{"id":16208,"date":"2022-04-07T16:26:42","date_gmt":"2022-04-07T14:26:42","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16208"},"modified":"2025-02-07T12:32:33","modified_gmt":"2025-02-07T11:32:33","slug":"oncle-vania","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/04\/oncle-vania\/","title":{"rendered":"Oncle Vania"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Oncle Vania<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Production Cie OC &amp; CO \/ Coproduction Th\u00e9\u00e2tre Actuel et Public de Strasbourg (TAPS) \/ d\u2019apr\u00e8s Anton Tchekhov \/ Adaptation et mise en sc\u00e8ne par Olivier Chapelet \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses, Fribourg \/ du 1er au 10 avril 2022 \/ Critiques par No\u00e9mie Jeannet et Cl\u00e9mentine Glardon . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une famille qui pourrait \u00eatre la n\u00f4tre<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>07 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/noemie-jeannet\/\">No\u00e9mie Jeannet <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/OncleVania_2\u00a9BenoitLinder-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16218\" style=\"width:299px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/OncleVania_2\u00a9BenoitLinder-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/OncleVania_2\u00a9BenoitLinder-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/OncleVania_2\u00a9BenoitLinder-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/OncleVania_2\u00a9BenoitLinder-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/OncleVania_2\u00a9BenoitLinder-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/OncleVania_2\u00a9BenoitLinder.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Benoit Linder<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>La mise en sc\u00e8ne d\u2019<\/em>Oncle Vania par Olivier Chapelet <em>cr\u00e9e un lien fort et intime entre personnages et spectateurs. Les monologues remplis de sinc\u00e9rit\u00e9 sont adress\u00e9s directement au public qui a sans arr\u00eat un \u0153il sur les com\u00e9diens, le hors-sc\u00e8ne \u00e9tant \u00e0 vue. On se laisse ais\u00e9ment porter dans l\u2019univers d\u2019une famille russe du XIXe si\u00e8cle en s\u2019identifiant \u00e0 l\u2019un ou l\u2019autre des personnages.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019attaquer \u00e0 un monument du th\u00e9\u00e2tre occidental du XXe si\u00e8cle qu\u2019est <em>Oncle Vania<\/em> ne para\u00eet pas t\u00e2che facile au premier abord. Olivier Chapelet n\u2019a pas eu peur de ce d\u00e9fi de taille. En tant que grand admirateur d\u2019Anton Tchekhov, ce strasbourgeois a v\u00e9cu ce projet comme une exp\u00e9rience excitante.<\/p>\n\n\n\n<p>Le professeur S\u00e9r\u00e9biakov et sa jeune et belle femme Elena retournent sur le domaine familial \u00e0 la campagne. Ils retrouvent l\u00e0-bas Sonia, la fille de S\u00e9r\u00e9biakov, son oncle Ivan, qu\u2019elle appelle Oncle Vania, ainsi que la nounou et un propri\u00e9taire terrien ruin\u00e9 qui vit aux crochets des deux premiers. Leur tranquillit\u00e9 se trouve perturb\u00e9e par l\u2019arriv\u00e9e de ce professeur, d\u00e9sagr\u00e9able et susceptible, et de sa femme s\u00e9duisante mais ennuy\u00e9e par absolument tout. Les tensions entre les diff\u00e9rents personnages se font vite ressentir, en particulier entre Vania et le professeur. De plus, l\u2019amour non partag\u00e9 v\u00e9cu par certains personnages donne \u00e0 cette histoire une dimension universelle qui touche tout le monde. Vania est amoureux d\u2019Elena, mais celle-ci pr\u00e9f\u00e8re le m\u00e9decin de la r\u00e9gion, Astrov. Sonia, quant \u00e0 elle, \u00e9prouve un amour sensible pour ce dernier alors qu\u2019il ne la consid\u00e8re que comme une amie. Finalement, un conflit \u00e9clate entre Vania et le professeur. Ce dernier veut vendre le domaine, Vania refuse et s\u2019en prend \u00e0 lui en lui tirant dessus avec un pistolet. Apr\u00e8s ce moment de tumulte, S\u00e9r\u00e9biakov et Elena d\u00e9cident de quitter la demeure. Leur place n\u2019est plus ici. Ils laissent derri\u00e8re eux des personnages d\u00e9pit\u00e9s, qui doivent r\u00e9apprendre \u00e0 vivre sans avoir pu r\u00e9aliser l\u2019histoire d\u2019amour dont ils ont r\u00eav\u00e9 et qui peut-\u00eatre les aurait rendus heureux et \u00e9panouis.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur sc\u00e8ne, un d\u00e9cor simple mais efficace est install\u00e9. Une table, un piano et quelques chaises en bois. Le th\u00e9 est servi sur la table au premier acte dans une vaisselle ancienne. Puis, dans le deuxi\u00e8me acte, Sonia sert du fromage au m\u00e9decin Astrov. Tout para\u00eet modeste et rudimentaire, \u00e9voquant la r\u00e9alit\u00e9 rurale de la campagne russe du XIXe si\u00e8cle. A chaque acte, le d\u00e9cor change. Les com\u00e9diens s\u2019occupent de ce changement. Un morceau de piano, diff\u00e9rent \u00e0 chaque fois, accompagne leurs mouvements fluides et pr\u00e9cis. Ils d\u00e9placent les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments du plateau mais soul\u00e8vent \u00e9galement \u00e0 la verticale des planches de bois du sol pour cr\u00e9er de la profondeur dans l\u2019espace sc\u00e9nique. Cet ajout de murs fictifs ainsi que les d\u00e9placements de meubles aident le public \u00e0 imaginer chaque acte dans une nouvelle pi\u00e8ce de la maison. Les personnages hors sc\u00e8ne sont quant \u00e0 eux align\u00e9s, assis sur des chaises sur sc\u00e8ne, c\u00f4t\u00e9 cour ou c\u00f4t\u00e9 jardin. Les spectateurs les aper\u00e7oivent juste apr\u00e8s qu\u2019ils sont sortis de sc\u00e8ne ou avant leur entr\u00e9e. Les bruitages tels que les gouttes qui tombent sur les vitres, les coups de tonnerre, les grillons pendant la journ\u00e9e, un aboiement de chien au loin ou encore le tic-tac d\u2019une vieille horloge, permettent au public de se projeter dans cet univers tchekhovien.<\/p>\n\n\n\n<p>Le parti pris d\u2019Olivier Chapelet de laisser le public avoir un regard constant sur ses com\u00e9diens n\u2019est pas nouveau. Parmi d\u2019autres, Ostermeier avait \u00e9galement utilis\u00e9 ce dispositif pour une autre pi\u00e8ce de Tchekhov, <em>La Mouette<\/em>, dans une mise en sc\u00e8ne cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Vidy, en 2016. Cette d\u00e9marche permet de se sentir aussi proche des personnages que des com\u00e9diens, permettant de les voir se fondre d\u2019un \u00e9tat \u00e0 l\u2019autre. Les personnages vivent des situations de vie qui r\u00e9sonnent en chacun de nous. Les com\u00e9diens sont les porteurs de cette r\u00e9sonnance \u00e0 notre \u00e9poque et poussent le public \u00e0 se sentir d\u2019autant plus concern\u00e9 par ces probl\u00e9matiques familiales. Renfor\u00e7ant encore ce lien d\u2019intimit\u00e9 entre personnages et public, les trois monologues du spectacle \u2013 ceux de Sonia, Vania et Elena &#8211; sont directement adress\u00e9s au public&nbsp;: l\u2019impression que l\u2019histoire nous est racont\u00e9e \u00e0 nous, particuli\u00e8rement, am\u00e8ne \u00e0 mesurer \u00e0 quel point les histoires de famille ne sont finalement pas si diff\u00e9rentes les unes des autres.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>07 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/noemie-jeannet\/\">No\u00e9mie Jeannet <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La vie d\u2019avant\u2026 ou celle d\u2019apr\u00e8s<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>08 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/clementine-glardon\/\">Cl\u00e9mentine Glardon<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"700\" height=\"500\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/OncleVania2601\u00a9BenoitLinder-scaled-700x500-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16213\" style=\"width:311px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/OncleVania2601\u00a9BenoitLinder-scaled-700x500-1.jpg 700w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/OncleVania2601\u00a9BenoitLinder-scaled-700x500-1-280x200.jpg 280w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/OncleVania2601\u00a9BenoitLinder-scaled-700x500-1-238x170.jpg 238w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Benoit Linder<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Entre nostalgique et visionnaire, la pi\u00e8ce <\/em>de <em>Tchekhov \u00e9voque un temps suspendu dans une famille de l\u2019ancien r\u00e9gime prisonni\u00e8re de sa propre passivit\u00e9. Olivier Chapelet a adapt\u00e9 le texte pour cr\u00e9er un spectacle qui souligne l\u2019enfermement de la famille, lors d\u2019un \u00e9t\u00e9 qui est \u00e0 la fois une parenth\u00e8se dans la vie des personnages et une petite \u00e9ternit\u00e9, o\u00f9 ils tournent en rond.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Oncle Vania<\/em>, pi\u00e8ce \u00e9crite en 1897, se d\u00e9roule dans la maison de Sonia et de son p\u00e8re, le professeur S\u00e9r\u00e9briakov. Ce dernier n\u2019y a plus v\u00e9cu depuis longtemps, parce qu\u2019il d\u00e9veloppait sa carri\u00e8re en ville, o\u00f9 il s\u2019est aussi remari\u00e9. Il percevait le revenu de ces terres, o\u00f9 l\u2019oncle Vania et Sonia ont toujours travaill\u00e9, se privant parfois, pour lui verser son d\u00fb. Au moment o\u00f9 commence l\u2019action, le professeur et sa nouvelle femme \u00c9l\u00e9na, belle-m\u00e8re de Sonia (dont la m\u00e8re est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e), reviennent pendant l\u2019\u00e9t\u00e9 dans leur domaine. Les personnages s\u2019ennuient et tombent amoureux les uns les autres. Sonia et \u00c9l\u00e9na sont amoureuses du docteur Astrov. Ce dernier et l\u2019oncle Vania aiment \u00c9l\u00e9na. Ils sont soit nostalgiques du pass\u00e9, o\u00f9 l\u2019ordre r\u00e9gnait gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9funte m\u00e8re de Sonia, soit dans l\u2019attente d\u2019un futur tr\u00e8s lointain, par le biais du docteur Astrov, qui plante des arbres et place sa confiance dans la nature.<\/p>\n\n\n\n<p>Les personnages \u00e9voquent parfois le monde externe \u00e0 leur microcosme, mais ce monde semble lointain, et n\u2019a aucune r\u00e9elle influence sur eux ou leurs relations. Le spectacle se d\u00e9roule sous forme de huis clos. Le dispositif sc\u00e9nique souligne encore cet effet d\u2019autarcie&nbsp;: &nbsp;lorsque les com\u00e9diens ne jouent pas, ils sont assis sur les c\u00f4t\u00e9s de la sc\u00e8ne, comme si les personnages ne pouvaient quitter les lieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Au contraire de ces derniers, englu\u00e9s dans leur monotonie, les \u00e9l\u00e9ments du d\u00e9cor sont tr\u00e8s mobiles. Des panneaux, d\u2019abord sur le sol, sont lev\u00e9s au fur et \u00e0 mesure du spectacle et r\u00e9duisent petit \u00e0 petit l\u2019espace de la sc\u00e8ne. Une table, quelques chaises, un piano permettent de repr\u00e9senter une pi\u00e8ce et sont eux aussi d\u00e9plac\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement. Les personnages n\u2019ont de cesse de bouger leurs meubles. Est-ce une mani\u00e8re d\u2019indiquer la fin des actes et de marquer le temps qui passe&nbsp;? Ou faut-il comprendre que les personnages n\u2019ont plus de rep\u00e8res&nbsp;? Est-ce une recherche d\u2019une ancienne disposition oubli\u00e9e des meubles&nbsp;? Ou, au contraire, de trouver un meilleur am\u00e9nagement afin de mieux appr\u00e9hender le futur&nbsp;? Sans doute un peu de tout cela.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous ces changements \u00e0 vue impliquent un rapport particulier et intime avec les spectateurs, comme si nous \u00e9tions tous dans la m\u00eame pi\u00e8ce de la maison&nbsp;: rien ne nous est cach\u00e9. Les murs qui se l\u00e8vent sans cesse et enferment les personnages symbolisent les limites de leur vie, les cloisons dress\u00e9es entre eux. L\u2019oncle Vania, pour tenter de faire c\u00e9der \u00c9l\u00e9na, lui a dit un jour&nbsp;: \u00ab&nbsp;Donnez-vous la libert\u00e9 au moins une fois dans votre vie&nbsp;!&nbsp;\u00bb. C\u2019est ce que rapporte \u00c9l\u00e9na dans un monologue, o\u00f9 elle ajoute&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mais je suis l\u00e2che.&nbsp;\u00bb. Cet \u00e9change r\u00e9sume leur \u00e9tat \u00e0 tous&nbsp;: toutes les envies des personnages sont annihil\u00e9es par leur passivit\u00e9. Ils ne peuvent agir, malgr\u00e9 le souvenir du temps pass\u00e9, qui leur fait miroiter une meilleure vie. Et lorsque l\u2019oncle Vania se r\u00e9sout \u00e0 tirer sur le professeur, dans un acc\u00e8s de col\u00e8re, il le rate. Il est ainsi mis en \u00e9chec. Malgr\u00e9 le d\u00e9part de S\u00e9r\u00e9briakov et d\u2019\u00c9l\u00e9na, les relations qu\u2019ils ont entretenues les ont tous d\u00e9finitivement ab\u00eem\u00e9s. Le pass\u00e9 fantasm\u00e9 du vivant de la m\u00e8re de Sonia s\u2019\u00e9loigne toujours plus d\u2019eux.<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle donne un aper\u00e7u d\u2019une vie emplie d\u2019ennui et d\u2019\u00e9checs successifs. Pourtant, malgr\u00e9 la tristesse, quelques beaux moments suspendus dans cette ambiance morose surgissent dans le spectacle&nbsp;: une jolie complicit\u00e9 na\u00eet entre Elena et Sonia gr\u00e2ce \u00e0 leurs confidences, lorsque cette derni\u00e8re r\u00e9v\u00e8le son amour pour le docteur Astrov.<\/p>\n\n\n\n<p>Par la relation d\u2019intimit\u00e9 qu\u2019il cr\u00e9e avec le public, le spectacle am\u00e8ne chacun \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 sa propre situation, la mani\u00e8re dont nous percevons notre pass\u00e9 et quelle place il occupe dans notre vie.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>08 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/clementine-glardon\/\">Cl\u00e9mentine Glardon<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatreosses.ch\/spectacles\/oncle-vania\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Production Cie OC &amp; CO \/ Coproduction Th\u00e9\u00e2tre Actuel et Public de Strasbourg (TAPS) \/ d\u2019apr\u00e8s Anton Tchekhov \/ Adaptation et mise en sc\u00e8ne par Olivier Chapelet \/ Th\u00e9\u00e2tre des Osses, Fribourg \/ du 1er au 10 avril 2022 \/ Critiques par No\u00e9mie Jeannet et Cl\u00e9mentine Glardon .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16222,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,11,38],"tags":[262,252],"class_list":["post-16208","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-theatre-des-osses","category-spectacle","tag-clementine-glardon","tag-noemie-jeannet"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16208","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16208"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16208\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19594,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16208\/revisions\/19594"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16222"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16208"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16208"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16208"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}