{"id":20061,"date":"2024-11-29T11:17:41","date_gmt":"2024-11-29T10:17:41","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=20061"},"modified":"2024-12-12T10:27:17","modified_gmt":"2024-12-12T09:27:17","slug":"lamante-anglaise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2024\/11\/lamante-anglaise\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Amante anglaise"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">L&rsquo;Amante anglaise<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Mise en sc\u00e8ne par Emilie Charriot \/ D&rsquo;apr\u00e8s Marguerite Duras \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy (Lausanne) \/ Du 27 novembre au 8 d\u00e9cembre 2024 \/ Critiques par Hadrien Halter et Lou Sicovier . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>27 novembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/hadrien-halter\/\">Hadrien Halter<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le fait divers n&rsquo;est plus<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"442\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/amante-anglaise_couverture-1024x442.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-20066\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/amante-anglaise_couverture-1024x442.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/amante-anglaise_couverture-300x129.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/amante-anglaise_couverture-250x108.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/amante-anglaise_couverture-768x331.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/amante-anglaise_couverture.jpg 1397w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Patrick Fouque<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Emilie Charriot signe une mise en sc\u00e8ne remarquable de l\u2019\u0153uvre de Marguerite Duras, port\u00e9e par des com\u00e9dien.ne.s qui donnent tout son relief au texte original. Tout, de la sc\u00e9nographie au jeu, captive l\u2019attention et l\u2019esprit. Grin\u00e7ant, fort, triste, inspirant. Une r\u00e9ussite.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Inspir\u00e9 de faits r\u00e9els, remani\u00e9s d\u2019une plume experte, le roman de Marguerite Duras, dont elle signe elle-m\u00eame l\u2019adaptation th\u00e9\u00e2trale, prend une saveur intense dans cette cr\u00e9ation sign\u00e9e Emilie Charriot. Claire Lannes a tu\u00e9 sa cousine, Marie-Th\u00e9r\u00e8se, sourde et muette. Pourquoi&nbsp;? C\u2019est bien la question centrale \u00e0 laquelle aucun policier ou juge n\u2019a r\u00e9ussi \u00e0 lui faire r\u00e9pondre. Suivant un homme fascin\u00e9 par la personne de Claire, nous assistons \u00e0 deux entretiens, qui d\u00e9couvrent de plus en plus la v\u00e9rit\u00e9, le premier avec son mari, Pierre, et le deuxi\u00e8me avec Claire elle-m\u00eame. Pourtant, \u00e0 mesure que les r\u00e9ponses se d\u00e9ploient, l\u2019essentiel demeure cach\u00e9. Qu\u2019est-ce qui transforme un fait divers en v\u00e9ritable histoire&nbsp;? Qu\u2019est-ce qui \u00e9l\u00e8ve un crime au-dessus des autres&nbsp;? Qu\u2019est-ce qui motive \u00e0 tuer&nbsp;? Qu\u2019est-ce qui justifie un tel geste&nbsp;? Et que faire quand les r\u00e9ponses ne viennent pas, m\u00eame \u00e0 la meurtri\u00e8re&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019amante anglaise<\/em> d\u2019Emilie Charriot bouleverse, tant dans sa forme que dans son fond.<\/p>\n\n\n\n<p>Des premiers instants brouillant la fronti\u00e8re entre fiction et r\u00e9alit\u00e9, jusqu\u2019aux \u00e9tranges adresses au public nous faisant tant\u00f4t exister, tant\u00f4t dispara\u00eetre aux yeux des com\u00e9dien.ne.s, on se sent voyeur et pourtant invit\u00e9, une pr\u00e9sence int\u00e9gr\u00e9e mais qui ne devrait malgr\u00e9 tout pas \u00eatre l\u00e0. Les entretiens auxquels nous assistons sont incisifs autant qu\u2019ils sont erratiques, r\u00e9v\u00e9lateurs autant qu\u2019ils portent \u00e0 confusion. Les trois com\u00e9dien.ne.s, Nicolas&nbsp; Bouchaud, Laurent Poitrenaux et Dominique Reymond, font vivre leurs personnages au-del\u00e0 de la sc\u00e8ne, donnant une vie renouvel\u00e9e au texte de Duras, rendant brillamment l\u2019horreur grin\u00e7ante et l\u2019absurdit\u00e9 noire de cette histoire, et l\u2019errance de ses personnages, qui cherchent \u00e0 comprendre, sans savoir m\u00eame quelles sont les bonnes questions. Dominique Reymond, tout particuli\u00e8rement, voix gutturale, s\u2019agrippant \u00e0 sa robe, \u00e9meut dans son r\u00f4le de Claire Lannes. Un personnage tout aussi certain qu\u2019il est perdu, aussi fort qu\u2019il est faible, aussi sain qu\u2019il est fou, que le jeu subtil de la com\u00e9dienne retranscrit \u00e0 merveille, dans les moindres d\u00e9tails.<\/p>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne, orn\u00e9e d\u2019un simple carr\u00e9 blanc habill\u00e9 de deux chaises se faisant face, surmont\u00e9 d\u2019un halo de n\u00e9ons, \u00e9voque le manich\u00e9isme simpliste qu\u2019on aurait pu attendre d\u2019un fait divers comme celui-ci&nbsp;: un meurtre tout \u00e0 fait affreux, une victime tout \u00e0 fait regrettable, une criminelle tout \u00e0 fait d\u00e9testable. Mais rien de tout cela ici. Pour compatir et ha\u00efr, il faudrait comprendre. Mais l\u2019acte est incompr\u00e9hensible, m\u00eame pour celle qui l\u2019a perp\u00e9tr\u00e9. Le d\u00e9cor nous nargue, par sa simplicit\u00e9 et sa clart\u00e9 qui tranchent si nettement avec le propos du spectacle.<\/p>\n\n\n\n<p>Un tonnerre d\u2019applaudissements amplement m\u00e9rit\u00e9 pour une cr\u00e9ation captivante.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>27 novembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/hadrien-halter\/\">Hadrien Halter<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>27 novembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lou-sicovier\/\">Lou Sicovier<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;amante en glaise<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft is-resized\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/amante-anglaise_couverture-1024x442.jpg\" alt=\"L\u2019attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est amante-anglaise_couverture-1024x442.jpg.\" style=\"width:300px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Patrick Fouque<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab\u00a0C\u2019est la premi\u00e8re image \u00e7a, des trains\u00a0\u00bb. Parce que c\u2019est le moyen qu\u2019a utilis\u00e9 Claire Lannes pour se d\u00e9barrasser du corps de sa cousine, qu\u2019elle a d\u00e9membr\u00e9 dans la cave de sa maison. Le spectacle pr\u00e9sente un interrogatoire men\u00e9 aupr\u00e8s de son mari puis d\u2019elle-m\u00eame par un personnage qui cherche \u00e0 cerner ses motivations. Il d\u00e9voile une personnalit\u00e9 \u00e9trange, malaisante, touchant presque \u00e0 la folie, face \u00e0 laquelle les spectateurs se sentent envahis de fascination.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce de Marguerite Duras,&nbsp;<em>L\u2019Amante anglaise<\/em>, est tir\u00e9e d\u2019un fait r\u00e9el. Elle pr\u00e9sente le cas d\u2019une femme de 52 ans, Claire Lannes, qui a tu\u00e9 sa cousine Marie-Th\u00e9r\u00e8se, avant de disperser les diff\u00e9rentes parties de son corps dans des trains faisant halte dans son village. La meurtri\u00e8re se d\u00e9nonce presque tout de suite, et le spectacle se d\u00e9roule apr\u00e8s son arrestation. Dans la premi\u00e8re partie, un interrogateur\/ psychologue (interpr\u00e9t\u00e9 par Nicolas Bouchaud) pose des questions \u00e0 Pierre Lannes, le mari de Claire. S\u2019int\u00e9grant d\u2019abord, voire se cachant presque, au milieu du public, Pierre (Laurent Poitrenaux) se rapproche de la sc\u00e8ne \u00e0 mesure que les questions de l\u2019homme qui l\u2019interroge sur son couple se pr\u00e9cisent. Les spectateur.ice.s sont donc d\u2019abord invit\u00e9\u00b7e\u00b7s \u00e0 d\u00e9couvrir la personnalit\u00e9 de Claire \u00e0 travers les yeux et les mots de son mari. Son discours peu flatteur la d\u00e9crit surtout comme invivable, \u00ab&nbsp;une esp\u00e8ce de folle, mais tranquille&nbsp;\u00bb, qui n\u2019avait de l\u2019int\u00e9r\u00eat pour rien ni personne, except\u00e9 son jardin et son monde imaginaire. Malgr\u00e9 cette \u00e9tranget\u00e9, Pierre semble incapable de la quitter. Il confronte les spectateurs \u00e0 ses souvenirs, les pla\u00e7ant dans une position de juges, o\u00f9 sa relation avec Claire est d\u00e9cortiqu\u00e9e jusque dans les moindres d\u00e9tails. Le public se trouve ainsi dans une position de voyeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la seconde partie, Claire Lannes entre en sc\u00e8ne. Elle est sublim\u00e9e par Dominique Reymond, qui use d\u2019une voix rauque et d\u2019un d\u00e9bit rapide seyant parfaitement \u00e0 la personnalit\u00e9 de son personnage. Sa mani\u00e8re de r\u00e9pondre aux questions est imm\u00e9diate&nbsp;: elle semble presque heureuse d\u2019\u00eatre enfin entendue. Son crime lui sert de base pour divaguer et s\u2019\u00e9tendre sur ses r\u00e9flexions et ses opinions. Elle ne parle de rien de concret, mais \u00e9voque surtout le temps, l\u2019intelligence, la qu\u00eate de puret\u00e9, qui semblent constamment l\u2019occuper. Elle reste distante par rapport \u00e0 la gravit\u00e9 de son acte tout en l\u2019assumant, et cette ambigu\u00eft\u00e9 renforce l\u2019impression d\u2019\u00e9tranget\u00e9 pour le public. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette double confrontation du couple am\u00e8ne la salle \u00e0 se questionner sur la vie de Claire, les motivations de son passage \u00e0 l\u2019acte, ainsi qu\u2019\u00e0 sa place dans le quotidien de la maison. Chaque partie semble en effet faire \u00e9tat d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 diff\u00e9rente et il ne subsiste que quelques vagues traces de souvenirs communs. Le d\u00e9cor tr\u00e8s sobre \u2013 deux chaises en bois et un carr\u00e9 de lumi\u00e8re \u2013 renforce la pr\u00e9sence des com\u00e9diens, mettant au premier plan leur corporalit\u00e9 et leurs paroles. Le fait que les deux acteurs masculins d\u00e9ambulent dans la salle accentue \u00e9galement la tension de l\u2019intrigue. Cela donne l\u2019impression que leurs &nbsp;personnages cherchent \u00e0 fuir une situation inconfortable, ou \u00e0 prendre \u00e0 parti le public. Le personnage de Claire, au contraire, ne bouge pas de la sc\u00e8ne une fois qu\u2019elle y est entr\u00e9e. Cela correspond bien \u00e0 sa position face au crime qu\u2019elle a commis, qu\u2019elle r\u00e9v\u00e8le et assume en regardant droit devant elle.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce double interrogatoire du couple permet habilement de donner une voix et une \u00e9coute \u00e0 chacune des parties&nbsp;; &nbsp;Pierre, qui sent bien que sa femme ne l\u2019a jamais vraiment aim\u00e9, alors que lui \u00e9tait fou d\u2019elle et aurait \u00ab&nbsp;tout donn\u00e9 pour l\u2019avoir&nbsp;\u00bb&nbsp;; et Claire, qui vit dans son monde de perceptions et d\u2019attentes. Qui garde une derni\u00e8re passion qu\u2019elle \u00e9voque \u00e0 plusieurs reprises avec l\u2019interrogateur&nbsp; \u2013 sans doute la derni\u00e8re personne qui l\u2019\u00e9coutera&nbsp;: son jardin et la menthe anglaise qu\u2019elle y fait pousser. Cette menthe anglaise qui se pr\u00eate \u00e0 de nombreux jeux de mots qui se d\u00e9clinent&nbsp;: l\u2019amante anglaise, la menthe anglaise, et ses lettres o\u00f9 Claire parle d\u2019une amante en glaise, comme pour figer le temps et ses mots, si essentiels.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>27 novembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/lou-sicovier\/\">Lou Sicovier<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.vidy.ch\/fr\/evenement\/lamante-anglaise\/\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne par Emilie Charriot \/ D&rsquo;apr\u00e8s Marguerite Duras \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy (Lausanne) \/ Du 27 novembre au 8 d\u00e9cembre 2024 \/ Critiques par Hadrien Halter et Lou Sicovier .<\/p>\n","protected":false},"author":1002847,"featured_media":20066,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[305,295],"class_list":["post-20061","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-hadrien-halter","tag-lou-sicovier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20061","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002847"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20061"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20061\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20197,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20061\/revisions\/20197"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20066"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20061"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20061"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20061"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}