{"id":16201,"date":"2022-04-07T12:10:09","date_gmt":"2022-04-07T10:10:09","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16201"},"modified":"2025-02-07T12:32:48","modified_gmt":"2025-02-07T11:32:48","slug":"crudo-y-pesado","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/04\/crudo-y-pesado\/","title":{"rendered":"Crudo y pesado"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Crudo y pesado<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Conception et mise en sc\u00e8ne par Pierre-Angelo Zavaglia \/ L\u2019Abri (Gen\u00e8ve) \u00e0 La Madeleine \/ du 5 au 7 avril 2022 \/ Critiques par Stella Wohlers et Isabelle Fasnacht . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S\u2019envoler pour le Venezuela<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>07 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0 <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/stella-wohlers\/\">Stella Wohlers<\/a> <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/celine-bignotti\/\"> <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"673\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/venez1-1024x673.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16199\" style=\"width:309px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/venez1-1024x673.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/venez1-300x197.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/venez1-250x164.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/venez1-768x504.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/venez1.jpg 1285w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"> \u00a9 Anouk Maupa<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Dans le cadre du festival <\/em>C\u2019est d\u00e9j\u00e0 demain <em>qui m\u00e8ne sur la sc\u00e8ne des projets de nouveaux.elles cr\u00e9ateur.ice.x.s, la conception originale de Pierre-Angelo Zavaglia fait d\u00e9couvrir la situation du Venezuela, pays dont la situation politique est en crise depuis de nombreuses ann\u00e9es, notamment en raison de sa richesse p\u00e9troli\u00e8re.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une voix grave retentit dans la salle. Elle retrace la curieuse histoire de la d\u00e9composition de la mati\u00e8re organique, principalement du plancton, et de son emprisonnement dans les profondeurs de la terre qui ont men\u00e9, durant des millions d\u2019ann\u00e9es, \u00e0 la formation de cette mati\u00e8re si convoit\u00e9e par l\u2019homme&nbsp;: le p\u00e9trole. Le Venezuela poss\u00e8de l\u2019un des plus grands gisements de ce liquide pr\u00e9cieux, qui marque l\u2019une des sources des conflits politiques importants que traverse le pays. En raison de cette instabilit\u00e9 gouvernementale, de nombreuses personnes cherchent \u00e0 quitter le pays. Et cette fuite d\u00e9pend du passeport. N\u00e9e au Venezuela, Yoletty Bracho raconte de quelle mani\u00e8re ce petit objet, si l\u00e9ger mais si pr\u00e9cieux, lui a permis de faire sa vie en France.<\/p>\n\n\n\n<p>Le p\u00e9trole et le passeport, tous deux porteurs de grandes promesses, tous deux si convoit\u00e9s, forment le c\u0153ur de ce spectacle. L\u2019un attire les investisseurs \u00e9trangers et l\u2019autre permet \u00e0 la population de quitter ses terres. La cr\u00e9ation tourne autour des exp\u00e9riences personnelles de Pierre-Angelo Zavaglia et de Yoletty Bracho, conscients de la chance qu\u2019ils ont d\u2019avoir choisi de quitter leur pays, et des sentiments complexes li\u00e9s \u00e0 leur forte envie d\u2019y retourner un jour. Ils racontent les diff\u00e9rents coups d\u2019\u00e9tat que le pays subit depuis le si\u00e8cle dernier et la mani\u00e8re dont ils ont v\u00e9cu ceux des derni\u00e8res ann\u00e9es. Soudain, l\u2019espace sc\u00e9nique se transforme en laboratoire chimique. Bernat Bauz\u00e0 s\u2019amuse avec du (faux) p\u00e9trole et un passeport, tente de les br\u00fbler et de transformer la mati\u00e8re brute. Ses mains noires sont enduites de ce liquide \u00e9pais. Crudo y pesado, brut et lourd, qualifient ce pr\u00e9cieux produit, mais repr\u00e9sentent plus largement la difficile situation qui colle \u00e0 ce pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce spectacle est une d\u00e9claration d\u2019amour au Venezuela. C\u2019est une invitation \u00e0 se rendre compte de l\u2019ampleur du conflit dans lequel se trouvent les habitants. Bernat Bauz\u00e0 chante <em>Tonada del Cabestrero<\/em> de Sim\u00f3n D\u00edaz, moment de recueillement pour appr\u00e9cier la beaut\u00e9 de la culture v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lienne. Nostalgie, admiration et regret sont au rendez-vous dans ce projet th\u00e9\u00e2tral tr\u00e8s personnel. Ensemble, Pierre-Angelo Zavaglia et Yoletty Bracho ont trouv\u00e9 le courage de retourner dans leur pays d\u2019origine, ils s\u2019y envoleront en d\u00e9cembre 2022, et nous ont permis de nous embarquer \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s, le temps de cette pr\u00e9cieuse repr\u00e9sentation.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>07 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par\u00a0 <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/stella-wohlers\/\">Stella Wohlers<\/a> <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/celine-bignotti\/\"> <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Qui a peur de l&rsquo;or noir?<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/isabelle-fasnacht\/\">Isabelle Fasnacht<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"639\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/venezu.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-16235\" style=\"width:272px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/venezu.png 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/venezu-300x187.png 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/venezu-250x156.png 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/venezu-768x479.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Anouk Maupa<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Issu d\u2019une \u00e9criture collective, le spectacle de Pierre-Angelo Zavaglia informe sur le Venezuela et sa situation politique en m\u00ealant sans sourciller archives brutes et r\u00e9cits subjectifs, militantisme et questionnement, histoires priv\u00e9es et histoire nationale. Dans une mise en sc\u00e8ne particuli\u00e8rement d\u00e9monstrative \u2013 \u00e0 mi-chemin entre la conf\u00e9rence acad\u00e9mique, l\u2019exp\u00e9rience scientifique et le spectacle de magie \u2013 deux V\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien.ne.s (le metteur en sc\u00e8ne lui-m\u00eame et Yoletty Bracho) interagissent avec le P\u00e9trole personnifi\u00e9 (Bernat Bauz\u00e0) pour raconter le pays d\u2019une mani\u00e8re plus raffin\u00e9e que le titre (\u00ab&nbsp;brut et lourd&nbsp;\u00bb en espagnol) ne le laisse entendre.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>On s\u2019inqui\u00e8te un peu de la forme que va prendre le spectacle, au d\u00e9but. Avec une introduction extr\u00eamement dramatis\u00e9e sur l\u2019origine et les usages du p\u00e9trole \u2013 un \u00e9norme texte blanc sur fond noir qui remplit agressivement l\u2019entier de l\u2019\u00e9cran, lu d\u2019une voix gutturale et profonde et dont la formulation n\u2019a rien \u00e0 envier \u00e0 une proph\u00e9tie d\u2019un film de fantasy \u2013 l\u2019effet produit para\u00eet presque un peu <em>trop<\/em>, comme quand on regarde une vid\u00e9o dans un mus\u00e9e de g\u00e9ologie qui veut rendre \u00e9pique l\u2019histoire de la Terre. Certes, les faits sont impressionnants, mais la conscience d\u2019\u00eatre face \u00e0 un outil \u00e0 but didactique s\u2019impose avec trop d\u2019\u00e9vidence. L\u2019impression est encore renforc\u00e9e quand Yoletty Bracho prend la parole en tant que conf\u00e9renci\u00e8re \u2013 ce qu\u2019elle est d\u2019ailleurs \u00ab&nbsp;dans la vraie vie&nbsp;\u00bb&nbsp;: elle est doctorante en science politique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Lumi\u00e8re Lyon 2 \u2013 et nous parle ce soir de son sujet principal de recherche, le militantisme et la crise politique au Venezuela.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sol, toutefois, est un peu trop brillant, et quelques accessoires sont sem\u00e9s \u00e7a et l\u00e0&nbsp;: on ne va s\u00fbrement pas en rester l\u00e0&nbsp;? En effet&nbsp;: soudain, un homme sort d\u2019un baril dispos\u00e9 en arri\u00e8re-plan et le ton change. V\u00eatu de noir, il se r\u00e9v\u00e8le bruyant, \u00e9motionnel, nostalgique. Il chante la gloire et la beaut\u00e9 du Venezuela, fait des r\u00e9f\u00e9rences litt\u00e9raires et po\u00e9tiques, parle fort, accapare la sc\u00e8ne. Explosif, cabotin, sensuel, nationaliste, il m\u00e8ne des exp\u00e9riences \u00e0 base de coca cola et de glace carbonique, mais surtout, ram\u00e8ne toujours tout \u00e0 lui. Il veut diriger, il incarne successivement un dictateur, puis un diable. Cet homme, c\u2019est le P\u00e9trole.<\/p>\n\n\n\n<p>Car le p\u00e9trole (qu\u2019on qualifie au Venezuela de <em>Crudo y pesado<\/em> \u2013 brut et lourd) est intrins\u00e8quement li\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire et \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre politique du Venezuela, en tant que pays qui en concentre la plus grande r\u00e9serve mondiale.&nbsp;Economiquement, c\u2019est une grande richesse, mais aussi une source de troubles g\u00e9o-politiques, de coup d\u2019\u00e9tats soutenus par certaines puissances mondiales bien trop int\u00e9ress\u00e9es, et autres joyeuset\u00e9s. L\u2019industrie p\u00e9troli\u00e8re emploie et nourrit toutefois une partie du pays. Enfin, pas pour tous.x.tes. Le Venezuela est un pays qui connait l\u2019un des plus hauts taux d\u2019exode&nbsp;: pr\u00e8s de 15% des personnes de nationalit\u00e9 v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lienne se trouvent \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Statistiquement, c\u2019est apr\u00e8s la Syrie, mais la Syrie est en guerre.<\/p>\n\n\n\n<p>Il devient crucial de se rappeler que le Venezuela n\u2019est pas qu\u2019une terre source de mati\u00e8re premi\u00e8re&nbsp;: \u00e0 c\u00f4t\u00e9, dessus, autour, il y a des gens qui essaient de vivre. Des souvenirs plus ou moins heureux, des \u00e9v\u00e8nements politiques v\u00e9cus de l\u2019int\u00e9rieur, beaucoup de r\u00e9cits de d\u00e9parts. C\u2019est ce que nous racontent les yeux dans les yeux Yoletty et Pierre-Angelo, tous.tes deux d\u00e9tenteur.rices de passeports fran\u00e7ais et v\u00e9n\u00e9zu\u00e9liens, uni.e.s par une histoire commune et un besoin de renouer ou soigner leur rapport \u00e0 leur pays d\u2019origine.<\/p>\n\n\n\n<p>Le P\u00e9trole ne se laisse jamais oublier&nbsp;: en plus d\u2019\u00eatre repr\u00e9sent\u00e9, il se trouve aussi dans de tr\u00e8s simples mais ing\u00e9nieux d\u00e9tails du d\u00e9cor et des accessoires. Du film plastique noir et brillant recouvre au d\u00e9part une grande partie de la sc\u00e8ne, et lorsqu\u2019on l\u2019arrache, il r\u00e9siste avant de se d\u00e9sagr\u00e9ger de fa\u00e7on presque visqueuse, tandis que de la gouache noire&nbsp;est d\u00e9vers\u00e9e, gluante, \u00e9paisse, salissante. Elle noircit les mains de quiconque la manipule, menace d\u2019oblit\u00e9rer les documents qu\u2019on y trempe.<\/p>\n\n\n\n<p>Par des moyens peu co\u00fbteux mais intelligemment utilis\u00e9s et un jeu d\u2019une grande intensit\u00e9 et sinc\u00e9rit\u00e9, ce spectacle m\u2019aura sensibilis\u00e9e \u00e0 un monde que je ne connaissais pas. Le fil rouge (noir) du p\u00e9trole guide la construction organique de la r\u00e9flexion tout en se montrant particuli\u00e8rement envahissant : \u00e0 un certain point, on n\u2019en peut plus, et les acteur.rices non plus. Le P\u00e9trole est alors chass\u00e9, les acteur.rices peuvent se concentrer sur la r\u00e9solution de leur histoire personnelle, et le spectacle, vaincu, prend fin sur un message d\u2019espoir.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>11 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/isabelle-fasnacht\/\">Isabelle Fasnacht<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/labrigeneve.ch\/2021-2022\/\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception et mise en sc\u00e8ne par Pierre-Angelo Zavaglia \/ L\u2019Abri (Gen\u00e8ve) \u00e0 La Madeleine \/ du 5 au 7 avril 2022 \/ Critiques par Stella Wohlers et Isabelle Fasnacht .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16202,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,266,38],"tags":[264,233],"class_list":["post-16201","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-l-abri","category-spectacle","tag-isabelle-fasnacht","tag-stella-wohlers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16201","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16201"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16201\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19596,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16201\/revisions\/19596"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16202"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16201"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16201"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16201"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}