop_2-300x197.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 319px) 100vw, 319px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00ab\u00a0Trop Frais\u00a0\u00bb\nSGG, janvier 2014<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Dans <\/em>Trop frais&nbsp;!<em>, \u00e0 voir au Th\u00e9\u00e2tre St-Gervais jusqu\u2019au 25 janvier, huit jeunes entre 17 et 25 ans psychanalysent leur identit\u00e9, la soci\u00e9t\u00e9 actuelle et leur place en son sein, esquissant ainsi leur vision de demain. Intelligent et rafra\u00eechissant.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ambiance salon de grand-m\u00e8re avec vieux tapis \u00e9lim\u00e9s, meubles en bois massif et piano recouvert d\u2019un ch\u00e2le brod\u00e9 aux couleurs ternes. Deux jeunes filles s\u2019ennuient \u00e0 mourir dans ce d\u00e9cor crispant&nbsp;\u2013&nbsp;apparemment r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 d\u2019un v\u00e9ritable appartement genevois \u2013 pendant que le public s\u2019installe. On n&rsquo;esp\u00e8re qu\u2019une seule chose : que la jeunesse ait la force d\u2019y provoquer une r\u00e9volution !<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, dans <em>Trop frais !<\/em>, m\u00eame si les jeunes commencent par se distinguer en faisant la nique aux vieux \u2013 il faut bien se faire sa place \u2013, il ne s\u2019agit pas tant de se r\u00e9volter ou de pointer du doigt les \u00e9carts de g\u00e9n\u00e9rations que de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la construction de l\u2019identit\u00e9 de la jeunesse d\u2019aujourd\u2019hui avec elle, de suivre ses d\u00e9sirs, ses r\u00eaves, ses questions et ses col\u00e8res. \u00ab On n&rsquo;est pas contre les vieux, on est contre ce qui les a fait vieillir \u00bb. Tel est d\u2019ailleurs le sous-titre du spectacle mis en sc\u00e8ne par Aur\u00e9lien Patouillard, lui-m\u00eame jeune metteur en sc\u00e8ne dipl\u00f4m\u00e9 de la Manufacture en 2007 et travaillant en r\u00e9sidence \u00e0 St-Gervais au sein du collectif Le Ressemblement avec C\u00e9dric Djedje et Vincent Brayer. Depuis l\u2019ouverture de la Maison des Jeunes il y a 50 ans, devenue le Th\u00e9\u00e2tre St-Gervais, sont-ce toujours les m\u00eames choses qui font vieillir les jeunes ? Le metteur en sc\u00e8ne a voulu aller \u00e0 leur rencontre aujourd\u2019hui \u00e0 Gen\u00e8ve pour savoir comment ils r\u00e9pondraient \u00e0 ces questions. Huit jeunes gens d\u2019une vingtaine d\u2019ann\u00e9es se sont lanc\u00e9s dans l\u2019aventure. Apr\u00e8s cinq mois d\u2019atelier et de travail collectif en est ressorti le texte du spectacle, pour beaucoup construit par association d\u2019id\u00e9es, la parole rebondissant sur sc\u00e8ne d\u2019un acteur \u00e0 un autre en un flot continu.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Si j\u2019\u00e9tais vieille, j\u2019aurais le droit d\u2019\u00eatre bourr\u00e9e [\u2026], de baver [\u2026], je serais proche de J\u00e9sus [\u2026], mais comme je suis jeune, je suis trop styl\u00e9e [\u2026] et j\u2019ai un nombril \u00e9norme ! \u00bb Loin d\u2019un amas de clich\u00e9s, m\u00eame si l\u2019histoire semble se r\u00e9p\u00e9ter de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration avec des variations, le texte de <em>Trop frais !<\/em> pose les bonnes questions et incite le spectateur, quel que soit son \u00e2ge, \u00e0 les partager. Il d\u00e9fie les mod\u00e8les de pens\u00e9e pr\u00e9\u00e9tablis en d\u00e9jouant r\u00e9guli\u00e8rement les attentes. Gr\u00e2ce \u00e0 un humour et une sensibilit\u00e9 \u00e0 fleur de peau, il traverse des th\u00e9matiques essentielles \u00e0 la vie : les liens familiaux, l\u2019immigration, le consum\u00e9risme, la connaissance, la confrontation avec l\u2019autre, la sexualit\u00e9, la justice. M\u00ealant texte, chant, rap, DJing et VJing, la d\u00e9marche originale de <em>Trop frais !<\/em> s\u00e9duit, excusant les faiblesses du jeu des apprentis com\u00e9diens. Ils sont \u00e0 l\u2019aise sur sc\u00e8ne : on ressent une belle coh\u00e9sion de groupe qui emporte le spectateur.<\/p>\n\n\n\n<p>Des histoires familiales tragiques li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9migration aux remerciements maladroits ou int\u00e9ress\u00e9s de certains jeunes \u00e0 leurs parents, en passant par l\u2019\u00e9num\u00e9ration des synonymes latins du mot <em>p\u00e9nis<\/em> ou encore par une r\u00e9flexion sur la justice et la d\u00e9mocratie, le texte saute d\u2019un sujet \u00e0 l\u2019autre, sans que le spectateur ait toujours le temps d\u2019agripper le message fort de cette jeunesse si foisonnante.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais c\u2019est justement de ce d\u00e9bordement que proviendra la r\u00e9volution attendue. Apr\u00e8s une premi\u00e8re partie de spectacle plut\u00f4t r\u00e9flexive, un intense foutoir s\u2019installe petit \u00e0 petit sur sc\u00e8ne lorsque du pop-corn commence \u00e0 surgir d\u2019une table. Une r\u00e9volution qui aura un go\u00fbt de d\u00e9cadence consum\u00e9riste. Peu \u00e0 peu, les livres de philosophie que l\u2019\u00e9cole a fait \u00ab bouffer \u00bb par dizaines \u00e0 ces huit jeunes com\u00e9diens sont utilis\u00e9s comme supports \u00e0 hamburgers ou fl\u00fbtes \u00e0 champagne. Pendant que ses camarades s\u2019empiffrent librement de junk food, un personnage de femme en niqab et hauts talons choisit de boire shot sur shot, parce que elle aussi \u00ab peut faire ce genre de choses si [elle] en a envie \u00bb. Emergent alors de plus en plus clairement des contradictions culturelles, sociales ou individuelles, que l\u2019on sentait d\u00e9j\u00e0 en filigrane tout au long du spectacle, et qui caract\u00e9risent si bien cette p\u00e9riode d\u2019entr\u00e9e dans l\u2019\u00e2ge adulte, o\u00f9 on nous presse sans cesse de choisir parmi une s\u00e9rie de faux dilemmes.<\/p>\n\n\n\n<p>Au final, cette jeunesse, qu\u2019on accuse bien trop souvent de rester emp\u00eatr\u00e9e dans ses contradictions, prouve avec ce spectacle tout le recul et la lucidit\u00e9 dont elle fait preuve. Ne reste plus qu\u2019\u00e0 prendre des bonnes r\u00e9solutions pour mettre le tout en \u0153uvre: \u00ab pour 2014, j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de ne plus porter d\u2019habits produits par des enfants \u00bb, souffle celle qui se fera sur le champ d\u00e9chirer ses v\u00eatements portant la mention made in Ta\u00efwan, Bengladesh ou China. \u00ab En 2014, j\u2019aimerais apprendre \u00e0 d\u00e9sob\u00e9ir au cas o\u00f9 le gouvernement ferait passer une loi injuste et inhumaine comme cela pourrait arriver prochainement, en m\u2019exer\u00e7ant chaque jour \u00e0 enfreindre un petit r\u00e8glement \u00bb. Pour ma part, je souhaite simplement que 2014 voie \u00e9clore cette jeunesse si vivante, qui, partie \u00e0 la rencontre d\u2019elle-m\u00eame, a trouv\u00e9 un monde \u00e0 construire en chemin.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Sophie Badoux\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/sophie-badoux\">Sophie Badoux<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Deborah Strebel\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ecoutez-nous, regardez-nous, nous voici sans tabou !<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"396\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/trop_1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9601\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/trop_1.jpg 600w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/trop_1-250x165.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/trop_1-300x198.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00ab\u00a0Trop Frais\u00a0\u00bb<br>SGG, janvier 2014<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Autoportrait imagin\u00e9 et pr\u00e9sent\u00e9 par huit jeunes \u00e2g\u00e9s de 17 \u00e0 25 ans, <\/em>Trop frais !<em> propose un voyage tout en variations au sein d\u2019une jeunesse cr\u00e9ative et perspicace.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il est bien l\u00e9gitime qu\u2019apr\u00e8s 50 ans, la jeunesse reprenne possession de cette ancienne Maison des Jeunes ouverte en 1963 qu\u2019est Saint-Gervais, reconvertie donc par la suite en haut lieu culturel alternatif genevois. Sept demoiselles et un jeune homme envahissent ainsi le th\u00e9\u00e2tre pour une dizaine de soirs. Ils partagent g\u00e9n\u00e9reusement leurs histoires, \u00e9voquent leurs origines et annoncent m\u00eame leurs aspirations pour le futur. Cet autoportrait est rythm\u00e9 par une s\u00e9rie d\u2019alternances. Entre vie fantasm\u00e9e et vie r\u00e9elle, entre docilit\u00e9 et r\u00e9volution, ce spectacle semble osciller entre nos attentes et leurs propres v\u0153ux. Entre murmures et hurlements, entre r\u00e9citations et chants, entre instruments de musique traditionnels et synth\u00e9tiseurs \u00e9lectroniques, cette dynamique bringuebalante se ressent ainsi jusque dans les divers moyens d\u2019expression choisis. Ce m\u00eame mouvement de balance est encore \u00e9prouv\u00e9 dans la pr\u00e9sentation des divers th\u00e8mes abord\u00e9s, \u00e0 commencer par la relation avec les parents. En listant tout d\u2019abord diverses remontrances types telles que \u00ab range ta chambre \u00bb ou \u00ab non il y a le 19h30 \u00bb, les com\u00e9diens paraissent vouloir s\u2019affranchir des pressions parentales. N\u00e9anmoins, dans un deuxi\u00e8me temps, s\u2019ensuit une \u00e9num\u00e9ration touchante de remerciements \u00e0 leur intention, comprenant un \u00ab merci de faire le taxi \u00e0 2 heures du matin \u00bb ou encore un \u00ab merci de m\u2019avoir appris \u00e0 graisser mes sacs en cuir \u00bb. En fin de compte, ces diverses variations semblent justement symboliser cette p\u00e9riode confuse et h\u00e9sitante caract\u00e9ristique de nos jeunes ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 cette phase de la vie, Le Ressemblement &#8211; collectif r\u00e9unissant trois metteurs en sc\u00e8ne dipl\u00f4m\u00e9s de la Manufacture, C\u00e9dric Djedje, Vincent Brayer et Aur\u00e9lien Patouillard &#8211; est parti \u00e0 la recherche de jeunes gens. Via les r\u00e9seaux sociaux, le bouche \u00e0 oreille, la distribution de flyers, et les visites dans les classes ou autres maisons du quartier, les trois artistes ont rencontr\u00e9 des jeunes issus de divers horizons. Apr\u00e8s en avoir s\u00e9lectionn\u00e9 douze, ils ont effectu\u00e9 ensemble un stage intensif m\u00ealant photographie, d\u00e9couvertes de nombreux spectacles et cr\u00e9ation de minis-performances. Certains quittent l\u2019aventure, d\u2019autres restent. D\u00e8s le mois de novembre, les textes s\u2019\u00e9crivent peu \u00e0 peu, sous la houlette d\u2019Aur\u00e9lien Patouillard. A la fin du mois suivant, la pi\u00e8ce a son squelette, les r\u00e9p\u00e9titions peuvent commencer. Et c\u2019est en ce mois de janvier que les repr\u00e9sentations ont lieu.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s lors, le public peut ainsi d\u00e9couvrir ce riche autoportrait guid\u00e9, semble-t-il, \u00e0 la fois par la volont\u00e9 de s\u2019\u00e9manciper, de s\u2019affranchir des attentes et de rejeter les st\u00e9r\u00e9otypes. D\u00e9passant le simple conflit interg\u00e9n\u00e9rationnel, la pi\u00e8ce r\u00e9fl\u00e9chit tout en fra\u00eecheur \u00e0 des sujets graves et essentiels comme l\u2019identit\u00e9, l\u2019immigration forc\u00e9e, la sexualit\u00e9 ou encore le consum\u00e9risme qu\u2019elle semble d\u00e9noncer de mani\u00e8re extr\u00eamement visuelle, empruntant certains codes \u00e0 la performance artistique. Afin d\u2019illustrer la surconsommation notamment, l\u2019ancienne table du salon d\u00e9borde de pop-corn, des steaks hach\u00e9s y sont cuits \u00e0 l\u2019aide d\u2019un fer \u00e0 repasser, tout est recouvert abondamment de ketchup. R\u00e9el banquet \u00e0 la mani\u00e8re fast-food, le festin se savoure avec les mains. La bouche grande ouverte re\u00e7oit d\u2019impressionnantes quantit\u00e9s de sauce tomate \u00e0 m\u00eame le tube, tandis qu\u2019\u00e0 l\u2019arri\u00e8re-sc\u00e8ne un sac poubelle monumental se gonfle de plus en plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Au ton faussement l\u00e9ger et au visuel charg\u00e9, <em>Trop frais !<\/em> traite avec une grande sinc\u00e9rit\u00e9 et une stup\u00e9fiante lucidit\u00e9 de sujets intemporels et fondamentaux.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Deborah Strebel\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>cr\u00e9ation Le Ressemblement \/ mise en sc\u00e8ne Aur\u00e9lien Patouillard \/ Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais \u00e0 Gen\u00e8ve \/ du 14 au 25 janvier \/ Critiques par Sophie Badoux et Deborah Strebel.<\/p>\n","protected":false},"author":1420,"featured_media":9601,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,8,38],"tags":[31,19],"class_list":["post-2292","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-maison-saint-gervais","category-spectacle","tag-deborah-strebel","tag-sophie-badoux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2292","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1420"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2292"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2292\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21718,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2292\/revisions\/21718"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9601"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2292"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2292"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2292"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}