{"id":16188,"date":"2022-04-04T15:46:02","date_gmt":"2022-04-04T13:46:02","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16188"},"modified":"2025-02-07T12:33:17","modified_gmt":"2025-02-07T11:33:17","slug":"farm-fatale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/04\/farm-fatale\/","title":{"rendered":"Farm Fatale"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Farm Fatale<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Conception et mise en sc\u00e8ne de Philippe Quesne \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 30 mars au 3 avril 2022 \/ critiques par Brian Aubert et Antoine Klotz . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L\u2019incertitude r\u00e8gne chez les \u00e9pouvantails<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>04 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/brian-aubert\/\">Brian Aubert <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"683\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-4-683x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16186\" style=\"width:275px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-4-683x1024.jpg 683w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-4-133x200.jpg 133w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-4-113x170.jpg 113w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-4-768x1152.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-4.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9  Martin Argyroglo<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Farm Fatale<em>, cr\u00e9\u00e9e au Kammerspiele de Munich en 2019, dans une mise en sc\u00e8ne et sc\u00e9nographie de Philippe Quesne, est une pi\u00e8ce n\u00e9e d&rsquo;une \u00e9criture collaborative lors des r\u00e9p\u00e9titions, caract\u00e9ristique propre au collectif Vivarium Studio.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Dans un d\u00e9cor aseptis\u00e9, au sol et fond blanc, avec quelques bottes de paille \u00e7\u00e0 et l\u00e0, se trouvent quatre \u00e9pouvantails, rejoints ensuite par un cinqui\u00e8me. Une opportunit\u00e9 rare de voir sur sc\u00e8ne des \u00e9pouvantails se mouvoir et parler. La derni\u00e8re fois qu\u2019une telle occurrence s\u2019est produite devait \u00eatre dans <em>Le magicien d\u2019Oz<\/em>, quoique sur grand \u00e9cran, et dans un d\u00e9cor somptueusement color\u00e9, fantastique et enfantin. Les \u00e9pouvantails de <em>Farm Fatale<\/em>, eux, sont magnifiquement habill\u00e9s et habit\u00e9s par Sebastien Jacobs, L\u00e9o Gobin, Mich\u00e8le Gurtner, Nuno Lucas et Ga\u00ebtan Vourc\u2019h, et manifestent dans leur performance un c\u00f4t\u00e9 enfantin et joueur dans un monde qui les a laiss\u00e9s pour mort. En effet, leur Cit\u00e9 d\u2019\u00c9meraude d\u2019autrefois est devenue st\u00e9rile. Iels n\u2019ont plus de m\u00e9tier car les oiseaux, tout comme les humains, sont des esp\u00e8ces en voie d\u2019extinction. Leur seul espoir de vie prend la forme d\u2019une \u00e9mission radiophonique o\u00f9 iels interviewent des insectes et discutent &#8211; avec leur voix techniquement modifi\u00e9es &#8211; de sujets pressants, comme la discrimination de carottes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es. Comme toute \u00e9mission de radio, elle comporte \u00e9galement de la musique. Et ces \u00e9pouvantails, intellectuels, activistes \u00e9cologiques, humoristes amateurs, et musiciens, jouent en direct. Leurs auditeurs et spectateurs ont par exemple eu droit \u00e0 une cover de <em>Stand by Me<\/em> de Ben E. King.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais de quoi <em>Farm Fatale<\/em> parle-t-il donc ? En anglais, allemand, suisse allemand et fran\u00e7ais, on r\u00e9ussit \u00e0 faire rire les spectateurs \u00e0 plusieurs reprises gr\u00e2ce \u00e0 ces \u00e9pouvantails errants qui n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 faire allusion, de mani\u00e8re d\u00e9cal\u00e9e, aux cons\u00e9quences de la crise climatique. Extinction d\u2019esp\u00e8ces animales, agriculture et \u00e9levage intensifs, pollution atmosph\u00e9rique\u2026 sont tant de th\u00e9matiques, certes abord\u00e9es tout au long de la pi\u00e8ce, mais de mani\u00e8re timide. La catastrophe imminente de la fin du monde flotte au-dessus de nos t\u00eates, mais ce futur imagin\u00e9 par le concepteur de la Cit\u00e9 des \u00c9pouvantails, Philippe Quesne, ne parvient pas \u00e0 nous toucher de plein fouet. Peut-\u00eatre est-ce d\u00fb, dans un premier temps, \u00e0 la na\u00efvet\u00e9 des \u00e9pouvantails qui pensent que la musique peut changer le monde, mais aussi, dans un deuxi\u00e8me temps, au type d\u2019humour qui les accompagne. Celui-ci passe surtout par des jeux de mots et du comique de situation : une \u00e9pouvantail demande par exemple \u00e0 une abeille si elle est \u00ab&nbsp;bee-sexual&nbsp;\u00bb&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019approche employ\u00e9e dans <em>Farm Fatale<\/em> pour aborder une th\u00e9matique maintes fois trait\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre est certes nouvelle. Toutefois, on regrette que certains m\u00e9canismes du spectacle nous emp\u00eachent de pouvoir nous identifier pleinement aux personnages et \u00e0 leur cause qui est similaire \u00e0 la n\u00f4tre, certainement \u00e0 cause de l\u2019ancrage spatio-temporel flou et d\u2019une fin myst\u00e9rieuse \u00e0 l\u2019atmosph\u00e8re d\u00e9concertante. Finalement, on a plus l\u2019impression d\u2019\u00eatre confront\u00e9s \u00e0 une sorte d\u2019\u00e9pisode post-apocalyptique des T\u00e9l\u00e9tubbies plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 une r\u00e9flexion coh\u00e9rente et aboutie sur l\u2019\u00e9tat de notre plan\u00e8te et de notre soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>04 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/brian-aubert\/\">Brian Aubert <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Dans la niaiserie des champs d\u00e9sol\u00e9s<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>04 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/antoine-klotz\/\">Antoine Klotz <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-2-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16192\" style=\"width:292px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-2-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-2-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-2-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-2-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/04\/Farm-Fatale-c-Martin-Argyroglo-2.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9  Martin Argyroglo<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>A quoi servent les \u00e9pouvantails lorsque les oiseaux ont fini de chanter&nbsp;? L\u2019artiste plasticien Philippe Quesne se pose la question en mettant en sc\u00e8ne des \u00e9pouvantails d\u00e9chir\u00e9s par l\u2019ennui et la solitude et, surtout, en qu\u00eate de but. Une pi\u00e8ce musicale, l\u00e9g\u00e8re et nihiliste sur le militantisme \u00e9cologique occidental qui touche et agace par sa na\u00efvet\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le temps para\u00eet bien long lorsqu\u2019on n\u2019a rien \u00e0 faire. On trouve le moyen de s\u2019occuper avec ce qui nous entoure, avec ce qu\u2019il reste. En tout cas, c\u2019est ce que font les \u00e9pouvantails de <em>Farm<\/em> <em>Fatale<\/em> dans la pi\u00e8ce de Philippe Quesne. Une fois que les oiseaux ont disparu, ils se retrouvent d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s de leur occupation premi\u00e8re&nbsp;: les effrayer. Alors, ils montent une radio libre sur laquelle ils diffusent des chants d\u2019oiseaux et jouent de la musique, vestiges d\u2019un monde pass\u00e9 et probablement d\u00e9truit. Car c\u2019est bien dans un monde post-apocalyptique que les spectateurs sont emmen\u00e9s. Quel autre type d\u2019univers pourrait bien \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 l\u2019absence d\u2019oiseaux&nbsp;?<br>&nbsp;<br>Lorsque P\u00e9cuchet, un \u00e9pouvantail militant, arrive dans les studios de la radio libre, on se rend compte de la vanit\u00e9 du combat \u00e9cologique qui a \u00e9t\u00e9 men\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es. La Terre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9vast\u00e9e malgr\u00e9 les beaux slogans dignes des marches pour le climat qui apparaissent sur les pancartes. \u00ab&nbsp;There is no planet B&nbsp;\u00bb a l\u2019air tellement plus ridicule lorsque c\u2019est un \u00e9pouvantail niais qui l\u2019arbore. Chaque \u00e9pouvantail raconte la disparition de ses ma\u00eetres, souvent des fermiers \u00e9cras\u00e9s par des forces ext\u00e9rieures, comme ces apiculteurs, incapables de produire du miel bio \u00e0 cause des industries du tabac autour d\u2019eux. Alors eux-m\u00eames les rejoignent en produisant des cigares. Tout a \u00e9t\u00e9 vain malgr\u00e9 les efforts acharn\u00e9s. Pourtant le d\u00e9sespoir ne fait pas partie du registre du spectacle, mais bien plus la na\u00efvet\u00e9 de ceux qui se voilent la face. Tout n\u2019a pas l\u2019air compl\u00e8tement perdu pour ces survivants, berc\u00e9s d\u2019illusions qu\u2019ils sont face \u00e0 l\u2019\u00e9tat du monde.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>On retrouve chez ces \u00e9pouvantails une certaine fascination pour le vivant \u2013 dont ils ne font pas partie \u2013 dans un dernier espoir de revenir \u00e0 une existence utile. Une des derni\u00e8res reines abeilles d\u2019Europe, Margrit, est interview\u00e9e en tant que t\u00e9moin du monde pass\u00e9 mais incapable de repeupler le monde \u00e0 venir. Les \u00e9pouvantails lancent leur propre projet de repopulation mais il tient plus du rituel shamanique que du dernier espoir cr\u00e9dible du monde vivant. Les \u00e9pouvantails amassent des \u0153ufs qu\u2019ils entassent, prot\u00e8gent, v\u00e9n\u00e8rent aveugl\u00e9ment dans une reproduction irraisonn\u00e9e du pass\u00e9. La civilisation a disparu alors on revient aux archa\u00efsmes proches des religions tribales. On assiste ainsi \u00e0 la naissance d\u2019un culte du vivant o\u00f9 le messie r\u00e9dempteur ferait son apparition sous la forme d\u2019un poulet.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Malgr\u00e9 le sujet, on rit de bon c\u0153ur avec ces \u00e9pouvantails, de leur na\u00efvet\u00e9, de leurs espoirs vains. On rit peut-\u00eatre pour ne pas pleurer mais apr\u00e8s tout, c\u2019est bien tout ce qu\u2019il nous reste, \u00e7a et la musique. A plusieurs reprises, les \u00e9pouvantails interpr\u00e8tent des standards de la musique pacifiste, notamment <em>Let it be<\/em> des Beatles comiquement plac\u00e9e lors de l\u2019interview de l\u2019abeille. La fin est en demi-teinte&nbsp;: peu claire dans ses intentions et dans son discours, elle donne une impression de mollesse par rapport \u00e0 la gravit\u00e9 de la situation. Cela fait des ann\u00e9es que les artistes musicaux lancent des actions caritatives pour la plan\u00e8te, mais on ne peut pas dire que leur efficacit\u00e9 soit flagrante. Alors lorsqu\u2019on nous dit qu\u2019un rap peut mettre fin aux derni\u00e8res atrocit\u00e9s de l\u2019\u00eatre humain, on l\u00e8ve les yeux au ciel : si seulement c\u2019\u00e9tait aussi simple\u2026<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>04 avril 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/antoine-klotz\/\">Antoine Klotz <\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/vidy.ch\/farm-fatale-0\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conception et mise en sc\u00e8ne de Philippe Quesne \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy \/ du 30 mars au 3 avril 2022 \/ critiques par Brian Aubert et Antoine Klotz .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16189,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[258,250],"class_list":["post-16188","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-antoine-klotz","tag-brian-aubert"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16188","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16188"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16188\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19604,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16188\/revisions\/19604"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16189"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16188"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16188"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16188"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}