{"id":16417,"date":"2022-10-11T10:29:49","date_gmt":"2022-10-11T08:29:49","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16417"},"modified":"2025-03-06T11:16:01","modified_gmt":"2025-03-06T10:16:01","slug":"aveugles-ou-comment-se-donner-du-courage-pour-agir-ensemble","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/10\/aveugles-ou-comment-se-donner-du-courage-pour-agir-ensemble\/","title":{"rendered":"Aveugles ou comment se donner du courage pour agir ensemble"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Aveugles ou comment se donner du courage pour agir ensemble<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">\u00c9criture et jeu Le joli collectif (Marie-Lis Cabri\u00e8res, Vincent Collet, Fanny Fezans, Vincent Voisin) \/ mise en sc\u00e8ne de Vincent Collet, avec la collaboration de Pierre D\u00e9aux \/ La Grange \u2013 Centre \/ Arts et Science \/ UNIL \/ du 6 au 7 octobre 2022 \/ critique par Cl\u00e9mentine Glardon . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le voyage par l\u2019imagination<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 octobre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/clementine-glardon\/\">Cl\u00e9mentine Glardon <\/a>\u00a0 <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/celine-bignotti\/\"> <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/aveugles-2018-2alois-lecerf-1920x1280-1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16414\" style=\"width:325px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/aveugles-2018-2alois-lecerf-1920x1280-1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/aveugles-2018-2alois-lecerf-1920x1280-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/aveugles-2018-2alois-lecerf-1920x1280-1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/aveugles-2018-2alois-lecerf-1920x1280-1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/aveugles-2018-2alois-lecerf-1920x1280-1-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/10\/aveugles-2018-2alois-lecerf-1920x1280-1.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 David Bormans<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Vincent Collet propose une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre sur la mani\u00e8re d\u2019agir en groupe. La pi\u00e8ce s\u2019inscrit dans une r\u00e9flexion sur la mani\u00e8re de concilier l\u2019individu et le collectif. Quatre personnages, deux femmes et deux hommes, r\u00e9fl\u00e9chissent ensemble au moyen de sortir un groupe de l\u2019inertie et de cr\u00e9er une action collective. Pour y parvenir, ils imaginent diff\u00e9rentes exp\u00e9riences, sans les concr\u00e9tiser, qui les am\u00e8nent \u00e0 tester toutes sortes de situations par la pens\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce est tr\u00e8s librement adapt\u00e9e des <em>Aveugles<\/em> de Maurice Maeterlinck, qui \u00e9voque un groupe d\u2019aveugles parti en promenade avec un pr\u00eatre. Mais leur guide meurt et le groupe se retrouve livr\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame. Ils discutent alors de la conduite \u00e0 tenir, sans pour autant r\u00e9ussir \u00e0 agir. Ces questionnements servent de point de d\u00e9part \u00e0 la pi\u00e8ce de Vincent Collet.<\/p>\n\n\n\n<p>Le dispositif choisi est tr\u00e8s \u00e9pur\u00e9. Le plateau est nu, quatre chaises sont plac\u00e9es en demi-cercle, face au public, suffisamment proches pour que les personnages puissent discuter et assez \u00e9loign\u00e9es pour qu\u2019aucun d\u2019eux ne puisse se toucher. Tout au long de la pi\u00e8ce, ils restent sur leur si\u00e8ge et \u00e9changent sur leurs id\u00e9es. La simplicit\u00e9 de ce dispositif donne une grande place aux dialogues et \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience de pens\u00e9e&nbsp;: comment essayer de percevoir ce qu\u2019ont ressenti les aveugles livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames&nbsp;? Et comment faire l\u2019exp\u00e9rience de leur d\u00e9sarroi face \u00e0 l\u2019inconnu&nbsp;? Petit \u00e0 petit, le questionnement \u00e9volue. De nouveaux enjeux surgissent : comment agir en collectif, mais sans que personne n\u2019ait l\u2019ascendant sur les autres&nbsp;? L\u2019envie d\u2019exp\u00e9rimenter est au c\u0153ur des d\u00e9bats, mais finalement, aucun des personnages ne r\u00e9ussit \u00e0 passer \u00e0 l\u2019acte. L\u2019exp\u00e9rience devient fantasm\u00e9e et souvent comique. Gr\u00e2ce \u00e0 leur imagination, les personnages font l\u2019essai de bien plus de possibilit\u00e9s que s\u2019ils avaient concr\u00e9tis\u00e9 une exp\u00e9rience. Par leurs paroles, ils voyagent et emm\u00e8nent les spectateurs dans diff\u00e9rents lieux. Non contents de se d\u00e9placer virtuellement dans l\u2019espace, ils font exister par leur seul discours une vache, un faon ou encore un propri\u00e9taire m\u00e9content. Ils vont jusqu\u2019\u00e0 cr\u00e9er des interactions avec eux.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le d\u00e9cor est tr\u00e8s d\u00e9pouill\u00e9, les lumi\u00e8res accompagnent beaucoup le jeu des com\u00e9diens. Elles permettent de changer d\u2019atmosph\u00e8re. Elles s\u2019accordent avec les tentatives d\u2019exp\u00e9riences imagin\u00e9es. Elles \u00e9voquent le lieu auquel les personnages pensent&nbsp;: un champ verdoyant, les dunes d\u2019une plage, la mer. Ainsi, elles resserrent l\u2019espace sc\u00e9nique ou mettent en avant l\u2019un des protagonistes, emport\u00e9 par son imagination. Le public se laisse lui aussi emporter par les r\u00e9cits d\u2019exp\u00e9rience et on finit par ne plus savoir si celles-ci se passent dans l\u2019esprit des personnages, si c\u2019est le souvenir d\u2019une exp\u00e9rience pass\u00e9e ou si elles sont vraiment v\u00e9cues. Il y a un basculement&nbsp;: l\u2019action collective ne passe plus par les gestes concrets, mais par les mots et l\u2019imagination.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle invite donc \u00e0 une exp\u00e9rience de pens\u00e9e, pose beaucoup de questions, sans pour autant y apporter des r\u00e9ponses. Et s\u2019il n\u2019y a pas de solutions claires, c\u2019est peut-\u00eatre qu\u2019il faut poursuivre la r\u00e9flexion individuellement.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 octobre 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/clementine-glardon\/\">Cl\u00e9mentine Glardon <\/a>\u00a0 <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/celine-bignotti\/\"> <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p> <a href=\"https:\/\/www.grange-unil.ch\/evenement\/aveugles-ou-comment-se-donner-du-courage-pour-agir-ensemble\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9criture et jeu Le joli collectif (Marie-Lis Cabri\u00e8res, Vincent Collet, Fanny Fezans, Vincent Voisin) \/ mise en sc\u00e8ne de Vincent Collet, avec la collaboration de Pierre D\u00e9aux \/ La Grange \u2013 Centre \/ Arts et Science \/ UNIL \/ du 6 au 7 octobre 2022 \/ critique par Cl\u00e9mentine Glardon .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16418,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,5,38],"tags":[262],"class_list":["post-16417","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-la-grange","category-spectacle","tag-clementine-glardon"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16417","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16417"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16417\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22925,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16417\/revisions\/22925"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16418"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16417"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16417"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16417"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}