{"id":19278,"date":"2024-06-27T17:01:58","date_gmt":"2024-06-27T15:01:58","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=19278"},"modified":"2025-06-29T12:48:40","modified_gmt":"2025-06-29T10:48:40","slug":"entretien-ave-elidjah-de-magentia-autour-de-mime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2024\/06\/entretien-ave-elidjah-de-magentia-autour-de-mime\/","title":{"rendered":"Entretien avec Elidjah de Magentia autour de \u00ab Mim\u00e8\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00a9 Elidjah de Magentia<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de l&rsquo;op\u00e9ration In\u00e9dits textes dramatiques, en collaboration avec le journal&nbsp;<em>Le Courrier.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Un entretien autour de la pi\u00e8ce <em>Mim\u00e8<\/em> (2023)<em>&nbsp;<\/em>\/ De Elidjah de Magentia \/<a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2023\/07\/23\/mime\/\"> Plus d&rsquo;infos<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Par<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/marguerite-thery\/\" data-type=\"page\" data-id=\"17550\"> Marguerite Th\u00e9ry<\/a><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2024\/06\/mime\/\"> Voir aussi le compte rendu sur <em>Mim\u00e8<\/em> (2023)<\/a> <\/li>\n<\/ul>\n\n\n<div class=\"wp-block-image size-medium wp-image-14055\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"936\" height=\"546\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/06\/Mime_Elidjha-de-Magentia.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19674\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/06\/Mime_Elidjha-de-Magentia.jpg 936w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/06\/Mime_Elidjha-de-Magentia-300x175.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/06\/Mime_Elidjha-de-Magentia-250x146.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/06\/Mime_Elidjha-de-Magentia-768x448.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 936px) 100vw, 936px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Elidjah de Magentia<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em><strong>Marguerite Th\u00e9ry :<\/strong> Pouvez-vous raconter le contexte et le processus d\u2019\u00e9criture de ce texte ?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Elidjah de Magentia : <\/strong>Ce texte est n\u00e9 un peu ind\u00e9pendamment de moi, c\u2019est une sorte de trame qui m\u2019est litt\u00e9ralement tomb\u00e9e dessus un jour. Les huit&nbsp;fragments&nbsp;sont arriv\u00e9s, quelques introductions, et puis cette phrase \u00ab&nbsp;Tu leur diras&nbsp;\u00bb qui se r\u00e9p\u00e8te. Le texte est ensuite rest\u00e9 pendant de long mois tapi dans mon ordinateur. Je ne trouvais pas de sens intellectuel \u00e0 ce canevas tr\u00e8s elliptique et cela me bloquait compl\u00e8tement. Puis,&nbsp;lorsque j\u2019ai entam\u00e9 le CAS en Dramaturgie et performance du texte de l\u2019UNIL et La Manufacture, j\u2019ai ressenti comme une n\u00e9cessit\u00e9 de finaliser ce texte.&nbsp;\u00c0&nbsp;partir du moment o\u00f9 j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de remplir cette trame, les bouts de textes que j\u2019avais dans des carnets \u00e9pars se sont embo\u00eet\u00e9s comme les pi\u00e8ces d\u2019un puzzle. En analysant ce texte d\u2019un point de vue dramaturgique,&nbsp;dans le cadre du CAS,&nbsp;je me suis pris de face son contenu, qui m\u2019avait travers\u00e9e mais que pourtant je n\u2019avais pas vu. Devoir aborder cela avec des outils sp\u00e9cifiques m\u2019a confront\u00e9e \u00e0 des zones plus douloureuses. L\u2019analyser et l\u2019imaginer dans un contexte d\u2019art vivant a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s douloureux pour moi parce que cela m\u2019a fait prendre conscience de beaucoup de choses qui n\u2019\u00e9taient pas de l\u2019ordre du conscient au moment de l&rsquo;\u00e9criture. Je me suis rendu compte \u00e0 ce moment-l\u00e0 que les th\u00e9matiques \u00e9voqu\u00e9es me faisaient peur, et c\u2019est sans doute ce qui explique pourquoi la trame est rest\u00e9e vide si longtemps.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>MT : <\/strong>En le lisant, j\u2019ai compris que le r\u00e9cit \u00e9voque une situation v\u00e9cue dans l\u2019enfance mais j\u2019ai eu du mal \u00e0 identifier laquelle. Il est aussi question d\u2019une hospitalisation, je me suis demand\u00e9 si le contexte \u00e9tait celui d\u2019un changement de sexe ou d\u2019une naissance, parce qu\u2019on comprend que c\u2019est une&nbsp;hospitalisation&nbsp;voulue. Le texte produit cette sensation de flou sur son objet exact, et il ne donne quasiment&nbsp;pas&nbsp;\u00e0 voir, et en m\u00eame temps les sensations sont tr\u00e8s vives du c\u00f4t\u00e9 du bruit, du silence, du toucher. Comment s\u2019est construite cette tension&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>EdM : <\/strong>La notion de vision \u2013 \u00eatre vue, ne pas \u00eatre vue, \u00eatre visible, invisible, se rendre invisible \u2013 est centrale. En tout cas le regard, c\u2019est quelque chose qui est important. Le texte questionne l\u2019impact qu\u2019un regard qui n&rsquo;est pas pos\u00e9&nbsp;peut avoir sur le d\u00e9veloppement d\u2019une personne. Est-ce que quelque chose qu\u2019on n\u2019a pas connu peut nous manquer ? C\u2019est comme si on disait \u00e0&nbsp;une personne&nbsp;qui vit dans le d\u00e9sert du Sahara&nbsp;: est-ce que la neige te manque ? Pour moi, dans ce texte-l\u00e0, c\u2019est une vraie question, m\u00eame si elle peut pr\u00eater \u00e0 sourire.&nbsp;Je suis heureuse&nbsp;d\u2019entendre que le texte produit cet effet de d\u00e9calage entre des sensations corporelles tr\u00e8s fortes et assez pr\u00e9cises et cette absence de clart\u00e9 sur ce qui est v\u00e9cu, sur ce qui se passe. J\u2019aime aussi que l\u2019on puisse cr\u00e9er des ramifications autour des sc\u00e8nes comme l\u2019hospitalisation et que les th\u00e9matiques qui me sont propres puissent r\u00e9sonner dans d\u2019autres v\u00e9cus,&nbsp;chez d\u2019autres personnes.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>MT :<\/strong> Quels sont les th\u00e8mes principaux auxquels&nbsp;vous&nbsp;faites&nbsp;r\u00e9f\u00e9rence ?&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>EdM :<\/strong> La th\u00e9matique majeure, qui est en toile de fond, c\u2019est la maltraitance. J\u2019aime bien que finalement il y ait une forme de flou, ind\u00e9pendante de ma volont\u00e9, parce qu\u2019il y a des tas de formes de maltraitance dans divers contextes. C\u2019est une th\u00e9matique qui m\u2019accompagne depuis de nombreuses ann\u00e9es et sur laquelle j\u2019ai eu du mal \u00e0 accepter d\u2019\u00e9crire. J\u2019avais l\u2019impression que c\u2019\u00e9tait comme ajouter une couche \u00e0 toutes les horreurs qui existent d\u00e9j\u00e0 dans le monde. Chemin faisant, j\u2019ai pu prendre conscience du fait que si cette th\u00e9matique m\u2019habitait comme cela,&nbsp;c\u2019est&nbsp;qu\u2019il fallait en faire quelque chose \u2013 ou plut\u00f4t que ma mani\u00e8re d\u2019avancer par rapport \u00e0 ce questionnement \u00e9tait d\u2019en faire quelque chose, et ce texte offre une mani\u00e8re, me semble-t-il, de questionner cela, \u00e0 travers tous les th\u00e8mes qu\u2019il \u00e9voque : l\u2019enfance, la m\u00e9moire, le corps, la survie. Dans un contexte de maltraitance, la m\u00e9moire joue \u00e9norm\u00e9ment. On peut mettre en place, sans le vouloir forc\u00e9ment, des m\u00e9canismes de variation de m\u00e9moire qui permettent d\u2019avancer&nbsp;et puis de survivre dans ces contextes. Et autant le cerveau peut mettre en place des modes de survie, autant le corps (m\u00eame si le cerveau fait partie du corps), lui, n\u2019est jamais dupe. Il y a une part de cela dans ce texte. Si de mani\u00e8re consciente avec le cerveau, on n\u2019arrive pas \u00e0 visualiser ce qui s\u2019est pass\u00e9, le corps, lui, se rappelle de tout.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>MT :<\/strong> C\u2019est comme si les creux de ce texte permettaient \u00e0 d\u2019autres histoires de se raconter \u00e0 travers chacun.e. des lecteurices.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>EdM : <\/strong>Oui, avec cette forme elliptique impos\u00e9e par la m\u00e9moire, si j\u2019ai un souhait, c\u2019est que d\u2019autres formes de maltraitance, li\u00e9es \u00e0 d\u2019autres contextes, puissent trouver des \u00e9chos dans ce texte. Vous \u00e9voquiez le changement de genre&nbsp;; ce n\u2019est clairement pas une th\u00e9matique \u00e0 laquelle j\u2019aurais pens\u00e9, mais j\u2019ai l\u2019impression que pour ce genre de cheminement personnel, les personnes qui le vivent sont confront\u00e9es \u00e0&nbsp;des&nbsp;formes&nbsp;de maltraitance et qu\u2019il peut y avoir une r\u00e9sonance dans&nbsp;<em>mim\u00e8<\/em>. On ne peut pas prendre la maltraitance ind\u00e9pendamment d\u2019autres th\u00e9matiques, comme le f\u00e9minisme, comme les questions de genre, comme le racisme. Ces th\u00e9matiques sont toutes complexes en soi, et en m\u00eame temps, cette complexit\u00e9 fait que la voie pour les aborder est peut-\u00eatre le d\u00e9cloisonnement. Une forme d\u2019interconnexion est peut-\u00eatre une piste pertinente pour questionner ces th\u00e9matiques.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>MT : <\/strong>Vous disiez que cela avait \u00e9t\u00e9 dur pour vous de traiter d\u2019un sujet aussi horrible, que vous auriez pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e9crire un texte plus gai \u00ab&nbsp;qui n\u2019en rajoute pas une couche&nbsp;\u00bb. Mais ce texte-ci n\u2019est-il pas porteur d\u2019espoir, parce qu\u2019il raconte comment cette \u00ab&nbsp;quelqu\u2019un.e&nbsp;\u00bb reprend vie ?&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>EdM : <\/strong>La quelqu\u2019un.e c\u2019est la personne qui raconte son histoire et puis qui prend conscience qu\u2019elle est&nbsp;une personne. C\u2019est un cheminement, une forme de naissance apr\u00e8s la mort, une renaissance. Au d\u00e9part, la quelqu\u2019un.e ne sait pas qu\u2019elle&nbsp;<em>est<\/em>, elle est dans le noir, m\u00eame si c\u2019est un noir&nbsp;qu\u2019elle trouve&nbsp;lumineux. Elle a ce cheminement o\u00f9 elle revient \u00e0 la vie en devenant m\u00e8re. C\u2019est en donnant elle-m\u00eame la vie qu\u2019elle prend vie, parce qu\u2019avant cela elle se&nbsp;<em>vit morte<\/em>. En apparence, elle est en vie mais en r\u00e9alit\u00e9, elle est tapie quelque part dans son corps. J\u2019aimerais vraiment qu\u2019on puisse sentir dans ce texte que quand on&nbsp;\u00ab&nbsp;meurt&nbsp;\u00bb&nbsp;et puis qu\u2019on rena\u00eet il y a de l\u2019espoir. \u00c0 d\u00e9faut d\u2019\u00eatre joyeux, d\u2019\u00eatre plein d\u2019espoir.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>MT :<\/strong> Une fois qu\u2019elle reprend vie gr\u00e2ce \u00e0 cette naissance, il y a aussi la question de ne pas reproduire la maltraitance avec son enfant.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>EdM : <\/strong>Je voulais mettre en lien la maternit\u00e9 avec la maltraitance. Qu\u2019est-ce que cela implique de donner naissance en tant que morte vivante et quelles sont les pistes pour ne pas reproduire quand on n\u2019a pas connu autre chose ? Il y a un changement de position par la naissance de l\u2019enfant qui permet \u00e0 la quelqu\u2019un.e de cr\u00e9er et de ne plus demander. Je crois que c\u2019est Sylvia Plath qui disait : \u00ab&nbsp;rena\u00eetre mais pas d\u2019une femme&nbsp;\u00bb<a href=\"\/\/4DF49AF1-12BB-4B31-BAA8-E9872C9CC4E3#_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>. Pour moi, cela vient questionner le c\u00f4t\u00e9 sacr\u00e9 de la m\u00e8re qui pour moi n&rsquo;est pas quelque chose de fig\u00e9. Il n\u2019y a pas lieu de sacraliser la m\u00e8re parce qu\u2019elle peut aussi \u00eatre tout sauf sacr\u00e9e, elle peut \u00eatre destructrice. Et puis mettre LA m\u00e8re dans cette esp\u00e8ce de position sacr\u00e9e de la&nbsp;<em>madone<\/em>, cela ne laisse pas de place aux dysfonctionnements maternels, alors qu\u2019il y en a.<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>MT :<\/strong> Une derni\u00e8re question&nbsp;: pouvez-vous dire quelque chose de ce titre&nbsp;<\/em>mim\u00e8<em>, \u00e0 double sens ?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>EdM :<\/strong>&nbsp;<em>mim\u00e8<\/em>&nbsp;c\u2019est du fon, c\u2019est une langue du B\u00e9nin, dont je suis originaire et qui est en m\u00eame temps un pays que finalement je connais tr\u00e8s peu, tr\u00e8s mal. Ce mot m\u2019a percut\u00e9e parce qu\u2019il signifie puret\u00e9 et&nbsp;du corps et de l\u2019\u00e2me. J\u2019ai eu \u00e0 c\u0153ur de l\u2019\u00e9crire en minuscules parce que ce mot a une telle puissance qu\u2019il se suffit \u00e0 lui-m\u00eame. Apr\u00e8s coup, j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 qu\u2019il pourrait y avoir une confusion avec le mime. Et cela me plait de penser que donner vie \u00e0 ce texte pourrait passer par une r\u00e9flexion autour du mime. Si je suis vraiment pr\u00e9cise, ce texte&nbsp;\u00e9voque des formes de&nbsp;violence intrafamiliale&nbsp;<strong>invisibles<\/strong>, et je trouve que le mime permet de montrer des choses, de les poser, de les donner \u00e0 voir sans les dire et cela pourrait \u00eatre une mani\u00e8re de jouer sur le visible-invisible que j\u2019aimerais explorer en donnant vie \u00e0 ce texte.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"\/\/4DF49AF1-12BB-4B31-BAA8-E9872C9CC4E3#_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>&nbsp;Sylvia Plath, cit\u00e9e par Gwenae\u0308lle Aubry dans&nbsp;<em>Lazare mon amour<\/em>&nbsp;(L\u2019Iconoclaste, 2016), cit\u00e9e&nbsp;par Claire&nbsp;Genoux dans \u00ab&nbsp;La Romancie\u0300re est-elle une me\u0300re qui de\u0301sob\u00e9it ?&nbsp;\u00bb (dans&nbsp;<em>Tu es la s\u0153ur que je choisis,<\/em>&nbsp;E\u0301ditions d\u2019en bas&nbsp;\u2013 \u00c9ditions Le Courrier, Gene\u0300ve-Lausanne, 2019).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Marguerite Th\u00e9ry. <\/p>\n","protected":false},"author":1002694,"featured_media":19674,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[286],"class_list":["post-19278","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entretien","tag-marguerite-thery"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19278","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002694"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19278"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19278\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23210,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19278\/revisions\/23210"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19674"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19278"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19278"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19278"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}