{"id":16346,"date":"2022-05-12T20:31:12","date_gmt":"2022-05-12T18:31:12","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16346"},"modified":"2025-02-07T12:30:17","modified_gmt":"2025-02-07T11:30:17","slug":"le-colibri","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/05\/le-colibri\/","title":{"rendered":"Le Colibri"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Le Colibri<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Texte d\u2019\u00c9lisa Shua Dusapin \/ Mise en sc\u00e8ne par Joan Mompart \/ Musique de Christophe Sturzenegger \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram \/ Du 10 mai au 15 mai 2022 \/ critiques par Claire Cornaz et C\u00e9line Bignotti . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un envol enchanteur<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mai 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/claire-cornaz\/\">Claire Cornaz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"740\" height=\"493\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/colibri2d.JPG-740x493-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16344\" style=\"width:331px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/colibri2d.JPG-740x493-1.jpg 740w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/colibri2d.JPG-740x493-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/colibri2d.JPG-740x493-1-250x167.jpg 250w\" sizes=\"auto, (max-width: 740px) 100vw, 740px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Sofi Nadler<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>En ce d\u00e9but de mois de mai, le Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram ainsi que l\u2019Orchestre de la Suisse Romande pr\u00e9sentent <\/em>Le Colibri,<em> fruit de la collaboration entre l\u2019autrice \u00c9lisa Shua Dusapin, le compositeur Christophe Sturzenegger et le metteur en sc\u00e8ne Joan Mompart. \u00c0 la suite du spectacle, <\/em>Le Colibri <em>est devenu un livre illustr\u00e9 par H\u00e9l\u00e8ne Becquelin, parall\u00e8lement produit en livre-audio avec les compositions de Christophe Sturzenegger. Le spectacle \u00e9voque la rencontre entre le jeune C\u00e9lestin et Lotte (prononc\u00e9 Lott\u00c9), mais aussi, en parall\u00e8le, le r\u00e9veil d\u2019un petit colibri qui sort petit-\u00e0-petit de sa torpeur, afin de s\u2019envoler dans le ciel, les ailes plus l\u00e9g\u00e8res.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Tout se passe sur un toit, repr\u00e9sent\u00e9 ici par une sc\u00e8ne en pente, qui produit comme une sensation de vertige. C\u2019est aussi un vertige qu\u2019\u00e9prouve C\u00e9lestin, qui vient d\u2019arriver en ville apr\u00e8s avoir d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 de sa maison au bord de la mer. Il transporte avec lui des coquillages, ses angoisses, ses fant\u00f4mes, et une torpeur similaire \u00e0 celle dans laquelle se trouve le petit colibri que son grand-fr\u00e8re, C\u00e9lin, lui apporte. La jeune Lotte aide C\u00e9lestin \u00e0 s\u2019\u00e9veiller de cette torpeur. Ce dernier se d\u00e9barrasse petit \u00e0 petit de sa chrysalide vestimentaire, retirant sa capuche et son pull au fur et \u00e0 mesure qu\u2019il s\u2019ouvre \u00e0 sa nouvelle amie. La musique rythme cette m\u00e9tamorphose, apr\u00e8s avoir ouvert la pi\u00e8ce sur la danse de Lotte. La lumi\u00e8re changeant de couleur rend visibles et accentue les changements de sc\u00e8nes, la plupart du temps accompagn\u00e9s par les th\u00e8mes de Christophe Sturzenegger, interpr\u00e9t\u00e9s par l\u2019OSR ou le Coll\u00e8ge de Gen\u00e8ve dans la fosse, en contrebas du manteau de sc\u00e8ne. Ces changements de tons color\u00e9s et musicaux produisent aussi une ambiance dans laquelle on se perd, avec quelques projections d\u2019images parfois fixes, parfois l\u00e9g\u00e8rement anim\u00e9es, qui \u00e9tayent et illustrent les \u00e9changes entre les personnages au fil des sc\u00e8nes. \u00c9lisa Shua Dusapin, lors d\u2019un bord de sc\u00e8ne, confirmait que la composition de la musique et le processus d\u2019\u00e9criture des personnages ont \u00e9t\u00e9 li\u00e9s depuis le d\u00e9but du projet. Il n\u2019est donc pas \u00e9tonnant de voir les personnages de Lotte ou C\u00e9lin danser lors des transitions entre les sc\u00e8nes, exprimant corporellement leur personnalit\u00e9, leurs \u00e9motions, leur r\u00f4le et leur histoire.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Colibri<\/em> est un spectacle touchant, qui parvient \u00e0 d\u00e9velopper avec pr\u00e9cision des th\u00e9matiques intimes. Aux nombreuses collaborations artistiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre r\u00e9pondent les collaborations entre les personnages eux-m\u00eames, qui apprennent \u00e0 se conna\u00eetre et deviennent partenaires pour aider un oiseau \u00e0 s\u2019\u00e9veiller de sa torpeur, \u00e0 se red\u00e9ployer gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019amour qu\u2019on lui porte. C\u2019est avec une boule \u00e0 la gorge qu\u2019on applaudit le final de ce spectacle, se demandant s\u2019il ne s\u2019agit pas en fait d\u2019un colibri d\u2019\u00e9motions qui s\u2019est coinc\u00e9 l\u00e0, et qui chercherait seulement \u00e0 s\u2019envoler de plus belle.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>12 mai 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/claire-cornaz\/\">Claire Cornaz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un petit soulagement pour l&rsquo;\u00e2me<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 mai 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/celine-bignotti\/\">C\u00e9line Bignotti <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"740\" height=\"520\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/col3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16371\" style=\"width:296px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/col3.jpg 740w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/col3-285x200.jpg 285w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/col3-242x170.jpg 242w\" sizes=\"auto, (max-width: 740px) 100vw, 740px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Sofi Nadler<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>De la collaboration entre le metteur en sc\u00e8ne Joan Mompart, l\u2019autrice \u00c9lisa Shua Dusapin et l\u2019Orchestre de la Suisse Romand (OSR) est n\u00e9 Le Colibri, un spectacle pour les plus jeunes, mais qui r\u00e9chauffe m\u00eame les c\u0153urs des plus anciens. Parall\u00e8lement para\u00eet un livre illustr\u00e9<\/em> <em>par H\u00e9l\u00e8ne Becquelin, qui s\u2019inspire directement du spectacle, et dont la version livre-audio permet aussi d\u2019\u00e9couter les compositions de Christophe Sturzenegger.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Colibri raconte l\u2019histoire de deux jeunes gens, Lotte (\u00e0 prononcer Lott\u00e9, pour \u00e9viter, comme le dit la protagoniste, de confondre avec le nom du poisson), interpr\u00e9t\u00e9e par Cl\u00e9mentine Le Bas, et C\u00e9lestin (Mathieu Fernandez-Villacanas). Ce dernier vient de d\u00e9m\u00e9nager de sa maison au bord de la mer. Ils se rencontrent sur un toit repr\u00e9sent\u00e9 par une sc\u00e8ne en pente qui <\/em>recr\u00e9e une sensation de vertige, \u00e0 l\u2019image de la condition psychologique des personnages, en particulier de C\u00e9lestin, dont l&rsquo;\u00e9panouissement personnel progressif constitue le sujet du spectacle. <em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le blocage \u00e9motionnel de C\u00e9lestin entrave sa relation amoureuse-amicale avec Lotte, mais un jour,<a> <\/a>le gar\u00e7on re\u00e7oit en cadeau de son fr\u00e8re C\u00e9lin (Matteo Prandi) qui se pr\u00e9sente<a> <\/a><\/em>comme une apparition ang\u00e9lique<em>, un colibri qui semble \u00eatre<a> <\/a><\/em>\u00ab <em>en torpeur <\/em>\u00bb<em>. Lotte et C\u00e9lestin s&rsquo;occupent du petit oiseau et le temps pass\u00e9 ensemble leur permet de mieux se conna\u00eetre et d&rsquo;\u00e9vacuer le chagrin li\u00e9 \u00e0 <\/em>ce qu\u2019on comprend peu \u00e0 peu comme \u00e9tant le deuil du fr\u00e8re<em>, C\u00e9lestin gr\u00e2ce \u00e0 Lotte parvient \u00e0 sortir de sa torpeur similaire \u00e0 celle du colibri. <\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Je d\u00e9crirais ce spectacle avec les m\u00eames adjectifs que ceux avec lesquels on peut d\u00e9crire un colibri dont l&rsquo;essence est par nature <em>d\u00e9licate<\/em>, dont les mouvements sont <em>gracieux<\/em> et dont le chant est <em>harmonieux<\/em>. C\u2019est un spectacle extr\u00eamement \u00e9motionnel, qui aborde de mani\u00e8re douce et d\u00e9licate des sujets assez forts comme le deuil, ce qui n&rsquo;est jamais facile \u00e0 pr\u00e9senter aux enfants. Tout devient alors une m\u00e9taphore et un monde fantastique et f\u00e9erique est cr\u00e9\u00e9 \u00e0 travers lequel l&rsquo;enfant peut aborder (peut-\u00eatre avec le soutien d\u2019un projet de m\u00e9diation) ces th\u00e8mes existentiels. Le colibri devient alors le pont entre la vie et la mort, et \u00e0 cet \u00e9gard la comparaison que fait C\u00e9lestin entre le poids du petit oiseau (6 grammes environ), symbole de vitalit\u00e9, et le poids, selon les scientifiques, de notre souffle au moment de la mort (21 grammes environ) est int\u00e9ressante.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>un entretien accord\u00e9 lors de l\u2019\u00e9mission Vertigo (RTS),<\/em> <em>\u00c9lisa Shua Dusapin raconte elle-m\u00eame l\u2019importance des \u00e9motions dans cette histoire qui, surtout pour le jeune public, ne doit pas \u00eatre comprise avec le cerveau mais avec le c\u0153ur.<\/em> En effet, c&rsquo;est un spectacle qui touche les cordes sensibles de chacun&nbsp;: les plus \u00e2g\u00e9s auront peut-\u00eatre la nostalgie de l&rsquo;innocence qui s\u2019en d\u00e9gage, et les plus jeunes seront au contraire enchant\u00e9s par les merveilleuses couleurs et les effets sp\u00e9ciaux comme la pluie de fleurs chatoyantes que Lotte utilise pour d\u00e9corer la coquille sous laquelle repose le pauvre oiseau, ou encore la fum\u00e9e qui recr\u00e9e les nuages du ciel ou les vagues de la mer et dans laquelle, \u00e0 la fin du spectacle, disparait l\u2019\u00e2me de C\u00e9lin avec le colibri enfin \u00e9veill\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;atmosph\u00e8re onirique qui caract\u00e9rise l&rsquo;ensemble de la repr\u00e9sentation fait penser aux s\u00e9quences de danse accompagn\u00e9es de musique classique dans le film d\u2019animation Disney <em>Fantasia<\/em> (1940) o\u00f9 des s\u00e9quences musicales sur des fonds color\u00e9s racontent l&rsquo;histoire de personnages fantastiques. En reprenant les mots de Joan Mompart dans un entretien pour <em>Cult.ge<\/em>&nbsp;: \u00ab<em> La musique de Christophe Sturzenegger, ce n\u2019est pas un d\u00e9cor, mais un partenaire qui universalise la pi\u00e8ce<\/em> \u00bb. Gr\u00e2ce \u00e0 la musique de l&rsquo;orchestre en direct (les repr\u00e9sentations des 14 et 15 mai ont \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9es par L\u2019Orchestre du Coll\u00e8ge de Gen\u00e8ve) et aux gracieuses et \u00e9loquentes s\u00e9quences de danse associ\u00e9es aux personnages de Lotte et C\u00e9lin, il a \u00e9t\u00e9 possible de rendre compr\u00e9hensible \u00e0 tous.x.tes le message de ce merveilleux projet d&rsquo;art total, qui pourrait \u00eatre r\u00e9sum\u00e9 par une c\u00e9l\u00e8bre phrase de l\u2019\u00e9crivain italien Italo Calvino&nbsp;: \u00ab Prenez la vie \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re, cette l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 n&rsquo;est pas superficialit\u00e9, mais glisse sur les choses d&rsquo;en haut&nbsp;; ne pas avoir de rochers sur le c\u0153ur \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>19 mai 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/celine-bignotti\/\">C\u00e9line Bignotti <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.amstramgram.ch\/fr\/programme\/le-colibri\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte d\u2019\u00c9lisa Shua Dusapin \/ Mise en sc\u00e8ne par Joan Mompart \/ Musique de Christophe Sturzenegger \/ Th\u00e9\u00e2tre Am Stram Gram \/ Du 10 mai au 15 mai 2022 \/ critiques par Claire Cornaz et C\u00e9line Bignotti .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16347,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,143],"tags":[251,263],"class_list":["post-16346","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-am-stram-gram-geneve","tag-celine-bignotti","tag-claire-cornaz"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16346","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16346"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16346\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19553,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16346\/revisions\/19553"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16347"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16346"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16346"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16346"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}