{"id":16079,"date":"2022-03-22T15:03:09","date_gmt":"2022-03-22T14:03:09","guid":{"rendered":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/?p=16079"},"modified":"2025-02-07T12:35:00","modified_gmt":"2025-02-07T11:35:00","slug":"arborescence-programmee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/2022\/03\/arborescence-programmee\/","title":{"rendered":"Arborescence programm\u00e9e"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-post-title\">Arborescence programm\u00e9e<\/h2>\n\n<div class=\"wp-block-post-excerpt\"><p class=\"wp-block-post-excerpt__excerpt\">Mise en sc\u00e8ne Muriel Imbach \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy Hors-les-murs \/ La Grange-UNIL (Vortex) \/ du 16 au 20 mars 2022 \/ critiques par Antoine Klotz et Isabelle Fasnacht . <\/p><\/div>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Silence, \u00e7a pousse\u00a0!<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/antoine-klotz\/\">Antoine Klotz <\/a> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_045__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16077\" style=\"width:313px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_045__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_045__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_045__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_045__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_045__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_045__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Philippe Weissbrodt <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Quel est notre lien avec notre environnement&nbsp;? Ce spectacle pens\u00e9 pour les classes lausannoises d\u00e9crypte la consid\u00e9ration de l\u2019\u00eatre humain pour la nature et l\u2019exploitation qu\u2019il en fait. Un casque sur la t\u00eate permet aux spectateurs d\u2019entendre les interrogations d\u2019une foug\u00e8re sur notre soci\u00e9t\u00e9 et notre place sur cette plan\u00e8te. Un spectacle qui joue la carte du \u00ab&nbsp;connect\u00e9&nbsp;\u00bb tout en imposant au public un certain repli sur lui-m\u00eame.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Est-ce que vous vous \u00eates d\u00e9j\u00e0 demand\u00e9 comment une foug\u00e8re per\u00e7oit le monde&nbsp;? Moi, non, et je ne sais toujours pas vraiment apr\u00e8s avoir vu <em>Arborescence programm\u00e9e<\/em> de Muriel Imbach au Vortex (UNIL). En revanche, j\u2019ai quelques pistes concernant l\u2019\u00eatre humain et sa fa\u00e7on de traiter les autres \u00eatres vivants. A notre entr\u00e9e dans la salle, l\u2019\u00e9quipe technique nous remet un casque que nous devons porter pendant l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du spectacle. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 lui que les spectateurs sont connect\u00e9s au R\u00e9seau d\u2019Enseignement Mega Intelligent (REMI), sorte d\u2019intelligence artificielle qui met en contact les personnes entre elles dans le cadre d\u2019une exp\u00e9rience novatrice dont nous sommes le groupe de contr\u00f4le. Le but premier de celle-ci reste flou car elle est vite perturb\u00e9e par le retard de l\u2019assistant Fred (Fred Ozier) puis par la soudaine d\u00e9couverte de la conscience d\u2019une foug\u00e8re, sujette de l\u2019exp\u00e9rience. S\u2019ensuit une discussion qui met l\u2019\u00eatre humain face \u00e0 ses contradictions et ses propres rapports de domination. Pourquoi notre h\u00e9g\u00e9monie sur la nature va-t-elle de soi&nbsp;? C\u2019est ce type d\u2019id\u00e9es re\u00e7ues que le spectacle essaie de d\u00e9construire afin de distiller une pens\u00e9e plus respectueuse de l\u2019environnement aux enfants.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>Il faut revenir \u00e0 la gen\u00e8se du spectacle&nbsp;: <em>Arborescence programm\u00e9e<\/em> est avant tout un spectacle con\u00e7u pour le jeune public, sp\u00e9cifiquement celui des classes lausannoises. Muriel Imbach travaille pour les enfants depuis plusieurs cr\u00e9ations d\u00e9j\u00e0 et elle les int\u00e8gre m\u00eame dans son processus de travail. Leurs questionnements l\u2019int\u00e9ressent car souvent bien plus ancr\u00e9s dans le r\u00e9el que ceux des adultes. C\u2019est pourquoi elle s\u2019adresse \u00e0 eux pour leur dire que la domination de l\u2019<em>homo sapiens<\/em> \u2013 le spectacle mart\u00e8le ce mot comme pour nous rappeler notre appartenance au monde animal \u2013 sur la nature n\u2019est pas forc\u00e9ment le juste ordre des choses et qu\u2019ils doivent \u00eatre pr\u00eats \u00e0 le remettre en question. Porter ce message dans les classes am\u00e8ne son lot de contraintes, notamment une distribution de poche avec un seul acteur sur sc\u00e8ne qui d\u00e9ploie un jeu cartoonesque qui pla\u00eet aux enfants dans la salle mais dont l\u2019humour convainc moins les adultes. Les casques en sont une autre&nbsp;: autant, ils sont tout \u00e0 fait efficaces dans le contexte d\u2019une classe afin de mettre en place un espace propice \u00e0 l\u2019imagination pour les enfants, autant ils enferment le spectateur sur lui-m\u00eame. Ils le coupent du reste de la salle et le plongent dans la conscience de la foug\u00e8re dans une bulle sonore. Alors que nous sommes cens\u00e9s entrer en connexion avec les autres, je me sens finalement tr\u00e8s seul face aux questionnements du v\u00e9g\u00e9tal.<br>Je pense que c\u2019est l\u00e0 que se situe la limite du dispositif auditif du spectacle&nbsp;: il fonctionne tr\u00e8s bien au d\u00e9but en tant que ressort comique avec un questionnaire donn\u00e9 par REMI qui rappelle les capsules de Fran\u00e7ois P\u00e9russe \u00e0 la radio et en tant que dispositif d\u2019immersion, mais il entrave la communion entre les spectateurs, ce qui me fait h\u00e9siter \u00e0 rire. Je me contente donc d\u2019un sourire amus\u00e9. De plus, il devient de plus en plus encombrant face \u00e0 la conversation entre Fred et la foug\u00e8re. Apr\u00e8s tout, comment une IA pourrait-elle comprendre les relations humaines avec la nature&nbsp;? D\u2019abord rel\u00e9gu\u00e9 au rang de <em>running gag<\/em>, REMI est ainsi finalement pri\u00e9 de se taire et de \u00ab&nbsp;se mettre \u00e0 jour&nbsp;\u00bb ce qui nous fait questionner la pertinence de son existence. Cela \u00e9tait s\u00fbrement tout \u00e0 fait utile dans une classe afin de cr\u00e9er un lien entre les esprits juv\u00e9niles et le monde v\u00e9g\u00e9tal, mais pour un spectateur plus adulte, ce lien artificiel n\u2019\u00e9tait peut-\u00eatre pas n\u00e9cessaire. Il le coupe du reste de la salle et ne cr\u00e9e pas cette symbiose collective que l\u2019on pourrait attendre d\u2019une analogie avec la for\u00eat qui nous est pourtant si bien d\u00e9crite en introduction. Le passage de la salle de classe \u00e0 la salle de spectacle m\u00e9riterait quelques modifications afin de rendre l\u2019exp\u00e9rience plus prenante pour le grand public. Le message, lui, est parfaitement re\u00e7u et l\u2019on esp\u00e8re qu\u2019<em>Arborescence programm\u00e9e<\/em> sera le terreau fertile pour un monde plus doux.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/antoine-klotz\/\">Antoine Klotz <\/a> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Vivre la nature dans une technologie envahissante<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/isabelle-fasnacht\/\">Isabelle Fasnacht<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"wp-block-image is-resized\">\n<figure class=\"alignleft size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_171__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16087\" style=\"width:319px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_171__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_171__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-300x200.jpg 300w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_171__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-250x167.jpg 250w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_171__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-768x512.jpg 768w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_171__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/files\/2022\/03\/MuImbach_ArboresenceProgramme_201027_171__\u252c\u00ae-Philippe-Weissbrodt.jpg 1800w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9 Philippe Weissbrodt <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><em>Le spectacle de Muriel Imbach, \u00e0 l\u2019origine con\u00e7u pour se d\u00e9rouler en classe mais propos\u00e9 ici au grand public, parvient \u00e0 donner la parole \u00e0 une intelligence artificielle, une foug\u00e8re et un humain (Fred Ozier) \u00e0 l\u2019aide d\u2019un dispositif principalement sonore. Un casque connect\u00e9 est remis \u00e0 chaque spectateur\u00b7rice, dans lequel seront diffus\u00e9es les voix des trois personnages et des sons d\u2019ambiance tr\u00e8s immersifs. Les personnages, pas tous \u00e9gaux, se r\u00e9v\u00e9leront parfois ennemis, parfois alli\u00e9s et lanceront sans r\u00e9ellement se mouiller, assez discr\u00e8tement, un d\u00e9bat sur notre rapport \u00e0 la nature.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le casque rabattu sur les oreilles, c\u2019est parti, finie la discussion avec son voisin et bienvenue dans une exp\u00e9rience scientifique men\u00e9e par REMI (R\u00e9seau d\u2019Enseignement M\u00e9ga Intelligent), une voix d\u00e9sincarn\u00e9e typiquement \u00ab Intelligence artificielle de science-fiction \u00bb \u2013 avec un petit c\u00f4t\u00e9 <em>GLaDOS<\/em> de la s\u00e9rie vid\u00e9oludique <em>Portal<\/em>, mais en version bienveillante. REMI est effar\u00e9e (autant que son programme lui permette de l\u2019\u00eatre) devant les connaissances bien imparfaites de son <em>Groupe de Contr\u00f4le n\u00b0 1 <\/em>(\u00e0 savoir, l\u2019assembl\u00e9e) et entreprend de les compl\u00e9ter. Elle fait appel pour cela \u00e0 une foug\u00e8re, fra\u00eechement r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e dans la for\u00eat de Dorigny et apport\u00e9e par un livreur humain. Cet humain, Fred, se r\u00e9v\u00e8le presque aussi incomp\u00e9tent que bon vivant, mais il est honn\u00eate et ne peut s\u2019emp\u00eacher de corriger l\u2019IA lorsqu\u2019elle tente de d\u00e9crire une for\u00eat sans jamais en avoir vu une. L\u2019IA laisse faire \u2013 c\u2019est un processus d\u2019apprentissage acceptable, apr\u00e8s tout \u2013 et Fred d\u00e9clame sa vision de la nature, faite de sons, de sensations, de v\u00e9cu\u2026 avant que la foug\u00e8re ne l\u2019interrompe \u00e0 son tour. Vous ne saviez pas que les foug\u00e8res parlent&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La foug\u00e8re a t\u00f4t fait de recadrer Fred, d\u2019un ton bien d\u00e9daigneux dont elle ne se d\u00e9partira pas de toute la soir\u00e9e. Ensemble, ils \u00e9tablissent une sorte de relation, jamais tr\u00e8s ad\u00e9quate, toujours un peu instable. La compr\u00e9hension semble difficile pour ces deux \u00eatres qui partagent pourtant 30% de leur ADN. Fred interroge, toujours aussi involontairement, l\u2019anthropocentrisme qui transpara\u00eet dans chacune de ses phrases et dont la foug\u00e8re s\u2019offusque souvent. Moins bavarde, cette derni\u00e8re offre parfois un aper\u00e7u de ses sensations de plante, mais toujours par petites touches, laissant entrevoir un univers aussi inconnu pour nous, humains, que le sont nos sentiments et nos sens pour REMI qui n\u2019en poss\u00e8de pas. REMI est d\u2019ailleurs r\u00e9guli\u00e8rement ignor\u00e9e ou m\u00eame repouss\u00e9e lorsqu\u2019elle tente de participer en apportant des d\u00e9finitions ou des explications scientifiques. S\u2019il est vrai que la technologie n\u2019a peut-\u00eatre qu\u2019une position passive dans le d\u00e9bat en cours, il est dommage de mettre autant de c\u00f4t\u00e9 la trame narrative de \u00ab&nbsp;l\u2019exp\u00e9rience sur le public \u00bb qui semble alors un peu artificielle. Le public r\u00e9alise de ce fait qu\u2019il n\u2019a pas r\u00e9ellement d\u2019impact sur le spectacle et retourne ainsi au statut de simple spectateur.<\/p>\n\n\n\n<p>On pourrait reprocher \u00e0 ce spectacle un discours relativement confus, un grand nombre d\u2019id\u00e9es qui ne sont parfois qu\u2019esquiss\u00e9es et m\u00eame un humour trop cibl\u00e9 sur une certaine tranche d\u2019\u00e2ge, mais ces choix se justifient par le contexte initial de cr\u00e9ation. Lorsque le spectacle a lieu en classe, il est en effet suivi d\u2019une discussion entre les \u00e9l\u00e8ves et l\u2019\u00e9quipe artistique. Il s\u2019inscrit alors enti\u00e8rement dans l\u2019optique de r\u00e9flexion sur l\u2019anthropoc\u00e8ne que m\u00e8ne le Th\u00e9\u00e2tre de Vidy depuis quelques saisons. Dans sa fonction d\u2019ouverture de d\u00e9bats en classe, le format de cette pi\u00e8ce est novateur et sans doute extr\u00eamement efficace. Comme repr\u00e9sentation publique en salle, elle s\u2019adresse \u00e0 un relativement jeune public et se finit un peu abruptement, laissant le public face \u00e0 une constellation de sons et d\u2019images mentales fugaces qu\u2019il devra ensuite d\u00e9m\u00ealer.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p>22 mars 2022<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right\">Par <a href=\"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/lequipe\/isabelle-fasnacht\/\">Isabelle Fasnacht<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/vidy.ch\/arborescence-programmee-0\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Voir la page du spectacle<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mise en sc\u00e8ne Muriel Imbach \/ Th\u00e9\u00e2tre de Vidy Hors-les-murs \/ La Grange-UNIL (Vortex) \/ du 16 au 20 mars 2022 \/ critiques par Antoine Klotz et Isabelle Fasnacht .<\/p>\n","protected":false},"author":1002282,"featured_media":16080,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_analysis_target_kw":"","footnotes":""},"categories":[32,34,38,2],"tags":[258,264],"class_list":["post-16079","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-critique","category-expired","category-spectacle","category-theatre-de-vidy","tag-antoine-klotz","tag-isabelle-fasnacht"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16079","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1002282"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16079"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16079\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19650,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16079\/revisions\/19650"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16080"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16079"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16079"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/wp.unil.ch\/ateliercritique\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16079"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}