{"id":16583,"date":"2022-12-14T17:46:38","date_gmt":"2022-12-14T16:46:38","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16583"},"modified":"2025-02-07T12:25:18","modified_gmt":"2025-02-07T11:25:18","slug":"diestinguished","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/12\/diestinguished\/","title":{"rendered":"DIEstinguished"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">DIEstinguished<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Conception et mise en sc\u00e8ne par La Ribot \/ Com\u00e9die de Gen\u00e8ve \/ du 09 au 11 d\u00e9cembre 2022 \/ critiques par Julie Fievez et Claire Cornaz . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le tourbillon de la vie<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 d\u00e9cembre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/julie-fievez\/\">Julie Fievez<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/12\/149181-diestinguished_laribot_nmo_101-1024x682.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16574\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/12\/149181-diestinguished_laribot_nmo_101-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/12\/149181-diestinguished_laribot_nmo_101-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/12\/149181-diestinguished_laribot_nmo_101-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/12\/149181-diestinguished_laribot_nmo_101-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/12\/149181-diestinguished_laribot_nmo_101.jpg 1400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nicolas Montandon<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Ni la neige ni les festivit\u00e9s du week-end de l\u2019Escalade n\u2019ont emp\u00each\u00e9s les Genevois d\u2019assister en nombre \u00e0 la nouvelle pi\u00e8ce distingu\u00e9e de La Ribot. Dans un univers satur\u00e9 et hautement sensuel, le spectacle saisit celui qui veut bien y entrer dans une spirale organique continue. Il vient rappeler que les processus de transformations sont imparables : personne n\u2019y \u00e9chappe, aussi bien les corps que les objets du quotidien. Chacun.e est alors responsable de son attitude face \u00e0 cette fatalit\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Alors que les spectateur.rice.s discutent encore, des corps se meuvent d\u00e9j\u00e0 sur la sc\u00e8ne de la Com\u00e9die de Gen\u00e8ve. Ils sont onze. Certain.e.s font partie de la troupe La Ribot Ensemble bas\u00e9e \u00e0 Gen\u00e8ve ; les autres ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s localement et diff\u00e8rent selon la ville o\u00f9 a lieu la repr\u00e9sentation. Une palette de couleurs se d\u00e9ploie \u00e0 travers les costumes des danseur.euse.s : rouge, jaune, mauve, vert, bleu. Ils appellent notre regard, \u00e9clairs lumineux, fugaces. Le regard tente de se fixer \u00e0 un des danseurs : trop tard, il a d\u00e9j\u00e0 travers\u00e9 la sc\u00e8ne. Ou bien il se cache sous l\u2019estrade. Parfois, les costumes se confondent avec le d\u00e9cor : des panneaux verts, bleus ou blancs d\u00e9limitent la sc\u00e8ne. Le silence dans la salle se fait : le spectacle a commenc\u00e9 mais le principe n\u2019a pas chang\u00e9. Les corps continuent de se jeter d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de la sc\u00e8ne. Ils semblent ob\u00e9ir \u00e0 des forces sup\u00e9rieures, incontr\u00f4lables et incompr\u00e9hensibles, comme mus selon les principes d\u2019al\u00e9atoire et de hasard chers \u00e0 Merce Cunningham. De m\u00eame que ce dernier avait r\u00e9volutionn\u00e9 la danse au milieu du XXe si\u00e8cle, La Ribot, par ses exp\u00e9rimentations multiples, a modifi\u00e9 le champ de la danse contemporaine. DIEstinguished est la 58e \u00ab pi\u00e8ce distingu\u00e9e \u00bb de sa composition, au sein d\u2019une s\u00e9rie d\u00e9but\u00e9e en 1993 qui vise \u00e0 mettre en \u00e9vidence l\u2019 \u00ab instant de la danse \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette multitude d\u2019\u00e9v\u00e9nements \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, chaque spectacteur.rice peut se frayer le chemin de son choix. Il est difficile d\u2019attribuer une forme g\u00e9n\u00e9rale au tableau : il se compose et se d\u00e9compose rapidement. De la m\u00eame mani\u00e8re, alternativement, les danseur.euse.s tiennent une cam\u00e9ra qui filme en gros plan certains d\u00e9tails du spectacle depuis la sc\u00e8ne : les images sont retransmises en direct sur les t\u00e9l\u00e9phones portables du public. Malgr\u00e9 quelques probl\u00e8mes techniques, le dispositif permet d\u2019\u00eatre immerg\u00e9 diff\u00e9remment dans le spectacle. Il donne une fonction centrale au public qui peut d\u00e9cider de la distance \u00e0 adopter par rapport \u00e0 ce qu\u2019il voit. L\u2019\u00e9cran transmet ainsi un point de vue \u00e9trange, celui du corps qui danse, qui \u00e9loigne de la vue d\u2019ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>Les spectateur.rice.s sont, par ailleurs, loin de tout voir et de tout comprendre. Lorsqu\u2019ils croient tenir un \u00e9l\u00e9ment d\u2019interpr\u00e9tation, celui-ci s\u2019est d\u00e9j\u00e0 transform\u00e9. Du reste, c\u2019est dans l\u2019opposition entre la mort, rappel\u00e9e dans les majuscules du titre, DIEstinguished, et l\u2019\u00e9lan vital, qu\u2019on peut identifier la force de transformation, le mouvement, comme moteurs du spectacle. En ce sens, chaque geste est vou\u00e9 \u00e0 sa mort prochaine mais aussi \u00e0 sa renaissance sous une autre forme. De m\u00eame, les r\u00f4les sont interchangeables. La spirale qui se forme alors que les performeur.euse.s s\u2019\u00e9changent leurs v\u00eatements t\u00e9moigne de cette impulsion continuelle qui traverse l\u2019existence. Le corps lui-m\u00eame est comme une toile vivante : il se recompose, se transforme au fur et \u00e0 mesure. Dans cette optique, fixer son regard ou son id\u00e9e est, d\u2019une certaine mani\u00e8re, pour le spectateur.rice, mourir. Aussi, cette abondance de stimulations visuelles, cette po\u00e9tique du \u00ab trop plein \u00bb donne une dimension presque sociologique au spectacle. Il s\u2019agit, pour les spectateur.rice.s d\u2019\u00e9voluer dans le monde de la surinformation et de l\u2019hyperconnexion. Le nombre de stimulations \u00e9tant excessif, ils doivent aussi apprendre \u00e0 trouver le juste milieu, au risque de se perdre.<\/p>\n\n\n\n<p>A cette flamboyance contemporaine s\u2019oppose un \u00e9rotisme presque primitif. Les danseur.euse.s s\u2019accompagnent d\u2019abord de leurs propres feulements et autres bruits d\u2019animaux. A partir de ces propositions, Alexandre Babel a, par ailleurs, compos\u00e9 une bande son d\u00e9crite comme \u00ab organique et myst\u00e9rieuse \u00bb. Mais c\u2019est dans le jeu qui se cr\u00e9e avec les habits qu\u2019on retrouve une r\u00e9elle tension \u00e9rotique. Les v\u00eatements gisant sur le sol, prennent vie dans l\u2019utilisation qu\u2019en font les danseur.euse.s. Ce n\u2019est pas sans rappeler le dispositif mis en place par Trisha Brown qui permettait d\u2019appr\u00e9cier la beaut\u00e9 dans le geste quotidien de s\u2019habiller. Les corps eux-m\u00eames semblent se lier et s\u2019embo\u00eeter pour donner \u00e0 voir un seul et m\u00eame organisme. La vie prend alors le dessus mais sans oublier que cet \u00e9quilibre tient dans son obligatoire trajectoire vers la mort.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 d\u00e9cembre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/julie-fievez\/\">Julie Fievez<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ensemble mais distingu\u00e9s<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 d\u00e9cembre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/claire-cornaz\/\">Claire Cornaz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"500\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/12\/DIEstinguished_ensemble-mais-distingues.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19760\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/12\/DIEstinguished_ensemble-mais-distingues.jpg 800w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/12\/DIEstinguished_ensemble-mais-distingues-300x188.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/12\/DIEstinguished_ensemble-mais-distingues-250x156.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/12\/DIEstinguished_ensemble-mais-distingues-768x480.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Nicolas Montandon<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Tout comme <\/em>Mariachi 17<em> en 2009 ou <\/em>FILM NOIR<em> en 2014, <\/em>DIEstinguished<em> s&rsquo;inscrit dans la recherche cr\u00e9atrice vid\u00e9o que la danseuse et chor\u00e9graphe La Ribot d\u00e9veloppe depuis maintenant plusieurs ann\u00e9es. Le spectacle fait aussi partie du projet des Pi\u00e8ces distingu\u00e9es, initi\u00e9 en 1993, s\u00e9rie de courtes pi\u00e8ces chor\u00e9graphiques, au nombre de cinquante-huit aujourd\u2019hui. La Ribot a pour objectif d\u2019en r\u00e9aliser cent, fragmentant son discours artistique et politique. Dans cette \u201cpi\u00e8ce distingu\u00e9e\u201d, certains interpr\u00e8tes tiennent en main des t\u00e9l\u00e9phones qui filment en direct le spectacle. Les images sont simultan\u00e9ment diffus\u00e9es sur un site accessible pour les spectateurs par smartphone via un QR code donn\u00e9 avant l\u2019entr\u00e9e en salle. Cette exp\u00e9rience nous permet de visionner la danse sur sc\u00e8ne sous un nouvel angle, en choisissant par quel point de vue nous souhaitons exp\u00e9rimenter la repr\u00e9sentation, tandis que chaque danseur produit \u00e9galement chaque soir un spectacle diff\u00e9rent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le choix du point de vue offert aux spectateurs, par la retransmission individuelle sur leur t\u00e9l\u00e9phone de la vid\u00e9o film\u00e9e sur sc\u00e8ne, est une id\u00e9e intrigante et ambitieuse ; h\u00e9las, elle peut aussi \u00eatre capricieuse : lors de la premi\u00e8re, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 internet, satur\u00e9, ne m\u2019a pas permis d\u2019en profiter. Certes, demander aux spectateurs de suivre le spectacle aussi sur leur smartphone personnel se veut un d\u00e9passement du dispositif de l\u2019\u00e9cran en sc\u00e8ne, et fait \u00e9cho aux th\u00e8mes de la subjectivit\u00e9 et de l\u2019individualit\u00e9 pr\u00e9sents dans la pi\u00e8ce, mais on peut se demander si laisser un \u00e9cran dans la salle n\u2019aurait pu tout de m\u00eame en partie pallier le probl\u00e8me technique tout en permettant de voir aussi bien le spectacle en gros plan depuis la sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle, toutefois, fonctionne bien sans cela. DIEstinguished cr\u00e9e un monde dans lequel les onze interpr\u00e8tes s\u2019expriment chacun librement sur sc\u00e8ne. On peut les voir rouler au sol, traverser la sc\u00e8ne, interagir avec certains \u00e9l\u00e9ments du d\u00e9cor en les pointant du doigt ou en les d\u00e9pla\u00e7ant. Malgr\u00e9 ces mouvements qui sont individuels (\u00e0 l\u2019exception de certaines rencontres entre les danseurs et danseuses durant lesquelles ils interagissent), il r\u00e8gne une coh\u00e9sion globale qui maintient tous ces corps dans une m\u00eame ambiance. Ils se meuvent individuellement jusqu\u2019\u00e0 ce que deux groupes organiques se forment. Un premier groupe de trois danseurs est film\u00e9 par deux autres qui semblent orbiter autour d\u2019eux tout au long de leur d\u00e9veloppement. Le second groupe est compos\u00e9 de six personnes, et les deux groupes \u00e9changent parfois certains costumes, voire certains interpr\u00e8tes, sans interagir directement. Les cam\u00e9ras qui filment le spectacle passent de main en main sans vraiment qu\u2019on s\u2019en aper\u00e7oive, et il en va de m\u00eame avec des accessoires et des v\u00eatements qui sont apport\u00e9s par les danseurs depuis les coulisses. Ces accessoires tr\u00e8s color\u00e9s sont des objets tr\u00e8s vari\u00e9s et divers, allant de la bo\u00eete d\u2019allumettes aux livres en passant par des mandarines. Selon la chor\u00e9graphe, aucun objet n\u2019est trait\u00e9 de la m\u00eame fa\u00e7on dans chaque repr\u00e9sentation : l\u2019attention peut une fois \u00eatre port\u00e9e sur un objet, et sur un tout autre le lendemain. Il en va de m\u00eame avec les v\u00eatements, que les danseurs et danseuses peuvent choisir de changer et rev\u00eatir \u00e0 leur envie durant le spectacle. Les habits se trouvent originellement derri\u00e8re les panneaux formant le d\u00e9cor aux couleurs \u00e9galement tr\u00e8s vives et sont amen\u00e9s un \u00e0 un par les danseurs et danseuses, et r\u00e9partis sur l\u2019ensemble du plateau, solitaires et \u00e9loign\u00e9s les uns des autres, mais semblant toujours aussi appartenir \u00e0 un m\u00eame ensemble. On peut dire la m\u00eame chose de la musique. Au d\u00e9but, les interpr\u00e8tes produisent plusieurs sons diff\u00e9rents avec leurs corps : ils tapent des mains, feulent, claquent la langue, et reproduisent d\u2019autres effets de percussion vocale. Ces sons sont uniques, ils ne forment pas une s\u00e9rie qui cr\u00e9erait un rythme r\u00e9gulier. Toutefois, ils d\u00e9veloppent une musique, qui se forme au fur et \u00e0 mesure du spectacle, accentu\u00e9e par une bande-son qui les r\u00e9utilise et fabrique des rythmes multiples, presque d\u00e9cousus, mais dont on se rend compte qu\u2019ils font toutefois toujours partie d\u2019un m\u00eame ensemble sonore. C\u2019est un proc\u00e9d\u00e9 similaire qui intervient encore avec les textes prononc\u00e9s vers la fin de la pi\u00e8ce, lorsque des extraits tir\u00e9s de <em>Ma Vie<\/em> d\u2019Isadora Duncan, de <em>M\u00e9moire de la danse <\/em>de Martha Graham, d\u2019<em>Un appartement sur Uranus<\/em> de Paul B. Preciado et m\u00eame d\u2019un livre de grammaire espagnole sont d\u00e9clam\u00e9s. Les r\u00e9pliques n\u00e9es de ces extraits se suivent sans sembler former un sens pr\u00e9cis. On pourrait croire \u00e0 un patchwork de citations individuelles sans aucun lien ; mais parfois elles s\u2019associent, se r\u00e9pondent, et on parvient \u00e0 y trouver une signification. En repensant \u00e0 la sc\u00e8ne telle qu\u2019elle se pr\u00e9sente au d\u00e9but et \u00e0 la fin du spectacle, on prend conscience soudain que si tout est en constant mouvement et changement, tout se distingue aussi pour former un seul ensemble.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>14 d\u00e9cembre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/claire-cornaz\/\">Claire Cornaz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p> <a href=\"https:\/\/www.comedie.ch\/fr\/diestinguished\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception et mise en sc\u00e8ne par La Ribot \/ Com\u00e9die de Gen\u00e8ve \/ du 09 au 11 d\u00e9cembre 2022 \/ critiques par Julie Fievez et Claire Cornaz .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16584,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,10,38],"tags":[263,268],"class_list":["post-16583","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-comedie","category-spectacle","tag-claire-cornaz","tag-julie-fievez"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16583","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16583"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16583\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19761,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16583\/revisions\/19761"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16584"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16583"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16583"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16583"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}