{"id":16246,"date":"2022-04-11T16:24:59","date_gmt":"2022-04-11T14:24:59","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16246"},"modified":"2025-02-07T12:32:17","modified_gmt":"2025-02-07T11:32:17","slug":"les-univers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/04\/les-univers\/","title":{"rendered":"Les Univers"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Les Univers<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Mise en sc\u00e8ne par Jo\u00ebl Maillard \/ Conception et \u00e9criture Tiphanie Bovay-Klameth, Jo\u00eblle Fontannaz, Nicole Genovese, Jo\u00ebl Maillard, Alexis Rime \/ Compagnie SNAUT \/ Tutu Production \/ L&rsquo; Arsenic Lausanne \/ du 5 au 10 avril 2022 \/ Critiques par No\u00e9mie Jeannet et Antoine Klotz . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Avons-nous r\u00e9ellement vu Les Univers&nbsp;?<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/noemie-jeannet\/\">No\u00e9mie Jeannet<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"973\" height=\"584\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Les-univers_Noemie-Jeannet.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-19777\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Les-univers_Noemie-Jeannet.jpg 973w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Les-univers_Noemie-Jeannet-300x180.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Les-univers_Noemie-Jeannet-250x150.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Les-univers_Noemie-Jeannet-768x461.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 973px) 100vw, 973px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Doroth\u00e9e Th\u00e9bert Filliger<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Inclure un concert de vari\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise dans un spectacle \u00e0 propos d\u2019un sujet scientifique tel que celui des univers parall\u00e8les, voil\u00e0 le d\u00e9fi relev\u00e9 par Jo\u00ebl Maillard et son \u00e9quipe. Tout en nous faisant profiter d\u2019un album fantasm\u00e9 regroupant des morceaux de grands noms de la musique francophone, Tiphanie Bovay-Klameth, Nicole Genovese et Jo\u00ebl Maillard nous emm\u00e8nent dans diff\u00e9rents espace-temps o\u00f9 d\u2019autres spectacles se d\u00e9roulent au m\u00eame moment. On finit par se demander quel est le spectacle principal\u2026S\u2019il y en a un&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but des <em>Univers<\/em>, il est encore difficile de savoir si nous assistons \u00e0 un concert de tubes un peu ringards d\u2019artistes internationaux ou \u00e0 un spectacle de th\u00e9\u00e2tre. En effet, nous retrouvons sur sc\u00e8ne un trio musical enjou\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e de nous interpr\u00e9ter les chansons de l\u2019album <em>D\u2019autres mondes sont possibles \u2013 une anthologie de la chanson parall\u00e8le <\/em>incluant des artistes tels que Jean-Jacques Goldman, Renaud ou encore C\u00e9line Dion. Chacun chante et joue d\u2019un instrument&nbsp;diff\u00e9rent en fonction des chansons. L\u2019imitation de Goldman est un peu exag\u00e9r\u00e9e, mais cela rend la performance d\u2019autant plus amusante et reconnaissable. N\u00e9anmoins, on esp\u00e8re que l\u2019heure et demie pr\u00e9vue pour ce spectacle ne consistera pas seulement en un encha\u00eenement de tubes imagin\u00e9s et interpr\u00e9t\u00e9s par une bande de personnages un peu loufoques, au risque de devenir un peu pompant \u00e0 la longue.<\/p>\n\n\n\n<p>Heureusement, le concert ouvre la voie \u00e0 une multitude de \u00ab&nbsp;spectacles dans le spectacle&nbsp;\u00bb faisant allusion aux diff\u00e9rents formats sous lequel celui-ci aurait pu \u00eatre pens\u00e9 s\u2019il n\u2019avait pas tourn\u00e9 autour d\u2019un concert. En effet, \u00e0 la fin de la premi\u00e8re chanson, les artistes sur sc\u00e8ne nous expliquent la d\u00e9couverte d\u2019un 33 tour dans un march\u00e9 aux puces \u00e0 Lausanne de l\u2019album <em>D\u2019autres mondes sont possibles<\/em> touchant \u00e0 la th\u00e9matique des mondes parall\u00e8les. Gr\u00e2ce \u00e0 la table ronde qui s\u2019ensuit, ceux-ci nous expliquent leur int\u00e9r\u00eat et leur recherche concernant la physique quantique, ainsi que l\u2019inspiration que cet album a suscit\u00e9e en eux. Ils prennent notamment l\u2019exemple du <em>Schr\u00f6dinger\u2019s<\/em> <em>Cat<\/em>, titre d\u2019une chanson fantasm\u00e9e et chant\u00e9e par Jane Birkin et Serge Gainsbourg sur l\u2019album, pour clarifier cette notion. Cela fait donc un lien entre une des chansons de l\u2019album et la th\u00e9orie des mondes parall\u00e8les.<\/p>\n\n\n\n<p>Maintenant que le spectateur a d\u00e9sormais compris qu\u2019il assiste au d\u00e9voilement d\u2019un multivers, il est t\u00e9moin successivement d\u2019une sc\u00e8ne de m\u00e9nage \u00e0 la fa\u00e7on d\u2019un vaudeville quantique, d\u2019un discours maladroit d\u2019un pr\u00e9sident d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8te ou encore d\u2019un one-man show d\u2019un clown qui fait peur&nbsp;: tant de combinaisons possibles qui auraient pu avoir lieu (ou qui ont lieu) si les artistes n\u2019avaient pas choisi le chemin du concert de pop fran\u00e7aise. Les transitions entre chaque univers sont effectu\u00e9es de fa\u00e7on souvent abrupte, en \u00e9teignant et en rallumant soudainement les lumi\u00e8res, alors que les com\u00e9diens ont compl\u00e9tement chang\u00e9 de place et de costume.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est finalement int\u00e9ressant en tant que public de comprendre le processus de cr\u00e9ation d\u2019un tel spectacle. En effet, les artistes ont d\u00e9cid\u00e9 de se baser sur la trouvaille de ce fameux album dans un march\u00e9 aux puces pour cr\u00e9er le point de d\u00e9part de ce projet artistique rocambolesque. \u00c9tonnant, quand on voit o\u00f9 cela a men\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 l\u2019explication th\u00e9orique ainsi que la d\u00e9monstration sc\u00e9nique de la signification des mondes parall\u00e8les selon les membres de la compagnie. N\u00e9anmoins, on comprend, en prenant du recul, que leur but a probablement \u00e9t\u00e9 de nous faire jouir de cette compilation de morceaux m\u00e9connus du grand public. On pourrait d\u2019ailleurs consid\u00e9rer certains morceaux comme s\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9s par un Renaud ou une Jane Birkin d\u2019un univers parall\u00e8le, tant les paroles et le style sont tir\u00e9s par les cheveux et ne leurs ressemblent pas. Gr\u00e2ce \u00e0 ces d\u00e9calages qui jalonnent le spectacle, Jo\u00ebl Maillard et son \u00e9quipe nous font ainsi d\u00e9couvrir la th\u00e9orie de la physique quantique de fa\u00e7on l\u00e9g\u00e8re et imag\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, on se laisse joyeusement transporter par ce trio excentrique et d\u00e9cal\u00e9 \u00e0 travers tout le spectacle, bien que quelques moments entravent la lisibilit\u00e9 et la coh\u00e9rence du propos. En effet, le tourne-disque plac\u00e9 au milieu du plateau \u00e0 la fin du spectacle faisant entendre au public une chanson de Baschung, pr\u00e9sente sur le fameux album, ne rajoute rien \u00e0 la dynamique du spectacle. Au contraire, apr\u00e8s les moments de rire que nous ont fait vivre plus t\u00f4t les com\u00e9diens, se retrouver face \u00e0 ce tourne-disque statique est un peu ennuyant. Par ailleurs, la vision des coulisses en fond de sc\u00e8ne o\u00f9 l\u2019on voit les personnages communiquer avant leur entr\u00e9e en sc\u00e8ne en tant que membres du groupe de musique notamment est superflue. Ces moments se r\u00e9p\u00e8tent \u00e0 plusieurs reprises alors m\u00eame que nous avons compris le \u00ab&nbsp;fonctionnement&nbsp;\u00bb du spectacle peu apr\u00e8s le d\u00e9but. N\u00e9anmoins, la th\u00e9matique des univers parall\u00e8les mise en lien avec les chansons de l\u2019album est totalement jouissive pour le public et ce d\u2019autant que ce lien para\u00eet totalement improbable au premier abord. Le passage d\u2019un univers \u00e0 l\u2019autre \u00e0 travers diff\u00e9rents petits spectacles nous fait d\u2019ailleurs h\u00e9siter&nbsp;: quelle partie du spectacle \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 la partie principale&nbsp;? On se rend compte que la question importe peu. Finalement, qu\u2019importe l\u2019univers, tant qu\u2019on a l\u2019ivresse&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/noemie-jeannet\/\">No\u00e9mie Jeannet<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Voyage voyage<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/antoine-klotz\/\">Antoine Klotz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/362f4e0d4f443b487466b68f8a95c57bd391b343_les-univers_photo-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16251\" style=\"width:299px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/362f4e0d4f443b487466b68f8a95c57bd391b343_les-univers_photo-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/362f4e0d4f443b487466b68f8a95c57bd391b343_les-univers_photo-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/362f4e0d4f443b487466b68f8a95c57bd391b343_les-univers_photo-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/362f4e0d4f443b487466b68f8a95c57bd391b343_les-univers_photo-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/362f4e0d4f443b487466b68f8a95c57bd391b343_les-univers_photo-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/362f4e0d4f443b487466b68f8a95c57bd391b343_les-univers_photo.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Doroth\u00e9e Th\u00e9bert Filliger<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Et si&nbsp;? Chaque parcours poss\u00e8de son lot d\u2019incertitudes et de regrets. Et si on pouvait abattre les barri\u00e8res entre les mondes et les r\u00e9alit\u00e9s pour en observer toutes les occurrences&nbsp;? Jo\u00ebl Maillard explore les diff\u00e9rents possibles des univers parall\u00e8les en faisant voyager les spectateurs de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre dans un spectacle aux longueurs certaines mais aux fulgurances hilarantes.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;D\u2019autres mondes sont possibles&nbsp;\u00bb, c\u2019est le nom du vinyle que le groupe Les Univers a trouv\u00e9 un jour aux puces de Rumine apr\u00e8s n\u2019avoir pas r\u00e9ussi \u00e0 assister \u00e0 une table ronde sur la taxidermie. La table ronde, c\u2019est le format th\u00e9\u00e2tral coup de c\u0153ur du groupe Les Univers apr\u00e8s \u00eatre parvenu \u00e0 assister \u00e0 une table ronde sur la taxidermie au Palais de Rumine. Tiens donc, les deux id\u00e9es semblent se faire \u00e9chos. C\u2019est normal&nbsp;: ce sont deux univers parall\u00e8les n\u00e9s de deux bifurcations possibles \u00e0 partir du m\u00eame \u00e9v\u00e9nement, car c\u2019est bien de multivers dont parle Jo\u00ebl Maillard dans <em>Les Univers<\/em>, cr\u00e9ation malheureuse de la p\u00e9riode covid qui a enfin l\u2019occasion d\u2019\u00eatre jou\u00e9e \u00e0 l\u2019Arsenic. Il emm\u00e8ne ainsi les spectateurs de l\u2019une \u00e0 l\u2019autre de ces r\u00e9alit\u00e9s dans une suite de sc\u00e8nes li\u00e9es entre elles par des r\u00e9f\u00e9rences aux autres univers possibles. L\u2019enjeu de la pi\u00e8ce consiste donc \u00e0 comprendre comment l\u2019on passe de l\u2019un \u00e0 l\u2019autre en mobilisant nos connaissances pr\u00e9alables des autres r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle s\u2019ouvre sur un groupe de reprises amateur que ne renierait pas une maison de quartier. La musique est gentillette, les imitations de Renaud ou Jane Birkin plus ou moins r\u00e9ussies. L\u2019approximation est voulue et on se revoit aller \u00e9couter un groupe d\u2019amis peu talentueux mais que l\u2019on a tout de m\u00eame envie de soutenir. Malheureusement, lorsqu\u2019on imite bien le m\u00e9diocre, sur la dur\u00e9e la reproduction et l\u2019originale ont tendance \u00e0 fusionner en un unique concert, c\u2019est-\u00e0-dire, celui d\u2019un groupe de musique amateur peu inspir\u00e9. Au bout de la troisi\u00e8me chanson, le temps devient long et les applaudissements polis. Heureusement, on change vite d\u2019univers et on se retrouve spectateurs d\u2019une table ronde dont la performance ne peut \u00eatre qualifi\u00e9e que de magistrale. Tous les codes du format ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9s: le jeu est naturel, le propos passionnant. Le public est absorb\u00e9 par ce que racontent les intervenants, notamment Jo\u00ebl Maillard, ph\u00e9nom\u00e9nal en m\u00e9diateur culturel \u00e0 la timidit\u00e9 enflamm\u00e9e. Cette table ronde est l\u2019occasion de faire le point sur le fonctionnement de la th\u00e9orie des univers et donc du spectacle. On y \u00e9voque de nombreux possibilit\u00e9s, anticipation de ce qui va suivre. On se d\u00e9lecte des liens entre chaque r\u00e9alit\u00e9 avec une grande satisfaction lorsqu\u2019on arrive \u00e0 les identifier. Rien n\u2019est laiss\u00e9 au hasard et aucune id\u00e9e n\u2019est abandonn\u00e9e. Coup de g\u00e9nie lorsqu\u2019il s\u2019agit de parodier le discours d\u2019adieu d\u2019un gourou de secte en le traitant comme une assembl\u00e9e de soci\u00e9t\u00e9 de campagne du Gros-de-Vaud, la salle est hilare tout du long. Coup d\u2019ennui lorsqu\u2019on pastiche un vaudeville dont le pitch ne laisse pr\u00e9sager aucune issue heureuse. Que ce soit intentionnel ne rend malheureusement pas l\u2019ennui plus supportable.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u00e0 tout le probl\u00e8me de <em>Les Univers<\/em>&nbsp;: le spectacle ouvre beaucoup de portes, \u00e9voque de nombreuses possibilit\u00e9s et, dans un souci d\u2019exhaustivit\u00e9, s\u2019acharne \u00e0 vouloir tout traiter, tout int\u00e9grer dans sa narration ce qui in\u00e9vitablement implique des longueurs. Lorsque le groupe de musique amateur revient \u00e0 la toute fin, l\u2019envie de les \u00e9couter n\u2019est plus pr\u00e9sente, surtout lorsqu\u2019on conna\u00eet la qualit\u00e9 de la prestation. C\u2019est dommage, car la pi\u00e8ce regorge de p\u00e9pites: certaines chansons sont tr\u00e8s dr\u00f4les, certains costumes marquent les esprits par leur aspect on ne peut plus kitsch et on est tr\u00e8s heureux de retrouver l\u2019\u00e9l\u00e9phant Babar dans une fabuleuse sc\u00e8ne de karaok\u00e9. Cependant, les spectateurs doivent jouer les orpailleurs et s\u00e9parer les p\u00e9pites de quelques morceaux de gravier, ce qui nuit fortement \u00e0 la valeur de la r\u00e9colte. Certains univers valent la peine d\u2019\u00eatre visit\u00e9s et donnent m\u00eame l\u2019envie d\u2019y retourner, d\u2019autres m\u00e9ritent simplement de rester sur la liste des voyages que l\u2019on ne fera jamais.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/antoine-klotz\/\">Antoine Klotz<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/arsenic.ch\/spectacle\/les-univers-2022\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne par Jo\u00ebl Maillard \/ Conception et \u00e9criture Tiphanie Bovay-Klameth, Jo\u00eblle Fontannaz, Nicole Genovese, Jo\u00ebl Maillard, Alexis Rime \/ Compagnie SNAUT \/ Tutu Production \/ L&rsquo; Arsenic Lausanne \/ du 5 au 10 avril 2022 \/ Critiques par No\u00e9mie Jeannet et Antoine Klotz .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16243,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,3,38],"tags":[258,252],"class_list":["post-16246","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-de-larsenic","category-spectacle","tag-antoine-klotz","tag-noemie-jeannet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16246","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16246"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16246\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19778,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16246\/revisions\/19778"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16243"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16246"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16246"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16246"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}