{"id":17659,"date":"2024-03-14T10:44:52","date_gmt":"2024-03-14T09:44:52","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=17659"},"modified":"2025-02-07T12:06:49","modified_gmt":"2025-02-07T11:06:49","slug":"la-promenade","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2024\/03\/la-promenade\/","title":{"rendered":"La Promenade"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">La Promenade<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Conception et jeu\u00a0Alain Borek et Odile Cantero \/ Musique de Albert Chinet \/ Le Pommier (Neuch\u00e2tel) \/ le 7 mars 2024 \/ Critique par No\u00eblie Jeannerat . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Au d\u00e9tour d\u2019un couloir&nbsp;?<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 mars 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/noelie-jeanneret\/\" data-type=\"page\" data-id=\"17548\"> No\u00eblie Jeannerat<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1080\" height=\"1080\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/417702803_416198707445424_3314116483959105712_n.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-17663\" style=\"width:300px;height:undefinedpx\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/417702803_416198707445424_3314116483959105712_n.jpg 1080w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/417702803_416198707445424_3314116483959105712_n-200x200.jpg 200w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/417702803_416198707445424_3314116483959105712_n-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/417702803_416198707445424_3314116483959105712_n-170x170.jpg 170w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2024\/03\/417702803_416198707445424_3314116483959105712_n-768x768.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Le Pommier<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>L\u2019improvisation est une forme th\u00e9\u00e2trale audacieuse dont Alain Borek et Odile Cantero ma\u00eetrisent les codes \u00e0 la perfection. Sur fond musical orchestr\u00e9 par Albert Chinet, les deux artistes placent pr\u00e9cis\u00e9ment un d\u00e9cor imaginaire avant de s\u2019adonner \u00e0 un exercice aussi p\u00e9rilleux que jubilatoire : improviser des s\u00e9quences de vie en se promenant&#8230; dans un h\u00f4pital !&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Avant d\u2019entrer dans le vif du sujet, il faut en trouver un. Ici, ce sont les spectateurs qui le d\u00e9terminent et sur ce coup, c&rsquo;est la maternit\u00e9 d\u2019un h\u00f4pital qui est choisie. En impro, c\u2019est la r\u00e8gle ! Le public s\u2019appr\u00eate \u00e0 assister \u00e0 une s\u00e9rie de dialogues dont personne dans la salle, com\u00e9diens compris, ne conna\u00eet encore le contenu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Le couloir est long et blanc. Le sol est parfaitement propre. On dirait du lino. Le lino est lav\u00e9. Il sent la javel. Au bout du couloir, il y a une table blanche.&nbsp;[&#8230;]&nbsp;Sur la table blanche, un cookie. Le cookie est \u00e0 moiti\u00e9 mang\u00e9. Il repose dans un petit sachet en plastique. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 du cookie dans son sachet en plastique, il y a une tasse de th\u00e9 \u00e0 la camomille. C\u2019est un th\u00e9 sans th\u00e9ine. \u00bb Un court ajout sur la couleur, la forme ou l\u2019odeur sp\u00e9cifique d\u2019un objet en appelle un autre. Gr\u00e2ce aux \u00e9l\u00e9ments successivement amen\u00e9s par Alain puis Odile, un d\u00e9cor se dresse presque magiquement sous les yeux, ou plut\u00f4t sous les oreilles du public. Les deux com\u00e9diens sont v\u00eatus de noir et assis sur de hauts tabourets. Tous deux s\u2019appliquent presque exclusivement \u00e0 une performance vocale. Les mains pos\u00e9es sur leurs cuisses, ils ne jouent pas physiquement leurs br\u00e8ves s\u00e9quences de vie mais les improvisent avec concentration dans un micro plac\u00e9 devant eux. Un musicien, Albert, les accompagne \u00e0 la basse et au piano. Le fond musical instaure une ambiance envo\u00fbtante autour des personnages sortis tout droit de l\u2019imaginaire spontan\u00e9ment co-construit par Alain et Odile.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a quelque chose d\u2019\u00e9mouvant dans ces bribes de vie vol\u00e9es au hasard d\u2019une promenade dans un h\u00f4pital. Une grand-m\u00e8re un peu bourrue s\u2019impatiente du comportement de sa petite-fille hypocondriaque qui pr\u00e9f\u00e8re rester prudemment couch\u00e9e \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de cette voiture mauve gar\u00e9e sur le parking. Sur le toit de l\u2019h\u00f4pital, accoud\u00e9s \u00e0 leur h\u00e9licopt\u00e8re rouge, deux sauveteurs de la REGA au cr\u00e2ne d\u00e9garni discutent de la belle mort de l\u2019oncle de l&rsquo;un des deux. Une infirmi\u00e8re, bien p\u00e2lotte, se confie \u00e0 son coll\u00e8gue qui ne cache pas son enthousiasme lorsqu\u2019elle lui parle de ses naus\u00e9es matinales&#8230; En l\u2019espace d\u2019une heure, huit personnages aux trajectoires de vie cocasses et aux dynamiques relationnelles tout aussi diff\u00e9rentes les unes que les autres se succ\u00e8dent devant des spectateurs conquis par ce cocktail sobrement explosif.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Du 6 au 10 mars, Le Pommier \u2013 Th\u00e9\u00e2tre-Centre Culturel Neuch\u00e2telois \u2013 a donn\u00e9 carte blanche \u00e0 Alain Borek, qui a invit\u00e9 pour l\u2019occasion son amie \u00e0 se joindre \u00e0 lui sur sc\u00e8ne. La complicit\u00e9 et l\u2019exp\u00e9rience d\u2019Alain et Odile, qui font r\u00e9guli\u00e8rement des spectacles d\u2019improvisation ensemble, permettent de cr\u00e9er des relations coh\u00e9rentes et vivantes entre les deux nouveaux personnages de chaque sayn\u00e8te. Les deux comp\u00e8res r\u00e9ussissent \u00e0 maintenir l\u2019\u00e9quilibre en avan\u00e7ant dans les dialogues tout en prenant garde de rester dans le cadre (l\u2019h\u00f4pital). Ils font habilement ressortir de leurs personnages des traits de caract\u00e8re, des habitudes, des discours issus d\u2019un terreau culturel commun \u00e0 tous ceux qui sont pr\u00e9sents dans la salle. La puissance comique r\u00e9side dans cette capacit\u00e9 des artistes \u00e0 rebondir sur ce qui est amen\u00e9 par l&rsquo;autre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Albert, le musicien, s\u2019applique \u00e0 maintenir une ambiance sonore harmonieusement improvis\u00e9e elle aussi. \u00c0 la fin de chaque s\u00e9quence, il chante deux ou trois phrases r\u00e9sumant le dialogue qui vient de se terminer. La dynamique clairement \u00e9tablie par les trois artistes, notamment gr\u00e2ce \u00e0 ces instants de respiration entre deux improvisations, offre au spectacle un rythme stable et fluide. Le trio sait surprendre son public par une verve pr\u00e9cise et simple. L\u2019artifice s\u2019efface au profit d\u2019une cr\u00e9ation canalis\u00e9e et spontan\u00e9e dont l&rsquo;effet humoristique est redoutable.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 mars 2024<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/noelie-jeanneret\/\" data-type=\"page\" data-id=\"17548\"> No\u00eblie Jeannerat<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/lepommier.ch\/event\/773\/?archive=2023\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception et jeu\u00a0Alain Borek et Odile Cantero \/ Musique de Albert Chinet \/ Le Pommier (Neuch\u00e2tel) \/ le 7 mars 2024 \/ Critique par No\u00eblie Jeannerat .<\/p>\n","protected":false},"author":1002694,"featured_media":19718,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,255,38],"tags":[285],"class_list":["post-17659","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-le-pommier","category-spectacle","tag-noelie-jeannerat"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17659","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002694"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17659"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17659\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21853,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17659\/revisions\/21853"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19718"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17659"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17659"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17659"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}