{"id":17752,"date":"2024-03-21T15:33:35","date_gmt":"2024-03-21T14:33:35","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=17752"},"modified":"2025-02-07T12:05:50","modified_gmt":"2025-02-07T11:05:50","slug":"le-suicide","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2024\/03\/le-suicide\/","title":{"rendered":"Le Suicid\u00e9"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Le Suicid\u00e9<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Texte de Nicola\u00ef Erdman \/ mise en sc\u00e8ne de Jean Bellorini \/\u00a0Th\u00e9\u00e2tre de Carouge (Gen\u00e8ve) \/ du 1er\u00a0au 16 mars 2024 \/ Critique par Mathilde Feraud. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Suicid\u00e9 pour un saucisson au foie<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 mars 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/mathilde-feraud\/\" data-type=\"page\" data-id=\"17544\">Mathilde Feraud<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1800\" height=\"1200\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Le-suicide_Nicolai-Erdman_-Mathilde-Feraud.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19702\" style=\"width:300px;height:undefinedpx\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Le-suicide_Nicolai-Erdman_-Mathilde-Feraud.jpg 1800w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Le-suicide_Nicolai-Erdman_-Mathilde-Feraud-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Le-suicide_Nicolai-Erdman_-Mathilde-Feraud-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Le-suicide_Nicolai-Erdman_-Mathilde-Feraud-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Le-suicide_Nicolai-Erdman_-Mathilde-Feraud-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/Le-suicide_Nicolai-Erdman_-Mathilde-Feraud-1536x1024.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1800px) 100vw, 1800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Th\u00e9\u00e2tre de Carouge<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Faut-il mourir pour ses id\u00e9es \u2013 et celles des autres&nbsp;?&nbsp;Bellorini pr\u00e9sentait au th\u00e9\u00e2tre de Carouge, du 1<sup>er<\/sup>&nbsp;au 16 mars 2024,un vaudeville \u00e0 la dynamique d\u2019op\u00e9ra bouffe. La farce tragique, port\u00e9e par le texte de Nikola\u00ef Erdman et traduite par Andr\u00e9 Markowicz, se pr\u00e9sente ici comme&nbsp;une r\u00e9alisation virtuose, retentissante, mais aussi d\u00e9concertante par sa f\u00e9rocit\u00e9 et sa l\u00e9g\u00e8ret\u00e9.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle trace l\u2019histoire de S\u00e9mione S\u00e9minovitch, \u00ab&nbsp;S\u00e9mia&nbsp;\u00bb, ch\u00f4meur, nourri par sa femme et sa belle-m\u00e8re, qui se r\u00e9veille une nuit par faim. Se disputant avec sa femme, il s\u2019enfuit en laissant entendre qu\u2019il pourrait se suicider. Celle-ci, paniqu\u00e9e, alerte alors son voisin qui avertit toute la ville. S\u00e9mione, avant m\u00eame d\u2019avoir r\u00e9ellement envisag\u00e9 de mettre fin \u00e0 ses jours, prend une saucisse au foie dans la poche en guise de revolver, se voit tr\u00e8s vite approch\u00e9 par diff\u00e9rents personnages. Chacun souhaite instrumentaliser cette future mort \u00e0 son profit. Car tous s\u2019accordent sur un point&nbsp;: \u00ab&nbsp;\u00c0&nbsp;<em>l\u2019\u00e9poque o\u00f9 nous sommes, les gens qui veulent mourir n\u2019ont pas d\u2019id\u00e9e, et les gens qui ont une id\u00e9e ne veulent pas mourir. Aujourd\u2019hui plus que jamais, nous avons besoin de d\u00e9funts id\u00e9ologiques.&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;Chaque personnage, habilement incarn\u00e9, cristallise un aspect de la soci\u00e9t\u00e9 russe. L\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre, ils exhortent le futur d\u00e9funt \u00e0 ce que son cadavre soit le porte-\u00e9tendard de leur cause<em>,&nbsp;<\/em>qu\u2019il s\u2019agisse<em>&nbsp;<\/em>de l\u2019intelligentsia, du peuple, du commerce, de l\u2019amour, de l\u2019\u00c9glise ou de l\u2019art. S\u00e9mione, s\u00e9duit par l\u2019id\u00e9e d\u2019une gloire posthume et press\u00e9 par les autres de passer \u00e0 l\u2019acte sous pr\u00e9texte que \u00ab&nbsp;<em>la v\u00e9rit\u00e9 n\u2019attend pas&nbsp;\u00bb,&nbsp;<\/em>accepte ce r\u00f4le. Un<em>&nbsp;<\/em>banquet d\u2019adieu est organis\u00e9 pour le citoyen-martyr Pods\u00e9kalnikov, tandis que l\u2019heure fatidique approche\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Bellorini, en sous-titrant&nbsp;<em>Le suicid\u00e9&nbsp;<\/em>\u00ab&nbsp;vaudeville sovi\u00e9tique \u00bb \u2013 alliance de termes surprenante \u2013, red\u00e9finit la pi\u00e8ce d\u2019Erdman, qui initialement n\u2019est pas un vaudeville. Cela permet un \u00e9clairage nouveau sur la pi\u00e8ce&nbsp;: au travers du rythme endiabl\u00e9 de la mise en sc\u00e8ne, de la coordination et de la pr\u00e9cision autant des acteurs que des diff\u00e9rents m\u00e9dium mobilis\u00e9s, la pi\u00e8ce est inscrite dans une perspective loufoque&nbsp;assum\u00e9e, en faisant rire de cet homme qui r\u00e9veille sa femme pour du saucisson et qui finit par se demander s\u2019il y a une vie dans l\u2019au-del\u00e0. Dans sa d\u00e9marche, Bellorini semble vouloir \u00e9galement moderniser le genre du vaudeville, ce genre un peu d\u00e9suet et r\u00e9p\u00e9titif, en lui octroyant des lettres de noblesse et une vitalit\u00e9 immense, qui parfois d\u00e9borde un peu.&nbsp;&nbsp;Cette modernisation s\u2019ancre dans un contexte culturel bien pr\u00e9cis&nbsp;: celui de la Russie des ann\u00e9es 1920, dans laquelle la pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 \u00e9crite.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>De tr\u00e8s hauts murs noirs, bord\u00e9s par des escaliers de secours, s\u2019\u00e9l\u00e8vent au fond de la sc\u00e8ne, ainsi que sur les c\u00f4t\u00e9s, produisant un effet de profondeur.&nbsp;&nbsp;Sur sc\u00e8ne se trouvent une cabine t\u00e9l\u00e9phonique en bois, une \u00e9critoire, une chaise avec une commode dans un coin et un canap\u00e9 vert acide, dispos\u00e9s de mani\u00e8re \u00e9parse. Au fond de la sc\u00e8ne, c\u00f4t\u00e9 cour, des instruments de musique sont rassembl\u00e9s et forment un \u00eelot. Mais le d\u00e9cor va tr\u00e8s vite se m\u00e9tamorphoser. Ce qu\u2019on croyait simple paroi noire s\u2019illumine de l\u2019int\u00e9rieur et d\u00e9voile un d\u00e9cor de maison de poup\u00e9e&nbsp;\u00e0 taille humaine : un lavabo, un frigo, et une porte de toilettes sont illumin\u00e9s par moments et offrent un espace de jeu aux acteurs. Cela illustre bien l\u2019id\u00e9e d\u2019une vie sous la vie, ce qui n\u2019est pas sans rappeler la pi\u00e8ce, qui, elle aussi, semble \u00e0 premi\u00e8re vue badine, mais poss\u00e8de une profondeur tragique et philosophique. Ce d\u00e9cor cr\u00e9e un effet naturaliste, contrebalanc\u00e9 minutieusement par le jeu des com\u00e9diens, tr\u00e8s bouffe&nbsp;: tous incarnent des personnages caricaturaux qui r\u00e9p\u00e8tent leur propos \u00e0 outrance. Le d\u00e9cor est impr\u00e9visible&nbsp;: parfois il tombe du ciel, sous les yeux des spectateurs, d\u00e9rout\u00e9s par la pr\u00e9cision et la vitalit\u00e9 qui se d\u00e9gagent du plateau, semblant presque lui-m\u00eame personnage.<\/p>\n\n\n\n<p>La lumi\u00e8re poss\u00e8de une grande force \u00e9vocatrice&nbsp;:&nbsp;&nbsp;en baissant, elle convoque magiquement sur sc\u00e8ne les acteurs. Elle indique aux spectateurs o\u00f9 regarder, elle dessine le d\u00e9cor, cr\u00e9e les ambiances, dialogue avec les com\u00e9diens, mais elle \u00e9voque aussi un imaginaire pictural&nbsp;: clair-obscur caravagesque sur une sainte c\u00e8ne, carr\u00e9 noir sur fond blanc servant de porte, espaces de jeux, lumi\u00e8re s\u00e9pulcrale, plein fouet sur le public&nbsp;: si les acteurs repr\u00e9sentent chacun un type d\u2019individu pr\u00e9cis, la lumi\u00e8re, elle, investit de multiples r\u00f4les et fait l\u2019objet de l\u2019attention totale du spectateur.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais ce qui coupe encore plus le souffle est le jeu avec la vid\u00e9o. Les premi\u00e8res r\u00e9pliques sont transmises par ce m\u00e9dium, qui ponctue ensuite l\u2019intrigue en morcelant la pi\u00e8ce. Elle sert \u00e0 rendre l\u2019intimit\u00e9 du couple publique, elle permet de voir ce qui n\u2019est pas directement offert \u00e0 nos yeux, mais est \u00e9minemment charg\u00e9e de symboles, empreints d\u2019humour et de r\u00e9f\u00e9rences populaires&nbsp;: on croit y voir Chaplin, M\u00e9li\u00e8s,&nbsp;<em>La Haine<\/em>, ou encore&nbsp;<em>Reservoir Dogs.<\/em>&nbsp;Rien ne semble laiss\u00e9 au hasard. L\u2019usage radical du noir et blanc de la vid\u00e9o, face aux couleurs vives des habits des personnages, cr\u00e9e un contraste entre les moments film\u00e9s et les interactions entre les personnages. Ces clins d\u2019\u0153il \u00e0 la culture populaire placent \u00e9galement la pi\u00e8ce dans la filiation du vaudeville, modernis\u00e9 par l\u2019usage d\u2019une technologique de pointe, ce qui est tr\u00e8s agr\u00e9able et inattendu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Des cuivres, un accord\u00e9on et des percussions se font tr\u00e8s vite personnages eux aussi. Parfois inqui\u00e9tants, les airs du petit orchestre font \u00e9cho \u00e0 des musiques de films d\u2019espionnage, se transforment en musique techno et finissent par devenir fun\u00e8bres. La musique nous entra\u00eene avec elle et entra\u00eene m\u00eame les acteurs, qui r\u00e9v\u00e8lent certains atouts cach\u00e9s\u2026Ici encore, la pr\u00e9sence de chants populaires russes aussi bien que de tubes de groupes comme Europe ou Radiohead fait le lien avec le genre original du vaudeville, qui amenait le public \u00e0 reprendre des airs connus.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Tout n\u2019a pourtant pas la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 du vaudeville. La mise en sc\u00e8ne tire par moments en longueur en fournissant trop d\u2019informations, notamment dans une sc\u00e8ne de banquet pourtant parfaitement coordonn\u00e9e sur le plan du jeu des com\u00e9diens. Surtout, les pr\u00e9occupations m\u00e9taphysiques de Pods\u00e9kanikov, qui forment le c\u0153ur du spectacle, sont tout sauf frivoles. S\u00e9mia exhorte le public \u00e0 envisager le probl\u00e8me du suicide \u00ab d\u2019un angle philosophique&nbsp;\u00bb. Cet \u00e9cart entre le jeu comique et la gravit\u00e9 de la proposition en montre tout l\u2019aspect tragique. Ce tragique est encore plus appuy\u00e9 par une intervention qui cr\u00e9e une rupture abrupte dans la pi\u00e8ce. S\u2019inscrit sur la paroi en fond de sc\u00e8ne une lettre de Boulgakov \u00e0 Staline, qui demande cl\u00e9mence pour l\u2019\u00e9crivain du&nbsp;<em>Suicid\u00e9<\/em>&nbsp;afin qu\u2019il puisse<em>&nbsp;\u00ab&nbsp;sortir de l\u2019\u00e9tat de solitude et d\u2019oppression mentale dans lequel il se trouve.&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;Cette lettre est lue par une voix f\u00e9minine russe, qui n\u2019est autre que celle de Tatiana Frolovna, metteuse en sc\u00e8ne russe exil\u00e9e, &#8211; en situation donc, tristement similaire \u00e0 ce qui fut celle d\u2019Erdman. L\u2019apparition sonore de cette repr\u00e9sentante du th\u00e9\u00e2tre documentaire est int\u00e9ressante, car elle rappelle aux spectateurs que la pi\u00e8ce de 1928 fut interdite et censur\u00e9e \u00e0 peine \u00e9crite, cr\u00e9e un pont avec notre r\u00e9alit\u00e9 et rappelle la br\u00fblante actualit\u00e9 de la pi\u00e8ce. On peut toutefois s\u2019interroger sur la n\u00e9cessit\u00e9 de cet ajout, ainsi que de celui d\u2019une vid\u00e9o du rappeur Ivan Putnine avant son suicide, perp\u00e9tr\u00e9 pour \u00e9chapper \u00e0 l\u2019ordre de marche russe en Ukraine. Les deux incursions ne cr\u00e9ent pas d\u2019effet dans le jeu des acteurs ou dans l\u2019intrigue&nbsp;: elles semblent simplement juxtapos\u00e9es au spectacle, d\u00e9j\u00e0 satur\u00e9 d\u2019informations et de points de vue divers. Pourquoi insister autant sur une r\u00e9alit\u00e9 qui est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente en filigrane \u00e0 travers chaque r\u00e9plique de la pi\u00e8ce&nbsp;? Le texte d\u2019Erdman, censur\u00e9, renvoie d\u00e9j\u00e0 par lui-m\u00eame, au vu des similitudes de la fiction avec notre contexte actuel, \u00e0 la mort d\u2019Alexei Navalny, aux bulletins de votes incendi\u00e9s, \u00e0 la figure chauve et tyrannique du Kremlin actuel\u2026 Monter pareille pi\u00e8ce par les temps qui courent est d\u00e9j\u00e0 un acte r\u00e9volutionnaire puissant. Une telle insistance semble reposer sur une sous-\u00e9valuation du pouvoir \u00e9vocateur du texte et de la capacit\u00e9 du public \u00e0 lire entre les lignes. C\u2019est peut-\u00eatre l\u2019impasse d\u2019un projet de vaudeville documentaire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>21 mars 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/mathilde-feraud\/\" data-type=\"page\" data-id=\"17544\">Mathilde Feraud<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/theatredecarouge.ch\/spectacle\/le-suicide-vaudeville-sovietique\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte de Nicola\u00ef Erdman \/ mise en sc\u00e8ne de Jean Bellorini \/\u00a0Th\u00e9\u00e2tre de Carouge (Gen\u00e8ve) \/ du 1er\u00a0au 16 mars 2024 \/ Critique par Mathilde Feraud. <\/p>\n","protected":false},"author":1002694,"featured_media":19701,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,7],"tags":[284],"class_list":["post-17752","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-carouge","tag-mathilde-feraud"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17752","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002694"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17752"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17752\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19703,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17752\/revisions\/19703"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19701"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17752"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17752"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17752"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}