{"id":1897,"date":"2014-01-11T15:27:20","date_gmt":"2014-01-11T14:27:20","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=1897"},"modified":"2025-02-10T13:58:26","modified_gmt":"2025-02-10T12:58:26","slug":"pierre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2014\/01\/pierre\/","title":{"rendered":"La Pierre"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">La Pierre<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">de Marius von Mayenburg \/ mise en sc\u00e8ne de Gianni Schneider \/ Th\u00e9\u00e2tre La Grange de Dorigny \u00e0 Lausanne \/ du 9 au 19 janvier 2014 \/ Critiques par Joanna P\u00f6tz, Deborah Strebel, Roxane Chrubini et Aline Kohler. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Joanna P\u00f6tz\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/joanna-poetz\/\">Joanna P\u00f6tz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La Pierre de l\u2019\u00e9difice Mensonge<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9598\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mario Del Curto<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Propos\u00e9e par la Cie Gianni Schneider, <\/em>La Pierre (Der Stein)<em>, de Marius von Mayenburg, met en sc\u00e8ne le rapport \u00e0 l\u2019Histoire allemande de trois g\u00e9n\u00e9rations diff\u00e9rentes, depuis la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale jusqu\u2019\u00e0 la chute du mur de Berlin. Au-del\u00e0, la pi\u00e8ce pose un regard critique sur le mensonge, le tabou et la v\u00e9rit\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>La Pierre<\/em> de Marius von Mayenburg, auteur-dramaturge affili\u00e9 \u00e0 la <em>Schaub\u00fchne<\/em> de Berlin, est une pi\u00e8ce toute r\u00e9cente, pour ainsi dire&nbsp;: elle a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 2009. Elle interroge des moments d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s th\u00e9matis\u00e9s de l\u2019histoire allemande, notamment la p\u00e9riode nazie et la Guerre froide. Ce qu\u2019elle apporte de nouveau,&nbsp; c\u2019est la pr\u00e9sence de trois g\u00e9n\u00e9rations sur sc\u00e8ne \u2013 en la personne de la grand-m\u00e8re Witha, la m\u00e8re Heidi et la fille Hannah \u2013&nbsp; qui jettent un regard r\u00e9trospectif, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, non pas sur les grands hommes qui firent l\u2019Histoire, mais plut\u00f4t sur leur propre pass\u00e9 familial. Le coup de force de l\u2019auteur est bien de r\u00e9ussir \u00e0 parler avant tout du rapport des personnages \u00e0 ce qui est dit et ce qui n\u2019est pas dit du pass\u00e9, de leur rapport \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, au mensonge et au tabou&nbsp;: qui \u00e9tait ce grand-p\u00e8re&nbsp;? Qu\u2019a fait notre famille pendant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale&nbsp;? Avons-nous aid\u00e9 cette famille juive&nbsp;? Pourquoi \u00eatre partis de la maison familiale&nbsp;? Pourquoi m\u2019avez-vous appel\u00e9e Heidrun ? etc. Chacun contribue \u00e0 la construction de l\u2019image du pass\u00e9, de l\u2019\u00e9difice, en y apportant sa r\u00e9ponse, sa pierre. C\u2019est le travail de la m\u00e9moire s\u00e9lective que pr\u00e9sente ici Marius von Mayenburg.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces caract\u00e9ristiques sont pr\u00e9cis\u00e9ment celles qui ont s\u00e9duit Gianni Schneider, le metteur en sc\u00e8ne&nbsp;: \u00ab&nbsp;la m\u00e9moire, le mensonge, l\u2019oubli forment le c\u0153ur de cette parabole ancr\u00e9e en Allemagne sans que pour autant la guerre ne soit au premier plan.&nbsp;\u00bb Schneider invite le spectateur \u00e0 se confronter aux cadavres dans le placard de notre soci\u00e9t\u00e9 contemporaine \u00e0 travers \u00ab&nbsp;les histoires d\u2019hommes et de femmes pris dans la tourmente et les vicissitudes de ce monde&nbsp;\u00bb. Comme l\u2019\u0153uvre m\u00eame de Mayenburg, la mise en sc\u00e8ne invite \u00e0 &nbsp;la r\u00e9flexion personnelle et stimule cette r\u00e9flexion autour des tribulations des personnages, des petites personnes normales prises dans le cours de l\u2019histoire. Chacun est invit\u00e9 \u00e0 construire le sens.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme dans les autres productions de Schneider, la mise en sc\u00e8ne est \u00e9pur\u00e9e et simple mais efficace&nbsp;; &nbsp;tous les \u00e9l\u00e9ments audio-visuels, des costumes aux bandes-sons pr\u00e9enregistr\u00e9es, ont un sens et et accompagnent au mieux le jeu, tr\u00e8s bien men\u00e9, des acteurs et actrices. Le spectateur a face \u00e0 lui, devant un mur, une table et quatre chaises au centre, et \u00e0 droite deux fauteuils et une lampe, qui suffisent \u00e0 \u00e9voquer le salon d\u2019une maison. Ponctuellement, la table accueille un service \u00e0 caf\u00e9 et un g\u00e2teau \u2013 un Gugelhupf bien allemand \u2013&nbsp; ou bien une pierre que les personnages se passent et contemplent. Ces d\u00e9cors simples sont enrichis par des projections de films et d\u2019images vari\u00e9es et hautement symboliques, contre le mur de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces images projet\u00e9es sont les souvenirs des diff\u00e9rents personnages&nbsp;; ils montrent \u00e0 quoi ressemblait la maison avant, avant les ann\u00e9es 1990. Ainsi, ce mur repr\u00e9sente un peu cette v\u00e9rit\u00e9, ce pass\u00e9 auquel les personnages, surtout Witha, tentent de donner une couleur et une forme qui les arrangent et qui arrangent les autres. Un peu comme ce mur sous l\u2019effet des projections, la v\u00e9rit\u00e9 est toujours maquill\u00e9e pour \u00eatre plus agr\u00e9able \u00e0 voir, plus facile \u00e0 g\u00e9rer. Le spectateur devient du reste incapable de dire quelle en \u00e9tait la couleur originelle. Mais plus symbolique encore est la pierre, constitutive de ce mur, et que les personnages contemplent \u00e0 tour de r\u00f4le sur sc\u00e8ne. C\u2019est la pierre qui a \u00e9t\u00e9 jet\u00e9e au grand-p\u00e8re parce qu\u2019il a sauv\u00e9 un couple juif, qui a ensuite \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en monument m\u00e9moriel, enterr\u00e9e dans le jardin, pour \u00eatre d\u00e9terr\u00e9e plus tard et pour que \u00ab&nbsp;quelqu\u2019un la ressort[e] \u00e0 la lumi\u00e8re&nbsp;\u00bb&nbsp;\u2013 mais \u00e0 quelle lumi\u00e8re&nbsp;? Somme toute, la pierre construit un peu l\u2019\u00e9difice \u2013&nbsp; v\u00e9rit\u00e9 ou mensonge \u2013&nbsp; qui est symbolis\u00e9 sur sc\u00e8ne par ce mur.<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Pierre (Der Stein)<\/em>, coproduite par la Cie Gianni Schneider et la Grange de Dorigny, est \u00e0 voir jusqu\u2019au 19 janvier \u00e0 la Grange. Dans le prolongement du spectacle, une rencontre est pr\u00e9vue avec l\u2019auteur Marius von Mayenburg et l\u2019\u00e9quipe artistique du spectacle le samedi 11 janvier apr\u00e8s la repr\u00e9sentation.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Joanna P\u00f6tz\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/joanna-poetz\/\">Joanna P\u00f6tz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Deborah Strebel\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Immuables et encombrants : quand les souvenirs paralysent<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9598\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mario Del Curto<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Propos\u00e9e par la Cie Gianni Schneider, <\/em>La Pierre (Der Stein)<em>, de Marius von Mayenburg, met en sc\u00e8ne le rapport \u00e0 l\u2019Histoire allemande de trois g\u00e9n\u00e9rations diff\u00e9rentes, depuis la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale jusqu\u2019\u00e0 la chute du mur de Berlin. Au-del\u00e0, la pi\u00e8ce pose un regard critique sur le mensonge, le tabou et la v\u00e9rit\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>La Pierre<\/em> de Marius von Mayenburg, auteur-dramaturge affili\u00e9 \u00e0 la <em>Schaub\u00fchne<\/em> de Berlin, est une pi\u00e8ce toute r\u00e9cente, pour ainsi dire&nbsp;: elle a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e en 2009. Elle interroge des moments d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s th\u00e9matis\u00e9s de l\u2019histoire allemande, notamment la p\u00e9riode nazie et la Guerre froide. Ce qu\u2019elle apporte de nouveau,&nbsp; c\u2019est la pr\u00e9sence de trois g\u00e9n\u00e9rations sur sc\u00e8ne \u2013 en la personne de la grand-m\u00e8re Witha, la m\u00e8re Heidi et la fille Hannah \u2013&nbsp; qui jettent un regard r\u00e9trospectif, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, non pas sur les grands hommes qui firent l\u2019Histoire, mais plut\u00f4t sur leur propre pass\u00e9 familial. Le coup de force de l\u2019auteur est bien de r\u00e9ussir \u00e0 parler avant tout du rapport des personnages \u00e0 ce qui est dit et ce qui n\u2019est pas dit du pass\u00e9, de leur rapport \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, au mensonge et au tabou&nbsp;: qui \u00e9tait ce grand-p\u00e8re&nbsp;? Qu\u2019a fait notre famille pendant la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale&nbsp;? Avons-nous aid\u00e9 cette famille juive&nbsp;? Pourquoi \u00eatre partis de la maison familiale&nbsp;? Pourquoi m\u2019avez-vous appel\u00e9e Heidrun ? etc. Chacun contribue \u00e0 la construction de l\u2019image du pass\u00e9, de l\u2019\u00e9difice, en y apportant sa r\u00e9ponse, sa pierre. C\u2019est le travail de la m\u00e9moire s\u00e9lective que pr\u00e9sente ici Marius von Mayenburg.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces caract\u00e9ristiques sont pr\u00e9cis\u00e9ment celles qui ont s\u00e9duit Gianni Schneider, le metteur en sc\u00e8ne&nbsp;: \u00ab&nbsp;la m\u00e9moire, le mensonge, l\u2019oubli forment le c\u0153ur de cette parabole ancr\u00e9e en Allemagne sans que pour autant la guerre ne soit au premier plan.&nbsp;\u00bb Schneider invite le spectateur \u00e0 se confronter aux cadavres dans le placard de notre soci\u00e9t\u00e9 contemporaine \u00e0 travers \u00ab&nbsp;les histoires d\u2019hommes et de femmes pris dans la tourmente et les vicissitudes de ce monde&nbsp;\u00bb. Comme l\u2019\u0153uvre m\u00eame de Mayenburg, la mise en sc\u00e8ne invite \u00e0 &nbsp;la r\u00e9flexion personnelle et stimule cette r\u00e9flexion autour des tribulations des personnages, des petites personnes normales prises dans le cours de l\u2019histoire. Chacun est invit\u00e9 \u00e0 construire le sens.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme dans les autres productions de Schneider, la mise en sc\u00e8ne est \u00e9pur\u00e9e et simple mais efficace&nbsp;; &nbsp;tous les \u00e9l\u00e9ments audio-visuels, des costumes aux bandes-sons pr\u00e9enregistr\u00e9es, ont un sens et et accompagnent au mieux le jeu, tr\u00e8s bien men\u00e9, des acteurs et actrices. Le spectateur a face \u00e0 lui, devant un mur, une table et quatre chaises au centre, et \u00e0 droite deux fauteuils et une lampe, qui suffisent \u00e0 \u00e9voquer le salon d\u2019une maison. Ponctuellement, la table accueille un service \u00e0 caf\u00e9 et un g\u00e2teau \u2013 un Gugelhupf bien allemand \u2013&nbsp; ou bien une pierre que les personnages se passent et contemplent. Ces d\u00e9cors simples sont enrichis par des projections de films et d\u2019images vari\u00e9es et hautement symboliques, contre le mur de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces images projet\u00e9es sont les souvenirs des diff\u00e9rents personnages&nbsp;; ils montrent \u00e0 quoi ressemblait la maison avant, avant les ann\u00e9es 1990. Ainsi, ce mur repr\u00e9sente un peu cette v\u00e9rit\u00e9, ce pass\u00e9 auquel les personnages, surtout Witha, tentent de donner une couleur et une forme qui les arrangent et qui arrangent les autres. Un peu comme ce mur sous l\u2019effet des projections, la v\u00e9rit\u00e9 est toujours maquill\u00e9e pour \u00eatre plus agr\u00e9able \u00e0 voir, plus facile \u00e0 g\u00e9rer. Le spectateur devient du reste incapable de dire quelle en \u00e9tait la couleur originelle. Mais plus symbolique encore est la pierre, constitutive de ce mur, et que les personnages contemplent \u00e0 tour de r\u00f4le sur sc\u00e8ne. C\u2019est la pierre qui a \u00e9t\u00e9 jet\u00e9e au grand-p\u00e8re parce qu\u2019il a sauv\u00e9 un couple juif, qui a ensuite \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en monument m\u00e9moriel, enterr\u00e9e dans le jardin, pour \u00eatre d\u00e9terr\u00e9e plus tard et pour que \u00ab&nbsp;quelqu\u2019un la ressort[e] \u00e0 la lumi\u00e8re&nbsp;\u00bb&nbsp;\u2013 mais \u00e0 quelle lumi\u00e8re&nbsp;? Somme toute, la pierre construit un peu l\u2019\u00e9difice \u2013&nbsp; v\u00e9rit\u00e9 ou mensonge \u2013&nbsp; qui est symbolis\u00e9 sur sc\u00e8ne par ce mur.<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Pierre (Der Stein)<\/em>, coproduite par la Cie Gianni Schneider et la Grange de Dorigny, est \u00e0 voir jusqu\u2019au 19 janvier \u00e0 la Grange. Dans le prolongement du spectacle, une rencontre est pr\u00e9vue avec l\u2019auteur Marius von Mayenburg et l\u2019\u00e9quipe artistique du spectacle le samedi 11 janvier apr\u00e8s la repr\u00e9sentation.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Deborah Strebel\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/deborah-strebel\/\">Deborah Strebel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Roxane Cherubini\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/roxane-cherubini\">Roxane Cherubini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quand la m\u00e9moire fait du d\u00e9lateur un h\u00e9ros<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9598\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mario Del Curto<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Parcours de trois g\u00e9n\u00e9rations de femmes et de trois contextes politiques li\u00e9s \u00e0 l\u2019Allemagne d\u2019avant et d\u2019apr\u00e8s-guerre, <\/em>La Pierre<em> de&nbsp;Marius von Mayenburg, mis en sc\u00e8ne par Gianni Schneider, r\u00e9v\u00e8le les stigmates d\u2019une p\u00e9riode historique tragique. Interpr\u00e9t\u00e9e \u00e0 la Grange de Dorigny du 9 au 19 janvier 2014, la pi\u00e8ce du dramaturge allemand dit la culpabilit\u00e9 et, surtout, l\u2019\u00e9touffement d\u2019un pass\u00e9 honteux.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sous la table, situ\u00e9e au centre du plateau, une femme recroquevill\u00e9e se balance d\u2019avant en arri\u00e8re. Sur elle sont projet\u00e9es des images d\u2019avions de chasse, qui traversent son corps sur un fond sonore assourdissant. Le repli sur soi, les engins a\u00e9riens et leur vacarme symbolisent le poids non seulement de la guerre, mais aussi de son fardeau sur le personnage. La trame de l\u2019histoire est focalis\u00e9e sur cette m\u00e8re &#8211; puis grand-m\u00e8re &#8211; de famille, contrainte \u00e0 mentir \u00e0 ses filles pour sauver son honneur et celui de son mari. Et la preuve du mensonge se cristallise dans une pierre&nbsp;; une pierre lanc\u00e9e par les nazis contre la fen\u00eatre de sa maison, ayant manqu\u00e9 de tuer son \u00e9poux. Ce roc, dont elle pr\u00e9tend qu\u2019il est l\u2019embl\u00e8me du courage de ce dernier \u2013 il aurait financ\u00e9 le d\u00e9part d\u2019un couple juif \u2013 n\u2019est-il pas plut\u00f4t la marque, \u00e2pre et r\u00eache, de la d\u00e9lation qui a entra\u00een\u00e9 la mort de ce couple, au moment o\u00f9 ce mari rachetait sa maison \u00e0 un prix d\u00e9risoire&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Cette m\u00e8re chancelle, entre bravoure et l\u00e2chet\u00e9, au rythme d\u2019un appareil sc\u00e9nique bien pens\u00e9. Sur la sc\u00e8ne, le d\u00e9cor reste le m\u00eame&nbsp;: en son milieu, une table, des chaises qui l\u2019entourent et, sur la droite, deux fauteuils. Dans ce m\u00eame environnement se superposent divers instants v\u00e9cus \u00e0 diff\u00e9rents moments de l\u2019Histoire. L\u2019entretien entre la propri\u00e9taire juive de la maison et la m\u00e8re prend une forme obsessionnelle et on comprend <em>in fine <\/em>qu\u2019il pr\u00e9c\u00e8de le moment o\u00f9 la seconde d\u00e9noncera la premi\u00e8re aux autorit\u00e9s nazies. Il se m\u00e9lange aux discussions ayant lieu quelques ann\u00e9es plus tard entre la m\u00e8re et sa fille, louant les m\u00e9rites de son p\u00e8re. Enfin, ces \u00e9changes se juxtaposent aux d\u00e9bats entre la fille, sa propre fille et la m\u00e8re devenue grand-m\u00e8re, dans lesquels la v\u00e9rit\u00e9 refait surface. Pour distinguer chronologiquement ces entrevues appartenant \u00e0 des moments distincts, le mur du fond \u00e9volue, arborant plusieurs tapisseries affili\u00e9es chacune \u00e0 une \u00e9poque, gr\u00e2ce \u00e0 un syst\u00e8me de projection visuelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ce dispositif sc\u00e9nographique, la compagnie de Gianni Schneider a su pr\u00e9senter la r\u00e9surgence du pass\u00e9 dans le pr\u00e9sent et son impact sur la vie future des personnages. Le dernier <em>opus<\/em> du metteur en sc\u00e8ne ne trahit pas la force de ses spectacles pr\u00e9c\u00e9dents, cherchant \u00e0 mettre en \u00e9vidence la responsabilit\u00e9 des bouleversements historiques sur les actions humaines. Il est cependant dommage que, focalis\u00e9e sur un univers essentiellement f\u00e9minin, la pi\u00e8ce n\u2019explore pas davantage le r\u00f4le des femmes pendant la guerre. Leur contribution au d\u00e9veloppement de la soci\u00e9t\u00e9 ou au maintien des foyers, signe d\u2019une \u00e9mancipation caus\u00e9e par l\u2019absence des hommes partis au combat, aurait peut-\u00eatre gagn\u00e9 \u00e0 \u00eatre abord\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Roxane Cherubini\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/roxane-cherubini\">Roxane Cherubini<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Aline Kohler\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/aline-kohler\/\">Aline Kohler<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019arri\u00e8re-go\u00fbt du pass\u00e9<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9598\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2014\/01\/pierre_1.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Mario Del Curto<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>La Compagnie Gianni Schneider donne vie \u00e0 <\/em>La Pierre (Der Stein)<em>, une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre \u00e9crite en 2010 par Marius von Mayenburg, figure incontournable du th\u00e9\u00e2re contemporain allemand. Une belle d\u00e9couverte \u00e0 la Grange de Dorigny, avec un texte qui \u00e9voque l\u2019Allemagne et son histoire sous une perspective plus m\u00e9connue : comment vivre aujourd\u2019hui avec ce pass\u00e9 douloureux.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au coeur de l\u2019action, une maison, en Allemagne. A qui appartient-elle ? A la famille juive contrainte de la vendre pour presque rien lors de son exil forc\u00e9 ? Au jeune couple allemand qui la lui a achet\u00e9e ? Le dilemme se pose en 1993, alors que l\u2019Allemagne est r\u00e9unifi\u00e9e. Dans cette maison, symbole d\u2019une injustice semblant \u00eatre irr\u00e9versible, trois g\u00e9n\u00e9rations de femmes se retrouvent. De retour dans la maison apr\u00e8s une longue absence, leur pass\u00e9 ressurgit. Sous forme de souvenirs pour la grand-m\u00e8re, Witha, et la m\u00e8re, Heidrun. Sous forme d\u2019interrogations et de r\u00e9v\u00e9lations pour la petite-fille, Hannah, en qu\u00eate de mod\u00e8les.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette famille cherche un moyen d\u2019aborder son histoire complexe. La difficult\u00e9 d\u2019assumer des paroles et des actes commis dans la situation extr\u00eame de la guerre et sous le r\u00e9gime totalitaire m\u00e8nent les plus \u00e2g\u00e9es \u00e0 r\u00e9inventer et arranger leurs discours. Au point que la grand-m\u00e8re finit par s\u2019emm\u00ealer avec les diff\u00e9rentes versions. Entre non-dits, mensonges et demi-v\u00e9rit\u00e9s, les questions d\u2019Hannah, la petite-fille, restent souvent sans r\u00e9ponse. C\u2019est de cette mani\u00e8re que Marius von Mayenburg a choisi de parler d\u2019un traumatisme qui touche toute une soci\u00e9t\u00e9, et qui d\u00e9teint sur plusieurs g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n\n\n\n<p>Les interrogations restent souvent en suspens pour les personnages, mais la clef est peu \u00e0 peu livr\u00e9e au public, notamment par le biais de projections sur sc\u00e8ne. En cela, les choix de mise en sc\u00e8ne (Gianni Schneider) et de sc\u00e9nographie (S\u00e9bastien Dupouey et Gianni Schneider) sont visuellement subtils et efficaces. Les sc\u00e8nes, alternant sans cesse entre les diff\u00e9rentes \u00e9poques, sont habilement rendues \u00e0 travers le d\u00e9cor. Sur le plateau se dessine une simple pi\u00e8ce dot\u00e9e d\u2019une table, de quelques chaises et fauteuils et d\u2019un luminaire r\u00e9tros. Derri\u00e8re, une paroi sur laquelle sont projet\u00e9s tour \u00e0 tour diff\u00e9rentes tapisseries et diff\u00e9rents tableaux souligne chaque changement d\u2019\u00e9poque. Les personnages d\u2019autrefois sont jou\u00e9s hors sc\u00e8ne par des com\u00e9diens projet\u00e9s eux aussi sur le mur. Les costumes (Anna van Bree) marquent pour leur part la g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 laquelle chaque personnage appartient. L\u2019ensemble de ces d\u00e9tails aide le spectateur \u00e0 se rep\u00e9rer dans l\u2019enchev\u00eatrement des r\u00e9cits.<\/p>\n\n\n\n<p>Le rythme de la pi\u00e8ce, volontairement marqu\u00e9 par quelques longs silences, aurait pu provoquer plus d\u2019effet et d\u2019\u00e9motions sur le public si le jeu avait \u00e9t\u00e9 d\u2019embl\u00e9e plus r\u00e9actif et plus fluide. Mais le texte, m\u00eame s\u2019il semble l\u00e9g\u00e8rement souffrir d\u2019une traduction allemand-fran\u00e7ais parfois litt\u00e9rale, est percutant et subtil. La Pierre est une pi\u00e8ce \u00e9nergique qui met en lumi\u00e8re avec finesse la complexit\u00e9 de l\u2019histoire allemande et du travail de m\u00e9moire.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>9 janvier 2014<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Aline Kohler\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/aline-kohler\/\">Aline Kohler<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>de Marius von Mayenburg \/ mise en sc\u00e8ne de Gianni Schneider \/ Th\u00e9\u00e2tre La Grange de Dorigny \u00e0 Lausanne \/ du 9 au 19 janvier 2014 \/ Critiques par Joanna P\u00f6tz, Deborah Strebel, Roxane Chrubini et Aline Kohler.<\/p>\n","protected":false},"author":1420,"featured_media":9598,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[25,31,21],"class_list":["post-1897","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-aline-kohler","tag-deborah-strebel","tag-roxane-cherubini"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1897","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1420"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1897"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1897\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21727,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1897\/revisions\/21727"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9598"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1897"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1897"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1897"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}