{"id":16802,"date":"2023-05-02T22:47:52","date_gmt":"2023-05-02T20:47:52","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16802"},"modified":"2025-02-09T16:27:49","modified_gmt":"2025-02-09T15:27:49","slug":"entretien-melanie-chappuis-lautre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2023\/05\/entretien-melanie-chappuis-lautre\/","title":{"rendered":"Entretien avec M\u00e9lanie Chappuis"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00a9&nbsp;Anoush Abrar<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cadre de l&rsquo;op\u00e9ration In\u00e9dits textes dramatiques, en collaboration avec le journal&nbsp;<em>Le Courrier.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Entretien r\u00e9alis\u00e9 le 09 d\u00e9cembre 2022 chez \u00ab Gigi \u00bb, en face de la Com\u00e9die de Gen\u00e8ve, autour du texte de la pi\u00e8ce <em>L\u2019Autre<\/em> \/ \u00e9criture M\u00e9lanie Chappuis<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/julie-fievez\/\">Julie Fievez <\/a><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2023\/05\/inedits-theatre-en-collaboration-avec-le-courrier-2\/\">Voir aussi la critique sur L&rsquo;Autre<\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2023\/05\/thumbnail_Melanie-Chappuis-497-1024x682.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16803\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2023\/05\/thumbnail_Melanie-Chappuis-497-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2023\/05\/thumbnail_Melanie-Chappuis-497-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2023\/05\/thumbnail_Melanie-Chappuis-497-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2023\/05\/thumbnail_Melanie-Chappuis-497-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2023\/05\/thumbnail_Melanie-Chappuis-497.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9&nbsp;Anoush Abrar<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Julie Fievez, pour l\u2019Atelier critique : Je voulais tout d\u2019abord revenir sur ton parcours. Ta derni\u00e8re pi\u00e8ce, <em>L\u2019 Autre<\/em>, partage des th\u00e9matiques communes avec ta pi\u00e8ce <em>Femmes amoureuses<\/em> jou\u00e9e en 2017. Est-ce que l\u2019amour et les femmes sont pour toi des th\u00e8mes particuli\u00e8rement riches \u00e0 explorer ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e9lanie Chappuis : J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il y a plusieurs th\u00e8mes qui ressortent : les femmes, l\u2019amour, le d\u00e9racinement aussi. Cette fa\u00e7on d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e d\u2019aimer, qu\u2019on peut retrouver dans <em>Femmes amoureuses<\/em>, c\u2019est peut-\u00eatre aussi li\u00e9 \u00e0 mon propre d\u00e9racinement, \u00e0 ce besoin d\u2019appartenir et de croire qu\u2019on va s\u2019enraciner \u00e0 l\u2019autre. Je me suis souvent sentie assez flottante, de par mon parcours d\u2019enfant de diplomate. J\u2019ai pass\u00e9 mon enfance \u00e0 devoir quitter des pays : \u00e0 chaque fois que j\u2019avais l\u2019impression d\u2019appartenir \u00e0 un lieu, c\u2019\u00e9tait le moment de partir. Cela m\u2019a rendue plus vuln\u00e9rable, plus sensible aussi : avec une soif plus grande de pouvoir m\u2019inscrire, si ce n\u2019est quelque part, avec ou dans quelqu\u2019un. J\u2019ai attach\u00e9 beaucoup d\u2019importance, pas seulement \u00e0 l\u2019amour, mais aussi aux relations amicales : j\u2019ai besoin d\u2019amiti\u00e9 ou d\u2019amour tr\u00e8s solide. Un besoin d\u2019absolu qui est peut-\u00eatre li\u00e9 \u00e0 ce d\u00e9racinement, donc oui, mes th\u00e8mes de pr\u00e9dilection sont les femmes, l\u2019amour, le d\u00e9racinement. Si on creuse, \u00e7a va ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>J.F. : Est-ce que ce n\u2019est pas difficile en tant qu\u2019autrice de faire des romans\/ du th\u00e9\u00e2tre sur l\u2019amour ? Comment arrives-tu \u00e0 r\u00e9actualiser ce sujet pour ne pas tomber dans les \u00ab romans de gare \u00bb dont se moque le personnage d\u2019Alessandra ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>M.C. : Le premier roman que j\u2019ai \u00e9crit, <em>Frida<\/em>, parlait des errements amoureux d\u2019une jeune trentenaire, qui \u00e9taient les miens. C\u2019\u00e9tait tr\u00e8s autobiographique : j\u2019aimais deux hommes. J\u2019avais honte de moi parce que je n\u2019arrivais pas \u00e0 choisir. C\u2019\u00e9tait une p\u00e9riode \u00e9prouvante. J\u2019avais toujours voulu \u00e9crire un roman mais c\u2019est l\u00e0 que c\u2019est sorti. Sous la forme, d\u2019abord, d\u2019un journal intime, puis je l\u2019ai structur\u00e9 et je me suis rendu compte que \u00e7a pouvait faire un roman. J\u2019ai eu beaucoup de chance parce que le premier \u00e9diteur auquel je l\u2019ai envoy\u00e9 a tout de suite choisi de le publier.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me suis dit, \u00e0 ce moment-l\u00e0, que c\u2019\u00e9tait bon : j\u2019avais trait\u00e9 l\u2019amour et j\u2019allais maintenant traiter de l\u2019amiti\u00e9, l\u2019exil, le froid, que sais-je. Mais je reviens toujours \u00e0 ce th\u00e8me. Ce n\u2019est pas exactement un choix. Je fais un chemin, je tourne autour mais je ne boucle pas la boucle. Je vais toujours chercher autre chose, une autre approche, dans ce th\u00e8me que j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 trait\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>J.F. : J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il y a une similarit\u00e9 dans ton \u00e9criture romanesque et th\u00e9\u00e2trale, une \u00e9criture qui donne une voix \u00e0 l\u2019autre, qui ne tente pas de lisser mais plut\u00f4t de donner telles quelles des histoires de vie. Est-ce que c\u2019est quelque chose que tu cherches \u00e0 faire, de cr\u00e9er, par la litt\u00e9rature, un dialogue entre diff\u00e9rentes exp\u00e9riences v\u00e9cues ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>M.C. : Oui, c\u2019est vraiment l\u2019id\u00e9e. Je me suis rendu compte que ce que je vivais, on \u00e9tait plein \u00e0 le vivre. J\u2019ai besoin de partager mon v\u00e9cu et le v\u00e9cu des autres. J\u2019ai la chance d\u2019avoir des gens qui se sont confi\u00e9s \u00e0 moi. Aussi, je suis tr\u00e8s sensible, presque poreuse, g\u00e9n\u00e9ralement attentive et je peux, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9coute et \u00e0 la documentation, saisir &#8211; ou penser saisir &#8211; une r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans mon m\u00e9tier de journaliste, j\u2019aime faire passer les \u00e9motions, raconter les histoires autours des faits. Si on \u00e9coute juste un flash info, \u00e7a ne va pas nous toucher de la m\u00eame fa\u00e7on que quand on raconte des histoires. Pour moi, ce sont donc deux m\u00e9tiers tr\u00e8s similaires. Que ce soit quand je parle de moi ou des autres, c\u2019est la m\u00eame d\u00e9marche. Il s\u2019agit de faire entendre des voix pour tendre la main. C\u2019est un besoin de communion, un peu id\u00e9aliste peut-\u00eatre. Mais je suis s\u00fbre que si on s\u2019\u00e9coute on peut tous voir \u00e0 quel point on se ressemble et se tirer vers le haut.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>J.F. : Dans <em>L\u2019 Autre<\/em>, on retrouve deux portraits de femmes que j\u2019imagine d\u2019abord dos \u00e0 dos. Tout les oppose, elles sont \u00ab l\u2019Autre \u00bb. Petit \u00e0 petit, selon moi, elles se retrouvent face \u00e0 face, l\u2019autre est en quelque sorte un miroir d\u00e9formant d\u2019elles-m\u00eames. Est-ce qu\u2019il y a eu pour toi une sorte de r\u00e9v\u00e9lation similaire dans ton rapport \u00e0 la f\u00e9minit\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>M.C. : Je suis quelqu\u2019un de tr\u00e8s sanguine mais quand j\u2019\u00e9cris, je prends toujours le temps de me mettre \u00e0 la place des gens et \u00e7a me r\u00e9concilie avec eux. Je pense qu\u2019on se ressemble tous : il y a un fond commun qui est toujours l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces deux femmes se ressemblent mais elles ont une histoire diff\u00e9rente. J\u2019aimais bien traiter ce sujet avec de la tendresse. Elles sont tr\u00e8s ambivalentes, elles se d\u00e9testent mais en m\u00eame temps, elles se rendent compte qu\u2019elles s\u2019appr\u00e9cient. Et puis, elles sont curieuses l\u2019une de l\u2019autre. Il y a de la beaut\u00e9 dans les rapports entre ces deux femmes. J\u2019ai aim\u00e9 aller \u00e0 la recherche de la beaut\u00e9 qu\u2019il pouvait y avoir, de la complicit\u00e9, de la sororit\u00e9. Je ne voulais pas faire quelque chose qui ressemble \u00e0 un vaudeville, dans lequel deux femmes se cr\u00eapent le chignon. C\u2019est le pire, une vision tellement r\u00e9ductrice.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>J.F. : Ce que j\u2019ai particuli\u00e8rement aim\u00e9, c\u2019est qu\u2019au fur et \u00e0 mesure elles se d\u00e9couvrent elles-m\u00eames : avec les choix qu\u2019elles ont fait, ce qui leur manque. Ce qu\u2019elles racontent, ce sont les choix et la vie de beaucoup de femmes. C\u2019est pourquoi la pi\u00e8ce touche \u00e0 des questions plus larges que leurs vies \u00e0 elles. Elle vient questionner ce que deviennent les femmes dans le mariage ou dans les relations de couples h\u00e9t\u00e9rosexuelles.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>M.C. : Oui, c\u2019est au-del\u00e0 de l\u2019\u00e9pouse et de la maitresse. C\u2019est la condition f\u00e9minine dans le couple, quel que soit le couple. Ce dernier est vraiment \u00e0 r\u00e9inventer : pour une jeune fille qui n\u2019est ni \u00e9pouse ni maitresse, il s\u2019agit de r\u00e9ussir \u00e0 sortir de ces pi\u00e8ges. Il faut que ce ne soit plus l\u2019un ou l\u2019autre mais vraiment quelque chose d\u2019autre. Dans la pi\u00e8ce, toutes les deux sont dans une forme d\u2019esclavage. Alors, si \u00e7a peut donner envie aux femmes de sortir de \u00e7a, plus largement, \u2026 Pas seulement aux \u00e9pouses ou aux maitresses, mais aux femmes en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>J.F. : <em>L\u2019 Autre<\/em> semble \u00eatre ce mari et pourtant on ne le voit jamais. Est-ce un choix assum\u00e9 en opposition au male gaze ? Que penses-tu d\u2019un f\u00e9minisme en non-mixit\u00e9 choisie ? Est-ce une n\u00e9cessit\u00e9 selon toi ou cela renforce-t-il un clivage ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>M.C. : J\u2019entends les arguments de celles qui ne voulaient pas que les hommes viennent manifester leur soutien le 14 juin [ndr : gr\u00e8ve f\u00e9ministe]. J\u2019entends ces femmes qui veulent se r\u00e9unir entre elles sans hommes. Mais je reste persuad\u00e9e qu\u2019il faut qu\u2019on avance ensemble et que plus on exclut les uns ou les autres, plus il y a des haines qui se cristallisent et des incompr\u00e9hensions, parfois dues au sentiment d\u2019\u00eatre mis de c\u00f4t\u00e9. Je consid\u00e8re que le f\u00e9minisme est un humanisme, et il faut qu\u2019on soit ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est vrai, en l\u2019occurrence, que dans ma pi\u00e8ce l\u2019homme est figurant : j\u2019avais envie qu\u2019elles se rendent compte qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas \u00e0 la hauteur des sacrifices de l\u2019une et des attentes de l\u2019autre. Mais je continue \u00e0 aimer les hommes et les histoires d\u2019amour ou d\u2019amiti\u00e9 que l\u2019on peut vivre ensemble. Seulement, je pense qu\u2019il y a quelque chose qui dysfonctionne dans le mariage, le couple, tel qu\u2019on l\u2019a appris, et qu\u2019on doit le d\u00e9passer. \u00c7a prend \u00e9norm\u00e9ment de temps &#8211; beaucoup plus de temps que ce qu\u2019on le croit.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>J.F. : En m\u00eame temps j\u2019ai l\u2019impression que si un homme, le mari imaginons, arrivait au milieu de la conversation, elles n\u2019auraient pas eu, elles ne seraient pas arriv\u00e9es \u00e0 cet instant o\u00f9 elles se d\u00e9voilent. En ce sens-l\u00e0, ne serait-il pas n\u00e9cessaire, \u00e0 un certain moment, de passer par des espace <em>safe<\/em> ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>M.C. : Oui, lors des \u00ab soir\u00e9es copines \u00bb on n\u2019a pas envie qu\u2019il y ait des mecs. C\u2019est d\u00e9j\u00e0 ce que tu d\u00e9cris : simplement on ne le politise pas. Effectivement, parfois on a besoin de se retrouver entre femmes ou entre hommes, entre nous, qui peut \u00eatre simplement vouloir dire entre amis tr\u00e8s proches, peu importe le genre. Je ne sais pas. Parfois on a besoin de se retrouver entre nous. C\u2019est sain, \u00e0 condition que ce ne soit pas contre l\u2019autre mais pour se dire des choses, et int\u00e9grer l\u2019autre dans un deuxi\u00e8me temps.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>J.F. : Penses-tu qu\u2019il y a une n\u00e9cessit\u00e9 dans la litt\u00e9rature de cr\u00e9er des espace <em>safe<\/em> pour contrer une r\u00e9alit\u00e9 oppressante ? La litt\u00e9rature a-t-elle alors ce pouvoir d\u2019influer sur la r\u00e9alit\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>M.C. : Il y a des auteurs qui sont des amis au m\u00eame titre que nos amis. La litt\u00e9rature c\u2019est un rem\u00e8de contre la solitude, la b\u00eatise, ou du moins, l\u2019ignorance : elle nous ouvre \u00e0 des sujets, \u00e0 des cultures \u00e9loign\u00e9es. Bien s\u00fbre, elle aide \u00e0 faire des pas de g\u00e9ant.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>J.F. : Il y a un certain enjeu, selon moi, \u00e0 \u00e9crire sur l\u2019amour aujourd\u2019hui. Il faut le r\u00e9inventer, le questionner et l\u2019apprendre. Quelle place a ton \u00e9criture dans ce processus et penses-tu qu\u2019elle joue un r\u00f4le d\u2019enseignement ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>M.C. : Non, enseignement, c\u2019est beaucoup. Mais je sais que partager des choses, \u00e7a peut avoir un effet immense et tr\u00e8s beau. A chaque fois que j\u2019\u00e9cris, je me pose la question de savoir si cela ne concerne que moi ou si d\u2019autres femmes vont se reconnaitre. Parfois, je dis des choses qui ne sont pas du tout glorieuses pour moi : il y a une impudeur \u00e0 \u00e9crire. Mais j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019elle est n\u00e9cessaire, qu\u2019elle va faire du bien aux gens. Pas seulement \u00e0 moi \u00e9videmment, mais aussi \u00e0 moi, parce qu\u2019il y a des femmes qui vont se reconnaitre. Au d\u00e9but, quand j\u2019\u00e9crivais, je pensais que j\u2019allais toucher des femmes comme moi, d\u2019abord de 30 ans, puis de 40 ans : que je toucherais mon genre de femmes. Quand tu te rends compte que \u00e7a d\u00e9passe \u00e7a, que des hommes, ou des femmes beaucoup plus jeunes, beaucoup plus \u00e2g\u00e9es, avec des vies et des histoires en apparence tr\u00e8s diff\u00e9rentes peuvent dire \u00ab c\u2019est tout \u00e0 fait moi \u00bb, c\u2019est le plus beau cadeau. Tout ce qui va dans le sens du partage, c\u2019est important. Le partage me suffit.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Julie Fievez. <\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16803,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[268],"class_list":["post-16802","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-entretien","tag-julie-fievez"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16802","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16802"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16802\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22398,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16802\/revisions\/22398"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16803"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16802"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16802"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16802"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}