{"id":19893,"date":"2024-10-21T20:20:04","date_gmt":"2024-10-21T18:20:04","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=19893"},"modified":"2025-02-10T14:04:10","modified_gmt":"2025-02-10T13:04:10","slug":"casting-presente-r-hamlet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2024\/10\/casting-presente-r-hamlet\/","title":{"rendered":"Casting pr\u00e9sente : R-Hamlet"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Casting pr\u00e9sente : R-Hamlet<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Conception et mise en sc\u00e8ne par Lausanne-Impro \/ Th\u00e9\u00e2tre 2.21 (Lausanne) \/ Du 18 au 19 octobre 2024 \/ Critiques par Lou Sicovier et Odile Jaques. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Humour et costumes noirs<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 octobre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-admin\/post.php?post=19873&amp;action=edit\">Lou Sicovier<\/a> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"808\" height=\"750\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/10\/Casting-presente-Hamlet_couverture-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19896\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/10\/Casting-presente-Hamlet_couverture-1.jpg 808w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/10\/Casting-presente-Hamlet_couverture-1-215x200.jpg 215w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/10\/Casting-presente-Hamlet_couverture-1-183x170.jpg 183w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/10\/Casting-presente-Hamlet_couverture-1-768x713.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 808px) 100vw, 808px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">@ Lausanne Impro<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Dans ce spectacle d\u2019improvisation en deux parties, la troupe <\/em>Casting<em> joue sa propre interpr\u00e9tation d\u2019<\/em>Hamlet<em>, variant entre fous rires, faux raccords et codes James Bondiens. La surprise est le ma\u00eetre-mot de la pi\u00e8ce, et les com\u00e9diens en deviennent les premiers concern\u00e9s.<\/em> <\/p>\n\n\n\n<p>Le th\u00e9\u00e2tre d\u2019improvisation se construit d\u2019habitude sur des th\u00e8mes, jet\u00e9s \u00e0 la va-vite par les spectateurs sur des bouts de papier avant le d\u00e9but de la repr\u00e9sentation. Cette fois, c\u2019est sur le c\u00e9l\u00e8bre texte de Shakespeare que les com\u00e9diens se basent. Cependant, le spectateur est pr\u00e9venu&nbsp;d\u2019avance : nul besoin de conna\u00eetre la pi\u00e8ce originale. Cette derni\u00e8re transpara\u00eet par bribes, au m\u00eame titre que des r\u00e9f\u00e9rences cin\u00e9matographiques, l\u2019actualit\u00e9 journalistique, et les ennuis du quotidien qui tracassent les protagonistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la premi\u00e8re partie, les quatre com\u00e9diens (Odile Cantero, &nbsp;Blaise Bersinger, Greg Lersesche et Yacine Nemra) sont guid\u00e9s par une cinqui\u00e8me personne (Yvan Richardet), casquette sur la t\u00eate et assise derri\u00e8re un \u00e9cran d\u2019ordinateur. Celle-ci donne des indications pour jouer les principaux passages d\u2019<em>Hamlet<\/em>, en y int\u00e9grant des r\u00e9pliques des films de James Bond. Le spectateur assiste donc \u00e0 l\u2019enterrement du p\u00e8re d\u2019Hamlet, au mariage entre sa m\u00e8re et son oncle, \u00e0 l\u2019interrogatoire men\u00e9 contre Claudius, ou encore \u00e0 l\u2019exhibition de gadgets propos\u00e9s \u00e0 Hamlet en agent secret. Les r\u00f4les sont plus ou moins attribu\u00e9s, mais \u00e9voluent au fil des diff\u00e9rentes sc\u00e8nes. D\u2019ailleurs, les com\u00e9diens peuvent jouer tant un personnage qu\u2019un concept, recevant par exemple comme indication de jouer une bombe. Le \u00ab&nbsp;metteur en sc\u00e8ne&nbsp;\u00bb interrompt constamment les dialogues pour donner de nouvelles indications et pr\u00e9cisions, sur la mani\u00e8re de se mouvoir, de r\u00e9citer le texte, ou encore de mimer des gestes.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019aspect d\u2019improvisation se trouve donc conserv\u00e9, puisque les quatre com\u00e9diens sont constamment mis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve pour remodeler les sc\u00e8nes. Cela contribue \u00e0 l\u2019effet comique, puisqu\u2019il y a des erreurs, des redites, ou encore des situations que personne ne pouvait anticiper. L\u2019issue de la pi\u00e8ce est donc incertaine pour tout le monde, ce qui permet ainsi de nombreux rebondissements. Cette premi\u00e8re partie s\u2019ach\u00e8ve sur des indications sc\u00e9niques pour la suite du spectacle, donnant ainsi plusieurs pistes possibles sur la continuit\u00e9 et l\u2019ach\u00e8vement de la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me partie s\u2019ouvre sur une course-poursuite en voiture, avant de se poursuivre sur un g\u00e9n\u00e9rique \u00e0 la mani\u00e8re de James Bond&nbsp;: musique de Billie Eilish, lumi\u00e8res enveloppantes, gestes au ralenti, pancartes indiquant le nom des com\u00e9diens. Les diff\u00e9rentes sc\u00e8nes semblent laisser plus de libert\u00e9 \u00e0 l\u2019improvisation, avec l\u2019absence du \u00ab&nbsp;metteur en sc\u00e8ne&nbsp;\u00bb. Les r\u00e9pliques sont ainsi plus spontan\u00e9es, et contribuent \u00e0 l\u2019impr\u00e9vu&nbsp;: Hamlet se retrouve embarqu\u00e9 dans un carnaval, pardonne \u00e0 son oncle Claudius, d\u00e9clame des m\u00e9taphores, ou pr\u00e9pare un feu d\u2019artifice. Il finit d\u2019ailleurs par renoncer \u00e0 venger son p\u00e8re, pr\u00e9f\u00e9rant le pardon pour \u00eatre en paix.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui est \u00e9tonnant dans ce spectacle, c\u2019est son aspect unique et insolite. Chaque r\u00e9action des com\u00e9diens fait prendre de nouveaux rails au d\u00e9roulement de l\u2019histoire, rendant ainsi impossible la pr\u00e9vision ou l\u2019ennui. D\u2019ailleurs, le spectateur est souvent sollicit\u00e9 pour donner son avis, faisant ainsi basculer le sens de la pi\u00e8ce dans une autre direction. Il y a \u00e9galement un aspect tr\u00e8s naturel qui rappelle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un spectacle, car les ruptures de coh\u00e9rences dans l\u2019action sont facilement reconnaissables et rompent parfois le flot de l\u2019intrigue. Un com\u00e9dien se fait tuer alors qu\u2019il incarnait un r\u00f4le essentiel, un objet inoffensif est utilis\u00e9 comme une arme une autre fois, et les com\u00e9diens oublient parfois incarne quel personnage. Mais cela donne aussi son charme \u00e0 cette r\u00e9interpr\u00e9tation, puisque chaque parti pris est innovant et individuel. Chaque choix laisse l\u2019opportunit\u00e9 \u00e0 chaque com\u00e9dien de prendre sa place, et permet par la m\u00eame occasion de d\u00e9couvrir de nouvelles facettes de cette pi\u00e8ce shakespearienne.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 octobre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-admin\/post.php?post=19873&amp;action=edit\">Lou Sicovier<\/a> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">There\u2019s just no time to die or not to die<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 octobre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/19828-2\/\">Odile Jaques<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1016\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/10\/casting-presente-R-Hamlet_Odile-jaques-1024x1016.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19917\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/10\/casting-presente-R-Hamlet_Odile-jaques-1024x1016.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/10\/casting-presente-R-Hamlet_Odile-jaques-201x200.jpg 201w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/10\/casting-presente-R-Hamlet_Odile-jaques-171x170.jpg 171w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/10\/casting-presente-R-Hamlet_Odile-jaques-768x762.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/10\/casting-presente-R-Hamlet_Odile-jaques.jpg 1080w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">@ Lausanne Impro<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Sur la sc\u00e8ne du 2\u00b721, cinq improvisateurices transportent l\u2019histoire de Hamlet dans l\u2019univers de James Bond. Un univers inattendu, beaucoup d\u2019humour, des figures de styles, un g\u00e9n\u00e9rique sur du Billie Eilish, une course poursuite \u00e0 moto, toutes les embuches \u00e9taient l\u00e0, mais le groupe ne se casse la figure qu\u2019\u00e0 moto.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans une magnifique paire de collants, un r\u00e9alisateur de renomm\u00e9e mondiale (Yvan Richardet) fait irruption sur sc\u00e8ne. Il vient d\u2019\u00eatre contact\u00e9 par Hollywood afin de faire le dernier James Bond en suivant l\u2019histoire de <em>Hamlet<\/em> de Shakespeare. Quatre com\u00e9dien\u00b7ne\u00b7s entrent alors sur sc\u00e8ne afin de passer le casting (Odile Cantero, Blaise Bersinger, Adrien Mani, Yacine Nemra). Dans la premi\u00e8re partie, il leur fait jouer quelques sc\u00e8nes cl\u00e9s comme la sc\u00e8ne o\u00f9 l\u2019agent Hamlet revient de mission et apprend que son p\u00e8re, l\u2019agent 007, s\u2019est fait tuer en mission et que le fr\u00e8re de James Bond, l\u2019agent Claudius, a \u00e9pous\u00e9 M pour devenir le chef du MI5. Dans la deuxi\u00e8me partie, il s\u2019agit de tourner le deuxi\u00e8me <em>opus<\/em>. Celui-ci commence quand l\u2019agent Hamlet tue par m\u00e9garde l\u2019agent 003, Polonius. Son \u00ab&nbsp;<em>mentee<\/em>&nbsp;\u00bb, La\u00ebrte, rentre alors de mission pour le venger. Mais qui tirait vraiment les ficelles&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ensemble du spectacle est improvis\u00e9 et la prouesse tient \u00e0 la fois dans la maitrise des deux univers et de leurs codes, et dans le m\u00e9lange \u00e9quilibr\u00e9 des deux mondes, improvis\u00e9 sur le vif. Shakespeare est plut\u00f4t r\u00e9put\u00e9 pour ses longues tirades philosophiques tandis que l\u2019univers de James Bond consiste principalement en sc\u00e8nes d\u2019action. Le rythme de la narration \u00e9tait donc une corde tendue sur laquelle les com\u00e9dien\u00b7ne\u00b7s ont su rester en \u00e9quilibre&nbsp;: ce n\u2019\u00e9taient ni des dialogues interminables ni de l\u2019action sans explication. L\u2019id\u00e9e de faire la premi\u00e8re partie sous forme de casting est originale et fonctionne pour captiver le public et lui expliquer le concept. Mais la deuxi\u00e8me partie, qui n\u2019est qu\u2019une grande histoire, est plus captivante encore et on peut se laisser prendre dans l\u2019univers. La deuxi\u00e8me partie commence m\u00eame si fort, entre une sc\u00e8ne d\u2019exposition et un g\u00e9n\u00e9rique aux petits oignons, qu\u2019on se surprend \u00e0 se demander si c\u2019est vraiment improvis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pourtant oui, tout est improvis\u00e9 mais cette question vient rapidement quand l\u2019impro quitte le format du match, un format rapide et comique. Quand le public voit \u00ab&nbsp;impro&nbsp;\u00bb sur le programme, des attentes de formats courts et dr\u00f4les lui viennent g\u00e9n\u00e9ralement. \u00c0 ce titre, m\u00eame si ce n\u2019est pas un format court, R-Hamlet peine \u00e0 se d\u00e9faire des attentes humoristiques. M\u00eame si les trag\u00e9dies de Shakespeare avaient une bonne part d\u2019humour, ici, la trag\u00e9die s\u2019est transform\u00e9e en v\u00e9ritable com\u00e9die et le public, moi compris, \u00e9tait hilare pendant la majorit\u00e9 du spectacle. Pourtant, un petit nombre de plaisanteries et certains d\u00e9crochages (rire provoqu\u00e9 non pas par le personnage mais par la\u00b7e com\u00e9dien\u00b7ne qui l\u2019interpr\u00e8te) font parfois sortir de l\u2019action et une trag\u00e9die aurait \u00e9t\u00e9 l\u2019opportunit\u00e9 de faire l\u00e9g\u00e8rement moins d\u2019humour en construisant une histoire plus \u00e9motionnelle. Malgr\u00e9 leur petit nombre, quelques sc\u00e8nes tr\u00e8s grandioses ou \u00e9mouvantes ont quand m\u00eame \u00e9t\u00e9 offertes au public et l\u2019humour des autres renforce d\u2019autant plus leur effet dramatique.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ce titre, le jeu et la mise en sc\u00e8ne improvis\u00e9e ont vraiment rendu cette pi\u00e8ce \u00e9poustouflante. Par exemple, Odile Cantero, qui jouait Hamlet, a tr\u00e8s bien su montrer les signes de nervosit\u00e9 de son personnage, discret au d\u00e9but, avec de petits gestes parasites, qui se transforment petit \u00e0 petit en TOC puis en \u00ab&nbsp;folie&nbsp;\u00bb verbale et gestuelle. Yacine Nemra a \u00e9galement r\u00e9alis\u00e9 plusieurs prouesses verbales par ses jeux de mots ou son aisance avec les figures de styles. Oui&nbsp;: comme si toutes ces difficult\u00e9s de sc\u00e9nario ne suffisaient pas, les com\u00e9dien\u00b7ne\u00b7s avaient chacun une figure de style qu\u2019iels devaient essayer de produire le plus souvent possible. Une autre contrainte \u00e9tait celle de d\u00e9crire verbalement tous les morts et les blessures, en plus de les jouer physiquement (\u00ab&nbsp;pan, la balle lui traverse le c\u0153ur et du sang asperge contre le mur&nbsp;\u00bb). Bonne id\u00e9e de base, mais c\u2019est l\u00e0 encore un outil dont la\u00b7e spectateur\u00b7ice se lasse s\u2019il est utilis\u00e9 \u00e0 chaque emploi d\u2019arme, en particulier dans l\u2019univers de James Bond qui n\u2019est pas r\u00e9put\u00e9 pour son pacifisme. Cependant, les bruitages et les mimes \u00e9taient en g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s bons et ils ont r\u00e9ussi \u00e0 nous faire passer d\u2019une course de moto au carnaval de Rio sans aucun probl\u00e8me. Ajoutons que m\u00eame la plus excellente des mises en sc\u00e8ne est un peu g\u00e2ch\u00e9e si elle se d\u00e9roule dans le noir&nbsp;: St\u00e9phanie Rochat, \u00e0 la technique et aux lumi\u00e8res, a parfaitement su accompagner les actions, les chor\u00e9graphies et les r\u00e9pliques.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs questionnements \u00e9thiques ont \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9s directement ou indirectement dans ce spectacle. Premi\u00e8rement, concernant le sexisme et le genre, bien qu\u2019il n\u2019y ait qu\u2019une femme et quatre hommes sur sc\u00e8ne, iels ont su conscientiser et verbaliser l\u2019univers g\u00e9n\u00e9ralement sexiste des films de James Bond et en jouer, notamment en inversant les genres de certains personnages et par le retournement de situation qui a fait de M la grande m\u00e9chante de l\u2019histoire. Le spectacle interroge aussi les clich\u00e9s. Plusieurs fois, les com\u00e9dien\u00b7ne\u00b7s ont jou\u00e9 dans des langues qu\u2019iels ne connaissaient pas et ont donc soit parl\u00e9 fran\u00e7ais avec un accent ou en imitant des termes et des sonorit\u00e9s ressemblant \u00e0 la langue (\u00ab&nbsp;si, si, no coprenda&nbsp;\u00bb). Je n\u2019ai pas la r\u00e9ponse \u00e0 la question de savoir si cette technique peut \u00eatre blessante pour certaines populations et je sais que plusieurs membres de la troupe ont \u00e0 c\u0153ur de faire les impros les plus respectueuses possibles, et que ce sont des questions qu\u2019iels se posent \u00e9galement.<\/p>\n\n\n\n<p>Beaucoup de metteur\u00b7euse\u00b7s en sc\u00e8ne se demandent s\u2019il est possible de r\u00e9nover ces classiques du th\u00e9\u00e2tre, ou de les faire parler \u00e0 un public contemporain. La r\u00e9ponse apport\u00e9e par la troupe Casting est qu\u2019il suffit de les m\u00e9langer avec un Naruto, un Disney ou un James Bond, et le tour est jou\u00e9&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>18 octobre 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/19828-2\/\">Odile Jaques<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><br><a href=\"https:\/\/theatre221.ch\/spectacle\/579\/casting-pr%C3%A9sente-r-hamlet\">Voir la page du spectacle <\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception et mise en sc\u00e8ne par Lausanne-Impro \/ Th\u00e9\u00e2tre 2.21 (Lausanne) \/ Du 18 au 19 octobre 2024 \/ Critiques par Lou Sicovier et Odile Jaques. <\/p>\n","protected":false},"author":1002847,"featured_media":19896,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,120],"tags":[295,302],"class_list":["post-19893","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-2-21-lausanne","tag-lou-sicovier","tag-odile-jaques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19893","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002847"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19893"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19893\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19933,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19893\/revisions\/19933"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19896"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19893"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19893"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19893"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}