{"id":16537,"date":"2022-11-23T09:47:20","date_gmt":"2022-11-23T08:47:20","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16537"},"modified":"2025-02-07T12:27:08","modified_gmt":"2025-02-07T11:27:08","slug":"twist","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/11\/twist\/","title":{"rendered":"Twist"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Twist<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Con\u00e7u par Cie Yan Duyvendak et les game designers Kaedama (Corentin Lebrat et Th\u00e9o Rivi\u00e8re) \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram \/ Du 17 au 20 novembre 2022 \/ critique par Claire Cornaz . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un jeu mis sur sc\u00e8ne<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 novembre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/claire-cornaz\/\">Claire Cornaz <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-large is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/11\/twist_un-jeu-mis-sur-scene-1024x768.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19764\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/11\/twist_un-jeu-mis-sur-scene-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/11\/twist_un-jeu-mis-sur-scene-267x200.jpg 267w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/11\/twist_un-jeu-mis-sur-scene-227x170.jpg 227w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/11\/twist_un-jeu-mis-sur-scene-768x576.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/11\/twist_un-jeu-mis-sur-scene.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Omar Ghayatt<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>En ce milieu de mois de novembre, le th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram, dont la programmation s\u2019adresse \u00e0 un public de tous \u00e2ges, pr\u00e9sente <\/em>Twist<em>, une activit\u00e9 ludique grandeur nature dans laquelle le public peut monter sur sc\u00e8ne et participer \u00e0 un escape game sous la pression d\u2019un temps imparti chronom\u00e9tr\u00e9. L\u2019exp\u00e9rience, qui red\u00e9finit la place des spectateurs, est surprenante et conviviale.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s quelques mots de Yan Duyvendak, laur\u00e9at 2019 du Grand Prix suisse du th\u00e9\u00e2tre, ce sont Delphine [Abrecht] et Jean-Daniel [Piguet] qui se pr\u00e9sentent et expliquent les r\u00e8gles et le d\u00e9roulement du jeu : il faudra les lib\u00e9rer en r\u00e9solvant les \u00e9nigmes install\u00e9es un peu partout sur la sc\u00e8ne. Celles-ci vont du sudoku math\u00e9matique \u00e0 des puzzles en passant par des mod\u00e9lisations g\u00e9om\u00e9triques \u00e0 r\u00e9aliser en 3D. La plupart de ces \u00e9nigmes sont install\u00e9es sur des plots et des bo\u00eetes, ferm\u00e9s par des cadenas que l\u2019on peut ouvrir avec des codes \u00e0 chiffres ou des clefs. Delphine et Jean-Daniel sont eux-m\u00eames install\u00e9s dans des bo\u00eetes blanches dans lesquelles un trou permet de garder un contact avec les joueurs. Un micro au milieu de la sc\u00e8ne permet d\u2019annoncer lorsqu\u2019une information potentiellement int\u00e9ressante ou un code a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9, et les joueurs s\u2019en servent pour mettre en commun les indices et acc\u00e9l\u00e9rer les recherches. Une r\u00e9gie est install\u00e9e c\u00f4t\u00e9 cour, \u00e0 la limite des coulisses, diffusant de la musique d\u2019ambiance et des sons. Lorsqu\u2019un cadenas est ouvert, un \u201ceffet th\u00e9\u00e2tral\u201d est d\u00e9bloqu\u00e9 (fum\u00e9e, musique, ou lumi\u00e8re), le but \u00e9tant d\u2019en activer cinq afin de lib\u00e9rer les deux \u201cprisonniers\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la lign\u00e9e de pr\u00e9c\u00e9dentes cr\u00e9ations de la Cie Yan Duyvendak &#8211; comme <em>Please, Continue (Hamlet)<\/em> (2011), qui faisait du public un jury, <em>Invisible<\/em> (2019), qui envoyait les participants agir dans l\u2019espace public, ou le jeu de simulation <em>VIRUS<\/em> (2020), <em>Twist<\/em> red\u00e9finit la place des spectateurs et spectatrices dans un environnement qui les motive \u00e0 interagir ensemble, mais aussi avec le lieu qui les entoure. Ici, on leur offre la sc\u00e8ne. Chacun peut participer comme il l\u2019entend. Si l\u2019on souhaite rester membre du public, on peut tr\u00e8s bien ne pas poser les pieds sur sc\u00e8ne et observer ce qui se passe depuis son si\u00e8ge. La conception de l\u2019activit\u00e9 fait l\u2019objet d\u2019une constante r\u00e9flexion d\u2019une repr\u00e9sentation \u00e0 l\u2019autre, ce qui signifie que l\u2019exp\u00e9rience peut changer. Les \u00e9nigmes sont tr\u00e8s vari\u00e9es, ce qui motive tout le monde \u00e0 participer d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, \u00e0 passer d\u2019un puzzle \u00e0 l\u2019autre, et aussi \u00e0 communiquer avec les autres participants. Car c\u2019est la communication et l\u2019interaction qui sont ici la cl\u00e9, comme dans tous les escape games. Il est donc particuli\u00e8rement int\u00e9ressant de situer ce jeu sur l\u2019espace m\u00eame de la sc\u00e8ne qui permet au public de ressentir cette coh\u00e9sion et cette entente, \u00e0 l\u2019endroit m\u00eame o\u00f9 elle se construit habituellement pour les acteurs dans le jeu. En devenant joueurs sur sc\u00e8ne, dans tous les sens du terme, et appel\u00e9s \u00e0 communiquer entre eux, les spectateurs vont au-del\u00e0 de la g\u00eane sociale et entrent dans une dimension ludique. Les diff\u00e9rences s\u2019effacent, et la collaboration se construit. L\u2019exp\u00e9rience se veut d\u2019ailleurs interg\u00e9n\u00e9rationnelle, encourageant les enfants, les adolescents et les adultes \u00e0 travailler ensemble. La coh\u00e9sion s\u2019affermit encore lorsqu\u2019une fois tous les effets th\u00e9\u00e2traux d\u00e9couverts, on ne peut lib\u00e9rer les deux \u201cprisonniers\u201d qu\u2019en se mettant d\u2019accord pour effectuer tous ensemble la m\u00eame action : jusqu\u2019au bout, on se laisse volontiers surprendre.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>23 novembre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/claire-cornaz\/\">Claire Cornaz <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.amstramgram.ch\/fr\/programme\/twist\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Con\u00e7u par Cie Yan Duyvendak et les game designers Kaedama (Corentin Lebrat et Th\u00e9o Rivi\u00e8re) \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram \/ Du 17 au 20 novembre 2022 \/ critique par Claire Cornaz .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16539,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,143],"tags":[263],"class_list":["post-16537","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-am-stram-gram-geneve","tag-claire-cornaz"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16537","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16537"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16537\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19765,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16537\/revisions\/19765"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16539"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16537"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16537"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16537"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}