{"id":16311,"date":"2022-05-10T19:02:02","date_gmt":"2022-05-10T17:02:02","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16311"},"modified":"2025-02-07T12:31:19","modified_gmt":"2025-02-07T11:31:19","slug":"un-fil-a-la-patte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/05\/un-fil-a-la-patte\/","title":{"rendered":"Un Fil \u00e0 la patte"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Un Fil \u00e0 la patte<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Texte de Georges Feydeau \/ Mise en sc\u00e8ne de Julien George \/ Th\u00e9\u00e2tre Kl\u00e9ber-M\u00e9leau \/ du 3 au 15 mai 2022 \/ Critiques par Stella Wohlers et Sarah Neu . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une repr\u00e9sentation multim\u00e9dia&nbsp;?<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mai 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp; <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/stella-wohlers\/\">Stella Wohlers<\/a> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_web-9828-1050x700-1-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16302\" style=\"width:301px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_web-9828-1050x700-1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_web-9828-1050x700-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_web-9828-1050x700-1-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_web-9828-1050x700-1-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_web-9828-1050x700-1.jpg 1050w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Carole Parodi <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 sur <\/em>La Puce \u00e0 l\u2019oreille<em> et <\/em>L\u00e9onie est en avance<em>, Julien George revient avec une nouvelle pi\u00e8ce de Georges Feydeau au TKM. Haut en couleur et en rebondissements, ce vaudeville domin\u00e9 par des mensonges, quiproquos et courses-poursuites provoque l\u2019hilarit\u00e9 des spectateurs depuis mardi dernier.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les visites ne cessent de d\u00e9filer dans le salon de Lucette Gautier : son amant Fernand de Bois d\u2019Enghien qui doit signer son contrat de mariage avec une riche h\u00e9riti\u00e8re le soir m\u00eame, Bouzin, le clerc de notaire et auteur de chansons \u00ab&nbsp;stupides&nbsp;\u00bb, Marceline, de Fontanet, Cheneviette, la Baronne, future belle-m\u00e8re de Fernand qui cherche \u00e0 recruter Lucette pour chanter \u00e0 la signature du contrat de mariage de sa fille et le G\u00e9n\u00e9ral Irrigua venu courtiser Lucette. Julien George pr\u00e9sente cet imbroglio d\u2019une mani\u00e8re qui rappelle la bande dessin\u00e9e ou les dessins anim\u00e9s et donne \u00e0 la pi\u00e8ce toute l\u2019ardeur et la vie qu\u2019un vaudeville requiert, poussant l\u2019outrance au plus haut point.<\/p>\n\n\n\n<p>Les teintes rouges du salon et les couleurs vives des tenues des personnages, le bleu de la jupe de Lucette, le violet du costume de Fontanet, ou encore le orange de la robe de Marceline, forment un visuel des plus \u00e9clatants. Le jeu des personnages est rapide et extravagant. Leur gestuelle est appuy\u00e9e, tout particuli\u00e8rement celle de Bouzin (David Casada) et du G\u00e9n\u00e9ral Irrigua (Fr\u00e9d\u00e9ric Landenberg). Droit comme un b\u00e2ton dans son ensemble rose fuchsia, la main accroch\u00e9e \u00e0 sa veste flamboyante par\u00e9e de plume, le riche G\u00e9n\u00e9ral au tr\u00e8s fort accent hispanique se laisse emporter par la col\u00e8re et tente co\u00fbte que co\u00fbte d\u2019\u00e9liminer l\u2019amant de Lucette. Les mimiques de Bouzin, dont la gestuelle saccad\u00e9e, les expressions exag\u00e9r\u00e9es et le maquillage blanc font penser aux mimes, sont souvent accompagn\u00e9es de sonorit\u00e9s. Lorsqu\u2019il s\u2019assied, son si\u00e8ge \u00e9met un bruit de klaxon, comme le ferait le nez d\u2019un clown.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus tard, les moments de disputes corps \u00e0 corps sont pr\u00e9cis\u00e9ment chor\u00e9graphi\u00e9s et accompagn\u00e9s d\u2019une musique qui s\u2019acc\u00e9l\u00e8re. C\u2019est notamment le cas lorsque le G\u00e9n\u00e9ral saisit Bouzin par le v\u00eatement, bien d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 se d\u00e9barrasser de lui. Il le poursuit ensuite jusque dans la cuisine hors sc\u00e8ne et des bruits de casseroles et de vaisselle bris\u00e9e r\u00e9sonnent, ce qui rappelle certaines courses-poursuites de <em>Tom et Jerry<\/em>. Dans le troisi\u00e8me acte, Bouzin est invit\u00e9 \u00e0 entrer dans le cabinet de toilette de Fernand et, au lieu de passer par la porte, David Casada traverse le mur vide qui s\u00e9pare la pi\u00e8ce du hall d\u2019escalier. Ce jeu avec le d\u00e9cor fait penser \u00e0 certains \u00e9pisodes de bande dessin\u00e9e o\u00f9 le personnage sort de sa case. Il glisse \u00e9galement sur toute la rampe d\u2019escalier comme le feraient des personnages de dessins anim\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Julien George utilise des codes propres \u00e0 des m\u00e9dias familiers de tous les spectateurs qu\u2019il int\u00e8gre dans le jeu th\u00e9\u00e2tral. Il parvient \u00e0 explorer les possibilit\u00e9s du comique de jeu du vaudeville \u00e0 travers ce proc\u00e9d\u00e9 qui prend toute sa place dans cette proposition de mise en sc\u00e8ne, comme en t\u00e9moignent les nombreux rires dans la salle du TKM.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mai 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par&nbsp; <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/stella-wohlers\/\">Stella Wohlers<\/a> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Un vaudeville aux allures de cartoon<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mai 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sarah-neu\/\">Sarah Neu<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_HD-77-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16308\" style=\"width:275px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_HD-77-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_HD-77-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_HD-77-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_HD-77-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/05\/\u00a9CaroleParodi_HD-77.jpg 1050w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Carole Parodi <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Com\u00e9dien et metteur en sc\u00e8ne romand, Julien George s\u2019applique pour la troisi\u00e8me fois \u00e0 mettre en sc\u00e8ne du Georges Feydeau, apr\u00e8s <\/em>La Puce \u00e0 l\u2019oreille<em>, 2012 et <\/em>L\u00e9onie est en avance<em>, 2014. Sur ce spectacle, qui tourne depuis f\u00e9vrier 2022 en Suisse romande, il r\u00e9unit en grande partie la m\u00eame \u00e9quipe qu\u2019en 2012, une grande troupe complice qui sait honorer l\u2019ingr\u00e9dient fondamental de la r\u00e9ussite de cette pi\u00e8ce&nbsp;: les relations entre les personnages. Ainsi, le jeu est orchestr\u00e9 par douze com\u00e9diens et com\u00e9diennes qui assurent le d\u00e9roul\u00e9 burlesque de l\u2019intrigue par une m\u00e9canique comique hautement millim\u00e9tr\u00e9e.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En bon vaudeville, <em>Un Fil \u00e0 la patte<\/em> repose sur une intrigue construite de quiproquos et de rebondissements. L\u2019affaire est pourtant simple&nbsp;: Monsieur Fernand De Bois d\u2019Enghien s\u2019est engag\u00e9 \u00e0 \u00e9pouser la jeune Viviane Duverger, fille d\u2019une baronne distingu\u00e9e. Or, ce dernier n\u2019a pas l\u2019air encore s\u00fbr de vouloir mettre un terme \u00e0 sa liaison avec la chanteuse de caf\u00e9-concert Lucette Gautier. Le malheureux, trop l\u00e2che pour assumer la situation aupr\u00e8s de son amante, jongle maladroitement afin de se maintenir \u00e0 couvert sur les deux terrains. La situation le d\u00e9passe d\u00e9finitivement \u00e0 l\u2019acte II, lorsqu\u2019il se rend compte que c\u2019est Lucette Gautier elle-m\u00eame qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue pour faire le r\u00e9cital chez la baronne \u00e0 l\u2019occasion de la signature du contrat de mariage. Parall\u00e8lement \u00e0 cet imbroglio, d\u2019autres quiproquos se tissent. On retrouve par exemple le g\u00e9n\u00e9ral Irrigua (typ\u00e9 par un solide accent hispanique), traquant le mauvais concurrent, le ridicule Bonzin, pour s\u2019offrir la chance de courtiser Lucette Gautier en exclusivit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>De cette mani\u00e8re, les ressorts de l\u2019intrigue de la pi\u00e8ce de Feydeau ne reposent pas sur la psychologie des personnages, mais bien plut\u00f4t sur une bonne orchestration des chass\u00e9s-crois\u00e9s qui animent leurs d\u00e9placements. \u00c0 ce titre, la mise en sc\u00e8ne de Julien George rel\u00e8ve avec succ\u00e8s ce d\u00e9fi puisque les actions des com\u00e9dien\u00d7ne\u00d7s sont nettement chor\u00e9graphi\u00e9es. Certains gestes, comme le simple fait de se tourner vers une direction pour voir quelqu\u2019un arriver, sont amplifi\u00e9s par un effet chor\u00e9graphique induit par la superposition synchronis\u00e9e du m\u00eame geste effectu\u00e9 par plusieurs personnages. La transition entre chaque acte participe \u00e9galement aux rouages de cette grande m\u00e9canique. En effet, entre chaque acte, tous les com\u00e9dien\u00d7ne\u00d7s s\u2019appliquent, dans une ambiance lumineuse rouge, \u00e0 d\u00e9monter et remonter les \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cor selon une syst\u00e9matique millim\u00e9tr\u00e9e. L\u2019acte premier se d\u00e9roule dans le salon de Lucette Gautier et de sa s\u0153ur Marceline, pi\u00e8ce \u00e0 la vue du public, dont les portes dispos\u00e9es sur les parois lat\u00e9rales du d\u00e9cor laissent imaginer une salle \u00e0 manger \u00e0 jardin et un vestibule d\u2019entr\u00e9e \u00e0 cour. Les portes demeurent un accessoire \u00e9l\u00e9mentaire du comique burlesque de Feydeau, constituant le point de passage entre le visible et l\u2019invisible au cours de leurs quelques deux cents claquements durant la repr\u00e9sentation. La transition vers le deuxi\u00e8me acte d\u00e9place l\u2019intrigue dans l\u2019h\u00f4tel particulier de la Baronne, la sc\u00e9nographie laisse \u00e0 nouveau entrevoir une ouverture sur des espaces contingents et restitue les \u00e9l\u00e9ments de d\u00e9cor indiqu\u00e9s dans la pi\u00e8ce originale, \u00e0 savoir par exemple une m\u00e9ridienne ou un gu\u00e9ridon sur lequel tr\u00f4ne un timbre \u00e9lectrique. L\u2019appareil d\u00e9coratif du dernier acte offre quant \u00e0 lui une vision en \u00ab&nbsp;coupe&nbsp;\u00bb de l\u2019immeuble de Monsieur de De Bois d\u2019Enghien, laissant voir \u00e0 la fois sa cage d\u2019escalier et sa salle \u00e0 eau. La colorim\u00e9trie des espaces et les structures sc\u00e9nographiques choisies rappellent sur plusieurs \u00e9l\u00e9ments la mise en sc\u00e8ne de J\u00e9r\u00f4me Deschamps \u00e0 la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise en 2010.<\/p>\n\n\n\n<p>Les costumes hauts en couleurs p\u00e9tantes ou pastel ne correspondent pas sp\u00e9cifiquement \u00e0 un contexte historique pr\u00e9cis, mais leurs formes riches et vari\u00e9es se d\u00e9tachent de la toile de fond comme pour renforcer l\u2019univers <em>pop<\/em> \u00ab&nbsp;bande dessin\u00e9e&nbsp;\u00bb engag\u00e9 par le jeu des interpr\u00e8tes. Le comique de la pi\u00e8ce repose sur diff\u00e9rents ressorts. Si on retrouve les caract\u00e9ristiques burlesques et rocambolesques du vaudeville dans l\u2019intrigue, le texte est aussi richement fourni en jeux de langages, comme les langues diverses, accents et jeux de mots en t\u00e9moignent\u2026 En ce qui concerne le jeu, les com\u00e9dien\u00d7ne\u00d7s n\u2019insufflent pas n\u00e9cessairement le m\u00eame type de jeu \u00e0 tous les personnages, certains ayant des traits burlesques bien plus prononc\u00e9s que d\u2019autres. Cependant, une coh\u00e9rence est maintenue tout au long du spectacle, ce qui permet d\u2019\u2019installer une harmonie dans ce paysage bigarr\u00e9. \u00c0 titre d\u2019exemple, le personnage de Bouzin (brillamment jou\u00e9 par David Casada) est caricatur\u00e9 \u00e0 l\u2019extr\u00eame. Ce clerc de notaire et chanteur \u00e0 ses heures perdues se meut \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un pantomime, son corps se disloque comme un pantin d\u00e9sarticul\u00e9 et ses expressions faciales outranci\u00e8res sont renforc\u00e9es par un maquillage appuy\u00e9. L\u2019extravagance et le ridicule de Bouzin ne sont pas des caract\u00e9ristiques propres \u00e0 cette mise en sc\u00e8ne de la pi\u00e8ce, n\u00e9anmoins le personnage a ici la sp\u00e9cificit\u00e9 d\u2019\u00e9mettre par ses gestes des onomatop\u00e9es de bruitages de <em>Comics<\/em> (Bang, Doiiing, Paff, Zip,\u2026) lorsqu\u2019il touche \u00e0 quelque chose.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet univers <em>pop <\/em>empli de fra\u00eecheur, la force de cette mise en sc\u00e8ne rel\u00e8ve d\u2019une grande ma\u00eetrise de l\u2019articulation entre les douze interpr\u00e8tes et leurs multiples chass\u00e9s-crois\u00e9s sur le plateau. La salle rit de bon c\u0153ur tout du long. Le public est port\u00e9 par un spectacle frais, dynamique et il se fait entra\u00eener dans un ballet burlesque, haut en couleur, l\u00e9ger, presque enfantin&nbsp;: il en sort le sourire aux l\u00e8vres.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>10 mai 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/sarah-neu\/\">Sarah Neu<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.tkm.ch\/representation\/un-fil-a-la-patte-2\/\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte de Georges Feydeau \/ Mise en sc\u00e8ne de Julien George \/ Th\u00e9\u00e2tre Kl\u00e9ber-M\u00e9leau \/ du 3 au 15 mai 2022 \/ Critiques par Stella Wohlers et Sarah Neu .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16312,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,170],"tags":[235,233],"class_list":["post-16311","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-tkm-theatre-kleber-meleau","tag-sarah-neu","tag-stella-wohlers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16311","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16311"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16311\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19568,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16311\/revisions\/19568"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16312"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16311"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16311"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16311"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}