{"id":21324,"date":"2024-12-15T21:40:48","date_gmt":"2024-12-15T20:40:48","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=21324"},"modified":"2025-03-31T15:17:41","modified_gmt":"2025-03-31T13:17:41","slug":"lala-et-le-cirque-du-vent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2024\/12\/lala-et-le-cirque-du-vent\/","title":{"rendered":"Lala et le cirque du vent"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Lala et le cirque du vent<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Mise en sc\u00e8ne par Anne-C\u00e9cile Moser \/ D&rsquo;apr\u00e8s un conte musical d&rsquo;Anne Sylvestre \/ Le Petit Th\u00e9\u00e2tre (Lausanne) \/ Du 4 au 31 d\u00e9cembre 2024 \/ Critiques par Anna Chialva et Lou Sicovier . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 d\u00e9cembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/anna-chialva\/\">Anna Chialva<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Faire la pluie et le bon temps au th\u00e9\u00e2tre<\/strong><\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"704\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_couverture-1024x704.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-21325\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_couverture-1024x704.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_couverture-291x200.jpg 291w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_couverture-247x170.jpg 247w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_couverture-768x528.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_couverture-1536x1056.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_couverture-135x93.jpg 135w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_couverture.jpg 1746w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Philippe Pache<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Anne-C\u00e9cile Moser rend hommage \u00e0 l\u2019univers enfantin d\u2019Anne Sylvestre, dans une mise en sc\u00e8ne pleine de douceur et de profondeur de <\/em>Lala et le Cirque du vent<em>, conte musical publi\u00e9 en 1993.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une troupe de circassiens extravagants&nbsp;: Cholaho (Bastien Alvarez) qui bavarde avec les nuages,&nbsp;; Flonflon (Edm\u00e9e Fleury), la posti\u00e8re vagabonde&nbsp;; Lala (Kim Selamet), une jeune fille-oiseau qui parle avec ses pieds&nbsp;; Toumiel (Patrice Bussy), son ours en peluche qui a grandi avec elle&nbsp;; Ai\u0308mondo (Nicolas Rossier), son p\u00e8re adoptif qui est aussi le directeur du cirque&nbsp;; Bonzai\u0308 (Delphine Delabeye), petite acrobate \u00e0 tout faire qui r\u00eave de devenir baobab et le maestro Lagratte (Arthur Besson) qui dirige l\u2019orchestre du Cirque du Vent.<\/p>\n\n\n\n<p>Un contexte tout aussi excentrique&nbsp;: le cirque d\u00e9barque \u00e0 Saint-Ziquet-sur-Gadouille o\u00f9 il ne pleut plus, o\u00f9 les grenouilles ont disparu et o\u00f9 les habitants guettent l\u2019orage. La troupe recevra le financement de la commune si, et seulement si, elle \u00ab&nbsp;fait pleuvoir&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019univers fantastique et l\u2019univers circassien se rejoignent pour cr\u00e9er une atmosph\u00e8re de r\u00eaverie rappelant \u00e0 la fois les peintures espagnoles de Goya, le Magicien d\u2019Oz et l\u2019atmosph\u00e8re des cirques de la fin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle avec des couleurs p\u00e2les, des formes rondes et des costumes d\u00e9mod\u00e9s&nbsp;: de la chevelure extravagante d\u2019A\u00efmondo et de Cholaho aux habits paillet\u00e9s de Lala et de Bonza\u00ef, jusqu\u2019au tutu poilu de Toumiel. L\u2019ancienne tradition circassienne est \u00e9galement rappel\u00e9e par la distinction entre le clown blanc autoritaire \u2013 tel qu\u2019il est A\u00efmondo \u2013 et l\u2019auguste, le clown farceur et indisciplin\u00e9 \u2013 repr\u00e9sent\u00e9 ici par les autres circassiens.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs plans di\u00e9g\u00e9tiques s\u2019ench\u00e2ssent dans le spectacle, au niveau spatial et temporel. En ce qui concerne l\u2019espace, c\u2019est le mouvement du rideau qui instaure une s\u00e9paration concr\u00e8te entre la narration-cadre, se d\u00e9roulant sur l\u2019avant-sc\u00e8ne \u2013 l\u2019espace d\u2019A\u00efmondo qui explique le contexte ainsi que sa propre histoire, souvent en s\u2019adressant directement au public \u2013 et la narration interne, se d\u00e9roulant au-del\u00e0 du rideau. Ce second espace sugg\u00e8re un int\u00e9rieur et un ext\u00e9rieur de la tente du cirque o\u00f9 se d\u00e9voilent les histoires des circassiens et leurs habilet\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne est am\u00e9nag\u00e9e avec des cordes, des toiles, des objets du cirque et une valise. En ouvrant cette valise, le temps s\u2019arr\u00eate et, \u00e0 l\u2019aide de marionnettes, les personnages racontent une histoire lointaine d\u2019une m\u00e8re et d\u2019un enfant perdu\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Au niveau temporel, ces pauses narratives sont envisag\u00e9es pour raconter le pass\u00e9 de Flonflon, la posti\u00e8re vagabonde et de Lala, la fille \u00ab&nbsp;orageuse&nbsp;\u00bb qui chante et danse, mais ne parle jamais car sa parole provoque des catastrophes m\u00e9t\u00e9orologiques. Ces personnages, apparemment secondaires au d\u00e9but du spectacle, deviennent progressivement les protagonistes du drame de la famille circassienne&nbsp;: Lala est la fille perdue de Flonflon.<\/p>\n\n\n\n<p>La musique a une importance fondamentale dans le spectacle. Un petit orchestre pr\u00e9sent sur sc\u00e8ne devient le centre n\u00e9vralgique de toute la narration&nbsp;: tous les com\u00e9diens y jouent un instrument. &nbsp;L\u2019arrangement musical d\u2019Arthur Besson, qui joue \u00e9galement sur sc\u00e8ne, contribue \u00e0 cr\u00e9er l\u2019univers circassien par la vari\u00e9t\u00e9 des instruments employ\u00e9s, la fusion de rythmes diff\u00e9rents provenant du style jazz, swing et folk&nbsp;et par des m\u00e9lodies simples et r\u00e9p\u00e9titives, souvent nostalgiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous ces exp\u00e9dients sc\u00e9niques introduisent l\u2019enfant dans son univers, ce qui permet de le rendre plus r\u00e9ceptif aux grandes th\u00e9matiques, telles que l\u2019abandon d\u2019un enfant, l\u2019acceptation, l\u2019amour parental, la r\u00e9silience et la question \u00e9cologique, abord\u00e9es toujours dans une perspective d\u2019esp\u00e9rance.<\/p>\n\n\n\n<p>Finalement, si tout le monde \u00ab&nbsp;fait la pluie et le bon temps&nbsp;\u00bb, ce spectacle veut sensibiliser le spectateur, du plus petit au plus grand, \u00e0 ne pas condamner ou abandonner quelqu\u2019un qui fait \u00ab&nbsp;tomber la pluie&nbsp;\u00bb, en le rejetant. Il faut plut\u00f4t l\u2019accueillir, comme un p\u00e8re accueille un enfant dans ses bras, et lui \u00ab&nbsp;apprendre \u00e0 danser et \u00e0 chanter&nbsp;\u00bb pour qu\u2019il fasse r\u00e9appara\u00eetre le soleil.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 d\u00e9cembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/anna-chialva\/\">Anna Chialva<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 d\u00e9cembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lou-sicovier\/\">Lou Sicovier<\/a> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Des claquettes pour amener la pluie<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"749\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_lou-sicovier-1024x749.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-21326\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_lou-sicovier-1024x749.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_lou-sicovier-273x200.jpg 273w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_lou-sicovier-232x170.jpg 232w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_lou-sicovier-768x562.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_lou-sicovier-1536x1124.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/12\/Lala-et-le-cirque-du-vent_lou-sicovier.jpg 1640w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Philippe Pache<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Il arrive, il est l\u00e0, le cirque du vent est enfin \u00e0 Saint-Ziquet-sur-Gadouille&nbsp;! Mais qu\u2019il fait chaud<ins>&nbsp;!<\/ins> <ins>I<\/ins>l n\u2019a pas plu depuis si longtemps que toutes les grenouilles ont disparu. Et si Lala, jeune danseuse au cirque, pouvait ramener la pluie&nbsp;? Elle devra pour cela affronter sa tristesse et les secrets de son pass\u00e9. Anne-C\u00e9cile Moser propose une mise en sc\u00e8ne du conte musical d\u2019Anne Sylvestre o\u00f9 les personnages gardent un style simple et direct. Le spectacle se compose de brefs num\u00e9ros de cirque, lors desquels chaque personnage peut prendre la parole et raconter sa propre histoire au public. Ils permettent d\u2019aborder des th\u00e9matiques comme l\u2019abandon, le rejet, l\u2019\u00e9cologie ou la qu\u00eate d\u2019identit\u00e9, en gardant un aspect tant ludique que po\u00e9tique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le cirque du vent est compos\u00e9 de personnages tous plus originaux les uns que les autres. Chacun est porteur d\u2019un nom po\u00e9tique et m\u00e9taphorique&nbsp;: A\u00efmondo, le directeur de la troupe, qui m\u00e9lange l\u2019ordre des mots en parlant et qui ne pense qu\u2019au travail&nbsp;; sa fille adoptive Lala, qu\u2019il voit comme un petit oiseau dansant&nbsp;; Toumiel, l\u2019ours en peluche de Lala qui veut seulement la prot\u00e9ger et trouver des ruches ; Bonza\u00ef, toute petite jongleuse&nbsp;; Cholaho, l\u2019acrobate tr\u00e8s grand&nbsp;; Lagratte, qui m\u00e8ne tout ce petit monde en musique.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019ils arrivent \u00e0 Saint-Ziquet-sur-Gadouille, ils sont bien emb\u00eat\u00e9s de constater qu\u2019il fait affreusement chaud et qu\u2019il ne semble pas y avoir la moindre trace de pluie. C\u2019est \u00e0 celui qui parviendra \u00e0 amener l\u2019orage dans le village&nbsp;! Lala, qui ne parle pas mais danse tout le temps, a la particularit\u00e9 d\u2019amener le soleil lorsqu\u2019elle est heureuse et la pluie quand elle pleure. A\u00efmondo y voit une occasion d\u2019amener la pluie et de relancer le prestige de son cirque. La tristesse de Lala va cependant questionner Flonflon, posti\u00e8re toujours press\u00e9e du village, ayant perdu sa petite fille qui amenait la pluie et son ours en peluche il y a plusieurs ann\u00e9es. Et si Lala \u00e9tait son \u00ab&nbsp;petit pruneau&nbsp;\u00bb perdu&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle mis en sc\u00e8ne par Anne-C\u00e9cile Moser a la particularit\u00e9 de r\u00e9v\u00e9ler des enjeux aux spectateurs de diff\u00e9rentes mani\u00e8res, selon leur \u00e2ge. Les plus petits seront sans doute fascin\u00e9s par l\u2019univers vivant du cirque, avec des personnages courant dans tous les sens, dansant, chantant et jouant avec les objets qui les entourent. Il y a des cordes auxquelles les personnages se balancent, des planches color\u00e9es au sol pour que Lala (Kim S\u00e9lamet, championne du monde de claquettes en 2015) danse, une malle avec des loupiottes et des marionnettes. Les interventions des personnages sous la forme de num\u00e9ros de cirque am\u00e8nent du dynamisme au spectacle.&nbsp;\u00c0 la mani\u00e8re d\u2019une com\u00e9die musicale, ces prestations sont entrecoup\u00e9es d\u2019interludes musicaux qui apportent une nouvelle dimension aux histoires racont\u00e9es. Aussi l\u2019histoire de Flonflon peut-elle se raconter de mani\u00e8re kal\u00e9idoscopique, par sa propre voix, par des marionnettes ou par les autres personnages qui chantent la perte de son mari et de son b\u00e9b\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces diff\u00e9rents proc\u00e9d\u00e9s sc\u00e9niques, qui offrent plusieurs moyens de compr\u00e9hension, se retrouvent \u00e0 chaque fois que l\u2019un des personnages raconte les casseroles qu\u2019il trimballe&nbsp;: Bonza\u00ef, chass\u00e9e de son village car trop petite&nbsp;; Cholaho, trop grand pour tout le monde&nbsp;; Lala et Flonflon, qui subissent l\u2019abandon et la perte d\u2019un \u00eatre cher&nbsp;; Toumiel, symbole de l\u2019enfance, qui n\u2019amuse plus Lala \u00e0 la fin de l\u2019histoire car elle a grandi&nbsp;; A\u00efmondo, qui ne veut pas blesser Lala mais pense malgr\u00e9 tout \u00e0 l\u2019argent que la pluie lui rapporterait.<\/p>\n\n\n\n<p>Le choix d\u2019une mise en sc\u00e8ne ludique d\u2019un conte pour enfant fonctionne tr\u00e8s bien avec la succession de sc\u00e8nes vivantes et rapides. Les paroles des personnages contribuent \u00e0 cr\u00e9er un univers enfantin, avec beaucoup de mots invent\u00e9s, des m\u00e9taphores et des r\u00e9p\u00e9titions. Toutes ces sp\u00e9cificit\u00e9s am\u00e8nent une forme de mise \u00e0 distance, voire un d\u00e9tachement presque humoristique par rapport \u00e0 la dimension tragique de l\u2019histoire racont\u00e9e. Pourtant, les diff\u00e9rents enjeux suscit\u00e9s donnent aussi une grande profondeur \u00e0 ce spectacle plein de sensibilit\u00e9. En alternant narration et interludes musicaux, univers color\u00e9 et \u00e9motions, <em>Lala et le cirque du vent<\/em> propose un moyen extr\u00eamement original pour questionner des enfants sur des enjeux importants, tout en les amusant et en leur cr\u00e9ant un doux souvenir.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 d\u00e9cembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lou-sicovier\/\">Lou Sicovier<\/a> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/lepetittheatre.ch\/spectacle\/lala-et-le-cirque-du-vent\/\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne par Anne-C\u00e9cile Moser \/ D&rsquo;apr\u00e8s un conte musical d&rsquo;Anne Sylvestre \/ Le Petit Th\u00e9\u00e2tre (Lausanne) \/ Du 4 au 31 d\u00e9cembre 2024 \/ Critiques par Anna Chialva et Lou Sicovier .<\/p>\n","protected":false},"author":1002847,"featured_media":21325,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,4,38],"tags":[283,295],"class_list":["post-21324","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-le-petit-theatre","category-spectacle","tag-anna-chialva","tag-lou-sicovier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21324","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002847"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21324"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21324\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23075,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21324\/revisions\/23075"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21325"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21324"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21324"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21324"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}