{"id":16464,"date":"2022-10-26T11:45:05","date_gmt":"2022-10-26T09:45:05","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16464"},"modified":"2025-02-07T12:28:42","modified_gmt":"2025-02-07T11:28:42","slug":"les-fourberies-de-scapin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/10\/les-fourberies-de-scapin\/","title":{"rendered":"Les Fourberies de Scapin"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Les Fourberies de Scapin<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">D\u2019apr\u00e8s Moli\u00e8re \/ mise en sc\u00e8ne Omar Porras, Teatro Malandro \/ TKM -Th\u00e9\u00e2tre Kl\u00e9ber-M\u00e9leau \/ du 27 septembre au 23 octobre 2022 [puis du 13 au 23 d\u00e9cembre 2022] \/ critiques par M\u00e9lanie Carrel et Sylvain Grangier . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Festives fourberies<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 octobre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/melanie-carrel\/\">M\u00e9lanie Carrel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"519\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/scapin_IN_MEL-1024x519.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16459\" style=\"width:306px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/scapin_IN_MEL-1024x519.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/scapin_IN_MEL-300x152.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/scapin_IN_MEL-250x127.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/scapin_IN_MEL-768x389.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/scapin_IN_MEL.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 TKM<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>13 ans apr\u00e8s leur cr\u00e9ation au Th\u00e9\u00e2tre de Carouge, <\/em>les Fourberies de Scapin <em>du Teatro Malandro renaissent de leurs cendres pour enflammer le public du TKM.<\/em><em> <\/em><em>Un spectacle d\u00e9brid\u00e9 et populaire qui tire tous les fils de l\u2019humour au service d\u2019une com\u00e9die aussi d\u00e9jant\u00e9e que d\u00e9licieuse.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Noir salle. Un bistrot-guinguette appara\u00eet, illumin\u00e9 par un juke-box et une lampe vacillante. Au loin, une ville aux airs de livre pop-up se d\u00e9tache d\u2019un ciel bleu aux nuages dodus, situant d\u2019embl\u00e9e l\u2019action dans un monde \u00e0 l\u2019imaginaire d\u00e9cal\u00e9. L\u2019espace du bistrot est compl\u00e9t\u00e9 par des toilettes \u00e0 jardin et une cuisine \u00e0 cour, que l\u2019on devine \u00e0 travers une porte battante et un rideau multicolore. La fen\u00eatre du bistrot, donnant sur le lointain, permet une mise en sc\u00e8ne cocasse de l\u2019arriv\u00e9e et du d\u00e9part des personnages. Con\u00e7ue tout en profondeur et en transparence, la sc\u00e9nographie offre aux com\u00e9diens de multiples espaces de jeu \u00e0 la fois sur et hors sc\u00e8ne qui nourrissent l\u2019imagination du public.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce bistrot accueille les soucis de c\u0153ur d\u2019Octave, qui s\u2019est secr\u00e8tement mari\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9lue de son c\u0153ur et ceux de L\u00e9andre, qui s\u2019est \u00e9pris d\u2019une jeune esclave \u00e9gyptienne. Tous deux vont faire appel au valet Scapin, connu pour sa ruse et sa force de persuasion, afin de r\u00e9gler leurs probl\u00e8mes respectifs&nbsp;: maintenir le mariage avec Hyacinthe pour Octave et d\u00e9livrer Zerbinette de l\u2019esclavage pour L\u00e9andre. \u00c0 partir de ce moment, le public se d\u00e9lecte des tours de passe-passe imagin\u00e9s par Scapin qui m\u00e8ne adroitement le p\u00e8re d\u2019Octave et la m\u00e8re de L\u00e9andre par le bout du nez.<\/p>\n\n\n\n<p>Les costumes kitsch aux couleurs franches, les postiches et les perruques donnent une allure surnaturelle aux personnages. Tout ceci est encore renforc\u00e9 par la direction d\u2019acteur, tr\u00e8s corporelle, de Porras, qui demande \u00e0 ses com\u00e9diens une performance physique impressionnante, qu\u2019il s\u2019agisse du corps vo\u00fbt\u00e9 de Monsieur Argante ou l\u2019inclinaison et l\u2019agilit\u00e9 de Scapin, si caract\u00e9ristique de la corporalit\u00e9 des <em>zanni<\/em> de la <em>commedia dell\u2019arte<\/em>. Un jeu aux mouvements rythm\u00e9s, marquant les accents soit du texte, soit de la musique, vient enrichir la partition polyphonique qu\u2019est ce spectacle.<\/p>\n\n\n\n<p>Aux c\u00f4t\u00e9s des personnages principaux, le public fait \u00e9galement la connaissance des employ\u00e9s du bistrot qui s\u2019affairent \u00e0 l\u2019entretien de l\u2019\u00e9tablissement avec une minutie et une lenteur \u00e0 toute \u00e9preuve. S\u2019occupant tant\u00f4t de la cuisine, tant\u00f4t de d\u00e9boucher les toilettes ou de polir avec soin tel ou tel objet d\u00e9coratif, ils insufflent un quotidien d\u00e9cal\u00e9 \u00e0 la farce de Moli\u00e8re. Responsables des changements de d\u00e9cor qu\u2019ils effectuent telle une grotesque chor\u00e9graphie, les employ\u00e9s du bistrot r\u00e9agissent \u00e9galement de fa\u00e7on chorale \u00e0 l\u2019action, comme un reflet d\u00e9form\u00e9 du public.<\/p>\n\n\n\n<p>Les spectateurs ne sont d\u2019ailleurs pas en reste et deviennent complices de Scapin. Le valet rus\u00e9 ne cesse de les taquiner et de leur demander de l\u2019aide, ne serait-ce que pour trouver Madame G\u00e9ronte ou pour faire peur \u00e0 l\u2019avare m\u00e9g\u00e8re en se faisant passer pour une arm\u00e9e de fantassins agit\u00e9s. Le public entretient ainsi une relation privil\u00e9gi\u00e9e avec l\u2019attachant fourbe et est int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 la farce. Le texte de Moli\u00e8re est agr\u00e9ment\u00e9 de quelques allusions \u00e0 l\u2019actualit\u00e9 politique (retraite des femmes \u00e0 65 ans, JO d\u2019hiver en Arabie saoudite\u2026) et de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la pop culture (Queen, Julio Iglesias\u2026), clins d\u2019\u0153il efficaces accueillis dans un (sou)rire entendu. Comme d\u2019habitude, la cr\u00e9ation du Teatro Malandro est un \u00e9v\u00e9nement non seulement th\u00e9\u00e2tral, mais \u00e9galement social, o\u00f9 sc\u00e8ne et salle se r\u00e9unissent pour f\u00eater l\u2019art et la vie sous une pluie de serpentins.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 octobre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/melanie-carrel\/\">M\u00e9lanie Carrel<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un cartoon festif sign\u00e9 Omar Porras <\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 octobre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sylvain-grangier\/\">Sylvain Grangier<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/Scapin_IN_Sylv-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16462\" style=\"width:314px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/Scapin_IN_Sylv-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/Scapin_IN_Sylv-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/Scapin_IN_Sylv-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/Scapin_IN_Sylv-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/Scapin_IN_Sylv.jpg 1050w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 TKM<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s une premi\u00e8re cr\u00e9ation en 2009, Omar Porras remonte ses <\/em>Fourberies de Scapin<em> \u00e0 l\u2019occasion des quatre cents ans de Moli\u00e8re. Entre farce et c\u00e9l\u00e9bration collective, ce festival color\u00e9 et jubilatoire a mis le feu \u00e0 Kl\u00e9ber-M\u00e9leau.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019action se d\u00e9roule dans un bar \u00e0 l\u2019ambiance sud-am\u00e9ricaine : trois pans de murs en carton-p\u00e2te dispos\u00e9s en perspective, peints \u00e0 grands coups de pinceaux. S\u2019y trouvent un juke-box, tables, serveuses et barmaid, tout est en place pour accueillir cette farce survitamin\u00e9e. Une vitalit\u00e9 toute carnavalesque qui n\u2019est pas sans rappeler un \u00e9pisode des Looney Tunes, ce qui se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre un choix on ne peut plus coh\u00e9rent tant la pi\u00e8ce de Moli\u00e8re regorge de coups de b\u00e2tons, de quiproquos et autres ruses. La violence, stylis\u00e9e, est doubl\u00e9e \u00e0 coups de sons tr\u00e8s cartoon. Ainsi, dans cette mise en sc\u00e8ne, cet humour d\u00e9jant\u00e9 est omnipr\u00e9sent : tout est pr\u00e9texte \u00e0 rire, et aucune occasion n\u2019est manqu\u00e9e. Or cette profusion de gags donne parfois une impression d\u2019exc\u00e8s, de trop chercher le rire \u00e0 tout prix, et par ailleurs, certains dialogues un peu criards peuvent faire grincer. Mais ces moments sont rares : il s\u2019agit d\u2019une goutte d\u2019eau am\u00e8re dans un oc\u00e9an de joie.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette esth\u00e9tique farcesque et cartoonesque est avant tout port\u00e9e par les acteur.ice.s. Tou.te.s font vivre les personnages \u00e0 travers une corporalit\u00e9 folle, t\u00e9moignant d\u2019une ma\u00eetrise virtuose. Chaque geste est une vibration g\u00e9n\u00e9reuse et l\u2019\u00e9nergie cin\u00e9tique qui s\u2019en d\u00e9gage alimente toute la salle en plaisirs. Les costumes, tr\u00e8s color\u00e9s, parviennent \u00e0 souligner nettement les diff\u00e9rents arch\u00e9types : le barbon, la vieille avare (G\u00e9ronte devenant chez Porras madame G\u00e9ronte), le jeune amoureux, et bien s\u00fbr le serviteur rus\u00e9. Mention sp\u00e9ciale \u00e0 ce Scapin d\u2019une force comique grandiose. Dans un esprit de caricature, certains traits physiques des personnages sont grossis par le biais d\u2019un postiche (un nez allong\u00e9, des oreilles agrandies). Sans les d\u00e9figurer compl\u00e8tement, ces grossissements les alt\u00e8rent juste ce qu\u2019il faut pour les transformer \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un personnage de bande dessin\u00e9e. Tout ceci participe \u00e0 un esprit de carnaval, tr\u00e8s festif.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019euphorie cartoonesque cr\u00e9e en effet une ambiance de f\u00eate, primordiale dans ce spectacle. Omar Porras lui-m\u00eame ne disait pas autre chose dans son discours avant la repr\u00e9sentation, remerciant le public de sa pr\u00e9sence, et l\u2019invitant \u00e0 c\u00e9l\u00e9brer ensemble le th\u00e9\u00e2tre. Une immense toile est alors suspendue sur le devant de la sc\u00e8ne, qui repr\u00e9sente \u00ab un arbre de la vie \u00bb nous explique Porras, compos\u00e9 de multiples morceaux peints \u00e0 l\u2019encre de chine \u2013 autre \u00e9l\u00e9ment li\u00e9 au dessin &#8211; par des spectateur.rice.s durant la pand\u00e9mie. Cet aspect collectif, populaire, est tr\u00e8s pr\u00e9sent dans le spectacle. Le contact avec le public n\u2019est pratiquement jamais rompu, notamment gr\u00e2ce au personnage de Scapin. Ce dernier rompt tr\u00e8s souvent le quatri\u00e8me mur, par un regard complice ou une adresse directe, comme lorsqu\u2019un personnage de dessin anim\u00e9 joue avec ses propres limites, sortant du cadre ou s\u2019adressant au t\u00e9l\u00e9spectateur. Mais cela peut aller plus loin encore, comme lorsqu\u2019il sollicite le public pour participer \u00e0 sa ruse, en faisant du bruit, en criant, en demandant \u00e0 un spectateur de le frapper avec un b\u00e2ton en mousse. Mais ce m\u00eame public en prend aussi pour son grade, \u00e9clabouss\u00e9 \u00e0 chaque fois que Scapin essore son mouchoir. La connivence peut \u00eatre aussi moins directe, comme lorsque des personnages lisent des articles de journaux : il est question du rel\u00e8vement de l\u2019\u00e2ge de la retraite des femmes en Suisse (95 ans tout de m\u00eame !) et de l\u2019organisation des jeux d\u2019hiver en Arabie Saoudite. Ces ajouts au texte de Moli\u00e8re sont de petites pointes de complicit\u00e9, mais au-del\u00e0 posent une<\/p>\n\n\n\n<p>question fondamentale : o\u00f9 est vraiment la farce ? Est-ce que la r\u00e9alit\u00e9 n\u2019est pas plus burlesque que toutes les fourberies de Scapin ? L\u2019irruption du r\u00e9el frappe encore plus fort \u00e0 la fin du spectacle : un technicien surgit, chuchote quelque chose \u00e0 l\u2019un des com\u00e9diens, tandis que le personnel d\u2019accueil fait irruption dans la salle de m\u00eame qu\u2019Omar Porras qui court en coulisse. Le com\u00e9dien nous annonce que le spectacle doit \u00eatre interrompu : le com\u00e9dien qui joue Scapin a eu un accident en coulisses, qu\u2019on a appel\u00e9 les secours. C\u2019est faux bien s\u00fbr : on am\u00e8ne Scapin sur un brancard, nouvelle ruse. Mais la mise en sc\u00e8ne est suffisamment r\u00e9aliste et la rupture tellement nette pour que le doute s\u2019immisce. Mais d\u00e8s le retour de la farce, on pardonne, comme on pardonne \u00e0 Scapin dans l\u2019histoire. Ce coup de th\u00e9\u00e2tre pr\u00e9pare en creux le final, grandiose, tout en chansons et accompagn\u00e9 d\u2019une pluie de serpentins et de cotillons sur le public. Si les couleurs et l\u2019esth\u00e9tique sud-am\u00e9ricaine rappelaient la f\u00eate des Morts, ce spectacle est sans nul doute une f\u00eate de la vie.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>26 octobre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0<a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sylvain-grangier\/\">Sylvain Grangier<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.tkm.ch\/representation\/les-fourberies-de-scapin-2\/\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u2019apr\u00e8s Moli\u00e8re \/ mise en sc\u00e8ne Omar Porras, Teatro Malandro \/ TKM -Th\u00e9\u00e2tre Kl\u00e9ber-M\u00e9leau \/ du 27 septembre au 23 octobre 2022 [puis du 13 au 23 d\u00e9cembre 2022] \/ critiques par M\u00e9lanie Carrel et Sylvain Grangier .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16465,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,170],"tags":[309,267],"class_list":["post-16464","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-tkm-theatre-kleber-meleau","tag-melanie-carrel-2","tag-sylvain-grangier"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16464","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16464"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16464\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21932,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16464\/revisions\/21932"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16465"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16464"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16464"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16464"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}