{"id":1704,"date":"2013-12-21T01:01:28","date_gmt":"2013-12-21T00:01:28","guid":{"rendered":"http:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=1704"},"modified":"2025-02-10T13:58:41","modified_gmt":"2025-02-10T12:58:41","slug":"hughie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2013\/12\/hughie\/","title":{"rendered":"Hughie"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Hughie<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">d&rsquo;Eug\u00e8ne O&rsquo;Neill \/ mise en sc\u00e8ne Jean-Yves Ruf \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \u00e0 Lausanne \/ du 4 au 22 d\u00e9cembre 2013 \/ Critiques par Aitor Gosende et Amandine Rosset. <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 d\u00e9cembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Aitor Gosende\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/aitor-gosende\">Aitor Gosende<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Solitudes \u00e0 Broadway<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9583\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 J. Piffaut<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Une heure d&rsquo;un spectacle saisissant servi par deux com\u00e9diens \u00e0 la pr\u00e9sence irradiante&nbsp;: c&rsquo;est ce que propose Jean-Yves Ruf, ancien directeur de la Haute Ecole de Th\u00e9\u00e2tre de Suisse romande (Manufacture) dans la mise en sc\u00e8ne de&nbsp;Hughie, de l&rsquo;auteur am\u00e9ricain Eug\u00e8ne O&rsquo;Neill.&nbsp;Le Th\u00e9\u00e2tre de Vidy accueillera jusqu\u2019au 22 d\u00e9cembre cette atmosph\u00e8re m\u00e9lancolique d\u2019un vieil h\u00f4tel de Broadway.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Fin des ann\u00e9es vingt, entr\u00e9e d\u2019un h\u00f4tel tomb\u00e9 en d\u00e9su\u00e9tude, loin du faste des th\u00e9\u00e2tres de la Grande Pomme. Eri\u00e9 Smith, parieur inv\u00e9t\u00e9r\u00e9, rentre chez lui ivre mort. Il demande les cl\u00e9s de sa chambre au veilleur de nuit, Charlie Hughes, sans dire un mot, il tend simplement son bras. Il croit que c\u2019est Hughie, son vieux \u00ab\u00a0pote jobard\u00a0\u00bb comme il aime \u00e0 l\u2019appeler, qui se tient derri\u00e8re le comptoir. Mais Hughie n\u2019est plus, et le nouveau gardien ne conna\u00eet pas encore Eri\u00e9 Smith. Le soulard d\u00e9senchant\u00e9 n\u2019a pas vraiment sommeil, il aimerait plut\u00f4t discuter avec son ami d\u00e9funt mais, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019Hughie, Charlie fera bien l\u2019affaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant une heure, Eri\u00e9 parle, blague, pose des questions, tente par tous les moyens de faire sortir Charlie de son mutisme. Il lui raconte la relation qu\u2019il avait avec Hughie, \u00e0 quel point l\u2019ancien veilleur l\u2019admirait quand il rentrait d\u2019une course de chevaux qui lui avait fait gagner une fortune. Ou quand il allait se coucher en compagnie d\u2019une belle blonde. Charlie \u00e9coute mais ne r\u00e9pond toujours pas. Qu\u2019importe, Eri\u00e9 a plus d\u2019un tour dans son sac, et plus d\u2019une histoire fantastique et fantasm\u00e9e \u00e0 raconter. Peu \u00e0 peu, avec l\u2019air de ne pas y toucher, le nouveau veilleur lui pose une question. Puis une deuxi\u00e8me. Alors Eri\u00e9 sait qu\u2019il a gagn\u00e9 son pari, le gardien est tomb\u00e9 dans le pi\u00e8ge, il le croit. A partir de ce soir, il a une nouvelle oreille \u00e0 qui raconter la vie dont il r\u00eave toutes les nuits.<\/p>\n\n\n\n<p>La reconstitution d\u2019un ancien hall d\u2019h\u00f4tel am\u00e9ricain&nbsp;est parfaite : murs immenses orn\u00e9s d\u2019un papier-peint <em>vintage<\/em>, appliques murales us\u00e9es \u00e0 la lumi\u00e8re intermittente, comptoir en bois massif sur lequel est pos\u00e9 un transistor ant\u00e9diluvien distribuant des sonorit\u00e9s gr\u00e9sillantes, le tout dans une ambiance tamis\u00e9e, enveloppante. Une horloge indique trois heures du matin et ach\u00e8ve de figer ces deux figures de la solitude dans une nuit o\u00f9 le seul repos possible se trouve dans le dialogue. Eri\u00e9 et Charlie, l\u2019arnaqueur et le gardien de nuit, les deux d\u00e9sabus\u00e9s des chim\u00e8res new-yorkaises, constituent un hommage \u00e9mouvant \u00e0 ces \u00ab\u00a0losers\u00a0\u00bb solitaires qui ont besoin de croire encore un peu \u00e0 ce qu\u2019ils auraient pu \u00eatre.<\/p>\n\n\n\n<p>Gilles Cohen sert une prestation sans \u00e9gale, tenant un quasi soliloque pendant toute la dur\u00e9e du spectacle. Sa voix, son rire, ses acc\u00e8s de col\u00e8re finissent par nous emporter et l\u2019on est parfois tent\u00e9 de croire, comme Hughie et Charlie, \u00e0 ses extraordinaires histoires. Jacques Tresse, quant \u00e0 lui, dans le r\u00f4le du gardien mutique ou presque, d\u00e9ploie un formidable langage du corps. Il insuffle au personnage une capacit\u00e9 d\u2019\u00e9coute qui r\u00e9ussit \u00e0 cr\u00e9er une pr\u00e9sence sc\u00e9nique imposante. Un geste de la main, un froncement de sourcil, un pas sur le c\u00f4t\u00e9 au moment ad\u00e9quat&nbsp;: le jeu est savamment pens\u00e9 pour montrer le glissement inexorable du gardien dans l\u2019univers fictif d\u2019Eri\u00e9. Il y a aussi sur sc\u00e8ne une autre pr\u00e9sence, celle de Hughie, qui ne vit que dans les propos de l\u2019escroc inconsolable. Si la pi\u00e8ce porte son nom, c\u2019est que son souvenir est au centre du n\u0153ud tragique&nbsp;: il est le moyen pour Eri\u00e9 d\u2019aborder et d\u2019\u00ab&nbsp;entourlouper&nbsp;\u00bb Charlie.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Yves Ruf a brillamment r\u00e9ussi sa mise en sc\u00e8ne, un d\u00e9cor fabuleux, plus vrai que nature, et deux interpr\u00e8tes au talent indiscutable, capables de donner vie \u00e0 ces deux personnages si oppos\u00e9s et pourtant si n\u00e9cessaires l\u2019un \u00e0 l\u2019autre.&nbsp;Soixante-dix ans plus tard, la pi\u00e8ce d\u2019Eugene O\u2019Neill revit au Th\u00e9\u00e2tre de Vidy. L\u2019\u00e9criture r\u00e9aliste du prix Nobel de litt\u00e9rature, figeant dans son \u0153uvre ces figures de la solitude et de la d\u00e9sillusion, ne manquera pas de trouver un \u00e9cho certain en\/\u00e0 notre \u00e9poque. Il vous reste trois soirs pour y admirer le panache d\u2019Eri\u00e9 Smith et l\u2019\u00e9loquent mutisme de Charlie Hugues, \u00e0 ne manquer sous aucun pr\u00e9texte.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 d\u00e9cembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Aitor Gosende\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/aitor-gosende\">Aitor Gosende<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 d\u00e9cembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Amandine Rosset\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/amandine-rosset\">Amandine Rosset<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La solitude d&rsquo;un beau parleur<\/h3>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9583\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie-624x416.jpg 624w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2013\/12\/hughie.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 J. Piffaut<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong><em>Une heure d&rsquo;un spectacle saisissant servi par deux com\u00e9diens \u00e0 la pr\u00e9sence irradiante\u00a0: c&rsquo;est ce que propose Jean-Yves Ruf, ancien directeur de la Haute Ecole de Th\u00e9\u00e2tre de Suisse romande (Manufacture) dans la mise en sc\u00e8ne de\u00a0Hughie, de l&rsquo;auteur am\u00e9ricain Eug\u00e8ne O&rsquo;Neill.\u00a0Le Th\u00e9\u00e2tre de Vidy accueillera jusqu\u2019au 22 d\u00e9cembre cette atmosph\u00e8re m\u00e9lancoli<\/em><\/strong><strong><em>Entre simplicit\u00e9 et profondeur, la pi\u00e8ce de l\u2019auteur am\u00e9ricain Eug\u00e8ne O\u2019Neill, mise en sc\u00e8ne par Jean-Yves Ruf, pr\u00e9sente la solitude d\u2019un homme qui a besoin de mentir pour \u00e9chapper \u00e0 sa vie. L\u2019histoire est centr\u00e9e sur la rencontre entre ce beau parleur solitaire et le nouveau veilleur de nuit de son h\u00f4tel.<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu\u2019on entre dans la salle de \u00ab&nbsp;La Passerelle&nbsp;\u00bb du Th\u00e9\u00e2tre de Vidy, un homme attend d\u00e9j\u00e0 sur sc\u00e8ne. Il se trouve derri\u00e8re un comptoir plac\u00e9 au milieu d\u2019un d\u00e9cor repr\u00e9sentant un hall d\u2019h\u00f4tel new yorkais, \u00e0 la fois grandiose par sa hauteur et assez v\u00e9tuste. Le cadre est tr\u00e8s sobre. Cet homme, le com\u00e9dien Jacques Tresse, observe silencieusement le public qui s\u2019installe. Une horloge accroch\u00e9e au mur indique qu\u2019il est trois heures du matin. Soudain les lumi\u00e8res de la salle s\u2019\u00e9teignent tandis qu\u2019un deuxi\u00e8me personnage, jou\u00e9 par Gilles Cohen, fait son entr\u00e9e d\u2019une d\u00e9marche chancelante et fatigu\u00e9e. Les deux individus ne vont plus se quitter.<\/p>\n\n\n\n<p>Le rapport entre eux est in\u00e9gal au d\u00e9part. Le personnage d\u2019Eri\u00e9, ivre, prend tr\u00e8s vite l\u2019ascendant sur l\u2019employ\u00e9 de l\u2019h\u00f4tel, Charlie, qui semble indiff\u00e9rent et d\u00e9rang\u00e9 par son arriv\u00e9e. Le veilleur de nuit reste tr\u00e8s discret et prend ses distances pendant que l\u2019autre lui raconte sa relation amicale avec Hughie, l\u2019ancien gardien de l\u2019h\u00f4tel, mort il y a peu. Eri\u00e9 est un joueur professionnel rat\u00e9 et sans famille, qui avait trouv\u00e9 dans ce meilleur ami maintenant d\u00e9funt une personne \u00e0 qui mentir sur sa vie pour rire un peu et avoir une impression de sup\u00e9riorit\u00e9 ou d\u2019importance. Les deux hommes \u00e9taient totalement oppos\u00e9s. Le premier est seul et vit une vie instable au rythme des victoires au jeu, qui lui am\u00e8nent plus ou moins d\u2019argent et plus ou moins de \u00ab&nbsp;jolies blondes&nbsp;\u00bb, tandis que l\u2019autre \u00e9tait domin\u00e9 par sa femme et vivait une vie tranquille.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le texte d\u2019O\u2019Neill, prix Nobel de litt\u00e9rature en 1936, est centr\u00e9 sur ce personnage absent, son int\u00e9r\u00eat \u2013 que soulignent la mise en sc\u00e8ne et le jeu des deux acteurs \u2013 tient surtout \u00e0 l\u2019\u00e9volution qu&rsquo;il dessine dans la relation des deux personnages en sc\u00e8ne. Charlie, d\u2019abord distant et indiff\u00e9rent, va s\u2019int\u00e9resser peu \u00e0 peu \u00e0 ce que lui raconte Eri\u00e9. Jacques Tresse joue donc un personnage discret et agissant d\u2019une fa\u00e7on tr\u00e8s professionnelle. Il am\u00e8ne aussi un c\u00f4t\u00e9 comique dans cette histoire profond\u00e9ment cynique. Ses r\u00e9actions ou ses tentatives de prendre la parole apportent un peu de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. Les deux personnages sont donc tr\u00e8s compl\u00e9mentaires.<\/p>\n\n\n\n<p>On retiendra particuli\u00e8rement la prestation de Gilles Cohen qui tient son personnage de \u00ab&nbsp;loser&nbsp;\u00bb enivr\u00e9 d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre sans clich\u00e9s ni facilit\u00e9s. Il incarne de fa\u00e7on touchante,&nbsp;sans pour autant tomber dans un lourd&nbsp;<em>pathos<\/em>, la d\u00e9tresse de celui qui a perdu son ami et est en proie \u00e0 la solitude et \u00e0 la malchance au jeu. L\u2019histoire est d\u2019une cr\u00e9dibilit\u00e9 sans faille et nous fait r\u00e9fl\u00e9chir au besoin de mentir \u00e0 autrui et ainsi de se mentir \u00e0 soi-m\u00eame pour vivre dans autre monde, soit pass\u00e9 soit imaginaire. Elle nous pr\u00e9sente aussi des r\u00eaves de vies divergents qui se rencontrent et \u00e9voluent dans un laps de temps tr\u00e8s court. Le texte d\u2019Eugene O\u2019Neill, \u00e9crit en 1942 et dont l&rsquo;action se d\u00e9roule en 1928, reste tr\u00e8s actuel. <em>Hughie<\/em> est \u00e0 voir jusqu\u2019au 22 d\u00e9cembre 2013 au Th\u00e9\u00e2tre de Vidy.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>4 d\u00e9cembre 2013<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a title=\"Amandine Rosset\" href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/amandine-rosset\">Amandine Rosset<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n<\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>d&rsquo;Eug\u00e8ne O&rsquo;Neill \/ mise en sc\u00e8ne Jean-Yves Ruf \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \u00e0 Lausanne \/ du 4 au 22 d\u00e9cembre 2013 \/ Critiques par Aitor Gosende et Amandine Rosset.<\/p>\n","protected":false},"author":1420,"featured_media":9583,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[23,30],"class_list":["post-1704","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-aitor-gosende","tag-amandine-rosset"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1704","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1420"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1704"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1704\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21730,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1704\/revisions\/21730"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9583"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1704"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1704"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1704"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}