{"id":20008,"date":"2024-11-24T14:13:52","date_gmt":"2024-11-24T13:13:52","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=20008"},"modified":"2025-11-15T11:54:22","modified_gmt":"2025-11-15T10:54:22","slug":"quichotte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2024\/11\/quichotte\/","title":{"rendered":"Quichotte"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Quichotte<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Mise en sc\u00e8ne de Gwena\u00ebl Morin \/ D&rsquo;apr\u00e8s Miguel de Cervantes \/ Maison Saint-Gervais (Gen\u00e8ve) \/ Du 20 au 23 novembre 2024 \/ Critiques par Hadrien Halter et Anna Chialva . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 novembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/anna-chialva\/\">Anna Chialva<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le temps et l&rsquo;espace de la folie<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"760\" height=\"507\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/quichotte_chialva.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-20010\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/quichotte_chialva.jpeg 760w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/quichotte_chialva-300x200.jpeg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/quichotte_chialva-250x167.jpeg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 760px) 100vw, 760px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">&nbsp;\u00a9 Christophe Raynaud de Lage<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Vous \u00eates tous des moulins.&nbsp;\u00bb Vous n\u2019y croyez pas&nbsp;? Allez voir <\/em>Quichotte<em> de Gwena\u00ebl Morin, vous serez plong\u00e9s dans un univers de fantasmes litt\u00e9raires qui vivent leurs aventures merveilleuses dans un espace presque vide&nbsp;: un drapeau blanc qui s\u2019\u00e9tend sur une partie de la sc\u00e8ne, deux tables, quelques livres, et un piano \u00e9lectrique. La proposition s\u2019inscrit dans la filiation de l\u2019Arte povera&nbsp;: des bouts de ficelle, de cartons et d&rsquo;autres \u00e9toffes de fortune habillent le spectacle. Toute la vie folle de Don Quichotte se vit dans cet espace qui change et qui se remplit de la corporalit\u00e9 des acteurs\u2026 et des spectateurs qui jouent au jeu de sa folie.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Quichotte est un homme obs\u00e9d\u00e9 par les r\u00e9cits de chevalerie qu\u2019il a lus en abondance. Fascin\u00e9 par mille mots emphatiques, il s\u2019invente une identit\u00e9, se r\u00eave un destin, se&nbsp;fabrique une mission, fantasme le monde, perd de vue le r\u00e9el jusqu\u2019\u00e0 s\u2019imaginer amant d\u2019une Dulcin\u00e9e (qu\u2019il ne rencontrera jamais) et chef d\u2019une arm\u00e9e compos\u00e9e du fid\u00e8le Sancho Pan\u00e7a, lui-m\u00eame accompagn\u00e9 de son \u00e2ne (ici repr\u00e9sent\u00e9 par une table de plastique tir\u00e9e par le com\u00e9dien Thierry Dupont).<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s le premier instant le spectateur est impliqu\u00e9 dans le spectacle&nbsp;: c\u2019est le regard de la narratrice (Marie-No\u00eblle Genod), entrant en sc\u00e8ne seule, qui perce imm\u00e9diatement le quatri\u00e8me mur et ouvre le chemin \u00e0 une interaction entre sc\u00e8ne et public qui sera maintenue tout au long de la s\u00e9ance. Progressivement, avec l\u2019entr\u00e9e des autres acteurs (Jeanne Balibar, Thierry Dupont, L\u00e9o Martin), trois univers di\u00e9g\u00e9tiques s\u2019instaurent&nbsp;: l\u2019univers r\u00e9el, celui des acteurs et des spectateurs&nbsp;; l\u2019univers fictionnel, celui de la narratrice, des spectateurs fictionnalis\u00e9s et des deux personnages (le fid\u00e8le destrier Rossinante et la ni\u00e8ce de Quichotte) qui accompagnent la narratrice dans la premi\u00e8re partie du spectacle sans interagir entre eux&nbsp;; enfin, l\u2019univers imaginaire de Quichotte qui construit d\u2019autres mondes \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du monde fictionnel premier. Le spectacle se construit sur le brouillage de ces niveaux di\u00e9g\u00e9tiques&nbsp;: d\u00e8s que Quichotte entre en sc\u00e8ne, la narration principale est interrompue par le bruit du marteau empoign\u00e9 avec insistance par Quichotte qui d\u00e9range le r\u00e9cit et ouvre une br\u00e8che dans la narration vers son univers chevaleresque. Par la suite, les personnages pr\u00e9c\u00e9demment muets prennent la parole et, avec la narratrice, jouent le jeu de Quichotte qui semble emporter tout le monde dans sa folie.<\/p>\n\n\n\n<p>La porosit\u00e9 entre les univers di\u00e9g\u00e9tiques cr\u00e9e un sentiment d\u2019\u00e9tranget\u00e9, d\u2019incompr\u00e9hension chez le spectateur, ce qui l\u2019oblige \u00e0 trouver une logique sous-jacente, celle de la folie. L\u2019impression donn\u00e9e est celle d\u2019assister \u00e0 des sc\u00e8nes qui se passent dans un h\u00f4pital psychiatrique o\u00f9 la folie est normalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dispositif sc\u00e9nique joue avec les apparences&nbsp;: Don Quichotte est interpr\u00e9t\u00e9 par Jeanne Balibar,&nbsp;qui assume parfois les attitudes vocales de Barbara&nbsp;; la ni\u00e8ce de Don Quichotte est incarn\u00e9e par un acteur, L\u00e9o Martin&nbsp;; dans leur gestualit\u00e9, les acteurs travaillent sur la caricature, ce qui entra\u00eene le ridicule et suscite le rire dans le public&nbsp;; au niveau spatial, la s\u00e9paration entre espace sc\u00e9nique et espace de la salle est progressivement affaiblie jusqu\u2019\u00e0 atteindre une abolition nette lorsque les personnages envahissent la salle et interagissent directement avec les spectateurs. L\u2019espace sc\u00e9nique est par ailleurs tr\u00e8s minimaliste, c\u2019est la corporalit\u00e9 des acteurs qui lui donne forme. Par les gestes, la modulation des voix, de la plus grave \u00e0 la plus aigu\u00eb, du ton enfantin de Quichotte \u00e0 celui tr\u00e8s savant de la narratrice, des cris aux chansons, les sc\u00e8nes s\u00e9lectionn\u00e9es dans l\u2019\u0153uvre de Cervantes prennent corps et structurent le spectacle. De m\u00eame, la temporalit\u00e9 du spectacle contribue \u00e0 susciter chez les spectateurs ce sentiment d\u2019\u00e9tranget\u00e9&nbsp;: les longues pauses, les r\u00e9p\u00e9titions des mots, les moments vides entre deux sc\u00e8nes, obligent le spectateur \u00e0 vivre la temporalit\u00e9 \u00e9tir\u00e9e et convulsive de la conscience.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, l\u2019adaptation que signe Gwena\u00ebl Morin du&nbsp;<em>Don Quichotte<\/em>&nbsp;de Cervant\u00e8s permet une exp\u00e9rience th\u00e9\u00e2trale qui, si elle est par moments erratique et confuse, vaut le coup d\u2019\u00eatre v\u00e9cue&nbsp;: la mise en sc\u00e8ne de la folie, par l\u2019inclusion du public, sensibilise au d\u00e9lire qui habite de mani\u00e8re diff\u00e9rente chacun de nous, tout en permettant d\u2019en exp\u00e9rimenter sa temporalit\u00e9 et sa spatialit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 novembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/anna-chialva\/\">Anna Chialva<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 novembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/hadrien-halter\/\">Hadrien Halter<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Cavalcade de bric et de broc<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/quichotte_couverture-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-20009\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/quichotte_couverture-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/quichotte_couverture-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/quichotte_couverture-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/quichotte_couverture-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/11\/quichotte_couverture.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Christophe Raynaud de Lage<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Un spectacle d\u00e9tonnant, vraiment sp\u00e9cial. Une mise en sc\u00e8ne intrigante dont les d\u00e9fauts servent autant son propos qu\u2019ils le rendent difficile \u00e0 suivre. Un jeu audacieux, qui porte la folie de l\u2019hidalgo de la Manche dans des recoins inexplor\u00e9s.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Tout le monde conna\u00eet Quichotte, l\u2019aventurier mystifi\u00e9 par la lecture de romans de chevalerie, se prenant pour qui il n\u2019est pas&nbsp;: un chevalier errant. Tout le monde conna\u00eet son combat insens\u00e9 contre les moulins \u00e0 vent. Mais peu connaissent r\u00e9ellement l\u2019ensemble de l\u2019histoire. Nous sont cont\u00e9es ici quelques-unes des aventures moins connues de l\u2019hidalgo de la Manche. Mais l\u2019histoire para\u00eet presque secondaire, tant l\u2019important est ailleurs&nbsp;: dans la repr\u00e9sentation de la folie de Quichotte.<\/p>\n\n\n\n<p>La folie, la folie pure, comme dans un asile d\u2019ali\u00e9n\u00e9s o\u00f9 chaque patient se retrouve affect\u00e9 par le d\u00e9lire d\u2019un seul, et chaque visiteur, chaque m\u00e9decin et infirmier joue le jeu pour ne pas heurter les sens et la raison de ce premier patient. C\u2019est un singulier m\u00e9lange qui est pr\u00e9sent\u00e9 au public&nbsp;: aucune d\u00e9bauche de moyens pour cette adaptation du roman pseudo-\u00e9pique de Cervant\u00e8s, mais une sinc\u00e9rit\u00e9 et une intensit\u00e9 remarquables, qui ne manquent pas de d\u00e9router, intriguer, d\u00e9plaire et accrocher.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est difficile de cerner parfaitement la d\u00e9marche artistique de ce projet. Beaucoup de choses, de styles, de d\u00e9cisions de mise en sc\u00e8ne, de jeux, se superposent, se m\u00e9langent, se confrontent, dans un fouillis pourtant ordonn\u00e9 autant qu\u2019il est d\u00e9cousu. Le r\u00e9sultat ressemble un peu \u00e0 un th\u00e9\u00e2tre d\u2019enfants, dans le genre spontan\u00e9, qui a plus pour but d\u2019exister pour lui-m\u00eame que d\u2019\u00eatre montr\u00e9. Et on ne peut s\u2019emp\u00eacher d\u2019\u00eatre emport\u00e9 dans cette ronde d\u00e9stabilisante. Comment ne pas l\u2019\u00eatre lorsqu\u2019on est si ouvertement pris \u00e0 parti, lorsque, \u00e0 de multiples reprises, les com\u00e9dien.ne.s brouillent, puis brisent un quatri\u00e8me mur dont on ne peut que r\u00e9aliser l\u2019inexistence&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque com\u00e9dien.ne a son propre registre de jeu, et jongle entre les styles. Les deux com\u00e9diennes se d\u00e9gagent. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 Marie-No\u00eblle Genod, en narratrice, remarquable par ses fac\u00e9ties et sa voix captivante, en r\u00e9citant ou commentant les aventures de l\u2019hidalgo, happe le public d\u00e8s la premi\u00e8re phrase et, tant qu\u2019elle parle, ne le l\u00e2che pas. De l\u2019autre, Jeanne Balibar, qui campe un Quichotte remarquable, tant\u00f4t f\u00e9brile, tant\u00f4t conqu\u00e9rante, tant\u00f4t faiblarde, tant\u00f4t d\u00e9lirante&nbsp;: elle insuffle une folie profonde \u00e0 l\u2019hidalgo, comme on en a rarement vue. Elles forment un duo magnifique, Marie-No\u00eblle Genod apportant un contexte bienvenu aux \u00e9lucubrations parfois incompr\u00e9hensibles, mais toujours \u00e9motionnellement frappantes, de Jeanne Balibar.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 tout, il est difficile de consid\u00e9rer ce spectacle comme une franche r\u00e9ussite. Le jeu des deux com\u00e9diens est en de\u00e7\u00e0 de &#8211; voire d\u00e9tonne franchement avec \u2013 l\u2019ensemble propos\u00e9 par le duo Genod-Balibar. Leurs \u00e9clats et leurs cris, m\u00eame leurs chants, semblent souvent hors de propos. Les trouvailles de mise en sc\u00e8ne, dans l\u2019id\u00e9e d\u2019un th\u00e9\u00e2tre jouant plus sur l\u2019\u00e9vocation que sur la repr\u00e9sentation, renforcent ce c\u00f4t\u00e9 de bric et de broc d\u2019une repr\u00e9sentation enfantine.&nbsp;Mais elles font parfois sortir du spectacle tant l\u2019\u00e9cart entre l\u2019effet voulu et le r\u00e9sultat produit est incongru. Lors du combat l\u00e9gendaire contre les moulins \u00e0 vent, pour repr\u00e9senter la lance de Quichotte, emport\u00e9e et d\u00e9chiquet\u00e9e par l\u2019aile de l\u2019un d\u2019entre eux, des cordages soul\u00e8vent la lance qui reste dans les airs, jusqu\u2019\u00e0 la fin du spectacle, coll\u00e9e au plafond&nbsp;: l\u2019effet tranche franchement, dans sa complexit\u00e9 purement technique, avec la simplicit\u00e9 des autres effets. Ce qui aurait pu \u00eatre impressionnant et participer \u00e0 l\u2019immersion, ressort ici comme \u00e9trangement hors de propos.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais surtout, les tentatives d\u2019int\u00e9gration du public ne font pas mouche. Plusieurs fois, les com\u00e9dien.ne.s s\u2019adressent \u00e0 nous, nous interpellent, nous int\u00e8grent dans leur jeu, ou tentent de le faire, d\u00e9signant l\u2019un ou l\u2019autre dans le public comme dame noble, pr\u00eatre ou chevalier rival, ou nous demandant d\u2019interpr\u00e9ter les fameux moulins en agitant les bras. Cela culmine avec une irruption de notre Quichotte en titre dans le public, suivi par ses camarades tentant de le calmer, de le ramener sur sc\u00e8ne. Mais la tentative tombe \u00e0 plat&nbsp;: on se retrouve moins comme partie int\u00e9grante du spectacle que comme un accessoire de jeu.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette adaptation de <em>Don Quichotte<\/em> est aussi d\u00e9stabilisante que touchante, aussi bancale que glorieuse, aussi prenante que fastidieuse. Qu\u2019il convainque ou non les spectateurs, ce tourbillon de bruits, de visuels, de styles et d\u2019\u00e9tranget\u00e9 ne manquera pas d\u2019interroger. Un spectacle \u00e0 ne pas manquer, malgr\u00e9 son in\u00e9galit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 novembre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/hadrien-halter\/\">Hadrien Halter<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/saintgervais.ch\/spectacle\/quichotte\/\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne de Gwena\u00ebl Morin \/ D&rsquo;apr\u00e8s Miguel de Cervantes \/ Maison Saint-Gervais (Gen\u00e8ve) \/ Du 20 au 23 novembre 2024 \/ Critiques par Hadrien Halter et Anna Chialva .<\/p>\n","protected":false},"author":1002847,"featured_media":20009,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,8,38],"tags":[283,305],"class_list":["post-20008","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-maison-saint-gervais","category-spectacle","tag-anna-chialva","tag-hadrien-halter"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20008","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002847"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20008"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20008\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23330,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20008\/revisions\/23330"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/20009"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20008"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20008"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20008"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}