{"id":17822,"date":"2024-03-26T17:55:08","date_gmt":"2024-03-26T16:55:08","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=17822"},"modified":"2025-01-29T11:23:02","modified_gmt":"2025-01-29T10:23:02","slug":"entretien-avec-sophie-valentine-borloz-autour-de-la-piece-les-naufrageurs-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2024\/03\/entretien-avec-sophie-valentine-borloz-autour-de-la-piece-les-naufrageurs-2017\/","title":{"rendered":"Entretien avec Sophie-Valentine Borloz\u00a0autour de la pi\u00e8ce\u00a0\u00ab\u00a0Les Naufrageurs\u00a0\u00bb\u00a0(2017)"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00a9 C\u00e9line Michel<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de l&rsquo;op\u00e9ration In\u00e9dits textes dramatiques, en collaboration avec le journal&nbsp;<em>Le Courrier.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Un entretien autour de la pi\u00e8ce <em>Les Naufrageurs <\/em>(2017)<em>&nbsp;<\/em>\/ De Sophie-Valentine Borloz \/ <a href=\"https:\/\/lecourrier.ch\/2023\/07\/09\/les-naufrageurs\/\">Plus d&rsquo;infos<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/enola-rindlisbacher\/\" data-type=\"page\" data-id=\"16942\">Enola Rindlisbacher<\/a><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2024\/03\/un-conte-theatral\/\"> <\/a><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2024\/03\/inedits-textes-dramatiques-partenariat-avec-le-courrier\/\">Voir aussi le compte rendu sur <em>Les Naufrageurs<\/em> (2017)<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n<div class=\"wp-block-image size-medium wp-image-14055\">\n<figure class=\"alignright size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"778\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Les-Naufrageurs_Sophie-Valentine-Borloz_couverture.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19699\" style=\"width:204px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Les-Naufrageurs_Sophie-Valentine-Borloz_couverture.jpg 778w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Les-Naufrageurs_Sophie-Valentine-Borloz_couverture-156x200.jpg 156w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Les-Naufrageurs_Sophie-Valentine-Borloz_couverture-132x170.jpg 132w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Les-Naufrageurs_Sophie-Valentine-Borloz_couverture-768x987.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 778px) 100vw, 778px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 C\u00e9line Michel<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Enola Rindlisbacher, pour l&rsquo;Atelier critique (ER)&nbsp;: <\/strong>Vous \u00eates docteure en litt\u00e9rature fran\u00e7aise et chercheuse \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne. Vous avez \u00e9galement pratiqu\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre \u00e0 Vevey pendant plusieurs ann\u00e9es. Est-ce que vous pouvez nous raconter votre parcours dans cet univers des arts de la sc\u00e8ne&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sophie-Valentine Borloz (S.-V. B.)&nbsp;: <\/strong>Le th\u00e9\u00e2tre a toujours \u00e9t\u00e9 un hobby important dans ma vie. J\u2019ai commenc\u00e9 vers sept ou huit ans \u00e0 en faire. Quand j\u2019\u00e9tais \u00e0 la fin de ma premi\u00e8re ann\u00e9e au gymnase de Burier \u00e0 La Tour-de-Peilz, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de fermer l\u2019option th\u00e9\u00e2tre et le professeur qui donnait le cours, Nicolas Gerber, a \u00e9t\u00e9 rattach\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre des Trois-Quarts \u00e0 Vevey, dirig\u00e9 par Dominique W\u00fcrsten. Je me suis donc inscrite \u00e0 ses cours car j\u2019aimais beaucoup son enseignement. Je suis rest\u00e9e de nombreuses ann\u00e9es dans ce th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 j\u2019ai pu me familiariser avec une approche plus \u00ab&nbsp;holistique&nbsp;\u00bb, m\u00eame si cela est toujours rest\u00e9 de l\u2019ordre du loisir et de l\u2019amateur. Il s\u2019agissait de former les gens non seulement \u00e0 jouer mais \u00e9galement \u00e0 prendre conscience de tout ce qui entoure&nbsp;une pi\u00e8ce : participer \u00e0 la r\u00e9gie, cr\u00e9er des affiches, faire la promotion d\u2019un spectacle, r\u00e9diger un communiqu\u00e9 de presse, construire des d\u00e9cors, etc. Tout cela m\u2019a donn\u00e9 une vision plus globale des r\u00e9alit\u00e9s de la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E. R.&nbsp;: <\/strong>Comment \u00eates-vous pass\u00e9e de cet univers d\u2019actrice, o\u00f9 il vous arrivait de faire un peu de tout, \u00e0 celui d\u2019autrice&nbsp;? Votre premi\u00e8re pi\u00e8ce, qui a \u00e9t\u00e9 co-\u00e9crite avec Dominique W\u00fcrsten en 2012,&nbsp;<em>La Farce du Devin<\/em>, \u00e9tait une commande de la ville de Vevey et de Montreux. Aviez-vous d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit d\u2019autres textes avant cela&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S.-V. B.&nbsp;:<\/strong> J\u2019ai toujours aim\u00e9 \u00e9crire pour moi, \u00e0 tel point que je suis devenue une sp\u00e9cialiste des d\u00e9buts de nouvelles ou de romans qui ne sont jamais termin\u00e9s&nbsp;! J\u2019en ai \u00e9crit beaucoup au fil des ann\u00e9es. Passer de l\u2019objet litt\u00e9raire \u00e0 l\u2019objet th\u00e9\u00e2tral m\u2019a toujours int\u00e9ress\u00e9e. Je me suis greff\u00e9e sur cette commande des villes de Montreux et de Vevey pour le tricentenaire Rousseau. Cette exp\u00e9rience d\u2019\u00e9criture m\u2019a surtout montr\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait possible d\u2019aller au bout de ses cr\u00e9ations lorsqu\u2019on arr\u00eate de se poser trop de questions sur le sens profond des choses. Avoir cette approche un peu plus pragmatique du texte m\u2019a permis d\u2019aboutir \u00e0 un objet \u2013 qui n\u2019\u00e9tait pas parfait et qui aurait pu prendre des formes diff\u00e9rentes \u2013 mais qui avait le m\u00e9rite d\u2019exister et cela a jou\u00e9 un r\u00f4le de d\u00e9clic pour moi&nbsp;: il est possible d\u2019\u00e9crire une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre&nbsp;!&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E. R.&nbsp;: <\/strong>Nous allons parler maintenant de votre seconde pi\u00e8ce,&nbsp;<em>Les Naufrageurs<\/em>, qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 2017 et qui a connu un parcours un peu particulier. Pouvez-vous d\u2019abord nous dire quelques mots sur le processus de cr\u00e9ation de cette pi\u00e8ce&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S.-V. B.&nbsp;:<\/strong> C\u2019est un univers qui me trottait dans la t\u00eate depuis assez longtemps. J\u2019aimais bien ces vieilles l\u00e9gendes marines et ces figures de naufrageurs, ces imaginaires c\u00f4tiers, de marins, cette question de l\u2019isolement, de l\u2019\u00e9l\u00e9ment externe perturbateur qui vient remettre en question une communaut\u00e9. Je me suis lanc\u00e9e dans l\u2019\u00e9criture sans savoir exactement o\u00f9 j\u2019allais mais en ayant en t\u00eate plus ou moins la direction, en me laissant porter par les id\u00e9es, envies et encha\u00eenements d\u2019inspiration du moment. C\u2019\u00e9tait une \u00e9criture tr\u00e8s libre car ce n\u2019\u00e9tait pas une commande.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E. R.&nbsp;: <\/strong>Est-ce que l\u2019univers acad\u00e9mique a exerc\u00e9 une influence sur votre processus cr\u00e9atif en tant qu\u2019autrice de th\u00e9\u00e2tre et de litt\u00e9rature&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S.-V. B.&nbsp;: <\/strong>Il y a toujours cette habitude, non pas d\u2019\u00e9valuer les textes, mais de porter un regard critique sur eux, qu\u2019il est parfois difficile de d\u00e9brancher en \u00e9crivant soi-m\u00eame. Une partie du cerveau \u00e9crit et l\u2019autre se dit que cela n\u2019est pas bon. Parfois, c\u2019est un obstacle m\u00eame si cela pousse aussi \u00e0 s\u2019am\u00e9liorer. \u00c9videmment, on est amen\u00e9 \u00e0 lire et d\u00e9couvrir, dans le cadre des \u00e9tudes th\u00e9\u00e2trales, des textes qui nous ouvrent \u00e0 un imaginaire extr\u00eamement riche. Il s\u2019agissait pour moi de d\u00e9passer cette tendance \u00e0 m\u2019arr\u00eater en cours de route et de&nbsp;&nbsp;d\u00e9tacher ma pratique d\u2019\u00e9criture de mon identit\u00e9 de \u00ab&nbsp;lettreuse&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E. R.&nbsp;: <\/strong>Quelles ont \u00e9t\u00e9 vos principales sources d\u2019inspiration pour cette pi\u00e8ce&nbsp;? Est-ce que vous vous \u00eates inspir\u00e9e de r\u00e9f\u00e9rences historiques pour cr\u00e9er la culture, les l\u00e9gendes et chansons des villageois de l\u2019\u00eele&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S.-V. B.&nbsp;:<\/strong> Pas vraiment. J\u2019ai puis\u00e9 dans un folklore commun, mais sans vouloir trop me renseigner pour ne pas me heurter \u00e0 un souci de r\u00e9alisme. J\u2019avais plut\u00f4t envie de partir vers quelque chose qui serait de l\u2019ordre du conte, qui n\u2019avait donc pas besoin de s\u2019ancrer dans un territoire, un temps et un lieu extr\u00eamement pr\u00e9cis. De mani\u00e8re un peu enfantine, j\u2019aurais envie de dire que cela se passait dans&nbsp;&nbsp;l\u2019\u00ab&nbsp;Ancien temps&nbsp;\u00bb, dans un Ailleurs. Peu importe que les traditions et le langage correspondent ou non \u00e0 une r\u00e9alit\u00e9 quelconque. Les l\u00e9gendes que l\u2019on a tous en t\u00eate sont venues nourrir une sorte de substrat de l\u2019histoire, mais je n\u2019avais pas envie d\u2019avoir des r\u00e9f\u00e9rences extr\u00eamement pr\u00e9cises.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E. R.&nbsp;: <\/strong>Vous avez parl\u00e9 d\u2019un conte, mais votre pi\u00e8ce prend une tournure assez sombre avec la mort de Tessa \u00e0 la fin de la pi\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S.-V. B.&nbsp;: <\/strong>Je ne pense pas que cela soit contradictoire avec le fait que cela soit un conte, car la tradition des contes est souvent assez sombre et macabre. J\u2019aimais bien cette tension libert\u00e9-enfermement qui se r\u00e9sout finalement dans une forme paradoxale de libert\u00e9 par le sacrifice ou la mort. En tant que spectatrice, j\u2019appr\u00e9cie les moments de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 qui n\u2019emp\u00eachent pas un mouvement g\u00e9n\u00e9ral qui tourne vers le drame.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E. R.&nbsp;: <\/strong>Votre pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre des Trois-Quarts \u00e0 Vevey, aujourd\u2019hui appel\u00e9 le Pantographe, en f\u00e9vrier 2017. Vous n\u2019avez pas jou\u00e9 dans la pi\u00e8ce, mais avez-vous particip\u00e9 \u00e0 la mise en sc\u00e8ne de Dominique W\u00fcrsten ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S.-V. B.&nbsp;: <\/strong>Indirectement. Je n\u2019avais pas un r\u00f4le \u00ab&nbsp;officiel&nbsp;\u00bb d\u2019assistante \u00e0 la mise en sc\u00e8ne ou quoi que ce soit, mais j\u2019ai suivi le processus de tr\u00e8s pr\u00e8s, dans un rapport de fascination. J\u2019ai trouv\u00e9 cela tellement incroyable de voir cet imaginaire, ce travail solitaire prendre vie et m\u2019\u00e9chapper \u2013 dans le bon sens du terme \u2013&nbsp;voir d\u2019autres personnes&nbsp;se l\u2019approprier, lire des choses que je n\u2019avais pas forc\u00e9ment voulu y mettre et revenir avec des questions que je ne m\u2019\u00e9tais pas forc\u00e9ment pos\u00e9es. On a beaucoup discut\u00e9 avec le metteur en sc\u00e8ne, l\u2019artiste en charge des d\u00e9cors et la costumi\u00e8re. C\u2019\u00e9tait tr\u00e8s agr\u00e9able d\u2019\u00eatre consult\u00e9e, d\u2019avoir un avis, mais sans la responsabilit\u00e9 de l\u2019adaptation.<\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>E. R.&nbsp;:<\/strong> Il y a quelques didascalies dans votre texte qui sugg\u00e8rent un d\u00e9cor, mais vous laissez une certaine libert\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation. Quels ont \u00e9t\u00e9 les choix de mise en sc\u00e8ne dans cette repr\u00e9sentation&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S.-V. B.&nbsp;: <\/strong>Il y avait certaines contraintes de plateau, car le th\u00e9\u00e2tre des Trois-Quarts est la plus petite sc\u00e8ne professionnelle en Suisse romande. Repr\u00e9senter une plage, un naufrage, une falaise implique quelques \u00ab&nbsp;trucs&nbsp;\u00bb et un travail d\u2019imagination assez cons\u00e9quent&nbsp;! J\u2019ai beaucoup d\u2019admiration pour les strat\u00e9gies du metteur en sc\u00e8ne et du sc\u00e9nographe \u00e0 montrer qu\u2019avec trois bouts de bois et un bout de tissu on comprend le naufrage. Les d\u00e9cors d\u2019objets \u00e9taient assez minimaux car il y a pas mal de changements de lieux. Il y avait des d\u00e9cors peints \u00e0 l\u2019arri\u00e8re qui jouaient sur l\u2019image du conte, du livre pour enfants. Le d\u00e9corateur a fait le choix d\u2019aller dans la direction du livre illustr\u00e9, ce qui entrait bien en r\u00e9sonnance avec ce que j\u2019avais \u00e0 l\u2019esprit.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E. R.&nbsp;: <\/strong>Votre texte a par la suite \u00e9t\u00e9 traduit en grec et pr\u00e9sent\u00e9 au festival d\u2019Analogio \u00e0 Ath\u00e8nes en 2019, est-ce que vous avez particip\u00e9 \u00e0 cette exp\u00e9rience&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S.-V. B.&nbsp;:<\/strong> J\u2019ai eu quelques \u00e9changes avec la traductrice. La version pr\u00e9sent\u00e9e lors du festival oscillait entre la lecture et l\u2019interpr\u00e9tation. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e et j\u2019ai trouv\u00e9 assez surprenant d\u2019entendre son propre texte dans une langue que l\u2019on ne comprend pas&nbsp;! J\u2019arrivais \u00e0 me rep\u00e9rer mais il y avait quelque chose de l\u2019ordre de la d\u00e9possession heureuse, je n\u2019avais aucun contr\u00f4le sur le texte. Ce qui \u00e9tait assez troublant est que nous n\u2019avions eu aucun \u00e9change sur la distribution et l\u2019esth\u00e9tique. Or les acteurs grecs \u00e9taient presque des sosies de ceux qui avaient jou\u00e9 lors de la cr\u00e9ation \u00e0 Vevey&nbsp;! Le texte invite \u00e0 une certaine lecture qui est rest\u00e9e constante dans ces deux exemples-ci, celle du conte, malgr\u00e9 le fait qu\u2019une autre lecture sur l\u2019immigration pouvait faire l\u2019objet d\u2019une actualisation du texte en Gr\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>E. R.&nbsp;:<\/strong> Est-ce que vous avez des projets futurs, que ce soit au th\u00e9\u00e2tre ou en litt\u00e9rature, que vous aimeriez partager&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S.-V. B.&nbsp;: <\/strong>En ce moment, je suis dans le sillon de l\u2019\u00e9criture acad\u00e9mique, mais j\u2019ai des id\u00e9es et des envies.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Enola Rindlisbacher. <\/p>\n","protected":false},"author":1002694,"featured_media":19699,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[276],"class_list":["post-17822","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entretien","tag-enola-rindlisbacher"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17822","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002694"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17822"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17822\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19700,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17822\/revisions\/19700"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19699"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17822"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17822"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17822"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}